FFF, ou Fédération Française de Fonck, est un groupe de musique français qui a marqué la scène musicale des années 1990 et 2000. Le groupe est notamment connu pour son mélange de funk, de rock et de groove, ainsi que pour ses performances scéniques énergiques. Rares sont les groupes français à avoir su trouver un style différent dans la musique rock. FFF avec son Funk Rock est de ceux là et a marqué les années 90 en peu d’albums.
Pour raconter l'histoire de FFF, il faut remonter dans les années 80 où Marco Prince (chant) et Nicolas Baby, alias Niktus, commencent à jouer ensemble du jazz-rock en banlieue parisienne. FFF autrement nommé Fédération Française de Fonck trouve son origine dans les années 80 avec Marco Prince, le chanteur, et Nicolas Baby alias Niktus, le bassiste, qui jouent du Jazz Rock. Ils rencontrent Yarol Poupaud (guitare) en 1987 et forment FFF (Fédération française de fonck). Ils veulent allier la musique funk avec le rock.
Après des débuts pendant lesquels ils ont été accompagnés par Philippe Conrath, journaliste à Libération et Actuel, en 1990, après avoir signé un contrat aux éditions Warner Chappell, ils se font remarquer aux Transmusicales de Rennes. Ils sont remarqués dès 1990 par leurs performances live et signent chez Epic en 91. Dans les semaines suivantes, ils signent sur le label Epic, filiale de Sony.
En 1987, ils sont rejoints par Yarol Poupaud (guitare), Krichou Montieux (batterie), Félix (clavier) et Philippe Herpin au saxo. Ils sont rejoints par Yarol Poupaud, accessoirement frère du comédien Melvil Poupaud, à la guitare (on le retrouvera plus tard aux cotés de sa majesté Johnny) et par Philippe Niel aux claviers, Krichou Montieux à la batterie et l’éphémère Philippe Herpin au saxophone. F.F.F. est né.
Mais quel nom se cache donc derrière cet acronyme ? Les Fistons Farouches du Finistère ou bien les Furious Five Frogs (de Paris !) comme il est évoqué dans la première chanson de « Blast Culture » ? Non, F.F.F. pour Fédération Française de... Fonck tout simplement. Et pourquoi "fonck" ? Eh bien parce que la formation va s’employer à mêler funk et rock au sein d’un même creuset, le fonck quoi !
De la funk-music et du rock oui mais pas que, ces sorciers saupoudrant leur potion magique de pincées de reggae, de zestes de raggamuffin ou de postillons punk et de coups de tatanes métalliques, mariant dans le même temps la langue de Molière à celle de Shakespeare avec la même facilité qu’avec les styles évoqués.
Les Albums Emblématiques
En 1991 ils sortent leur premier album "Blast Culture" enregistré à New York avec le producteur Bill Laswell et quelques grands noms du P-Funk. Ils ont la chance de pouvoir enregistré leur premier album, “Blast Culture”, avec Bill Laswell à New York. Marco Prince signe la majorité des compositions et textes avec le groupe et s’affirme comme le leader du groupe. Ils feront d’ailleurs la première partie de George Clinton. Spike Lee réalise le clip de Marco.
Cet album leur permet de tourner en France mais aussi aux Etats-Unis, au Japon, au Canada et en Afrique, notamment en première partie de Georges Clinton, l'une de leurs influences majeures. Ils tournent en France mais aussi aux États-Unis, au Japon, au Canada et en Afrique.
En 1993, FFF sort un album entièrement en anglais baptisé Free for Ever. En 1993, FFF livre un second album, "Free For Fever", enregistré en Angleterre. Les paroles sont en grande partie en anglais. En 1993, le groupe prend une tournure différente en mêlant des sons Metal au funk new-yorkais dans “Free for Fever” le deuxième album majoritairement écrit en anglais. L’album est élu meilleur album rock de l’année.
En mars 1996 voit la sortie d'un nouvel album homonyme, enregistré à Paris. En 1996, sorti de l'éponyme. L’album est écrit presque intégralement en français et montre le talent d’auteur de Marco Prince dans des textes très travaillés (on lui reprochait ses textes simplistes dans les premiers albums…). En ces temps de Sida, il s’ouvre avec le sombre “On ne badine pas avec la mort”, introduit par une puissante ligne de basse.
Le style est très funky et met en valeur le texte habile de Marco. Le single “Barbès” rend hommage au quartier de Paris alors encore très cosmopolite. Le style est carrément rock avec un riff tonitruant en intro et Marco qui invite à faire « tourner la 8.6 » comme si il invectivait le public en live. Le refrain sonne comme un hymne à reprendre en concert. Le groupe nous embarque ensuite dans un très groovy “Mauvais Garçon” avant d’enchaîner sur le très efficace “Le pire et le meilleur”.
