L'Histoire du Hockey sur Glace Suisse: Évolution et Défis

Le hockey sur glace en Suisse a une histoire riche et complexe, marquée par des innovations, des crises et une évolution constante. Cet article explore les moments clés et les défis rencontrés par les clubs et la fédération suisse de hockey sur glace.

Les Débuts et l'Innovation à Zurich

Zurich a toujours été un club pionnier en matière d'équipement. Après avoir construit la première glace artificielle en 1930, le club zurichois ambitionnait de se doter d'une patinoire couverte. Cette initiative visait à résoudre les problèmes liés aux conditions météorologiques, notamment le soleil, qui pouvaient retarder les matchs.

Les Zurichois pensaient que leur patinoire pourrait devenir le point névralgique du hockey suisse, destiné à accueillir les rencontres de l'équipe nationale. Toutefois, la fédération les a reçus froidement lorsqu'ils ont demandé son appui.

Le ZSC a également connu une grave crise en interne à cause de ce déménagement. En effet, ce projet ne concernait que les hockeyeurs, tandis que les patineurs artistiques et de vitesse restaient sur la Dolder Eisbahn. La scission du club apparaissait inéluctable, et la section hockey était menacée de ne plus pouvoir porter le nom de l'entité originelle.

Les Années 1950: Difficultés et Reconstruction

Bien que Zurich possédait un outil de travail ultramoderne avec le Hallenstadion, les résultats ne suivaient pas pour autant. Les vainqueurs de 1949 avaient en effet mis fin à leur carrière et il fallait rebâtir l'équipe avec des joueurs issus de la réserve. Le podium de 1952 était ainsi le dernier avant six ans.

La saison suivante (1952/53), Zurich était en grande difficulté malgré la qualité de ses joueurs, dont la star suédoise Gösta Johansson et le Canadien Stan Obodiac. Fredy Bieler, le dirigeant du club, a dû rechausser lui-même les patins pour assurer que son équipe s'éloigne de la zone de relégation.

Une date marquante de cette fin de cycle fut la retraite brutale du gardien Hans Bänninger, qui avait été formé à l'EHC Zurich-Enge avant de rejoindre le ZSC. Lors d'un match à Arosa en 1953, il a reçu un palet dans le visage. À cette époque, les portiers jouaient encore tête nue, quelques années avant que Jean Ayer ne soit le premier Suisse à en porter un. Bänninger a subi une sérieuse commotion cérébrale, la quatrième de sa carrière.

L'absence de Bänninger s'est fait ressentir puisque la défense zurichoise est devenue l'une des plus friables du championnat. L'équipe était alors en pleine reconstruction.

Le Renouveau et l'Interdiction des Étrangers

Après cinq années passées à osciller entre la quatrième et la cinquième place, ce n'est qu'en 1958 que le club a retrouvé le podium. C'est alors que le président zurichois, Max Thierstein, a proposé d'interdire totalement l'usage des étrangers en championnat. Cette mesure a rapidement obtenu l'approbation des autres clubs qui y voyaient un moyen de limiter leurs dépenses, et elle est entrée en vigueur un an plus tard, en 1959.

Le ZSC était le mieux placé pour en profiter, car il disposait de l'effectif le plus complet. Il était le seul à pouvoir compter sur trois lignes d'attaque, avec un jeune international de dix-huit ans, Peter Wespi, sur le troisième trio.

En 1960/61, le ZSC est monté en puissance et a terminé champion avec quatre points d'avance sur Viège. Mais cette saison exceptionnelle est restée sans lendemain. L'effectif était mal géré, et le dernier Zurichois encore international, Hans Keller, a passé ses meilleures saisons dans l'autre club zurichois, le Grasshopper Club, et non au ZSC.

Les Années 1960: Défis et Adaptation

Il fallait de nouveau rajeunir l'équipe dont les membres partaient à la retraite les uns après les autres. Mais à la différence de la décennie précédente, la réserve interne n'offrait plus les mêmes possibilités de remplacement : l'écart s'était en effet creusé, et la deuxième équipe du club a finalement perdu sa place en Ligue B en 1964/65 face à une concurrence accrue. Cette année-là, la première équipe a fini avant-dernière en Ligue A.

En 1965/66, les joueurs de Dave MacGuire, que plus personne n'attendait, ont longtemps occupé la tête du classement. Le Hallenstadion, où régnait l'odeur de la saucisse et de la bière, restait un atout de taille, car il n'y avait que deux patinoires couvertes dans le pays (l'autre était celle des Vernets, à Genève). Les visiteurs habitués à jouer en plein air étaient moins habitués à cet environnement.

Sans l'international Muhlebach victime d'une double fracture du péroné et d'une déchirure musculaire au jarret en match de pré-saison en octobre, le ZSC est redevenu pourtant la meilleure équipe zurichoise en 1966/67. Le joueur-clé était le centre Peter Wespi, meneur offensif capable de donner de belles mises en échec en milieu de glace. Malheureusement, il s'est blessé en janvier et son absence a limité les ambitions.

