Les yeux dans les yeux, devant plus de 2000 personnes, sans doute. Ainsi devrait s'ouvrir le nouveau derby, en National, entre les voisins du Beaujolais, le FCVB, et ceux de l'Ain, le F. Bourg-en-Bresse-Peronnas 01, ce vendredi soir, dans un stade Armand-Chouffet bien garni.
Comme un air de fête avant l'heure, quand bien même, les deux clubs ne sont guère à la joie, dans le bas de tableau d'un championnat où les hiérarchies du moment disent beaucoup des difficultés vécues par les uns et les autres. Dans leur quête commune de maintien, et de fenêtres ouvertes sur la future Ligue 3, le fil rouge de leur saison, Bressans et Caladois épousent une trajectoire bien loin des meilleurs de la poule, pas pour les mêmes raisons, cependant.
Vendredi 12 décembre, 16ème journée de championnat de National. À Villefranche, au Stade Armand-Chouffet, à 19h30, FC Villefranche-Beaujolais (14e) reçoit le F. Bourg-en-Bresse-Peronnas 01 (16e). Arbitre : M. Akkermans. Match à suivre sur la chaîne Youtube de la FFF et BFM Lyon.
Ce match représente bien plus qu'une simple rencontre sportive. C'est un duel entre voisins, une lutte pour la survie en National, et une opportunité de se relancer dans la course au maintien.
J16 I FC Villefranche B. - FBBP01 (0-1) I National FFF 2025-2026
Focus sur le FCVB : Entre Espoirs et Inconstance
Honneur aux Caladois, d'abord. Si le coach Fabien Pujo a, dès son arrivée cet été en Calade, prôné un jeu offensif, spectaculaire, pour rompre avec l'ennui de l'exercice précédent, il faut reconnaître, à ce jour, que cela a plus souvent fonctionné à la maison qu'à l'extérieur, là où le FCVB n'a toujours pas connu la moindre victoire.
A la décharge des Caladois, il y a un manque de constance dans la durée, expliqué par les absences notables, un peu partout, depuis l'entame. Si le gardien Sullivan Péan marche encore sur l'eau comme le faisait, dans les années 2000, l'un de ses plus illustres prédécesseurs dans les buts beaujolais, l'excellent Franck Laurent, Fabien Pujo a commencé par faire sans son leader défensif, Dekoke, lors des premières journées, puis il a continué en attendant que, plus tard, Marcel, l'une de ses pièces maîtresses du milieu, revienne de blessure - ce sera le cas après la trêve. Ensuite, il a dû patienter encore pour inclure son avant-centre Leye qui n'est pas encore en pleine possession de ses moyens physiques.
Heureusement, dans un secteur offensif peu prolifique, l'arrivée de Louzif (de retour de suspension, vendredi, alors que Thoumin est suspendu), cet automne, a, en partie redonné du peps à tout le vestiaire, surtout pendant la suspension de Keita, le box-to-box qui aura manqué trois journées d'affilée en novembre.
La paire Louzif-Keita enfin réunie Avec tout ça, Villefranche a quand même gardé une marge suffisante sur la zone rouge. Un moindre mal. Mais il y a toujours, à l'endroit de cette équipe, l'impression d'un verre à moitié plein. La dernière sortie face à Caen (1-1), la semaine passée, a confirmé cette manière de montagnes russes qui sied au parcours des Caladois.
Contre des Normands peu chatoyants sur le plan collectif, le FCVB qui pourra miser enfin sur la paire Keita-Louzif au milieu face à Bourg, n'aura été à son avantage que pendant la première demi-heure, avant de se faire rejoindre, peu avant la pause, sur un mouvement où les Caladois - Mroivili - étaient à l'initiative au cœur du jeu, avant de se faire contrer, dans leur dos, cruellement.
Bref, Villefranche, à domicile, ne renie pas ses désirs d'aller de l'avant, mais manque d'efficacité, dans les deux surfaces. Un peu comme les Bressans.
Tableau des statistiques clés du FCVB
| Statistique | Valeur |
|---|---|
| Classement actuel | 14ème |
| Victoires à l'extérieur | 0 |
| Joueur clé | Sullivan Péan |
FBBP01 : La Bravoure Face à l'Adversité
Ces derniers n'ont jamais bu la tasse trop longtemps, cette saison, en National, mais n'ont récolté qu'une seule victoire en 14 rencontres disputées dont beaucoup ont été perdues sur une marge d'un but d'écart.
Cela dit beaucoup de leur volonté de ne pas abdiquer. Une volonté qui leur a permis d'être encore en vie en Coupe de France - ils joueront les 32es face à l'Olympique de Marseille, dans leur fief de Verchère, le 21 décembre prochain.
Une chose est sûre, si les chiffres ne mentent pas, il y a une réalité difficilement contestable. Les Bressans, avec un match en moins au compteur, portés par l'un de leur leader défensif, l'ancien de la maison, Quentin Lacour, avant de venir dans le Beaujolais, comptent 8 points de retard sur les Caladois et pourraient voir leurs voisins du Rhône prendre une avance assez conséquente (11 unités) en cas de revers à Chouffet.
