Au terme d'une finale enlevée face au Danemark, l'équipe de France masculine de handball est devenue championne olympique pour la troisième fois de son histoire, après 2008 et 2012, ce samedi à Tokyo. Il s'agit de la huitième médaille d'or pour la délégation tricolore au Japon.

Match de handball entre la France et le Danemark aux Jeux Olympiques.
Un Parcours Exceptionnel
Pour sa quatrième finale olympique en treize ans, les handballeurs français vont rentrer au pays avec une troisième médaille d'or autour du cou ! Les derniers "Experts", Nikola Karabatic, Michaël Guigou, Luc Abalo, déjà titrés en 2008 et 2012, et tous leurs coéquipiers ont dominé de la tête et des épaules la finale du tournoi contre le Danemark, ce samedi à Tokyo. Les Bleus ont fait la course en tête pendant les trois quarts du match.
Le Contexte des Jeux Olympiques de Londres 2012
Quatre ans après Pékin, l'équipe de France réalise un extraordinaire doublé en battant 22-21 la Suède en finale des Jeux olympiques de Londres. Un exploit retentissant.
Quatre ans et cinq titres majeurs! Les Experts sont bien dans leur sport "la meilleure équipe de tous les temps", comme l'avait avancé le Croate Ivano Balic en demie. Quatre ans après son triomphe de Pékin, l'équipe de France de handball a réalisé un historique doublé en battant la Suède 22-21 en finale des Jeux olympiques de Londres. "On est les champions, on est les champions", peut chanter le public de supporteurs tricolores venu en masse pour assister à ce rendez-vous historique.
Champions, c'est devenu une vieille habitude pour les Bleus, avec deux Mondiaux et un Euro remportés entre ses deux titres olympiques.
"Quand on a gagné une compétition, on est capable de se remobiliser complètement pour la suivante", constate le capitaine Jérôme Fernandez, médaille au cou. "La leçon de cette équipe, c'est qu'elle est capable de se fédérer, sans aigreur de ceux qui ne jouent pas un match (Samuel Honrubia en particulier ce dimanche, NDLR)," ajoute Claude Onesta. La responsabilité collective avant l'ambition personnelle.
"On n'avait pas envie de rater cette occasion, il y a toujours la volonté de gagner et il ne faut pas oublier qu'on a une très bonne formation en France", fait valoir Michael Guigou, meilleur buteur français avec cinq buts.
Une Défense Suédoise de Plomb
Contrairement aux Américaines la veille au basket, les Français n'ont pas eu match facile avec une Suède bien meilleure que lors de sa défaite en poule (29-26). Les Scandinaves ont proposé une défense de plomb, articulée autour de Jernemyr et Karlsson. Le match est resté serré toute la partie avec un écart jamais supérieur à trois buts en faveur des Bleus. Les Suédois ont eu deux fois l'avantage au score (2-3 et 4-5), mais ont rencontré de grandes difficultés face à la muraille Dinart-Karabatic.
Encore une fois, la France a construit son succès sur sa défense, d'une efficacité et d'une densité physique sans équivalent actuellement.
Les Bleus peuvent bien faire le signe de la foudre comme Usain Bolt juste avant qu'on leur passe l'or au cou. Eux aussi sont des "légendes vivantes", sans équivalents dans l'histoire de leur sport. Quelle incroyable capacité des Experts à n'être pas rassasiés de victoire! Leur triomphe est aussi celui de leur sélectionneur, Claude Onesta, qui a choisi un mode de management participatif. Où chacun à son mot à dire et se trouve donc responsabilisé dans le résultat, avait-il expliqué en début d'année dans un grand entretien accordé à L'Express. A tous les points de vue, cette équipe a quelque chose d'extraordinaire.
La Revanche des Bleues à Tokyo
Méthodiquement, hargneuses en défense et déliées en attaque, les Bleues ont conquis leur premier titre olympique face à la Russie, dimanche à Tokyo. Même si, dans ces Jeux, elles évoluent sous l'appellation de « Comité olympique russe », c'est bien elles qui l'avaient emporté à Rio, il y a cinq ans, face à la France (19-22). Cette fois, les Tricolores n'ont pas laissé de place au doute ou à la redoutable Anna Viakhireva et ont conclu beauté une campagne olympique débutée dans la difficulté.
Les Bleues étaient au bord de l'élimination après les deux premiers matches de poule, mais une fois au tour principal, les joueuses du sélectionneur Olivier Krumbholz ont montré un visage conquérant, en quarts face aux Néerlandaises (32-22), en demies face à la Suède (29-27), jusqu'à la finale, remportée haut la main (30-25).
