Football à Bruxelles : Actualités et Enjeux

Le football à Bruxelles connaît un essor notable, avec des clubs comme l’Union Saint-Gilloise qui se battent pour le titre de la Jupiler Pro League. Ce club, qui a rejoint Anderlecht en D1 il y a deux saisons, est le symbole d’un football bruxellois à la fête.

Logo de l'Union Saint-Gilloise

D’autant plus que le RWD Molenbeek espère rejoindre ses deux voisins dans les plus hautes sphères du championnat belge. Cela fait 37 ans que trois clubs bruxellois ne s’étaient pas retrouvés en Jupiler Pro League. Un petit évènement qui a des chances de se confirmer si le RWD Molenbeek parvient à se qualifier au terme de la dernière journée des Play-Offs - au soir du 13 mai - pour la division 1.

Ce qui est sûr, c’est que l’hypothèse ne manque pas de crédibilité puisque les Molenbeekois sont, avec Beveren, les favoris de ces Play-Offs pour accéder à l’élite du football belge. À l’époque, c’est un autre trio qui faisait le bonheur des adeptes de football de la capitale, avec le Sporting Anderlecht, le RWDM et le Racing Jet de Bruxelles.

« Si cela venait à se concrétiser, ce serait quelque chose de formidable. On ajouterait au calendrier un autre derby avec Anderlecht et l’Union Saint-Gilloise », se réjouit Léonard, passionné de football et Bruxellois depuis trois ans maintenant.

Aujourd’hui, le championnat belge est sur une pente ascendante que ce soit au niveau économique ou sportif. Avec (peut-être) un troisième club en division 1, Bruxelles marcherait sur les traces de ses homologues européens.

Cette saison, Londres est représenté par sept équipes en Premier League (Arsenal, Brentford, Chelsea, Crystal Palace, Fulham, Tottenham et West Ham). Madrid compte quatre clubs en Liga (Real, Atlético, Rayo Vallecano et Getafe). Berlin et Rome affichent, quant à eux, deux clubs en Bundesliga (Union Berlin, Hertha Berlin) et en Serie A (Rome, Lazio).

Du côté de la Ligue 1, le Paris Saint-Germain reste pourtant l’unique représentant de la capitale française, et cela depuis maintenant trente-deux ans. Depuis, aucun club de la capitale n’a réussi à se hisser jusqu’à l’élite du football français.

Au premier abord, tout semble indiquer que la région parisienne ne devrait pas avoir de mal à faire éclore les autres clubs en son sein. Les 15 millions d’habitants de l’aire urbaine de Paris, faisant de la métropole la deuxième plus peuplée d’Europe, ne devraient pas être un frein pour attirer le public. De même que ses 12 000 km² représentent l’un des plus grands viviers de talents du monde. Alors, comment l’expliquer ?

Il semble que la réponse soit tout d’abord culturelle et sociologique. En France, le club de football ne se présente pas comme un symbole d’identité, en tout cas bien moins qu’en Angleterre, en Allemagne, en Italie ou en Belgique.

« Il y a une attache bien plus profonde au club de quartier à Bruxelles qu’aux arrondissements de Paris en France. À Paris, presque tout le monde se range derrière le Paris Saint-Germain. Ici, c’est différent. Les Bruxellois amateurs de football soutiennent clairement soit Anderlecht, l’Union Saint-Gilloise ou encore le RWDM. Peu importe le classement de leur équipe.

Traditionnellement, il faut dire aussi que les entrepreneurs investissent peu dans le football français, encore moins en région parisienne. À l’inverse, ces mêmes entrepreneurs préfèrent s’implanter au sein d’autres championnats.

La compétitivité sportive ne manque pourtant pas à des clubs comme le Paris FC, le Red Star ou encore Versailles. Le problème réside aussi chez les investisseurs étrangers qui n’ont parfois pas une réelle philosophie sportive et qui attendent un retour sur investissement immédiat.

Ces dernières années, le Paris FC est beaucoup plus proche d’une montée dans l’élite française qu’une descente en National. Il est probable, qu’un jour, les investisseurs se tourneront vers Paris et sa région pour développer le football de la capitale. Mais pas aujourd’hui.

Les multiples crises financières rencontrées par les clubs pendant la période du Covid ne favorisent pas les investissements dans un sport tel que le football à Paris. D’autant plus que l’impressionnante croissance du Paris Saint-Germain sur la dernière décennie freine les candidats plausibles à un rachat d’un autre club parisien pour concurrencer QSI (Qatar Sports Investments).

Comme évoqué, le Paris FC (Ligue 2) et le Red Star (National) peuvent être considérés comme des prétendants sérieux à la (probable) future gloire de la région parisienne. Par ailleurs, le Red Star a déjà été racheté par un fonds d’investissements américain en main denier. Versailles (national) dispose de moyens importants pour un club du troisième échelon national.

Néanmoins, leurs côtes de popularité ne sont pas très hautes du côté de Paris. Seulement 2 821 spectateurs en moyenne se réunissaient aux matchs du Paris FC la saison passée, 2 054 pour le Red Star selon Transfermarkt. Au final, investir actuellement sur un club parisien, c’est accepter de dépenser beaucoup pour un résultat incertain.

L’Olympique de Marseille affronte ce mardi 9 décembre en Ligue des champions l’Union Saint-Gilloise. Un club bruxellois, sacré champion de Belgique en 2025, qui offre un ancrage rare aux expatriés des institutions européennes, explique le site espagnol “El Confidencial”.

