Histoire et Évolution de l'Étoile Sportive Ornaysienne Football

Le club de football de l’Étoile Sportive Ornaysienne (ESOF) a plus de 80 ans d'histoire. Découvrons ensemble son parcours, ses moments clés et ses ambitions.

Les Débuts du Club

L'Étoile Sportive Ornaysienne (ESO) a été créée en octobre 1938 par deux prêtres de Saint-André-d'Ornay, entourés d'un groupe de paroissiens. L'association comprenait alors essentiellement une section de basket-ball, « qui fonctionne tant bien que mal » pendant la guerre.

En 1945, l'abbé Patrice Fauconnier tente de relancer le club, en vain. « J'ai donc pensé au football. Il a fallu imposer mon choix, mon entourage y était plutôt opposé », explique-t-il à l'époque.

Développement et Stagnation

Contrairement à sa voisine, l'Amicale des écoles publiques du Bourg-sous-la-Roche, l'Étoile sportive devra attendre presque 40 ans pour atteindre la division d'honneur, niveau régional que la structure ne dépassera jamais. « Quand on n'a pas les moyens, ça prend du temps de monter, et ensuite de se maintenir », commente l'actuel président, Laurent Grelier.

Une stagnation que le dirigeant assume : « Nous ne sommes pas un club d'élite. En fait, l'association mise sur une autre section, celle des féminines, née en 1978, qui a subi une concurrence moindre que ses homologues masculins.

D2 féminine : les buts face à ESOF La Roche-sur-Yon

L'Ascension de la Section Féminine

« Elle a été créée par une vingtaine de femmes de sportifs qui s'amusaient ensemble. La mayonnaise a pris. Elles étaient entraînées par un joueur. Très vite, la section prend du galon. Elle accède au niveau national en seulement sept ans. Elle ne le quittera qu'un an. Un accident de parcours. Depuis, elle oscille entre la première et la deuxième division.

Laurent, membre du club depuis l'âge de 8 ans, témoigne : « En mai 2016, on a été relégué en D2 contre Saint-Étienne (Loire). Je m'étais beaucoup impliqué lors de cette saison. J'ai pleuré lors de mon allocution publique.

Elle n'affiche pas l'ambition de remonter, mais plutôt de continuer à faire vivre le club en l'état. « C'est déjà du travail. Pour rester en haut du podium de D2, et rivaliser avec des clubs professionnels comme Metz ou Lorient. Nous devons nous restructurer, recruter des joueuses qui ont le statut fédéral.

Et de poursuivre : « Notre philosophie repose sur l'encadrement. Nous voulons amener le maximum de nos jeunes en formation vers l'équipe première. Cela demande beaucoup d'engagement humain et de bénévoles.

Au haut niveau depuis plus de vingt ans, les joueuses de l’Esof football sont pensionnaires de deuxième division. Dans les années 2000, les filles sont mêmes montées en première division. Depuis, le football féminin a bien changé.

Malika Bousseau, a joué à La Roche-sur-Yon, en D1. Elle est ensuite devenue entraîneure, et est maintenant coordinatrice technique de la section féminine au club. Elle a vu toutes ces évolutions : « Je suis au club depuis plus de 30 ans. Nous sommes un club amateur, et il est impossible de rivaliser avec les clubs professionnels.

Aucune joueuse de l’Esof n’est liée par un contrat avec le club. « Elles sont aidées pour le logement ou pour les frais, mais n’ont pas de salaire » , détaille Malika Bousseau. Alors le club s’appuie sur ses jeunes pousses : « Nos moins de 19 ans sont en championnat national. On arrive à attirer des joueuses comme ça, car c’est un haut niveau. La moyenne d’âge de l’équipe première oscille entre 20 et 22 ans, dont une majorité de joueuses formées au club. Entre la plus jeune, Ilona Pierre-Jean, 17 ans, et appelée en équipe de France moins de 18 ans, auteure de trois buts en huitième de finale et Jessica Marchadier, il y a dix ans d’écart.

