Quand on parle de rugby, la Nouvelle-Zélande n’est jamais loin pour rappeler sa domination, surtout dans le rugby à 7 féminin. Les Black Ferns 7s sont presque intouchables sur la scène mondiale.
Depuis la création du Sevens Series en 2012-2013, elles ont terminé 8 fois à la première place en 11 éditions. Cette année encore, les joueuses de Cory Martin Sweeney n’ont presque rien partagé à la concurrence sur le Sevens Series. Première de la saison régulière, la Nouvelle-Zélande est presque intouchable, à l’approche des Jeux olympiques de Paris (24 au 30 juillet).
Concrètement, il n’y a eu guère que l’Australie pour apporter une véritable concurrence en termes de résultats sur le circuit, avec trois titres dont la Finale à Madrid. Un duel au sommet face à l’Australie semble s’annoncer entre les deux grandes nations d’Océanie.

Porté par les incroyables Portia Woodman (43 matchs, 27 essais) et Michaela Blyde (45 matchs, 53 essais), le jeu des Ferns semble avoir peu de failles.
Le Retour de Sarah Hirini : Un Atout Majeur
La capitaine Sarah Hirini (31 ans), blessée en décembre, va vivre ses troisièmes Jeux. On pensait son rêve envolé. Le 2 décembre 2023, le genou de l’ailière lâche au tournoi de Dubaï. Elle quitte son équipe en larmes, accompagnée d’un fantastique Haka. Un coup de massue terrible et une énorme perte pour tout le groupe des Black Ferns.
À quelques mois des Jeux de Paris, elle doit se faire opérer d’une rupture des ligaments croisés et dit potentiellement adieu à une troisième participation à un évènement olympique. Après des semaines de rééducations, elle a surpris tout le monde par sa présence dans le groupe pour Paris.
Logiquement en manque de rythme (2 matchs, 1 essai), la porte-drapeau et médaillée d’or aux Jeux de Tokyo devra rapidement monter en puissance durant la phase de poules pour tenter de porter son équipe jusqu’en finale. Difficile d’imaginer une issue négative pour les Blacks Ferns à l’approche des Jeux.

Focus sur les All Blacks : Préparation et Composition
Samedi, la Nouvelle-Zélande se rend à Chicago pour affronter l’Irlande dans un match comptant pour la tournée d’automne. Comme des rock stars, les All Blacks partent en tournée ! Ils iront, ce samedi 1er novembre, affronter l’Irlande au pays de l’Oncle Sam, à Chicago.
Dans la composition néo-zélandaise, on retiendra que Scott Barrett sera capitaine alors que ses deux frères l’accompagneront sur la pelouse. Sititi sera remplaçant tandis que Peter Lakai portera le numéro 8 et sera entouré d’Ardie Savea et de Simon Parker.
Composition de l'équipe
Le XV de départ :
- 15. Jordan
- 14. Carter
- 13. Tupaea
- 12. J. Barrett
- 11. Clarke
- 10. B. Barrett
- 9. Roigard
- 7. Savea
- 8. Lakai
- 6. Parker
- 5. Holland
- 4. S. Barrett (cap.)
- 3. Newell
- 2. Taylor
- 1. De Groot
Remplaçants :
- 16. Taukei’aho
- 17. Williams
- 18. Tosi
- 19. Lord
- 20. Sititi
- 21. Ratima
- 22. Fainga’anuku
- 23. Love
Steve Borthwick a confié le numéro 10 à George Ford et fait confiance à la majorité du XV d’Angleterre aligné contre l’Australie au début de la campagne d’automne pour affronter un autre cador du rugby mondial, la Nouvelle-Zélande, samedi 15 novembre (16 h 10) à Twickenham. L’ouvreur de Sale, George Ford (32 ans, 103 sélections), retrouve donc une place de titulaire à la charnière avec Alex Mitchell, le demi de mêlée de Northampton.
Choisi comme numéro 10 face aux Fidji, l’ouvreur Fin Smith, coéquipier de Mitchell chez les Saints, n’apparait pas dans le groupe retenu. Son homonyme Marcus Smith, utilisé comme arrière samedi, prend cette fois place sur le banc. Blessés samedi, le deuxième-ligne Ollie Chessum et l’ailier Tommy Freeman ont dû déclarer forfait. Ils sont remplacés respectivement par Alex Coles et Tom Roebuck dans le XV.

