La Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT) est l'instance dirigeante du football au Gabon. Elle est responsable de l'organisation des compétitions nationales et de la gestion de l'équipe nationale, surnommée "Les Panthères". Son histoire est marquée par des moments de gloire, mais aussi par des défis et des controverses.

Les Années 80 : Émergence et Premiers Succès
Les années 80 ont marqué une période d'émergence pour le football gabonais sur la scène continentale. De jeunes joueurs ont crevé l'écran, promettant un bel avenir à l'équipe nationale. En coupe de l'UDEAC, l'équipe nationale a fait étalage de toute sa classe. L'optimisme était palpable : "L'esprit a changé au sein du groupe !... est née...".
En 1985, le Gabon remporte la Coupe de l'UDEAC à Yaoundé, au Cameroun, une victoire acquise face aux "Lions Indomptables" (1-0) en finale. Cette victoire a suscité un engouement national et a permis au Gabon d'émerger au plan continental.
CAN 1994 : Une Participation Honorable
En 1994, le Gabon se qualifie pour la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Le parcours en phase finale sera des plus honorables, avec une qualification en quart de finale. Le Gabon a représenté dignement l'Afrique centrale à cette CAN.
Le match le plus marquant de cette CAN reste celui contre le Zaïre, où le Gabon a réalisé le match le plus plein de son histoire. Malheureusement, l'épreuve des tirs au but sera fatale aux Gabonais.
1994 Nigeria - Gabon CAN 1994
Crises et Controverses
Malgré ces moments de gloire, le football gabonais a été confronté à des crises et des controverses. Des problèmes de gestion, des conflits internes et des ingérences politiques ont affecté le développement du football dans le pays.
À une certaine époque, le championnat du Gabon ne comprenait plus que sept clubs. Cette situation a suscité de la perplexité et a mis en évidence le laxisme des responsables de l'institution. Certains clubs ont menacé de boycotter le championnat en raison du non-respect du règlement.
Ingérence Politique et Sanctions
Il n'était pas rare de voir les gouvernements africains dissoudre des équipes nationales après des résultats décevants, mais la chose était devenue plus rare après que la Fifa est devenue plus stricte envers ce type d'immixtions. La plupart des médias gabonais ne semblent pas pour autant accabler leur équipe nationale. Au sein même de la classe politique, la décision du ministère des Sports ne semble pas faire consensus.
CAN 2025 : Désillusion et Réactions Gouvernementales
Éliminée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, organisée au Maroc, l’équipe nationale du Gabon a été “suspendue” et certains joueurs “mis à l’écart”, a annoncé le ministère des Sports, mercredi 31 décembre. Les médias locaux décrivent une décision brutale, qui expose le pays aux sanctions des instances dirigeantes du football. Quelques heures après une ultime défaite contre la Côte d’Ivoire (3-2), le ministre des Sports par intérim, Simplice-Désiré Mamboula, a effectué une brève allocution à la télévision : il déplorait une “prestation déshonorante” et annonçait la “suspension de l’équipe nationale”, la dissolution du staff technique ainsi que la “mise à l’écart” de joueurs-cadres - le capitaine Bruno Ecuele Manga et l’attaquant star Pierre-Emerick Aubameyang, deux figures bien connues du championnat de France.
“C’est une décision choc qui est intervenue au lendemain d’une campagne désastreuse pour les Panthères du Gabon. […] Zéro point, dernière place du groupe F, un bilan catastrophique qui marque l’une des pires performances de l’histoire de la sélection gabonaise en CAN. Pourtant, les attentes étaient élevées”, poursuit le site d’information.
La Fédération gabonaise de football reprend urgemment la main sur ce dossier et conclut, comme prévu au départ, un accord avec AB Sport. L’incident n’est pas clos. Les Panthères, éliminées par le Nigeria en barrages africains de qualification pour le Mondial, n’entament pas leur préparation de la CAN avec la sérénité requise, ni avec les équipements nécessaires. Repoussée d’une semaine en raison d’un décalage par la FIFA de la période de mise à disposition des joueurs, la préparation du Gabon va subir un autre contretemps fâcheux : attendus pour le lundi 15 décembre, les équipements AB Sport se font attendre. Le miracle sportif n’a pas lieu ensuite. Le Gabon enchaîne les défaites et effectue son pire parcours à la CAN depuis 2000.
L'Élection de Pierre-Alain Mounguengui
En poste depuis 2014, Pierre-Alain Mounguengui a été réélu à la présidence de la Fédération gabonaise de football, ce samedi à Lambaréné. Malgré un bilan critiquable et critiqué, le président sortant a battu son principal challenger, Jérôme Efong Nzolo, avec 18 voix (54%) contre 12 (36%).
Dans la semaine, l'ancien arbitre international avait été nommé inspecteur général des services du ministère de la Jeunesse et des Sports en Conseil des ministres. Une promotion considérée comme une mise au placard et refusée dans la foulée par l'intéressé. « Cette nomination est en contradiction avec les dispositions statutaires qui régissent les agents publics de l'État », arguait Mounguengui (64 ans), en vertu du principe de limite d'âge, fixée à 65 ans pour ce type de fonctions.
Défis Actuels et Perspectives d'Avenir
La Fédération Gabonaise de Football est à la croisée des chemins. Elle doit surmonter les défis structurels, améliorer la gouvernance du football, investir dans la formation des jeunes et renforcer le championnat national. La FEGAFOOT informe que Kessany a adressé une lettre dans laquelle il évoque « l’urgence des prochaines échéances », notamment la CAN 2027.
La Fédération doit mettre de l’eau dans son vin et revoir sa position, au nom du football gabonais qui a besoin de l’intervention de son paternel. Une situation on le sait qui plait à une catégorie de personnes qui tires les ficelles dans l’ombre.
| Compétition | Meilleure performance |
|---|---|
| Coupe d'Afrique des Nations | Quart de finale (1996) |
| Coupe de l'UDEAC | Vainqueur (1985) |
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