Confrontations Historiques au Hockey sur Glace : Finlande vs Suisse

Les confrontations entre la Finlande et la Suisse au hockey sur glace sont toujours des moments attendus, riches en intensité et en rebondissements. Cet article explore l'historique de ces rencontres, en analysant les matchs récents et en offrant des perspectives sur les dynamiques entre ces deux nations.

Ce match n’a d’impact que pour les Suisses, qui peuvent encore aller chercher la deuxième place de ce groupe A et ainsi éviter les États-Unis en quart de finale (et la Suède dans une possible demi-finale).

4 - Tactique Foot - Pistons en 3-5-2 - placements déplacements

Match Récent : Analyse et Déroulement

Ce match - qui n’a donc que très peu d’enjeu - démarre sur un rythme lent, les deux formations s’adonnant à un round d’observation. Les Leijonat sont les plus entreprenants et poussent Akira Schmid à sortir plusieurs parades pour maintenir les siens dans la partie. Les Helvètes affichent un visage bien pâle, est-ce déjà un signe de la fébrilité qui les habite à l’approche des matchs à élimination direct ? Une chose est sûre, ce match n’est, pour le moment, pas près de marquer l’histoire des Mondiaux. Suisses et Finlandais se livrent une bataille tactique peu séduisante.

Ce match s’agite quand Oliver Kapanen est chassé pour accrocher (12’17). Peu inspirés, les Helvètes ne se créent que peu d’occasions et Harri Säteri repousse le danger sans difficulté. La lutte entre les deux équipes reprend de plus belle et la bataille en zone neutre voit la Nati prendre le dessus. Ce tiers passe relativement vite, bien qu’il n’y ait que peu de choses à se mettre sous la dent.

Le deuxième tiers débute sur un rythme un tout petit peu plus élevé. La Suisse peine à s’installer en zone offensive mais parvient à mettre Harri Säteri à contribution. Le portier finlandais repousse et Granlund retrouve le glaçon (21’57). Les Suisses sont plus conquérants et la pression s’accentue en défense. Les duels, plus appuyés, tournent à l’avantage des Helvètes. La domination se fait plus insistante et le mur finit par céder : Romain Loeffel allume la mèche de la bleue face à une défense décimée.

Le rebond, mal contrôlé par Säteri, revient sur la crosse de Fiala qui attaque la cage, déshabille le gardien et brise la glace (0-1 à 25’14). Le verrou a sauté et la Nati retrouve de sa superbe. La Finlande n’y est plus et subit les vagues successives. Kévin Fiala et Nino Niederreiter combinent, trouvent Andrea Glauser à la bleue qui allume la mèche et fusille - d’un tir à 161km/h - Säteri (0-2 à 27’26). Un coup dur pour les coéquipiers de Jere Innala, qui repartent de l’avant. Leurs velléités offensives, combinées à des erreurs techniques, coûtent cher et les voilà qui subissent de nouveau.

De retour sur la glace après avoir été éloigné pour une commotion, Gaëtan Haas se montre particulièrement à l’aise. Il fait tourner les têtes des défenseurs adverses et libère des lignes de tir pour ses coéquipiers (33’00). Ce match retrouve les traits du premier tiers et, après plusieurs minutes de bataille dans la zone neutre et des Finlandais qui retrouvent la zone offensive, Andres Ambühl est pénalisé pour une obstruction sur Mikael Granlund (36’36). Les Suomi peuvent-ils en profiter pour relancer cette partie ?

La réponse est oui. Installés en zone offensive, ils travaillent leur circuit de passe et libèrent Jere Innala dans le cercle gauche. L’attaquant de Frölunda n’hésite pas une seule seconde et reprend la passe de Granlund en première intention, trompant par la même occasion la vigilance d’Akira Schmid (1-2 à 37’51). Le but donne un nouveau souffle aux nordiques qui retrouvent des couleurs. Oliver Kawski allume la mèche à son tour et profite d’une déviation inattendue pour perturber Schmid, qui parvient tout de même à geler le palet (39’05). Granlund tente de faire parler sa vitesse mais bute lui aussi sur le cerbère suisse (39’25).

Le dernier tiers n’échappe pas à la physionomie des deux tiers précédents. Les deux formations se livrent une bataille avec pour tranchée, la zone neutre. Les deux formations se refusent à céder du terrain et l’on prend tout son temps pour construire un système de sortie de zone. La patinoire est toujours aussi muette, sans doute peu convaincue par le spectacle proposé ce soir. Les dix premières minutes du tiers sont passées et le rythme s’accélère enfin : Andres Ambühl est chassé pour faire trébucher et la Finlande à une munition pour égaliser (50’50).

