Euro Volley-ball : Focus sur les Équipes de France et de Bulgarie

Le Championnat d'Europe de volley-ball est un événement majeur qui se déroule dans plusieurs pays organisateurs, notamment l'Italie, la Bulgarie, la Macédoine du Nord et l'Israël.

L'Équipe de France Masculine : Préparations et Composition

Le sélectionneur de l'équipe, Andréa Gianni, a dévoilé sa liste pour l'Euro 2023. Parmi les sélectionnés, Earvin Ngapeth est bien présent. Les Bleus seront donc avec Earvin Ngapeth, élu joueur MVP du dernier tournoi olympique à Tokyo. A 32 ans, le joueur récemment transféré à Ankara en Turquie, retrouve le Groupe France avec lequel il n'avait pas pu participer à la dernière Ligue des Nations, et où il n'a pas non plus disputé la moindre minute de jeu dans l'ensemble de la préparation à cet Euro 2023.

Touché à un genou, Earvin Ngapeth avait été ménagé à un an des Jeux Olympiques de Paris 2024. En son absence, l'équipe de volleyball masculine dirigée par Andrea Giani a été éliminée en quarts de finale de la Ligue des nations par les États-Unis. Avant l'Euro, l'équipe française a perdu ses deux premiers matchs de préparation contre l'Italie et la Pologne, mais a gagné contre la Slovénie lors du dernier match.

Le Programme de la France

L'équipe de France est placée dans la poule D de la compétition, en compagnie de L'Israël, la Roumanie, la Turquie, le Portugal et la Grèce. Une poule de 6 équipes où il faudra terminer dans les quatre premières places pour se qualifier pour les huitièmes de finale.

Quelques semaines après la fin des Mondiaux de volley, chez les hommes et chez les femmes, les sélections nationales peuvent déjà se plonger dans les nouveaux objectifs. Les Bleus, qui devront digérer leur élimination précoce du Mondial 2025 dès le premier tour, sont dans la même poule que l’Allemagne (11e), quart de finaliste des JO 2024 et que la Turquie (14e), quart de finaliste il y a quelques semaines aux Philippines.

Chez les hommes et les femmes, il faudra terminer dans les quatre premières places pour obtenir un ticket pour la phase finale à élimination directe.

Jean Patry, Barthélémy Chinenyeze et Antoine Brizard (de gauche à droite), ici à l'Euro 2023, ont rejoint la sélection. Les champions olympiques Jean Patry, Barthélémy Chinenyeze, Antoine Brizard et Yacine Louati ont rejoint l'équipe de France en préparation à Tours pour le deuxième tournoi de Ligue des nations, qui débute en Bulgarie.

En Bulgarie, les Bleus affronteront l'Ukraine, le Japon, la Slovénie et enfin la Turquie. Antoine Brizard devrait assumer le capitanat, rôle endossé par Trévor Clévenot au Canada, avant le retour attendu de Benjamin Toniutti, en amont du troisième tournoi, en Pologne.

Les 14 Bleus en Bulgarie:

  • Passeurs (2) : Antoine Brizard (cap.), Amir Tizi-Oualou
  • Centraux (4) : Barthélémy Chinenyeze, Moussé Gueye, François Huetz, Simon Magnin
  • Pointus (2) : Jean Patry, Théo Faure
  • Réceptionneurs (4) : Trévor Clévenot, Yacine Louati, Antoine Pothron, Noa Duflos-Rossi
  • Libéros (2) : Benjamin Diez, Luca Ramon

L'Équipe de France Féminine Face à la Bulgarie

L’équipe de France féminine de volley-ball s’est facilement imposée, 3 sets à 1, face à la Bulgarie. Devant leur public, les Bleues ont réussi une performance solide pour leur premier match de l’année. L’équipe de France féminine de volley-ball démarrait son périple estival à Metz. Le complexe sportif Saint-Symphorien accueillait un match amical entre les Françaises et les Bulgares.

Pour une première sortie, Émile Rousseaux peut se satisfaire de ce résultat positif. Le technicien des Bleues devait composer sans ses meilleurs éléments laissés au repos. Cette rencontre a permis de faire une revue d’effectif avant les grandes échéances. Pourtant, le début de match s’avérait poussif pour les coéquipières d’Amandine Giardino. Les Bleues se montraient tendues devant leur public. Très vite, la tendance s’est inversée sur une série au service de Lucille Gicquel.

Une fois l’avantage pris, l’équipe de France s’adjugeait la première manche. Mais la dynamique française était contre-carrée par des Bulgares plus incisives. Miroslava Paskova concluait parfaitement le second set face à une équipe de France sans rythme. Après cette égalité au score, Émile Rousseaux décidait de changer toute sa composition, l’occasion de voir les premiers pas d’Aminata Dia. La centrale du TFOC rentrait timidement dans la partie avant une attaque libératrice.

Le quatrième et dernier set s’avérait plus serré avec un résultat similaire. L’équipe de France s’est imposée, 3 sets à 1, au terme de ce premier match amical face à la Bulgarie. L’entraîneur des Bleues a testé l’ensemble de ses joueuses retenues pour la rencontre. Naomie Ngolongolo, Halimatou Bah et Guewe Diouf ont donné de véritables satisfactions. Quant à Aminata Dia, la Mosellane a bien négocié ses premiers sets sous les couleurs de son pays. La centrale Française donne rendez-vous aux Bulgares dans sa salle, à Terville.

