Le football, en tant que sport universel et largement apprécié, assume aujourd'hui des rôles éducatifs, citoyens et sociaux incontestables.

Les débuts de l'Union Solidaire de Jeunes de Toutes Origines (USJTO)
Fondée en 2017 à Choisy-le-Roi, l'Union Solidaire de Jeunes de Toutes Origines (USJTO) émane d'un groupe de membres d'un club de football désireux d'entreprendre une mission humanitaire. Leur ambition était de créer une structure permettant de concilier des initiatives telles que l'aide scolaire, un séjour humanitaire pour la construction d'une école à Madagascar, et les activités footballistiques déjà présentes avec l'affiliation au championnat FSGT IDF (amateur). C'est ainsi que l'association a axé son action sur les thèmes du sport et de l'éducation.
L'ascension sportive du club
Dès sa création, le club de football US CHOISY s'est illustré en progressant sans interruption de la FSGT IDF au District du Val-de-Marne entre 2017 et 2022. Avec plus de 150 joueurs seniors et une académie comptant 105 licenciés des catégories U6 à U14 en 2024, l'USJTO témoigne d'une évolution constante.
Le football, en tant que sport collectif, accorde une importance prépondérante à l'esprit d'équipe, un élément déterminant dans la réussite sportive, similaire à d'autres sports collectifs. La convivialité, l'enthousiasme à partager des moments ensemble et le plaisir de cette collaboration constituent le ciment de cet esprit d'équipe.
Le club US CHOISY assume son rôle de formateur en se consacrant à l'enseignement du football aux jeunes. Notre responsabilité est de les guider vers la progression, leur offrant la satisfaction inhérente à l'amélioration personnelle et à l'atteinte de nouveaux niveaux de compétence. Cette démarche implique une volonté constante de viser toujours plus haut et plus loin, tout en maintenant le respect envers les arbitres, adversaires et partenaires.
À notre niveau, nous aspirons à promouvoir au sein du club des comportements responsables, la notion d'intérêt général et le civisme. Notre équipe s'engage à ce que US CHOISY exerce une influence positive sur l'éducation des jeunes, contribuant à façonner non seulement de talentueux joueurs de football, mais surtout des individus sains et responsables.
L'engagement éducatif et culturel
Parallèlement, dès septembre 2017, l'association a lancé des actions d'aide aux devoirs et de soutien scolaire au sein du quartier des Navigateurs à Choisy-le-Roi. De ces débuts modestes est née une volonté de répondre aux besoins éducatifs des jeunes, soulignant ainsi l'engagement envers la société.
L'association s'est également investie dans des initiatives culturelles telles que La Grande Dictée, visant à toucher un public intergénérationnel. En partenariat avec des acteurs de l'ESS, l'USJTO s'attache à offrir des opportunités d'orientation et d'accès aux droits pour les jeunes, couvrant ainsi toutes les tranches d'âges de la jeunesse.
L'USJTO, une association régie par la loi du 1er Juillet 1901, s'engage dans les domaines du sport, de l'éducation et de la culture. Son action principale consiste à fournir du coaching sportif, de l'aide scolaire et périscolaire, ainsi que de la formation et du tutorat. Elle organise des séances hebdomadaires d'aide aux devoirs et de soutien scolaire, tout en gérant un club de football doté d'une académie. De plus, elle propose une variété d'ateliers et d'événements de loisirs et culturels, tels que La Dictée Pour Tous, l'Escape Game, des ateliers d'écriture et des activités estivales.
Implantée à Choisy-le-Roi, dans le quartier des Navigateurs, un Quartier Politique de la Ville, l'association vise principalement les familles dont les enfants bénéficient du soutien scolaire et de l'académie du club US CHOISY.
Les territoires du football de l’entre-deux-guerres : appropriation durable et construction identitaire
Dans la Seine des années 1920, le succès du sport se traduit par une demande croissante de terrains de jeux par les associations sportives dont le nombre de footballeurs ne cesse de croître après-guerre. Ce succès a pour conséquence la multiplication des terrains de football dans de nombreux espaces parisiens comme le domaine de Bagatelle, le Parc des sports de La Courneuve, ainsi que dans les stades municipaux. Les maires de nombreuses municipalités telles que celles de Boulogne et d’Alfortville et les administrateurs du département de la Seine sont dans les années 1920 submergés de demandes associatives qui confirment le dynamisme du football.
Le terrain de football siège alors au milieu des infrastructures sportives, le rugby n’étant que très rarement mentionné dans les préoccupations des édiles et dirigeants des associations pourtant multisports.