Les Hommes

En revanche, du côté masculin, la situation est différente. Nous avons perdu des joueurs majeurs cette année en descendant. Il est essentiel de rester humble. Le football, c’est une série de victoires et de défaites. J’espère que nous pourrons jouer les premiers rôles, mais il ne faut pas se mettre trop de pression, surtout en ce qui concerne la remontée ; ce n’est clairement pas notre volonté affichée.

Nous évaluerons notre position à mi-saison, car tant de choses peuvent évoluer. Au cours des quatre dernières années, nous avons remporté le championnat de R1 à deux reprises, ce qui est historique pour notre club. Nous avons également réalisé un parcours remarquable en Coupe de France, bien qu’il nous ait manqué un peu lors de notre dernier match.

L'ESOF Aujourd'hui

Aujourd’hui, forte de ses 600 licencié(e)s, l’E.S.O. Football culmine respectivement aux sommets des hiérarchies nationales (féminines) et régionales (masculines et féminines, seniors et jeunes). Ces résultats attestent de l’excellence du travail effectué par les éducateurs et les éducatrices, les joueurs et les joueuses et tous les bénévoles depuis plus de 80 ans.

Fin juin, Benoît Boudeau a pris la présidence de l'Etoile sportive ornaysienne. Benoît Boudeau est le nouveau président de l’Etoile sportive ornaysienne.

Benoît Boudeau : J’ai 36 ans et je suis un homme de club. Trente ans ici… J’ai joué dans toutes les équipes, sauf celle de première. Je suis élu depuis mes 18 ans et je ne souhaite pas être la figure de proue. Notre force de frappe nous permet de mobiliser 120 bénévoles pour un match de la Coupe de France au stade Henri-Desgrange. Nous avons un vrai savoir-faire, tant sur le terrain qu’en dehors, qui nous aide à rassembler les compétences nécessaires.

Les filles ont déjà joué en D1 et ont été vice-championnes de France. Il y a quelques années, l’Olympique Lyonnais et le PSG ont même fait le déplacement ici. Cela reste notre équipe phare. Nous avons également une seconde équipe au niveau national, les U19, qui sert de tremplin pour former nos joueuses.

Laurent Grelier vient de prendre la présidence de l'Étoile Sportive Ornaysienne de Football. Laurent Grelier, vous venez de remplacer René-Paul Boudeau à la tête du club. René-Paul Boudeau reste membre du club en charge du sponsoring. Quant à moi, j'ai débuté comme joueur à 8 ans à l'ESOF !

Un Club Mixte et Engagé

On entend souvent que l’ESO est un club de filles. Est-ce vraiment le cas ? C’est un club mixte. Nous avons la chance d’offrir du football de 3 à 93 ans, du baby-foot au foot loisirs, en passant par le foot en marchant. Nous disposons même d’une section de foot adapté. Nous comptons 640 licenciés dont 140 filles.

Dans deux ans, le club fêtera ses 90 ans et les filles y sont présentes depuis plus de 45 ans. Elles jouent donc un rôle essentiel au sein de l’association. Chez nous, il y a du football pour tous, avec une ambition qui nous pousse vers le niveau départemental, régional et national. Accueillir correctement les jeunes est fondamental.

Budget et Valeurs

Vous êtes le club le mieux classé du département avec les filles en D3. Cependant, chez les hommes, Les Herbiers, La Roche (N2), Challans, Fontenay, La Châtaigneraie, Le Poiré et Les Sables (N3) se positionnent devant vous. La hiérarchie vendéenne des clubs sur le terrain est-elle la même qu’en matière de budget ?

(Souriant) Je ne connais pas le budget de tous les clubs. Le nôtre se situe entre 560 000 et 580 000 euros, parfois près de 600 000 euros. Nous sommes un peu différents. Même en R1, certains clubs ont des budgets supérieurs au nôtre.