Retour à un son de guitare très rock sans délaisser le groove funky typique du groupe. “Morphée” tranche avec ce morceau en commençant par un son de piano et synthé très épuré. Ce n’est qu’à la moitié du titre que l’on revient au son rock dans un pur chef d’œuvre qui introduit une nouvelle couleur dans la palette du groupe et que l’on retrouvera dans le prochain album studio. “Act up” est un break inspiré du free jazz et du slam.
“Le muscle magique” montre l’humour de Marco dans ses textes. Mais c’est “Niggalize it” qui relance la machine FFF avec un son fusion puissant et les grognements de Marco. Retour à la douceur avec “Un jour” et ses bruits d’enfants. “Laisser aller” envoie un groove monumental à la basse comme peu de groupes français savent le faire à l’époque (et même maintenant). Le dernier morceau en anglais revient au style funk des débuts avec l’utilisation de cuivres.
Consécration : le groupe remporte une victoire de la musique en 1997 pour leur performance à l'Olympia. FFF remporte la victoire de la musique du meilleur concert 1997 pour son Olympia. En 1997 sort l'album live Vivants enregistré aux Eurockéennes de Belfort. Et à la suite de cet album, la tournée est immortalisée dans un superbe live baptisé Vivants qui assoit une bonne fois pour toute la réputation du groupe.
Séparés de leur maison de disques, le groupe est en pourparlers avec Atlantic Records, quand la firme américaine est rachetée par EMI, qui ne veut plus de groupes étrangers. Ils signent finalement en 1999 chez V2 Records, un sous label de Virgin. Les FFF ne donneront plus de signe de vie avant 1999 et la sortie de Vierges. En mars 2000, sort Vierge. Usé par les tournées et les dissensions internes, le groupe disparaît en 2001.
Le groupe évolue toujours, s'éloigne du funk rock d'antan mais le public ne suit pas. Cet échec précipitera la fin du groupe. Est-ce que le concert surprise des Solidays 2007 peut faire croire à un retour du groupe en studio ? En juillet 2007, FFF se produit aux Solidays dans sa formation initiale (à l'exception de Philippe Herpin), pour une date unique, et offre le meilleur d’un répertoire qui a marqué les années 1990.
Le groupe se reforme le temps d'un concert prévu le 15 octobre 2013 au profit du Secours Populaire au Bus Palladium, puis annonce une tournée française en 2014, baptisée Rebirth tour 2014. Le 20 novembre 2014, FFF assure la première partie de Shaka Ponk au Palais omnisports de Paris-Bercy. En 2016 et 2017, le groupe repart en tournée dans toute la France avec un nouveau musicien aux claviers.
FFF débarque 23 ans après leur dernier disque, avec “I Scream” 5ème et nouvel album, comme un cri de guerre contre l’adversité et les peines d’où qu’elles viennent. En novembre 2023, 23 ans après Vierge FFF sort son cinquième album, I Scream et planifie une tournée au printemps suivant (dont un Olympia le 3 avril).
Sur les scènes parcourues à l'automne 2024 (dont deux dates à la Cigale) Marco Prince annonce la sortie d'un album en 2025 intitulé « U Scream ». Un nouvel album est annoncé par Marco Prince lors du 54ème et dernier concert de la tournée, le 4 décembre 2024 au Bikini à Toulouse. Ce sixième opus s'appelera You Scream et sortira en 2025.
Après deux ou trois réunions épisodiques sur scène et plusieurs coups d’essai en studio, l’heure du retour a bel et bien sonné : FFF rempile avec son « fonck », en sortant ce vendredi 24 novembre un nouvel et cinquième album, « I Scream », sur le label Verycords. Emblématique des années 1990, cette fusion du rock et du funk a réussi à faire sauter les cases dans lesquelles l’époque étriquée et l’industrie musicale tentaient de mettre chaque groupe émergent.
Membres du groupe
- Marco Prince (chant)
- Nicolas « Niktus » Baby (basse)
- Yarol Poupaud (guitare)
- Krichou Montieux (batterie)
- Félix (clavier)
- Philippe Herpin (saxophone)
Deux figures se distinguent particulièrement dans ce groupe : Marco Prince et Yarol Poupaud. Marco Prince et Nicolas Baby se rencontrent à la fin des années 1980, alors qu'ils sont tous deux étudiants à Paris. Ils commencent à jouer ensemble de la musique funk et rock, et rapidement, ils décident de former un groupe. Le groupe commence à se produire dans des clubs parisiens, et rapidement, il se fait remarquer par la critique.
Marco Prince (chant) et Nicolas « Niktus » Baby (basse) jouent ensemble en banlieue parisienne dans les années 1980. Ils rencontrent Yarol Poupaud (guitare) en 1987 et forment FFF (Fédération française de fonck). Ils veulent allier la musique funk avec le rock.
Yarol Poupaud est un guitariste français né le 8 février 1968. Il est surtout connu pour être le guitariste du groupe FFF. En plus de son travail avec FFF, Yarol Poupaud a également mené une carrière solo réussie. Il a sorti son premier album solo, intitulé simplement "Yarol".
