Football Américain à Narbonne : Une Histoire Sportive

Le football américain n'est pas une chose toute à fait nouvelle dans le paysage sportif français des années 30. Déjà en 1897, à Levallois, un match entre étudiants américains en séjour dans la Capitale s’était disputé le jour de Thanksgiving sur des terrains appartenant au Racing Club de France. C’est le premier match connu de ce sport sur le vieux continent.

Malgré cette présence réduite, la presse française évoque régulièrement le cas du ‘rugby américain’ comme elle aime à appeler le sport. Généralement, le public sait qu’il existe une forme de ‘rugby’ jouée aux Etat-Unis, On sait que c’est un jeu violent et très important là-bas. Et c’est à peu près tout.

Curt Riess, un juif allemand exilé en France, correspondant sportif pour le quotidien France-Soir, décrit le football américain comme « le plus spectaculaire du monde » mais aussi le « plus violent et le plus meurtrier » qui soit. En 1938, Riess fonde à Paris l’Union de Football Américain Amateur (UFAA).

Pour leurs grands débuts hexagonaux, les joueurs américains sont accueillis par une foule de 20 à 25.000 spectateurs au Parc des Princes. Des hauts-parleurs tentent d'expliquer à cette masse de béotiens ce qu'il se passe (ou ne se passe pas) sur le terrain. La foule est d'abord silencieuse, sous le choc, saisie par l'incompréhension de ce nouveau jeu.

Le lendemain, toute la presse évoque le match. Paris-Soir l’affiche à sa une, forcément. Le reporter de l’Auto déborde particulièrement d’enthousiasme, et croit savoir que football américain a « conquis le public parisien » et prédit que le sport va s’implanter durablement en France.

En réalité, la plupart des chroniqueurs ne partagent pas cette emphase délirante. Si la qualité athlétique des joueurs impressionne et qu’on loue l’esprit de corps des équipes, que l’on devine aussi les possibilités tactiques du nouveau jeu, on s’y ennuie aussi un peu, beaucoup.

La tournée continue. A Lyon, ils sont 10.000, sans doute autant à Marseille, laissant une recette de près de 110.000 francs. Narbonne qui s’était greffé à la dernière minute au programme est un échec. A Toulouse, ils sont moins nombreux, la faute… à la neige.

Ma vision sur le développement du football américain en France

L'Aude a renoué avec le football américain ! C'est à Narbonne que ce sport avait débarqué en 1993. Pendant plus de dix ans, les Cathares avaient été alignés en championnat. Depuis le mois de mars dernier, c'est à Carcassonne que l'histoire a repris. Un jeune rugbyman, Tristan Robert, a lancé les Chevaliers cathares.

Ce résultat prometteur a encouragé le club. Mais après un désaccord avec le président, le staff technique a quitté le club.

Après quelques jours de flottement, les entraîneurs ont décidé de poursuivre l'aventure, en créant leur propre club. Ainsi sont nés les Black Hawks.

Dès la rentrée prochaine, les Black Hawks, avec une trentaine de joueurs, auront une équipe senior et une équipe junior. "Avec les seniors, nous jouerons en championnat de France, division 4, explique Sébastien Arnardi. Et avec les juniors, nous serons en championnat régional".

Les Black Hawks disposeront de deux créneaux par semaine pour s'entraîner à la plaine Mayrevieille. Les jours seront bientôt fixés avec la Ville.

De jeunes passionnés ont créé un nouveau club de flag football et football US à Narbonne. En terre de rugby, le football américain n’est pas forcément roi. À moins que… À l’ombre de la grande tribune de l’Egassiairal, les entraînements de la Xe légion font le plein tous les dimanches. Encadrés par les coachs Vincent et Florent, ils viennent s’initier à cette discipline, en découvrir les postes et les règles.

Avant de commencer, il faut en passer par un long échauffement : course, gainage et pompes. “Nous faisons énormément de physique et de cardio pour les préparer, explique Vincent, qui a longtemps joué avec les Hurricanes de Montpellier. Puis on se regroupe en ateliers. Ici, deux possibilités : le foot US ou le flag football. Cette discipline se joue à cinq, selon les mêmes règles. Ici, les contacts physiques sont limités et il y a peu d’équipement. Pour arrêter le jeu, il suffit d’attraper des fanions accrochés à la ceinture de l’adversaire.