Les territoires du football deviennent donc pérennes. Parmi les acteurs qui œuvrent à son ancrage spatial, se trouvent les patrons d’entreprise qui offrent par là un cadre pour les loisirs de leurs employés. De même, les associations sportives doivent aménager l’espace de manière durable pour satisfaire aux règlements de la FFFA de plus en plus contraignants.
La croissance du nombre de sportifs et la légitimité acquise pendant la guerre incitent également les élus locaux à intégrer la construction d’équipements sportifs dans leurs programmes ou mandats électoraux au cours de l’entre-deux-guerres. Ces implications multiples s’accompagnent d’une profonde transformation de la relation que le football avait pu établir avec les espaces urbain et périurbain. On constate en effet que les divers aménagements effectués font émerger un rapport affectif à l’espace.
Les territoires du football se chargent alors d’une forte dimension identitaire qu’il s’agit de défendre, de conquérir et de célébrer au cours des nombreuses manifestations qu’ils accueillent. À ce titre, la communauté composée des footballeurs et des dirigeants de football attribue à l’espace occupé une valeur patrimoniale alors que les élus municipaux de Seine instrumentalisent la pratique et ses espaces pour renforcer leur emprise sur le territoire communal et affirmer l’autonomie des communes de banlieue.
La pérennité des installations sportives et la charge affective qui leur est allouée traduisent la disposition, exposée par Maurice Halbwachs, de tout groupe social à introduire dans l’espace, ici sportif, des éléments d’individualisation et d’identification. Mais nous verrons également que si le ressort identitaire contribue à l’édification ou à la préservation des terrains et stades de football, les stratégies sociales des dirigeants de clubs, d’entreprises ou des édiles municipaux, instrumentalisent en retour l’espace investi qui devient alors un territoire sous contrôle.
La patrimonialisation des terrains de football et l’avènement d’un territoire communautaire
À partir des années 1910, certaines associations sont, comme nous l’avons évoqué, obligées d’aménager durablement un terrain afin de le rendre praticable et de permettre son homologation institutionnelle. De nombreux sites, par leur forme, leur dimension ou encore leur topographie, sont peu adaptés à la pratique du football. C’est pourquoi l’association sportive doit bien souvent viabiliser son terrain après en avoir fait l’acquisition. Par exemple, à Suresnes, le Football Club Suresnois, chassé du Haras par la construction d’une cité ouvrière, trouve un « vaste champ de pommes de terre » qu’il loue sur la commune de Rueil grâce aux deniers personnels de son président.
La mobilisation des membres actifs comme main d’œuvre est un recours fréquent pour ces associations aux ressources souvent congrues. L’aménagement du sol et la pose du grillage du terrain du patronage des Épinettes sont dus « aux nombreuses initiatives de nos sportsmen aidés par tous et surtout par les jeunes qui voulaient apporter leur petit effort au grand travail commun », alors que l’ancienne carrière aménagée par le Club Sportif Ouvrier de Gennevilliers, mobilisa tous les camarades qui « mirent la main à la pelle pour avoir un terrain convenable ».
L’aménagement du terrain est à bien des égards un rite d’appropriation de l’espace par les membres de l’association sportive. Les travaux nécessitent la mobilisation de toutes les énergies disponibles et de tous les savoirs-faire. Cette épreuve difficile mais collective explique en partie l’attachement affectif qui se joue, à ce moment-là, entre les membres de l’association et leur terrain. C’est ainsi que, pour faire face aux rumeurs selon lesquelles la mairie de Saint-Maur devait racheter leur terrain, les dirigeants de l’Étoile Sportive rappellent après guerre que « le mal que nous nous y sommes donné, sans le concours de personne, fait que ce terrain est bien le nôtre ».
Plus encore que l’aménagement du terrain en tant qu’action collective, on mesure l’importance de cette prise de possession territoriale par la place que son récit occupe dans la mémoire associative. En effet, les articles qui couvrent cet épisode, et dont les extraits nous ont permis de décrire ce rite d’appropriation, représentent souvent le point de départ d’un récit sur l’histoire de l’association, que ce soit dans le cadre d’un seul article, comme pour le Club Sportif Ouvrier de Gennevilliers dans Le travailleur de la Banlieue Ouest ou d’une série d’articles comme celui de la Jeunesse Sportive de Puteaux dans le Bulletin municipal de Puteaux.