Néanmoins, nous effectuons un travail de fond avec les jeunes. Les joueuses et les joueurs choisissent l’ESO pour son cadre, un juste milieu entre l’ambition et l’esprit familial du club. L’ESO, c’est tout cela. Nous avons de formidables éducateurs reconnus, ainsi que des labels valorisant autant le secteur masculin que féminin. Cela n’arrive pas par hasard ; le travail acharné paie. Chaque club a sa propre histoire et image. Pour le nôtre, il est ancré dans le quartier et prône la mixité.

Nous souhaitons vivre pleinement dans notre ville en proposant diverses initiatives, allant même jusqu’à organiser des matchs de foot en prison à La Roche. Nous apportons aux familles des nouvelles maisons à La Brossardière une vie de club enrichissante, fondée sur nos valeurs. Notre projet reste constant : du football accessible à tous, ambitieux et structuré, mais avec un équilibre fragile.

Nous venons de battre notre record de partenaires, avec plus de 80, mais aucun n’engage les trois-quarts de notre budget. Ils veulent soutenir notre projet parce que nos valeurs résonnent en eux. Au stade, nous attirons les foules. Mes prédécesseurs ont toujours su mener la barque.

Défis et Perspectives

Coup dur pour les présidents des clubs féminins de foot amateur. Après calcul du fonds de solidarité, 14 équipes, dont l'Esof à La Roche-sur-Yon, se retrouvent privées de recettes. 23 sept. Le co-président de l’Etoile sportive ornaysienne football (Esof) voit rouge.

Laurent Grelier et treize autres présidents de clubs féminins amateurs s’estiment trompés par la Fédération française de football (FFF) et la Ligue de football professionnelle (LFP). Au cœur du litige : une histoire de gros sous touchant à la redistribution des 6 millions d’euros du fonds de solidarité, « alimenté par les droits télévisés », avance Laurent Grelier.

Selon les dirigeants, les clubs pros auraient fait main basse sur la quasi totalité du pactole. « 0 € pour les clubs amateurs »« Le 4 juin 2020, le Comité exécutif de la FFF annonçait un financement exceptionnel pour le football féminin (D1 Arkema et D2 Féminine) pour la saison 2020-2021, à hauteur de 6 millions d’euros. Hélas, lors de son comité directeur du 26 juin, la LFP en a décidé autrement. »Après calcul, 5,1 millions d’euros (soit 85 % de la somme) vont être versés à la D1 Féminine Arkema.

175 000 € seront fléchés vers chaque club amateur et 500 000 € tomberont dans les caisses des équipes adossées à un club professionnel masculin. Pour la D2 Féminine, 900 000 € (soit 15 % des 6 millions d’euros alloués) seront répartis entre les seuls clubs liés à un club professionnel masculin. « Soit 80 000 € pour chacun, contre 0 € pour les clubs amateurs », s’insurgent les présidents de D2, dont celui de l’Esof.

« Les modalités de répartitions sont scandaleuses, discriminantes. L'ETOILE SPORTIVE ORNAYSIENNE FOOTBALL (ESOF) est un club de football passionnant qui se consacre aux sports d'équipe. Nous sommes un club dynamique qui croit en la construction d'une communauté forte et d'une culture de l'excellence. Notre objectif est de fournir des expériences incroyables aux joueurs de tous les niveaux, des débutants aux professionnels. Nous offrons une gamme de programmes pour les jeunes et les adultes, tous conçus pour améliorer les compétences, la condition physique et l'esprit d'équipe.

Tableau Récapitulatif des Informations Clés

Aspect Détails
Date de Création 1938
Président Actuel Benoît Boudeau
Nombre de Licenciés 640 (dont 140 filles)
Budget Entre 560 000 et 600 000 euros
Équipe Féminine Évolue en D3, a déjà joué en D1
Équipe Masculine Évolue en Régional 1

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