“L’objectif est de pouvoir inscrire une équipe de cadets et juniors dans les deux disciplines la saison prochaine”, note Florent. Créé en mars, le club compte pour l’heure une cinquantaine de futurs licenciés.

“Dès la rentrée, on pourra licencier nos jeunes. Pour le foot américain, pas de profil idéal, si ce n’est l’envie de jouer. C’est ce qui a plu à Mickaël, qui voudrait continuer la saison prochaine. “Même en surpoids, on est utile sur le terrain, on est plus sollicité que les autres. Ici, personne ne juge personne”, confie l’adolescent. Et leur championnat étant encore peu développé, le groupe a intégré des jeunes femmes.

Allez, retour à l’entraînement pour la vingtaine d’amateurs du jour. On continue de répéter les mêmes gestes et enchaînements avec détermination.

Les cheerleaders vous connaissez ? On les voit parfois dans les séries américaines pour ados. Il s’agit en réalité d’un véritable sport. Une discipline infiniment exigeante et très spectaculaire. Des Cheerleaders ? Ce sont un peu des majorettes, des pom-pom girls. Sauf que ce ne sont pas des objets qu’elles propulsent dans les airs, mais leurs équipières. Ou leurs équipiers d’ailleurs. À Narbonne, il y a des cheerleaders. Il y a même un club, les Spirit Cheerleaders.

L’équipe juniors (U16) Diamond Blue de Narbonne, à l’occasion du championnat SACD Super Spirit, organisé à Mions (69), le 29 novembre 2025, s’est classée première en Level 2, obtenant son invitation pour une grande compétition internationale à Montréal au Canada (Association For International All Star) du 15 au 20 juillet prochain. Fameux.

"C’est un sport spectaculaire et en plein essor. D’abord conçu pour encourager les autres sports, notamment le football américain, il est désormais un sport à part entière, reconnu en compétition jusqu’au niveau mondial. En France, il y a aujourd’hui, 5 500 licenciés filles et garçons", nous apprend la coprésidente (avec Vanessa Casas), Emma Bigat.

"Il est né aux États-Unis. C’est une pratique mixte qui associe la gymnastique acrobatique aux portés, à la voltige, à la danse et à la synchronisation. Il s’agit d’une discipline extrêmement codifiée. Tout compte, le comportement, les habits, la présence, l’esprit d’équipe."

Il faut savoir que ce club narbonnais a une association sœur dans l’Hérault, les Spirit Cheerleaders de Montpellier dont l’équipe Ruby Red a également décroché la première place, à Mions, en catégorie U16 Level 1, gagnant le droit de participer à une compétition de la British Cheerleading Association en Angleterre…

À Narbonne, le club compte 65 licenciés et plus d’une centaine entre l’Aude et l’Hérault. Au total, 30 athlètes des Spirit Cheerleaders, dont 15 filles de Narbonne, âgées de 11 à 16 ans, se sont déplacés à Mions fin novembre, accompagnés de sept coachs, des coprésidentes dans une ambiance survoltée !

"On avait vraiment préparé la compétition avec deux entraînements par semaine depuis septembre et un stage intensif mensuel", relève Emma Bigat. La pratique peut débuter à partir de 7 ans sans limite d’âge.

"Je gravitais autour du club de rugby à XIII de Lézignan, le FCL XIII, et j’ai découvert les pom-pom girls. Et puis suite à un pari avec le président du club, j’ai monté un club qui au bout de quatre ans s’est vraiment lancé dans le cheerleading…" Et ça fait quasiment 20 ans que ça dure…"Nos valeurs sont l’esprit d’équipe, l’engagement, la confiance, le dépassement de soi", reprend Emma Bigat.

Évolution du football américain et du cheerleading à Narbonne
Année Événement Club/Équipe
1993 Début du football américain à Narbonne Les Cathares
2025 L'équipe juniors (U16) Diamond Blue de Narbonne classée première en Level 2 Spirit Cheerleaders
Mars Création d'un nouveau club de flag football et football US à Narbonne Xe légion
Aujourd'hui Club de cheerleading à Narbonne Spirit Cheerleaders (65 licenciés)

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