Les temps changeaient et l'amateurisme n'était plus une valeur aussi sacrée. Le club a licencié Dave McGuire, entraîneur depuis trois ans, après seulement un match dans le championnat 1967/68. S'en est suivi un capharnaüm. Les négociations ont échoué avec l'Allemand Markus Egen, qui n'aurait pu être que partiellement à disposition, et le Canadien finalement embauché, Frank Trottier, a constaté sur le banc l'étendue du chantier pendant la défaite 0-5 contre la Chaux-de-Fonds... avant de rendre son tablier !

Il a fallu beaucoup de persuasion pour convaincre l'ancien joueur Otto Schläpfer d'aider le club, et les rumeurs de son renoncement ont continué de courir pendant des semaines. Il faut dire que la situation était difficile. Zurich a fini l'année 1967 à la dernière place avec trois points de retard, après une défaite devant 5000 spectateurs dans un Hallenstadion...

Il fallait se rendre à l'évidence. Le hockey sur glace était en train d'être dépassé dans la ville par le football et ses deux clubs (le FC Zurich et les Grasshoppers). Il ne pouvait plus soutenir lui aussi deux clubs de Ligue A, plus un en proche banlieue avec Kloten. Et comme Davos remontait au classement, il était clair qu'il n'en resterait qu'un.

Le ZSC et le Grasshopper Club ont fait un chassé-croisé pour la lanterne rouge. L'attaquant Kurt Loher a amené des points importants, avec un doublé en troisième période pour une victoire à Viège, et avec un triplé à Davos.

Tout s'est joué à la dernière journée, sur la glace en plein air du Dolder, chez les Grasshoppers, devant 3500 spectateurs. Le ZSC, débarrassé de la concurrence de son rival, pensait ainsi pouvoir suivre alors que l'argent commençait à devenir le nerf de la guerre.

Le club a perdu le contrôle sur l'équipe première en 1969. Elle était désormais gérée par un comité de trois hommes, un représentant du club et deux membres de la Hallenstadion AG, la société privée qui dirigeait la patinoire et qui était désormais en charge des finances de l'équipe-fanion.

La Fédération suisse de hockey devant le tribunal #hockey #nhl #hockeysurglace

Impact de la Pandémie de Covid-19

En novembre, le hockey sur glace se poursuivait à huis clos à cause de la seconde vague de Covid-19. Les clubs suisses ont envoyé une lettre ouverte pour demander à continuer leur activité en expliquant que les règles sanitaires mises en place dans le public fonctionnaient.

La Confédération a mis en place des financements spéciaux pour les clubs sportifs en difficulté, tant pour 2020 que pour 2021. L’objectif était d’assurer que tous les clubs puissent finir la saison.

Évolution de la Structure du Hockey Suisse

Le système qui a porté le hockey suisse depuis des années (une Ligue A et une Ligue B sous un même toit puis le hockey amateur) touchait à sa fin. Ligue et fédération formaient une entité juridique commune depuis 2009.

La Swiss League se faisait la même réflexion, pour ne plus être dépendante des décisions des clubs d’élite (Zurich et Zoug avaient deux voix au lieu d’une grâce à leurs équipes-fermes !). L’autre perdant devrait être la fédération.

Champions du Monde de Hockey sur Glace

La liste des champions du monde de hockey sur glace depuis 1920 montre qu'une poignée de nations se disputent régulièrement la première place.

  1. Avec un total de 27 médailles d'or, la Russie, anciennement Union soviétique (URSS), domine le tableau des médailles.
  2. Le Canada est en deuxième position avec 27 médailles d'or.
  3. La République tchèque, anciennement Tchécoslovaquie, a remporté 12 Championnats du monde.
  4. La Suède a remporté 11 titres de Champions du monde.
  5. La Finlande a remporté 2 médailles d'or.
  6. Les États-Unis ont également été 2 fois champions du monde de hockey sur glace.
  7. La Slovaquie est devenue championne du monde pour la première fois en 2002.
  8. La Grande-Bretagne a remporté le titre de champion du monde en 1936.

Les championnats du monde de hockey sur glace se déroulent chaque année dans des lieux différents. Le premier Championnat du monde s'est tenu à Anvers, en Belgique.

Le premier Championnat du monde de hockey sur glace féminin s'est déroulé en 1990. Initialement organisé tous les deux ans, il a lieu depuis 1999 tous les ans, comme le Championnat masculin.

Transferts Internationaux et Développement du Hockey

Chaque saison, des transferts internationaux de joueurs se multiplient, créant des flux migratoires entre l'Amérique du Nord et l'Europe. Ces échanges contribuent à l'internationalisation et au développement du hockey sur glace.

Tableau: Origine des joueurs recrutés par la LNH depuis 1969

Année Nombre de joueurs européens Pourcentage des joueurs sélectionnés
1970 0 0%
1989 38 15.1%

*Les joueurs sélectionnés et sous contrat appartiennent officiellement aux équipes de la LNH. Mais ils ne sont pas nécessairement des joueurs actifs dans cette ligue. Seulement un faible pourcentage deviendront réguliers.

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