Cela dessine la perspective d'un match à gagner à tout prix plutôt qu'à ne pas perdre. Dit autrement, un partage n'arrangerait pas grand monde. On l'avoue, cela ajoutera un peu plus de piment, à cette première manche d'un derby qui n'avait vu aucun des deux voisins s'imposer l'an dernier (1-1 à l'aller, 0-0 au retour). Depuis, les temps ont peut-être changé…

Initiatives Notables : L'Exemple du Val d'Europe FC
Il est intéressant de noter les initiatives prises par certains clubs pour améliorer la performance de leurs joueurs. Le Val d'Europe FC (District de Seine-et-Marne) a mis en place un programme de sensibilisation à la nutrition pour ses jeunes licencié(e)s.
Il y a encore trois saisons, des joueuses du Val d’Europe FC (District de Seine-et-Marne) sautaient le petit déjeuner, ne s'hydrataient pas assez ou étaient en surpoids. Le club les a aidées à modifier leur comportement alimentaire, avant d’étendre l’expérience à ses autres jeunes licencié(e)s. Une recette distinguée aux Trophées Philippe-Séguin (catégorie « Santé et environnement ») du Fondaction du Football et dont Jean-Baptiste Appert, responsable de l’école féminine, livre les secrets.
« L’action a consisté à sensibiliser la quarantaine de jeunes filles de 6 à 13 ans de notre école de football féminine à la nutrition du sportif et à l’importance d’une alimentation adaptée à la pratique du football. En insistant en particulier sur le rapport entre alimentation et performance mais aussi le bien-être, avec l’idée de prendre soin de son corps comme d’un outil de travail. Il ne s’agissait pas de proposer un régime pour maigrir mais d’être mieux dans sa peau grâce à une alimentation plus saine. »
Pour concrétiser l’ensemble, on a sorti un livret de vingt pages contenant des conseils, des astuces, des recettes, des tests, l’interview d’une joueuse professionnelle [l’internationale canadienne Vanessa Gilles alors au FC Girondins de Bordeaux, championne olympique 2020]… Il a été remis aux filles et leur a servi d’appui ainsi qu’à leurs familles, les jours de match en particulier, afin d’adapter leurs repas à leur pratique sportive. Il reste aujourd’hui un support de référence pour la troisième saison du programme, on n’y a rien ajouté.
« Ce livret a été composé avec la participation de deux mamans, une ex-diététicienne et une pâtissière. Elles nous ont permis d’utiliser des compétences en interne et d’attirer plus naturellement l’adhésion des parents au projet. La leçon, c’est de ne pas hésiter à utiliser les connaissances proches de soi, à solliciter les gens pour leur savoir-faire. Il est important de s’entourer, ne pas hésiter à déléguer et, surtout, ne pas remettre au lendemain. On peut se dire : "On fera la saison prochaine", mais il n’y a rien de mieux que le "maintenant". On a ainsi deux ans de recul sur cette action et on peut donc en envisager de nouvelles sur d’autres thèmes à court terme. »

La Dématérialisation des Licences : Un Enjeu Moderne
Alors que la saisie des demandes de licences pour la saison 2024-2025 a débuté ce mardi 4 juin, nous vous proposons un focus sur les demandes de licences par la voie de la dématérialisation. Du côté des clubs, les avis sont partagés.
« La dématérialisation, c’est quelque chose qui peut faire peur au départ, quand on a l’habitude de travailler essentiellement avec des formulaires papier. Mais c’est un gain de temps énorme pour les adhérents et pour le club. Cela simplifie tout et responsabilise nos adhérents. Quand on constate le fonctionnement du service dématérialisé, tout est simple. Et quand l’adhérent a fait son travail, nous avons juste un contrôle à faire et une validation de la licence. Cela nous facilite la tâche, parce que ça nous évite de rentrer des photos, des pièces d’identité, des certificats médicaux quand on en a besoin. Au niveau du club, nous nous concentrons sur la validation de la licence, et ça, c’est très bien. Sincèrement, j’invite tous les clubs à passer à la dématérialisation. C’est juste une question d’organisation interne. En plus, la Ligue est là pour nous aider en cas de besoin. »
« La dématérialisation, c’est la grande nouveauté, il faut vivre avec son temps. Elle est devenue indispensable aujourd’hui, elle facilite le travail, les tâches administratives. Avant, on le faisait à la main, il fallait prendre les rendez-vous, et quand vous avez 900 adhérents… Le logiciel Footclubs, par lequel nous faisons cette dématérialisation, est un outil indispensable pour tout responsable administratif de club. Aujourd’hui, vous pouvez faire une licence à distance, en étant au bout du monde ou en congés. C’est un gain de temps considérable. Quand les clubs qui ne font pas encore la dématérialisation vont y passer, ils vont certainement regretter le temps perdu auparavant. C’est vrai qu’au début, cela fait peur, on change les habitudes.