L'Étoile de Gondeau est un club de handball martiniquais qui s'est illustré à plusieurs reprises dans les compétitions locales et nationales. Cet article retrace l'histoire de ce club et met en lumière ses performances les plus notables.

Un club historique
Club historique du championnat de France et de la région Ile de France, l’ACBB est devenu au terme d’une rencontre intense, face aux Martiniquais de l’Etoile de Gondeau, champion de France de N2.
La section handball a été créée en 1952 ; un des clubs les plus anciens de l’élite. Joué d’abord à 11 sur un terrain de football, le handball s’est orienté au début des années 50 vers des matchs à 7 en salle. Le milieu scolaire a longtemps été son terrain d’élection, avant qu’il ne devienne un sport olympique et reconnu. Ici comme dans bien d’autres domaines, l’ACBB a été un précurseur, surtout grâce à Jacques Demerlé.
Comptant bon an mal an 200 à 300 adhérents, elle peut se vanter de plus de cent trophées départementaux, régionaux ou nationaux.
Parcours et performances
Chez les hommes l'Étoile de Gondeau remporte le titre pour la deuxième année consécutive face à Sainte-Anne Cap 110 par 34 à 32. Deux victoires dans la poule des As, les lamentinois confirment leur retour au plus haut niveau en s'imposant pour la deuxième année consécutive.
Le Réveil Sportif et l'Étoile de Gondeau réalisent le doublé coupe et championnat cette saison. Ces deux formations représenteront la Martinique lors des finalités nationales qui se dérouleront à Paris du 13 au 18 juin prochain.
Quant aux garçons de l'Étoile de Gondeau, ils ont enregistré une défaite de 35 à 28 face à Cherbourg en finale du championnat de Nationale 3.
Chez les hommes, les garçons de L'Étoile de Gondeau du Lamentin n'ont pas réussi à décrocher le titre national, à l'instar de l'Espoir de Floréal en 1988. Les Lamentinois ont affronté un gardien expérimenté qui semblait avoir étudié les techniques de tir des attaquants de L'Étoile de Gondeau.
Les Robertines de l'Arsenal n'ont pas réussi à réitérer leur succès de 2022 en finale de la compétition. Les Martiniquaises ont rencontré des difficultés face à la gardienne de Besançon, qui s'est révélée être un véritable mur, contrant les différents tirs de l'équipe de l'Arsenal du Robert. Elles restent cependant fières de leur parcours au terme d'une saison riche en succès.
Après le sacre des champions ultramarins, les finalistes du tournoi des équipes d’outre-mer affronteront, les meilleures équipes nationales. Avec, pour but, de désigner les champions de France nationaux.
Côté femmes, les Martiniquaises de l’Arsenal du Robert tenteront, une nouvelle fois, de remporter le trophée de championnes de Nationale 1. Lors de la dernière édition, en 2019, elles avaient échoué en finale face à la réserve du Metz Handball. Cette fois, les Martiniquaises seront opposées à Besançon Palente, meilleure équipe de Nationale 1 de la saison.
Les Guadeloupéennes de l’Intrépide Saint-Anne tenteront, de leur côté, de remporter le titre de championnes de France Nationale 2 face à Saint-Etienne Métropole. Les Stéphanoises ont, elles aussi, réalisé une saison parfaite, avec 22 victoires en autant de rencontres. Elles ont d’ores et déjà leur ticket pour la Nationale 1 en poche et tenteront de succéder au HBC Serris au palmarès du championnat de Nationale 2.
Pour le titre de N3 messieurs, les sociétaires de Prades le Lez feront face aux Guadeloupéens de l’ASUP Baie-Mahault. Chez les hommes, Case Cressonnière aura une nouvelle chance de remporter un titre national samedi, après avoir gardé son titre ultramarin mercredi. Battus par la réserve du HBC Nantes en finale du championnat N1 en 2019, les Réunionnais seront opposés à un autre gros morceau, en finale de N2 : Vénissieux.
Les Lyonnais ont maitrisé leur saison, dans la poule 7 de Nationale 2. 22 victoires en 22 matchs, 100% de réussite, c’est également la performance qu’a réalisé la formation héraultaise de Prades-le-Lez en nationale 3. Pour confirmer sa suprématie nationale, l’équipe entrainée par Elie Blottiere devra se défaire de la formation de l’ASUP Baie-Mahault. Les Guadeloupéens sont passés près du titre de champion ultramarin mercredi, et pourraient bien prendre leur revanche ce samedi.