L’aménagement du terrain constitue par conséquent une étape importante dans l’histoire de l’association dans la mesure où il tient lieu d’amorce de la vie collective. C’est même, par cette place fondamentale que lui donnent systématiquement les récits étudiés, un acte de naissance qui se substitue au dépôt des statuts en Préfecture, acte pourtant officiel et légal de la création de l’association. C’est ainsi que le terrain donne vie à l’association parce qu’il est avant tout un enjeu de sa survie. En tant qu’expérience collective, mettant en scène la solidarité des membres et leur attachement au bien-être matériel de l’association, ce rite d’appropriation est le véritable acte de naissance de l’association qui se pense, au-delà du cadre légal, comme une somme d’individus dévoués. L’espace acquis devient alors, par le travail collectif et surtout sa mise en récit, un espace conquis : le terrain fait office de point d’ancrage à la mémoire associative à travers la mise en scène de ces aménagements.
L’émergence de la dimension affective de l’espace du football parisien est aussi liée à la prolifération dans l’entre-deux-guerres de récits qui peuplent la presse et la littérature sportives. Ils contribuent à l’avènement d’une mémoire collective bien plus large que celle de l’association stricto sensu puisqu’ils s’adressent à tous les lecteurs de la presse sportive. En effet, les récits autobiographiques des débuts, antérieurs à la Première Guerre mondiale, des vedettes du football français comme Paul Nicolas, Pierre Chayriguès ou de dirigeants fédéraux comme Géo Duhamel, représentent une étape cruciale de la constitution d’une mémoire sportive dans le département de la Seine.
Ces récits attribuent une place prépondérante aux sites où ils ont accompli leurs premiers pas de footballeurs. Ce sont les espaces des premiers temps du football que nous avons évoqués, comme le talus des fortifications de Paul Nicolas, alors joueur de Saint-Mandé, le terrain vague de Pierre Chayriguès à Levallois, la clairière de Lucien Gamblin du Bois de Vincennes ou encore le Bois de Boulogne et les terrains de Bécon et Levallois évoqués par Géo Duhamel. Ils témoignent de l’ancienneté de la pratique du football dans l’espace parisien et se construisent autour de la mobilisation d’un rapport affectif à l’espace.
Pour sa part, Pierre Chayriguès souligne les similitudes potentielles de son ancien terrain de Levallois avec Bagatelle, espace de jeu intensément fréquenté au moment de son récit : « À ce moment-là, le vaste terrain vague compris entre les abattoirs et le cimetière servait de champ de jeu à des clubs tels que Levallois, Clichy, l’Union Sportive Parisienne et le Racing, avant qu’il n’aille à Bécon-les-Bruyères. Un Bagatelle en miniature avec le décor en moins ! »
Enfin, Géo Duhamel, dans son ouvrage, recense avec une grande précision l’emplacement des terrains majoritairement disparus, tout comme bon nombre de clubs auxquels il fait allusion. Ainsi, les White Rovers commencent sur « un terrain de Bécon, en face de la gare de ce nom », le club des frères Wynn investit « le terrain des Francs Coureurs, club d’athlétisme boulevard Lannes, en face de la gare de la porte Dauphine, sur le bastion 45 », alors que le Club Français a son terrain « de l’autre côté du Tir aux Pigeons, à l’emplacement de l’ancienne Ligue de l’Éducation Physique ».
En premier lieu, la recension systématique des premiers lieux de pratique exhume les espaces gagnés par l’urbanisation, ou reconvertis au profit d’autres usages, que seuls les plus vieux pratiquants peuvent connaître et se remémorer. Dès lors, elle ressuscite un espace disparu et gagné par l’oubli collectif au moment où le football des stades et des vedettes s’impose. Ne pouvant prendre comme point d’appui un espace sportif enseveli, la mémoire sportive se fonde sur les productions journalistiques de ces acteurs reconnus comme légitimes dans le champ sportif de l’entre-deux-guerres.
Par ailleurs, ces récits participent à la patrimonialisation des résidus de ces temps décrits comme héroïques. Ils représentent les derniers témoins de l’ancienneté de la pratique et d’un monde associatif révolu. Les Bois de Vincennes et de Boulogne s’ancrent dans ces récits comme de véritables espaces patrimoniaux de la pratique ayant survécu aux vicissitudes du temps. Il n’est peut-être pas anodin que ces récits soient contemporains de la rationalisation de l’usage de Bagatelle et du champ de Manœuvres ainsi que de l’émergence de nombreuses revendications pour améliorer le confort de leurs installations.
Si, comme le montrent les travaux de Maurice Halbwachs, la mémoire sociale d’un groupe est un élément indispensable à la constitution de son identité, elle s’appuie dans le cas de la communauté sportive de l’entre-deux-guerres sur la valeur patrimoniale que les récits confèrent aux espaces de la pratique. Cette capacité de l’espace à cristalliser la mémoire collective d’un groupe social est tout aussi prégnante dans l’érection de monuments ou plaques commémoratives à partir des années 1920. En effet, la participation des associations sportives à la Première Guerre mondiale et la mort au combat d’une partie de leurs membres contribuent à l’ancrage spatial du monde sportif.