Peu convaincants depuis le début de la partie, les Leijonat peinent à s’installer en zone offensive. Après plus d’une minute à tenter d’entrer en zone, les voilà installés. Le jeu se concentre toujours dans la zone suisse. Après un arrêt d’Akira Schmid, une brasse s’inaugure mais les arbitres séparent les belligérants (54’48). À vouloir trop se porter à l’attaque, les Finlandais laissent des espaces dans leur défense.

Il n’en faut pas plus à Nino Niederreiter et Kevin Fiala pour en profiter. Le premier s’échappe et sert dans la profondeur Fiala qui attaque l’enclave, dribble Säteri et marque côté mitaine (1-3 à 56’33). Les duels se font plus âpres encore : Mikael Granlund donne une charge avec la crosse vengeresse à Glauser. L’arbitrage vidéo est consulté, le capitaine finlandais écope de 5’+20′ et quitte donc ses coéquipiers avec l’épée de Damoclès d’une possible suspension au-dessus de la tête (58’09). Fiala bute une dernière fois sur Säteri, un dernier dégagement refusé est signalé et cette phase de poule se termine sur cette victoire de la Suisse.

Réactions d'après-match

Nino Niederreiter (attaquant de la Suisse) : « Ce foutu match [contre l’Allemagne] est surtout construit par les médias. Ce sont deux bonnes équipes qui s’affrontent. Les Allemands ont fait un énorme pas en avant au cours des deux dernières années. Il n’y a plus d’équipes faciles, on a encore pu le voir avec l’Autriche. Il faut toujours s’améliorer.

Jukka Jalonen (entraîneur de la Finlande) : « Le niveau émotionnel n’était pas absent, mais 90%, ce n’était pas assez. Le sport de haut niveau est ainsi. [À propos de Granlund] Quand un joueur se fait expulser, ce n’est pas un truc très intelligent. C’est arrivé. Que peut-on y faire ? Nous attendons les conséquences. […] Nous avons été sous-estimés par le passé, y compris contre la Suède [en quart de finale 2019]. La configuration change par rapport à un match comme celui-ci. Le perdant du quart de finale est éliminé. Tout le monde comprend qui est sous pression. Une personne ne joue pas tout à fait de la même manière lorsqu’il y a de la pression et de la peur.

Contexte et Préparation des Équipes

Mardi 21 mai 2024 à 20h20 à l’O2 Arena de Prague. Après la cruelle défaite de samedi contre la Lettonie, les Bleus enchaînent un deuxième match en 48 heures face à la Finlande. Ancien entraîneur d’Ilves en Finlande, Antti Pennanen a pris la tête de la sélection finlandaise cette saison, et remplace Jukka Jalonen, entraîneur chef de la Finlande depuis 2008-2009 !

Troisièmes au classement IIHF, les Finlandais ont connu deux derniers Mondiaux plutôt mitigés par rapport aux éditions précédentes. Ils ont terminé à la 7ème et 8ème place en 2023 et 2024 après avoir remporté le titre de champion du Monde en 2019 et 2022, les Jeux Olympiques en 2022 et un titre honorifique de vice-champion du Monde en 2021. Leur préparation pour cette nouvelle compétition est quelque peu à l’image de leurs derniers résultats aux Mondiaux avec quatre victoires pour cinq défaites.

La nation nordique, troisième au classement IIHF, fait figure de favori dans cette confrontation, elle qui prétend au titre final. Les Finlandais ont difficilement remporté leur premier match contre l’Autriche (2-1), grâce à des buts de Juuso Parssinen et Patrik Puistola. Elle compte dans ses rangs six NHLers, dont Juuse Saros, le portier des Nashville Predators, et Teuvo Teräväinen, auteur de 58 points avec le Kraken de Seattle cette saison. Avec 23 buts inscrits à Seattle, son coéquipier Eeli Tolvanen amènera également du danger.

Les autres joueurs du collectif proviennent du championnat local, la Liiga, de la SHL (Suède) et de la National League (Suisse). Ainsi, Dylan Fabre retrouvera ses coéquipiers à Pori Eemil Erholtz, Lenni Hameenaho et Jan-Mikael Järvinen, qui ont enregistré plus de 140 points à eux trois cette saison. Les Français de Lausanne Tim Bozon et Antoine Keller croiseront eux la route de Ahti Oksanen.