Les Bleues ont très vite posé la main sur le match, appliquées et sérieuses en défense pour construire une avance de +2 à la pause (15-13). Côté attaque, Chloé Valentini (2 buts coup sur coup, 4 au total) et surtout une incroyable Pauletta Foppa (5/5, sept buts au total) ont oeuvré pour faire grimper le score.
Au retour des vestiaires, les défenses ont pris le dessus et le score a stagné durant plusieurs minutes. La Russie a même réussi à revenir à 16-16 (39e), une menace tout de suite écartée par Océane Sercien-Ugolin avec deux buts. Dès lors, les Russes n'ont plus réussi à marquer pendant sept minutes, muselées par une superbe séquence des deux côtés du terrain pour la France. Foppa, Pauline Coatanea et Grâce Zaadi ont laissé libre cours à leur talent face au but tandis que Cléopatre Darleux a enchaîné les parades puissantes. L'écart est monté à +6 (23-17, 46e).
Échaudées par quelques matches qu'elles ont parfois laissé filer, les Françaises ont maintenu la pression jusqu'aux cinq dernières minutes pour s'imposer avec cinq buts d'avance.
Les Clés de la Victoire Selon Olivier Krumbholz
« Ce match, on l'a gagné par la défense, c'est l'identité de cette équipe. On a dit qu'on allait fermer la boutique et on l'a fait. On a fait un bon match, on a été solides. Il n'y a rien à dire. cette fois les gens l'ont vécu assez sereinement », souriait Allison Pineau au micro de France Télévisions.
La cadre, de retour à son meilleur niveau dans ce tournoi (7 buts en finale), a notamment été précieuse sur les tirs à 7 mètres. À 20 ans, Pauletta Foppa a été incroyable pour sa première finale olympique.
« Comme toujours, mais encore plus aujourd'hui, on a eu une défense extraordinaire, avec une gardienne extraordinaire, soulignait Krumbholz. On avait un sous-objectif, c'était de bloquer ce diable de Viakhireva, on l'a fait, ça nous a donné beaucoup d'énergie. En attaque, on a vu du beau jeu, du liant. Quand les Russes ont poussé, on a vu des tensions. C'est une merveilleuse récompense pour tout le monde, on a énormément travaillé. c'est un résultat à la hauteur de l'investissement. »
La Finale Masculine : France vs Danemark
Les Français ont battu les Danois en finale. La France est championne olympique de handball ! Les Français sont venus à bout des Danois en finale du tournoi, ce samedi 7 août, et décrochent la médaille d'or. Victoire 25 à 23. C'est la 31e médaille de la France et la 8e en or.
Le Mosellan Vincent Gerard a livré une grande partie dans ses buts. HISTORIQUE !
Les Français prennent ainsi leur revanche sur ces mêmes Danois qui les avaient privés de l'or en finale à Rio en 2016 et décrochent le troisième titre olympique de leur histoire.
"J'ai du mal à réaliser", a réagi Michaël Guigou sur France Télévisions à l'issue de la rencontre. "Le hand français au sommet ! Bravo !" a tweeté Emmanuel Macron.
"C’est énorme ce que les gars ont réalisé, c’est grandiose … C’est difficile de trouver les mots", a pour sa part réagi l’ancien gardien de l’équipe de France Thierry Omeyer sur franceinfo. "Le handball français rentre encore un peu plus dans l’histoire du sport français."
Le Match de la Revanche
Le match était la revanche de celui du 21 août 2016, en finale de JO de Rio. Les « Experts » bleus étaient les archi-dominateurs du circuit et les Danois des outsiders. La France était tombée de haut, empêchée de réaliser son triplé olympique (28-26). Les trajectoires s’étaient inversées depuis.
Pendant que le Danemark asseyait sa légitimité en remportant les deux derniers championnats du monde (2019 et 2021), la France traversait une période difficile : troisième en 2019, puis éliminée au tour préliminaire de l’Euro 2020, échec qui a coûté sa place au sélectionneur Didier Dinart, remplacé par Guillaume Gille en janvier 2020.
« Les deux dernières années étaient complexes, confirmait Philippe Bana, président de la fédération française de handball, avant la finale. Il y a eu une crise, le changement d’entraîneur, un nouveau staff. C’est une espèce de reconstruction depuis un an et demi. » Samedi, les joueurs qui quittent le terrain, médaille autour du cou, étaient soulagés d’avoir tourné cette page. « On revient de très loin », lâche Dika Mem.
Le Sacre des Carrières Individuelles
Tokyo signe aussi le sacre de carrières individuelles : Nikola Karabatic, Luc Abalo et Michaël Guigou ont désormais trois médailles d’or à leur palmarès.