À Bruxelles, capitale de la Belgique et des institutions européennes, on vit dans un ascenseur émotionnel. Ici, tout est plus intense : les amitiés, qui rapidement tournent à la famille, les au revoir, les joies et les peines.

On arrive arraché à son milieu naturel, par sa volonté propre ou celle d’un autre, pour atterrir dans un environnement étranger où personne n’est d’ici ni ne reste pour toujours. C’est un endroit où tout est extrême et où les gens s’accrochent avec ferveur à tout ce qui peut leur offrir un sentiment d’appartenance.

Et la Royale Union Saint-Gilloise (USG) est un parfait exemple du phénomène : tous les week-ends, ce club sert aux fonctionnaires européens de soupape, et d’alibi pour crier, sauter, vibrer et recréer la communauté qu’ils ont laissée derrière eux.

Quiconque débarque dans la “bulle bruxelloise”, cet étrange environnement professionnel et social que forment ceux qui travaillent dans les institutions européennes et leurs ramifications (entreprises, groupes de réflexion, médias), n’a jamais longtemps à attendre avant de se voir proposer une sortie au Joseph-Marien.

Tel est le nom du stade de l’USG, l’un des plus originaux du football européen avec sa façade Art déco, typique de la Bruxelles des années 1920, plantée entre le quartier résidentiel de Forest.

Comparaison des clubs de football dans les capitales européennes
VillePaysNombre de clubs en première divisionExemples de clubs
LondresAngleterre7Arsenal, Chelsea, Tottenham
MadridEspagne4Real Madrid, Atlético Madrid
BerlinAllemagne2Union Berlin, Hertha Berlin
RomeItalie2AS Roma, Lazio
ParisFrance1Paris Saint-Germain
BruxellesBelgique2 (bientôt peut-être 3)Anderlecht, Union Saint-Gilloise, RWDM

Parallèlement à l'actualité des clubs bruxellois, le football français traverse une période de turbulences. Philippe Diallo, patron de la FFF, suit de près cette crise. "C’est regrettable qu’une nouvelle fois, le football français et la Ligue donnent une image qui n’est pas conforme à ce qu’on souhaiterait", a-t-il déploré.

Mercredi, la décision de la Fifa d'attribuer les droits de la Coupe du monde 2026 à beIN Sports aux dépens de Ligue 1+ a provoqué une nouvelle tempête au sein du football professionnel français. Ce jeudi, lors d'un nouveau conseil d'administration, Nicolas De Tavernost, directeur général de LFP Media, a confirmé son prochain départ.

Comme expliqué par RMC Sport, l'avenir de Ligue 1+ semble même en danger après les propos de Vincent Labrune ce jeudi en conseil d'administration. "Je ne suis pas convaincu qu’on soit en capacité de remettre un élan collectif fort autour du projet", a lâché le président de la LFP.

L'entourage de Vincent Labrune a par ailleurs, tenu a apporter des précisions sur le déroulé du CA: "Vincent Labrune a affirmé en préambule que le soutien à Ligue 1+ était unanime de la part de l’ensemble des clubs. Il a également salué le travail de Nicolas De Tavernost, soulignant qu’il avait énormément œuvré pour le développement de Ligue 1+.

Il a précisé qu’il aurait, bien sûr, préféré que Nicolas De Tavernost choisisse de rester. Cependant, Nicolas De Tavernost avait posé une condition claire : bénéficier d’un soutien unanime de tous les clubs pour revenir sur ses déclarations de la veille. Or, ce soutien n’est désormais plus total, certains clubs ayant décidé de ne plus l’appuyer, à la suite des déclarations de la veille."

Diallo a réagi en soulignant : "L’avenir du foot français, c’est d’engager le plus rapidement possible la réforme de la gouvernance que nous portons depuis plusieurs mois. Cet énième soubresaut montre que la nécessité de cette réforme s’impose de plus en plus. Je souhaite véritablement que l’Assemblée nationale puisse examiner ce texte dans les meilleurs délais.

Ce texte nous permettra d’engager une réforme de fond du foot professionnel et sera le socle de son rebond futur". Et de poursuivre: "On a parlé de début avril comme d’un possible créneau. Il y a urgence à ce que notre foot retrouve une gouvernance efficace, moderne, transparente.

Ligue 1+ a été lancée parce que la Ligue n’avait pas réussi à trouver un acheteur crédible des droits de la Ligue 1. Est-ce que Ligue 1+ a été bien lancé? Oui. Est-ce que des abonnés ont été séduits? Oui. Il faut faire en sorte que cette chaîne continue à offrir aux fans le beau spectacle du championnat et des revenus pour nos clubs, dans l’attente peut-être d’autres solutions dans le futur."

Par ailleurs, comme révélé par RMC Sport, la LFP, en accord avec la FFF, a finalement décidé de ne pas lancer d'attaque juridique contre la FIFA après l’attribution des droits du Mondial 2026. "On est une année de Coupe du monde, cette plainte ne me paraissait pas opportune à quelques mois d’une Coupe du monde. Pas opportune et incertaine sur le résultat. J’ai dit qu’il fallait tourner la page de ce dossier sur les droits de la Coupe du monde pour se projeter sur l’avenir", a appuyé Diallo, ce jeudi.

Bruxelles le Stade de Football du Heysel et ses Jardins

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