Historique des Confrontations

La dernière confrontation entre les deux équipes remontent à mai 2023. Poussés par leur public à Tampere, les Finlandais l’avaient emporté 5-3. Charles Bertrand avait alors marqué, lui qui a remporté la Liiga à deux reprises dans sa carrière. Les Bleus s’étaient aussi inclinés 3-0 en 2019 lors du Mondial de Kosice, deux ans après… l’énorme succès 5-1 des Bleus à Paris ! Capitaine de l’équipe aujourd’hui, Pierre-Edouard Bellemare avait marqué tandis que dans les cages, Florian Hardy avait été irrésistible.

Match du 3 mai 2025 : Finlande - Suisse

Pendant toute la saison passée, la Suisse avait accumulé onze défaites à l’Euro Hockey Tour. Toute l’Europe en avait alors conclu qu’elle n’était pas compétitive face aux grandes nations et qu’elle avait absolument besoin de ses joueurs de NHL pour les battre. Cette année, son bilan est un peu meilleur, avec 3 victoires en 10 parties. En face, la Finlande se présente avec la meilleure défense de la compétition. Des joueurs NHL, la Nati n’en compte encore aucun, ils sont alignés dans l’équipe adverse (Lammikko, Pärssinen et Koppanen).

Le début de match est défavorable aux Suisses. Le défenseur finlandais Lassi Thomson ouvre le score depuis la ligne bleue et une minute plus tard, un but de Michael Fora est annulé parce que le patin gauche de Sven Senteler a gêné la jambière de Larmi. La Finlande repasse devant sur une double erreur, une perte de palet à la bleue au profit de Juho Lammikko puis un but évitable de Sandro Aeschlimann. Mais sur l’engagement, Grégory Hofmann hérite d’un mauvais dégagement d’Atro Leppänen et rétablit la parité en un temps record, 8 secondes. Dans la minute qui suit, un lancer de la bleue de Sven Jung, peut-être dévié, donne l’avantage pour la première fois à la Suisse.

La Suisse reprend le jeu en avantage numérique sans en profiter… mais exploitera les deux pénalités suivantes sifflées toutes deux contre Lammikko. D’abord par Andrighetto, puis par Grégory Hofmann (via la crosse du malheureux Leppänen) qui a marqué dans l’intervalle à 5 contre 5 et qui s’offre donc un hat-trick. Annunen encaissera deux autres buts, sur un tir bien placé en entrée de zone par Andrea Glauser qui a lui-même remonté le palet puis sur une échappée de Tyler Moy.

La Finlande n’avait jamais encaissé plus de cinq buts contre la Suisse… hormis aux Jeux olympiques 1952 à Oslo (0-12). C’est une humiliation historique dont il va falloir se remettre très vite. Les « gagnants » du camp finlandais sont ceux qui ne jouaient pas. Même s’il fut moyennement convaincant jeudi, le gardien Juuse Saros ne paraît plus guère menacé de son poste de titulaire. La Suisse devra paradoxalement elle aussi oublier ce résultat forcément un peu trop beau. Mais il est difficile de ne pas s’en satisfaire. Elle a dominé en vitesse de passe et en intensité.

Citations des entraîneurs

Antti Pennanen (entraîneur de la Finlande) : « La Suisse était aussi bonne que d’habitude, nous ne l’étions pas, sauf au début. Ensuite, le match est devenu incontrôlable. Difficile de dire pourquoi c’est arrivé. La Suisse a été très bonne. Les trois premiers buts encaissés étaient énervants. Ils étaient un peu enfantins. D’un autre côté, on commence à voir des différences entre les joueurs.

Patrick Fischer (entraîneur de la Suisse) : « Le 8-2, on ne pouvait pas le prévoir. Nous avions fait un bon entraînement hier et nous nous sommes bien préparés. Félicitations à l’équipe. J’ai beaucoup apprécié son engagement.

Champions du Monde de Hockey sur Glace

Qui a remporté le premier Championnat du monde de hockey sur glace ? Quel pays a remporté le plus de titres de champions du monde de hockey sur glace, la Russie ou le Canada ? Et quel pays a remporté un Championnat du Monde à la surprise générale ? La liste des champions du monde de hockey sur glace depuis 1920 le montre bien : une poignée de nations se disputent régulièrement la première place.