L’enjeu de l’après-guerre est la reconnaissance de leur contribution à l’effort de guerre par les pouvoirs publics. Elles souhaitent alors l’attribution de subventions mais aussi l’aménagement de terrains de jeux. Les clubs sportifs vont, comme de nombreuses associations, entreprendre une politique de mémoire centrée sur leur participation à la Grande Guerre. Ainsi, de nombreuses manifestations et rencontres de l’entre-deux-guerres sont imprégnées d’une mémoire de guerre, à l’image de la rencontre entre Arsenal et le Racing Club de Paris dans les années 1930. Mais cette politique de mémoire sportive s’appuie surtout sur l’érection de stèles et monuments commémoratifs au cours des années 1920, puissant ressort affectif qui contribue à sceller l’existence et la légitimité d’un territoire sportif. Le Racing Club de France, le Club Athlétique du XIVe arrondissement, ou le patronage de l’Étoile des Deux Lacs érigent un tel monument à l’entrée de leurs installations sportives.
L’érection de monuments célèbre la participation des sportifs à la Première Guerre mondiale et a pour effet d’inscrire ce sacrifice dans l’espace occupé voire acquis par les associations. Les inaugurations renforcent la légitimité des associations sportives surtout qu’elles fournissent l’opportunité d’inviter des personnalités qui donnent un crédit supplémentaire à la contribution associative et dont la présence consacre le processus de légitimation morale. Inscrite dans la stèle commémorative aux abords du stade ou sur sa porte d’entrée, la mémoire sportive combattante scelle l’ancrage de l’association sur l’espace qu’elle a aménagé ou acquis.
Ce n’est peut-être pas un hasard si les inaugurations attestées concernent en premier lieu des associations étrangères à leur commune d’implantation sportive. On trouve en effet parmi les associations préoccupées par la mémoire de leurs athlètes le Stade Français à Saint-Cloud et le Racing Club de France à Colombes, clubs au recrutement plutôt parisien au lendemain de la Première Guerre mondiale, le Club Athlétique du XIVe arrondissement à Montrouge, dont le siège se trouve dans l’arrondissement d’origine et enfin l’Étoile des Deux Lacs à Vaucresson, patronage rattaché à la paroisse de Saint-Honoré d’Eylau dans le XVIe arrondissement. La dimension nationale de la mémoire de la Première Guerre mondiale et de sa célébration a pu contribuer un temps au dépassement du caractère « expansionniste » de ces sociétés.
LES 11 GRANDS MOMENTS DU SPORT FRANÇAIS EN 2021
Accession en CFA
Choisy-le-Roi a finalement terminé meilleur troisième des barrages d'accession et jouera en CFA la saison prochaine ! Avant même le coup d'envoi des barrages, une chose était acquise : les deux premiers de chaque groupe ainsi que le meilleur troisième monteraient en CFA. Saint-Lô, Dunkerque, Jura-Sud et Moulins ont d'ores et déjà décroché leur billet pour l'antichambre du National.
Le dernier ticket revenant à Choisy-le-Roi ou à Vitrolles. Pour départager ces deux formations, le règlement prévoit un classement des cinq matchs aller-retour joués face aux cinq premiers de leur groupe respectif en championnat hors réserve professionnelle. Et, à ce petit jeu, les Choisyens comptabilisent 24 points contre 23 aux Sudistes.
Du côté de Choisy-le-Roi, cela ne fait donc plus aucun doute. Le promu choisyen connaît ainsi sa deuxième montée en deux saisons. Fabuleux. Jean-Pierre Orts est lui aussi aux anges même s'il regrette l'annonce tardive de cette accession. « Je suis bien évidemment très heureux de cette nouvelle, lance l'entraîneur choisyen. Ce n'est que justice car nous étions meilleurs que Saint-Lô, Dunkerque et La Rochelle. A cinq minutes près, nous terminions d'ailleurs premiers de notre poule. Maintenant, le CFA est un autre monde. Mais on restera tout de même fidèle à notre ligne de conduite. »
Hugo Robard, le milieu offensif gauche du FC Bulle (L2 Suisse) et ancien joueur de Viry-Châtillon, portera les couleurs de Choisy-le-Roi la saison prochaine.
| Année | Événement |
|---|---|
| 2017 | Fondation de l'USJTO |
| 2017-2022 | Progression de la FSGT IDF au District du Val-de-Marne |
| 2024 | Plus de 150 joueurs seniors et 105 licenciés dans l'académie |
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