Depuis plus de deux décennies, chacun des membres du quatuor a roulé sa bosse. Yarol Poupaud, ex-membre du jury du télécrochet « Nouvelle Star », a été le guitariste et directeur musical de Johnny Hallyday jusqu’à sa mort. Marco Prince s’est illustré au théâtre et au cinéma.
Philippe de Lacroix-Herpin (Prof. Vingt-trois ans après, l’énergie est différente. Mais toujours cohérente.


En mélangeant les genres, combinant funk, rock, et même punk, FFF crée un son original. Les membres vont se consacrer à des projets personnels chacun de leur côté. Marco Prince se lance dans la production musicale et le cinéma. A partir de 2007, FFF se produira sporadiquement sur scène lors de festival devant toujours autant de fans nostalgiques.
Le style du groupe est un mélange de funk et de rock. Ils opèrent une fusion entre ces deux genres dans plusieurs chansons.
En 1992, ils fondent Salam Aleikum Amusements, société de management et d'édition de musique, afin de promouvoir leur propres compositions, mais aussi celles de groupes amis comme Human Spirit, Les Coquines, Scratch Massive, Ultra Orange ou Magic Malik. D'abord basés à l'Hôpital éphémère, ils déménageront par la suite dans le quartier de Barbès où ils installeront leur propre studio d'enregistrement.
Mais avant que ne sorte « Blast Culture » le 30 septembre 1991, le groupe se fait repérer à l’occasion d’un concert qui affole alors les Transmusicales de Rennes, lui valant de signer rapidement chez Epic/Sony Music. Cette association va leur permettre d’enregistrer ce premier album dans des conditions bien plus confortables que nombre de formations faisant leurs débuts - une française ici, soulignons-le.
Pour s’atteler à la tâche, direction le quartier de Brooklyn à New-York où les membres du groupe retrouvent le producteur Bill Laswell (Public Image Limited, Jah Wooble, Herbie Hancock...). Sur place, ils se permettent d’inviter de nombreux musiciens qu’ils croisent, notamment Gary "Mudbone" Cooper du groupe de Bootsy Collins (Bootsy’s Rubber Band), Mike G. et Afrika "Baby" Bam de THE JUNGLE BROTHERS, Timothius "Tee-Bone" David des TROUBLE FUNK, ou Michael "Clip" Payne des FUNKADELIC.
En parlant de ça, ce n’est pas peu fier que F.F.F. peut se targuer d’avoir le fantasque et fantastique George Clinton, chanteur de PARLIAMENT FUNKADELIC, dans la vidéo de "New Funk Generation" (une version qui diffère de celle qui figure sur l’album) et le gaillard gourou les embarquera même en tournée avec lui. Quitte à jouer tout de suite dans la cour des grands, pourquoi ne pas confier la mise en images de leurs titres aux réalisateurs Spike Lee et Don Letts ?
Le contenant et le bolduc c’est bien mais qu’en est-il de la substantifique moelle des 13 morceaux mis à disposition ? Du bon mes amis, du bon. De l’éclectique comme annoncé plus haut où la suavité des sonorités funk/fusion s’épanouissent sur la bien-nommée "New Funk Generation", posant les bases et basses d’entrée de jeu mais aussi sur "Mama Fonck". Tandis que la fée électricité, elle, fait des étincelles sur "Devil In Me" et, plus encore, avec la speedée "AC2N (Acid Rain)" et la clôture un peu barrée de "Trash A Muffin".
Ouvert aux autres cultures musicales comme précisé en préambule, F.F.F. offre à son batteur d’interpréter "Maman Krie", un titre chanté en créole et quelque peu isolé dans une liste de morceaux hétéroclites certes, mais cadrés. En 1993, F.F.F. prendra un tournant plus rock/metal avec « Free For Fever » (et la furieuse "Silver Groover" en tête, talonnée de près par "Stone To The Bone" et la chanson-titre) sans y omettre une chaleur intense procurée par une généreuse section de cuivres.
Deux autres albums suivront, l’éponyme « F.F.F. » en 1996 et son tubesque "Barbès" qui a eu une belle carrière avant qu’arrive le final « Vierge » à l’aube du nouveau millénaire. Chacun a pris ensuite une trajectoire différente, Marco signant la musique de nombreux métrages et publicités et faisant l’acteur, Yarol Poupaud écrivant aussi des partitions pour le cinéma et qui, en plus de cela, s’investira dans la production musicale.
Ainsi, il n’est pas rare qu’il pose aussi sur sa platine un disque de THE DOORS, d' ISRAEL VIBRATION, de NTM, de James BROWN, un vieux Jean-Michel JARRE, Elvis PRESLEY, THE EASYBEATS, les SEX PISTOLS, Hubert-Félix THIÉFAINE ou SUPERTRAMP, de WAGNER avec tous les groupes metal susnommés et ce, de la façon la plus aléatoire possible.