Le célèbre basketteur français, Joakim Noah, l'un des rares à s'être vraiment imposé sur les parquets américains, a annoncé sa retraite après 13 saisons en NBA. À 36 ans, Joakim Noah aura passé pas moins de 13 saisons à évoluer au poste de pivot au sein de la prestigieuse NBA. Ça méritait bien une petite rétrospective.

Les Débuts et l'Ascension à Chicago
Après avoir évolué pendant trois ans dans l'équipe universitaire des Gators de Floride, avec laquelle il remporte déjà deux prestigieux championnats nationaux en 2006 et 2007, le fils de Yannick Noah est choisi en neuvième position de la Draft 2007 de la NBA. Direction Chicago donc, auprès d'une immense franchise dont on se souvient encore de l'âge d'or dans les années 1990, sous l'ère Michael Jordan, mais qui a depuis du mal à se reconstruire.
Les débuts de celui que l'on surnomme Jooks chez les Bulls sont difficiles, conflictuels même. L'attitude à la fois rebelle et audacieuse du jeune rookie fait grincer des dents, alors que son impact sur le terrain reste trop minime. Un véritable leader même au sein de l'équipe, avec ses partenaires de choc Derrick Rose et Luol Deng. C'est avec eux que les Bulls arrivent, enfin, jusqu'en finale de la conférence Est en 2011. Chose qui n'était plus arrivée depuis le départ de Michael Jordan, et qui n'arrivera malheureusement plus par la suite, en grande partie à cause de vilaines blessures.
Pas de quoi faire de l'ombre toutefois à Joakim Noah, qui jouit désormais d'une bonne réputation en NBA et se fait même remarquer pour ses exploits personnels. Début 2012, face aux Milwaukee Bucks, il inscrit le premier triple-double de sa carrière. Une jolie petite prouesse puisqu'il est seulement le deuxième Français de l'histoire des parquets américains à l'avoir fait, après Boris Diaw. Alors que son compatriote Tony Parker en enregistrera aussi un quelques mois plus tard, le seul de sa carrière, le pivot des Chicago Bulls va les enchaîner jusqu'à obtenir le record tricolore de 7 triple-doubles en 2014, avant d'être dépassé quatre ans plus tard par Nicolas Batum.
Redoutable sur le terrain, se voyant même comparé au légendaire Dennis Rodman, Joakim Noah se voit sélectionné pour son premier All-Star Game en 2013. Encore une fois, il devient alors le deuxième Français seulement de l'histoire à participer à cette prestigieuse compétition de NBA - après Tony Parker cette fois, qui est d'ailleurs aussi de la partie cette année-là. Alors qu'il en jouera même un second l'année suivante, c'est justement durant la saison 2013-14 que la star des Chicago Bulls atteint des sommets. Arrivé tout juste quatrième au vote pour le titre suprême de MVP (Most Valuable Player), devant James Harden et Stephen Curry, rien que ça, il peut se consoler avec le tout aussi beau trophée du Meilleur défenseur de l'année. Suivi, qui plus est, d'une jolie nomination dans le cinq majeur de la saison régulière.

Défenseur de l'Année et All-Star Game
Au terme de la saison NBA 2013-14, “Jooks” a décroché le titre de Défenseur de l’Année (deuxième joueur de Chicago à le remporter après Michael Jordan, et premier Français) tout en étant nommé dans la meilleure équipe de la saison avec plus de 12 points, 11 rebonds et 5 passes de moyenne. Joakim Noah finit également à la 4ème positition du vote au MVP. Pas mal pour un joueur souvent moqué pour sa mécanique de tir très atypique.
Grâce à sa polyvalence, Joakim Noah a également décroché deux participations au All-Star Game NBA ainsi que deux nominations dans la meilleure équipe défensive de l’année (en 2013 et 2014).

Une Fin de Carrière Difficile
Après cette saison exceptionnelle, c'est malheureusement la pente descendante qui attend Joakim Noah. Son corps ne suit tout simplement plus : dès 2014-15, touché par des blessures à répétition, il ne jouera plus une seule saison complète. En 2016, il signe néanmoins chez les New York Knicks, la franchise de ses rêves, pour un beau contrat de 72 millions de dollars sur quatre ans. Mais il n'y jouera finalement que deux ans, participant à seulement 53 matches avant d'être libéré.
S'en suit un bref passage chez les Grizzlies de Memphis en cours de saison 2018-19, puis la galère en tant qu'agent libre, toujours pas aidé par des pépins de santé. Finalement, contre toute attente et son talon d'Achille réparé, Joakim Noah rebondit chez les Clippers en 2020. Il accompagne la franchise de Los Angeles jusque dans la fameuse bulle d'Orlando, où la NBA termine sa saison à l'abri du Coronavirus, et où les hommes de Doc Rivers arrivent jusqu'en demi-finale de la Conférence Ouest. Le Français, lui, ne jouera toutefois que 52 petites minutes en tout et pour tout sur les parquets de Disney World. Oui, ça sentait définitivement la fin.
Séparé des Clippers depuis décembre dernier, le pivot n'a pas signé ailleurs depuis. Alors parviendra-t-il à rejoindre les Chicago Bulls, en souvenir du bon vieux temps, avant de finalement prendre sa retraite ? On le lui souhaite, ne serait-ce qu'à titre purement symbolique.
L'Expérience en Équipe de France
À l'été 2011, lui, l'homme aux origines multiples (Cameroun, États-Unis, France et Suède), dispute sa seule compétition avec l'équipe de France. En Lituanie, Tony Parker et les Bleus se qualifient pour les JO de Londres en atteignant la finale du Championnat d'Europe.
En Bleu, le fils de Yannick Noah compte 22 sélections. Principale ligne à son palmarès : une deuxième place à l’Euro 2011 en Lituanie.
Tableau Récapitulatif de la Carrière de Joakim Noah en NBA
| Saison | Équipe | Matchs Joués | Points par Match |
|---|---|---|---|
| 2007-2016 | Chicago Bulls | 572 | 9.3 |
| 2016-2018 | New York Knicks | 53 | 4.6 |
| 2018-2019 | Memphis Grizzlies | 42 | 7.1 |
| 2019-2020 | Los Angeles Clippers | 5 | 2.8 |
Clap de fin pour Joakim Noah. Selon The Athletic, l’international français va prendre sa retraite, après 13 saisons passées sur les parquets de NBA. Une information que son agent avait déjà évoquée il y a quelques semaines.
«C’était une sacrée aventure. Merci à tous ceux qui m'ont montré de l'amour tout le long de mon parcours."À 36 ans, le pivot français se prépare donc à tirer sa révérence.