Finale du championnat
Le suspense, le maître mot de cette dernière soirée de finale. Chez les hommes, comme chez les femmes, le titre de Champion s'est joué aux tirs au but.
Malgré son infériorité numérique, le Club Sport a réussi à tenir tête au favori, l'Étoile de Gondeau. À la fin du temps réglementaire, le score était de 23 à 23. La séance de tirs au but est inéluctable. À cet exercice, c'est l'Étoile de Gondeau qui décroche la victoire avec 4 tirs au but à 3, score final 27 à 25.
Au bout d'un suspense à couper le souffle, l'Arsenal du Robert remporte aux tirs au but son 12e titre de champion le 5e consécutif, face à une accrocheuse équipe du MEG qui a vendu chèrement sa peau virant même en tête au repos 9-5. Les 30 dernières minutes furent un véritable mano à mano qui s'est soldé par un score final de 15-15. Il a fallu l'épreuve des tirs au but pour voir l'Arsenal triompher 4 tirs à 2.
Revivez les moments forts de la rencontre en cliquant ICI.
Un match intense contre l'ACBB
L’intensité est montée d’un cran. La chaleur et la ferveur également. À croire que les hommes de Rodolphe Gina avaient ramené avec eux la chaleur de leur île. Devant un parterre plein - sous les yeux de Béatrice Edwige, Laurisa Landré, Patrice Annonay ou encore Guynel Pintor -, et dans une touffeur digne de la halle Carpentier, l’Etoile de Gondeau et l’ACBB ont offert la plus belle rencontre de la journée.
Au jeu délié et tout en vivacité des jeunes franciliens, les Iliens ont proposé leur puissance physique et leur envie. Parés au combat, les partenaires de Mathieu Pain, l’ancien Dijonnais, dégainent les premiers (3-2, 5e). Mais leur défense énergivore et leur manque de lucidité dans le dernier geste (ou la dernière passe) mettent sur orbite Romain Perdrix (14/19) et l’ACBB (5-8, 20e).
Puis vint le moment de surchauffe où Marc Queinnec (23 arrêts) et Mathieu Pain (20 arrêts), les deux portiers, étalèrent toute leur classe dans leurs bois. Et au jeu de celui qui rate le moins, ce sont les hommes d’Olivier Le Bail qui s’en sortent le mieux, creusant petitement, mais sûrement l’écart (8-10, 25e ; 10-16, 35e).
À vingt minutes du terme, « on pensait avoir fait le plus dur en creusant l’écart, raconte Hugo Le Bail, passé par le centre de formation du Paris HB. Et là, on les voit revenir à quelques longueurs… Ça a commencé à être difficile. Mais l’histoire retiendra que c’est le plus jeune d’entre nous qui a pris ses responsabilités, et nous a permis d’asseoir notre domination en toute fin de rencontre. »
Plus appliqués et volontaires, les Martiniquais, dans le sillage du facteur X, Steff Samot, grappillent leur retard (16-19, 43e), avant de retomber dans leurs travers habituels : la précipitation et les pertes de balles (18-23, 50e ; 21-26, 55e). Mais comme un beau diable, les Iliens se sont accrochés aux dernières lueurs d’espoir, incarnées par une double exclusion temporaire en toute fin de rencontre.
Hélas, ces derniers la gèrent mal et ne parviennent qu’à repousser les Parisiens dans leur dernier retranchement (24-26, 59e). Moment choisi par Enzo de Flaviis, à peine 18 ans, pour entériner la décision.
« Cela a été probablement le match le plus dur de cette saison, commente le n°51 francilien. C’est vraiment une belle histoire, parce que cela fait quatre ans que toute cette bande de potes est revenue au club afin de le maintenir en N2. A force de travail, nous voilà désormais en N1, avec ce titre de champion en plus.
L’ACBB Hand a l’ambition de revenir au haut niveau tout en conservant la formation des jeunes talents. La formation des jeunes arbitres est une réussite : la section a obtenu le label « sifflet d’argent » pour son école d’arbitrage. Son club compte plus de 410 licenciés. Les 22 équipes ainsi formées représentent le club dans toutes les catégories d'âges filles et garçons.