  1. Avec, à ce jour, un total de 27 médailles d'or, la Russie, anciennement Union soviétique (URSS), domine la première place dans le tableau des médailles. Tristement célèbre : l'entraîneur Viktor Tikhonov. Il a mené la sélection soviétique à huit victoires en Championnats du monde entre 1978 et 1990. Ses méthodes d'entraînement était dures et dictatoriales - allant même jusqu'à gifler ses joueurs en public.
  2. La troisième place parmi les nations de hockey sur glace les plus médaillées est occupée par la République tchèque, qui a remporté jusqu'à ce jour douze Championnats du monde. La République tchèque, anciennement Tchécoslovaquie, a remporté son premier succès à domicile avec une médaille d'or au Championnat du monde de 1947. Une seconde victoire suit en 1949.
  3. La quatrième place au tableau du classement revient cette fois à une nation scandinave : la Suède, qui a remporté depuis 1953 onze titres de Champions du monde.
  4. Avec seulement deux médailles d'or aux Championnats du monde de hockey sur glace, la Finlande est loin derrière les Champions du monde comme la Suède, la République tchèque, le Canada et la Russie. Néanmoins, l'équipe nationale finlandaise est l'une des équipes de hockey sur glace les plus performantes. À propos : Lors du Championnat du Monde de 2011, l'équipe finlandaise a battu les Suédois 6-1.
  5. Les États-Unis ont également été deux fois champions du monde de hockey sur glace, soit en 1933 et en 1960. En revanche, ils ont remporté un total de douze médailles d'argent et de bronze. Considérant que le hockey sur glace est l'un des sports les plus populaires aux États-Unis, le faible nombre de médailles d'or au Championnat du monde est un peu surprenant. Est-ce parce que les Américains se soucient beaucoup plus de leur Ligue nationale de hockey (LNH) que du Championnat du monde ? Peut-être.
  6. Lors du Championnat du monde de hockey sur glace 2002, un petit pays d'Europe centrale a fait beaucoup parler de lui : la Slovaquie, qui est en effet devenue championne du monde pour la première fois ! L'équipe composée des grands de la LNH Peter Bondra, Ziggy Pálffy et Miroslav Šatan a remporté la finale 4:3 contre la Russie.
  7. Les Britanniques ont eu l'honneur aussi de se déclarer champions du monde de hockey sur glace : après tout, l'équipe de Grande-Bretagne a remporté une fois le titre de champion du monde. C'était en 1936, lorsque le Championnat du monde de hockey sur glace s'est tenu en Allemagne, plus précisément à Garmisch-Partenkirchen.

Vous connaissez désormais les huit champions du monde de hockey sur glace à ce jour. Maintenant penchons-nous sur le fonctionnement du Championnat du monde de hockey sur glace. A quelle fréquence cette compétition a-t'elle lieu et dans quelle configuration ? Les championnats du monde de hockey sur glace se déroulent dans des lieux différents. C'est Anvers, en Belgique, qui a accueilli le premier Championnat du monde. Le Championnat du monde de hockey sur glace a lieu chaque année.

L'IIHF décrit le format du tournoi actuel (2020) sur son site web. À propos : dix équipes nationales participent aux Championnats du monde de hockey sur glace féminin. Ces dernières sont réparties en deux groupes de cinq équipes, chacune d'elles étant classée en fonction de sa performance. Après le tour préliminaire, les cinq équipes du groupe A ainsi que les trois équipes du groupe B ayant obtenu le plus grand nombre de points sont qualifiées pour les quarts de finale. après un match nul à la fin du temps réglementaire, une prolongation de 5 minutes maximum est jouée : si un but est marqué, le jeu est terminé (d'après le principe de « mort subite »). Si les équipes sont à égalité à l'issue de la prolongation, il y aura une séance de tirs au but. Dans de cadre de la série éliminatoire, donc à partir des quarts de finale, et en cas de match nul à l'issue du temps réglementaire, la prolongation ne sera que de 10 minutes maximum, et de 20 minutes en finale.

Hockey Féminin

Le hockey, c'est une affaire d'hommes ? Loin de là ! Le premier Championnat du monde de hockey sur glace féminin s'est déroulé en 1990. Initialement organisé tous les deux ans, il a lieu depuis 1999 tous les ans, comme le Championnat masculin. À propos : le hockey sur glace est un sport très populaire chez les femmes au Canada.

Vous en savez désormais plus sur les anciens Champions du monde de hockey sur glace et le principe de fonctionnement du Championnat du monde de hockey sur glace. Vous souhaitez passer de specateur à acteur ?

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