Réactions et Analyses

Jean-Manuel Le Provost, entraîneur de l'équipe de France, a partagé ses réflexions sur plusieurs matchs :

  • Sur le premier match du Championnat du monde: "C'est un bon premier match de Championnat du monde, dans le sens où c'était une première pour tous les joueurs, excepté Noa (Duflos Rossi) qui a disputé le précédent Championnat du monde avec la génération du dessus. On a gagné, non sans mal, notamment dans le premier set qui a été un peu poussif dans le rythme et les intentions, mais l'équipe a fait preuve, comme d'habitude, d'une bonne capacité d'adaptabilité et de résilience."
  • Sur la victoire contre l'Algérie: "Une victoire 3-0 plutôt aisée, on savait que l'Algérie était probablement l'équipe la plus faible de la poule, l'idée pour nous était de profiter de ce match pour faire jouer au maximum l'ensemble des joueurs et garder tout le monde dans le rythme de ce Championnat du monde, qui est long. On voulait à la fois respecter notre valeur et l'adversaire, avec l'objectif de gagner 3-0, et permettre aux titulaires de se reposer."
  • Sur le match contre la Chine: "C'était le premier vrai test de ce championnat du monde. Les équipes asiatiques ont toujours un jeu atypique, on s'attendait à un gros combat et on n'a pas été déçus de ce point de vue-là. On perd le premier set 37-35, et on s'incline finalement 15-12 au tie-break."
  • Sur le match intense: "C’était encore un vrai match de championnat du monde, un combat intense, long et difficile. Comme on s’y attendait, la physionomie du match a ressemblé à celui face à la Chine. On se retrouve mené deux sets à zéro à cause d’une entame de match pas assez agressive, pas assez intense, ce n’est jamais évident au sortir d’un jour de repos."
  • Sur le match contre le Brésil: "On entame un autre tournoi avec les matchs à élimination directe. Il faut être à 100% de nos capacités. On fait plutôt un match correct contre le Brésil, avec une très bonne entame de match au niveau de la détermination."
  • Sur le match contre l'Italie: "Une belle victoire contre une belle équipe d’Italie ! On s’attendait à un gros combat contre cette grande nation du volley, qu’on a l’habitude de rencontrer. C’est une équipe qui a beaucoup évolué, on s’attendait à être mis en difficulté, mais les joueurs ont été très bon dans le combat, dans la rigueur et dans les systèmes, ils ont été bons dans la capacité à maintenir le plan de jeu et à le respecter."
  • Sur la demi-finale contre l'Iran: "Le premier set a été à sens unique, car ces Iraniens, quand ils sont à ce niveau physique, sont totalement injouables. Il a fallu faire le dos rond, attendre que l’orage passe. Ils n’ont pas réussi à tenir ce niveau d’intensité, alors que nos joueurs sont restés en meute, et très solidaires."

Euro Volley 2023 - Revanchards, les Bleus écartent la Roumanie pour rejoindre les demi-finales

Focus sur l'Euro U20

Victorieuse samedi soir de la Bulgarie (3-1), l'équipe de France a remporté l'Euro U20 et signé un Grand Chelem estival historique après avoir raflé les titres continentaux en U18 et en U22. Ce samedi, à Vrnjacka Banja, au coeur de la Serbie, l'équipe de France des U20 a fait bien plus que remporter l'Euro de sa catégorie, en dominant la Bulgarie au terme d'une finale accrochée.

Ce triomphe ne vient pas de nulle part. Il dit beaucoup de la qualité de la formation à la française, des bienfaits du Centre national basé à Montpellier et de la dynamique enclenchée depuis les premiers sacres des jeunes de la génération Benjamin Toniutti et Earvin Ngapeth dans les années 2007 et 2008, transformés ensuite en or à l'étage supérieur dès 2015 avec le doublé Ligue mondiale - Championnat d'Europe.

Face à la Bulgarie, ce samedi, l'équipe de France a fait honneur à ses devancières, en ne fléchissant pas après la perte surprise de la première manche tant elle avait roulé sur la compétition depuis le 27 août, puis en refusant de laisser le match filer au tie-break, en effaçant trois balles de cinquième set.

Dans un duel où la qualité de service-block s'est avérée déterminante, les Bleuets ont pu compter sur l'impact au contre de Yann Laurencé (5 gagnants, 10 points au final) alors que les artificiers Mathis Henno (18 points, à 15/30 en attaque, 3 contres) et Adrien Roure (19 points à 15/26 en attaque, 2 contres, 2 aces) ont encore joliment tenu la baraque, grâce à la distribution du passeur montpelliérain Amir Tizi-Oualou, élu MVP de la compétition.

Composition de l'équipe :

  • Passeurs (2) : Amir Tizi-Oualou, Arthur Kleynjans
  • Centraux (4) : Yann Laurencé, Jules Duthoit, Daniel Iyegbekedo, Haukea Maré
  • Attaquants (2) : Thomas Pujol, Joévin Wa-Bala
  • Réceptionneurs (4) : Mathis Henno (cap.), Adrien Roure, Noa Duflos-Rossi, Bastien Scherer
  • Libéros (2) : Enzo Lopez, Arthur Loubeyre

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