L'histoire de Choisy-le-Roi est intimement liée à la Seine et à son évolution au fil des siècles. Initialement un simple bourg, Choisy-le-Roi est mentionné pour la première fois en 1176 comme possession de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Son étymologie viendrait du latin sociacum, qui signifie terre ou villa de Soisus ou Sosius.

Choisy, résidence royale au XVIIIe siècle
C'est sa proximité avec Versailles qui va faire de Choisy un repaire de personnages de la Cour. En 1677, Anne-Marie Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier et cousine de Louis XIV, achète une propriété à Choisy. L’endroit lui plaît et est proche de Paris : elle y fait construire un château avec vue sur la Seine. En 1680, la Grande Mademoiselle, cousine germaine de Louis XIV, s'y installe.
En 1739, Louis XV jette son dévolu sur le château de Choisy, qu’il rachète. Louis XV fit de la terre de Choisy l’une de ses seigneuries. Il n’eut de cesse d’y agrandir le château avant d’esquisser à ses portes une bourgade nouvelle. Dès lors, Choisy devient Choisy-le-Roi. En 1739, le domaine de Choisy est acheté par le roi Louis XV, qui donne au village le nom de Choisy-le-Roi.
Louis XV transforme, agrandit, redécore le château. Il y vient régulièrement avec sa Cour, et est accompagné de sa favorite Mme de Pompadour. Louis XV fait venir au château ses maîtresses, dont la marquise de Pompadour qui passa une grande partie de son temps à Choisy, de 1746 à 1765. Protectrice des arts et des lettres, elle y accueille artistes et gens de lettres, tels que Boucher, Bouchardon, Voltaire ou le cardinal de Bernis.
Puis en 1754, trouvant cette demeure trop grande, le Roi commande à l’architecte Ange-Jacques Gabriel un pavillon, le « Petit Château » ou « Château-Neuf », afin de trouver plus d’intimité. Si Louis XV aimait loger ses maîtresses dans le château de Choisy, il n’en oubliait pas pour autant les affaires spirituelles. Son premier architecte, Ange Jacques Gabriel, dessine la cathédrale Saint-Louis-Saint-Nicolas.
Choisy est pour le Roi un lieu de détente propice à la chasse, aux jeux, aux fêtes, aux promenades sur la Seine. De 1775 à 1780, Marie-Antoinette y organisa des amusements de toutes sortes.
Le déclin du château et la Révolution
Après le mort de Louis XV, le château est peu à peu laissé à l’abandon. Louis XVI ne s’y plait pas et son entretien lui coûte trop cher. En 1787, le château est démeublé et cédé au département de la Guerre pour en faire une caserne. Puis vient la Révolution et la vente aux enchères en 1791 du domaine comme bien national.
Le parc et les bâtiments sont vendus en lots à une vingtaine de propriétaires privés. Dépouillés, les bâtiments abandonnés tombent progressivement en ruine et seront emportés par l’installation du chemin de fer d’Orléans en 1839. Les beaux communs de Gabriel seront utilisés par la faïencerie Boulenger jusqu’à sa fermeture et ne disparaîtront que dans les années 1960, avec les vestiges du Petit château alors retrouvés par Georges Poisson.
Des révolutionnaires comme Robespierre séjournent à Choisy-le-Roi. Dantony possède une maison. Une autre célébrité a marqué l'histoire de la ville. Rouget de Lisle a vécu une dizaine d'années à Choisy-le-Roi. L'auteur de « la Marseillaise » a été enterré dans le cimetière rue Demanieux. Après de multiples déplacements, ses ossements ont été transférés aux Invalides en 1915, mais des doutes subsistent sur leur authenticité.
Le développement industriel au XIXe siècle
En 1801, la ville compte 982 habitants. Le développement industriel au XIXesiècle entraîne la construction de quartiers, tels ceux du Parc et des Gondoles. La population atteint alors 10 000 habitants en 1900. La Seine a toujours marqué son empreinte sur la ville, et le Roi fit du port une base de ravitaillement de Versailles. Bénéficiant de cette impulsion, le commerce et l’artisanat suscitèrent l’implantation de premières manufactures.
En 1809 un pont est construit sur ordre de l’empereur Napoléon 1er. Puis en 1840 est inauguré le chemin de fer de Paris-Choisy-le-Roi-Corbeil. Dès lors faïencerie, chaudronnerie, maroquinerie s’y établissent.
À l’aube du XXe siècle, Choisy-le-Roi s’affirme comme l’un des principaux centres industriels et ouvriers du sud parisien. Les usines débordent du bourg ancien, de nouveaux quartiers prennent naissance. Cette période est celle de l’éclatement de l’unité urbaine de la ville.
La faïencerie de Choisy-le-Roi, située dans le Val-de-Marne en France, a joué un rôle central dans l’histoire de la céramique française.
L'évolution urbaine et les vestiges du passé
L’ensemble de la ville moderne de Choisy, édifiée dans les années 1960, constituée de nombreuses tours, achève de rendre illisible le discours de l’ancien site historique. Vestiges du domaine royal, les deux pavillons des gardes (de part et d’autre de l’entrée du parc de la mairie) ont été construits en 1748-1750, en même temps que l’aménagement de la demi-lune et de l’avenue de Versailles.
Le quartier, comme toute la commune, se métamorphose depuis l’arrivée du tramway. La ligne T9, qui relie Paris à Orly en trente minutes, passe juste devant la Demi-Lune, le surnom de la place Gabriel-Péri. Un beau jardin régulier est en train d’y voir le jour.
Choisy le Roi n’est pas une belle ville, le parc de la mairie et ses vestiges de l’ancien domaine royal est le seul bel endroit de cette commune, qui na pas su ou voulu conserver son patrimoine. Les carreaux du métro : Le métro parisien garde la trace de la production de faïences à Choisy.