« Je voulais partir sur une victoire, se réjouit Luc Abalo, 36 ans. J’ai perdu mon père en décembre, je me suis dit que je ne pouvais pas baisser les bras. »
Ils ne sont pas les seuls Français à avoir brillé en ce dernier week-end des Jeux. Peu après le sacre des handballeurs, les volleyeurs français, inattendus à ce stade de la compétition, ont remporté leur premier titre olympique, face aux Russes. Plus tôt samedi, les basketteurs se sont parés d’argent, en butant en finale contre la « montagne » américaine. Leurs homologues féminines ont, elles, décroché le bronze en battant la Serbie.
Aux JO de Tokyo, la France rayonne en collectif.
Après un début de première période poussif durant lequel chaque camp se trouvait confronté à un bloc défensif très fort, les Bleus ont su débloquer le compteur pour finir la première période avec 4 points d’avance. Ils ont commencé à trembler en seconde période quand, après l’exclusion temporaire de Luc Abalo et Dika Mem, les Danois ont recollé à un but d’écart.
Le géant leader danois Mikkel Hansen (1,96 m), auteur de 9 buts, a donné du fil à retordre à la défense française mais les Bleus, sans jamais défaillir, l’ont emporté 25 à 23.
« C’est important, de rester lucide dans les moments chauds », commente Melvyn Richardson.
Dans le stade situé au cœur du quartier de Shibuya, les Français ont joué sous l’œil de la maire de Paris Anne Hidalgo, qui doit recevoir dimanche le drapeau olympique lors de la cérémonie de passation, à trois ans des Jeux de Paris.
Les Danois avaient derrière eux tout un clan : une cinquantaine de personnes de la délégation ont déployé un grand drapeau et applaudissaient leurs joueurs comme un seul homme à chaque action favorable. Côté français, de plus timides « Allez les Bleus » surgissaient des tribunes. Plus d’une centaine de volontaires des Jeux ont pu assister à la finale.
| Année | Médaille | Adversaire en Finale | Score |
|---|---|---|---|
| 2008 (Pékin) | Or | Islande | 28-23 |
| 2012 (Londres) | Or | Suède | 22-21 |
| 2016 (Rio) | Argent | Danemark | 26-28 |
| 2020 (Tokyo) | Or | Danemark | 25-23 |
Dimanche à 8 heures (heure française), les handballeuses ont elles aussi rendez-vous avec l’histoire. Leur tout premier titre olympique leur tend la main. Pour cela, il faudra vaincre la Russie, contre qui elles s’étaient inclinées à Rio à 2016.
JEUX OLYMPIQUES - Le replay intégral de la finale France-Danemark en handball à Tokyo (2020)
Le Handball Féminin : Une Nouvelle Ère
L’équipe de France féminine de handball est devenue championne olympique dimanche aux JO de Tokyo, en battant le Comité olympique russe (30-25) en finale. Il s’agit du quatrième titre international (un olympique, deux mondiaux, un européen) pour les Bleues. Le handball féminin a écrit une nouvelle page de son histoire lors des Jeux Olympiques avec une affluence record et une finale intense.
L’équipe de France, sacrée à Tokyo, n’a malheureusement pas réussi à décrocher un doublé en or, s’inclinant face à la Norvège avec un score de 29-21. Malgré cette défaite, les Bleues repartent avec une médaille d’argent, marquant ainsi une nouvelle étape dans leur parcours déjà impressionnant. Jusqu’à cette finale, les Françaises avaient parcouru un chemin sans faute dans ce tournoi olympique, enchaînant les victoires avec une détermination sans faille.
Cependant, la rencontre avec les Norvégiennes, leurs grandes rivales, a révélé les faiblesses d’une équipe pourtant pleine de promesses. Malgré un début de match prometteur avec un score de 3-0, les Bleues ont progressivement perdu pied, accumulant les pertes de balle et les tirs manqués.
Au-delà du score final, ce tournoi olympique a été marqué par un engouement sans précédent pour le handball féminin. Le Stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq a accueilli 26.548 spectateurs lors du quart de finale France-Allemagne, un record mondial pour un match de handball féminin. Cette affluence témoigne de l’énorme popularité que ce sport a gagné, particulièrement en France.
Le handball féminin, souvent éclipsé par son homologue masculin, a ainsi franchi un cap historique.
L’impact de cette ferveur ne se limite pas à la France. Même les équipes adverses ont été impressionnées par l’ambiance exceptionnelle qui régnait dans le stade. Pour la Suédoise Jenny Carlson, ce tournoi olympique « prouve que c’est possible dans le handball féminin et dans le sport féminin en général » de rassembler autant de passionnés.
Pour les Françaises, bien que l’or leur ait échappé, cette médaille d’argent reste un accomplissement majeur, dans un environnement où le handball féminin n’a jamais été aussi célébré.