Composition de l'Angleterre
- Steward - Roebuck, Lawrence, Dingwall, Feyi-Waboso - (o) Ford, (m) Mitchell - S. Underhill, Earl, Pepper - Coles, Itoje (cap.) - Heyes, George, Baxter.
- Remplaçants : Cowan-Dickie, Genge, Stuart, Cunningham-South, T. Curry, Pollock, Spencer, M. Smith.
L'équipe de Rugby à 7 effectue sa fameuse danse victorieuse @ Jeux Olympiques Paris 29 juillet 2024
Focus sur Leroy Carter
Spécialiste du rugby à 7, Leroy Carter fera ses débuts avec la Nouvelle-Zélande samedi en Rugby Championship. Il a été sélectionné à l'aile pour affronter l'Afrique du Sud à Wellington.
L'ailier Leroy Carter, international de rugby à 7 et notamment membre de l'équipe de Nouvelle-Zélande aux Jeux Olympiques de Paris l'année dernière, fera ses débuts dans la grande équipe des All Blacks, samedi (9h05) lors de la 4e journée de Rugby Championship, à Wellington, face à l'Afrique du Sud.
Carter (26 ans) sera ailier gauche à la place de Rieko Ioane, qui a été écarté par le staff néo-zélandais, après avoir échoué à s'imposer sur l'aile. L'équipe qui défiera les doubles champions du monde en titre a été remaniée. Blessé aux côtes, l'ailier droit Emoni Narawa est remplacé par Will Jordan.
Damian McKenzie devient arrière. Noah Hotham remplace Finlay Christie au poste de demi de mêlée. Codie Taylor ayant été victime d'une commotion cérébrale, Samisoni Taukei'aho sera le talonneur des All Blacks. Enfin, le pilier Tyrel Lomax remplace Fletcher Newell.
Composition des All Blacks
- McKenzie - Jordan, Proctor, J. Barrett, Carter, - B. Barrett (o), Hotham - Sititi, Savea, Parker - Vaa'i, S. Barrett (cap.) - Lomax, Taukei'aho, de Groot.
- Remplaçants : McAlister, Williams, Newell, Holland, Kirifi, Christie, Tupaea, Love.
Le Défi Écossais
Le test-match entre l'Écosse et la Nouvelle-Zélande, samedi à Murrayfield (16 h 10, heure française), s'annonce compliqué pour les All Blacks, privés de Jordie Barrett pour le reste de la tournée. Plusieurs autres absences sont à signaler, tandis que l'Écosse aligne une équipe expérimentée.
La Nouvelle-Zélande devra donc faire sans deux de ses cadres. Le deuxième ligne Scott Barrett a été contraint de déclarer forfait après avoir reçu douze points de suture à la jambe, tandis que son frère Jordie, blessé à la cheville, manquera le reste de la tournée dans l'hémisphère Nord.
Le sélectionneur Scott Robertson a donc choisi d'aligner Josh Lord (8 sélections) en deuxième ligne et l'ancien Toulonnais Leicester Fainga'anuku (8 sélections) au centre. Le jeune troisième ligne Wallace Sititi sera également titulaire pour la première fois. Le troisième frère, Beauden Barrett, conserve sa place à l'ouverture aux côtés du demi de mêlée Cam Roigard, tandis que Ardie Savea mènera le XV néo-zélandais en tant que capitaine. Les All Blacks restent invaincus face à l'Écosse depuis le début de leurs confrontations en 1905 (30 victoires, 2 nuls).
Côté écossais, Gregor Townsend a procédé à plusieurs ajustements après la large victoire contre les États-Unis (85-0). Kyle Steyn (25 sélections) fait son retour à l'aile et formera le trio d'arrières avec Darcy Graham et Blair Kinghorn. Au centre, Rory Hutchinson sera associé au capitaine Sione Tuipulotu, tandis que Finn Russell et Ben White seront reconduits à la charnière.
Devant, Ewan Ashman occupera le poste de talonneur entre Pierre Schoeman et D'Arcy Rae, alors que Scott Cummings et Grant Gilchrist composeront la deuxième ligne. Jack Dempsey sera aligné en numéro huit, accompagné de Matt Fagerson et Gregor Brown sur les ailes.
Composition de l'Écosse
- Kinghorn - Graham, Hutchinson, S. Tuipulotu (cap.), K. Steyn - (o) Russell, (m) White - M. Fagerson, Dempsey, G. Brown - S. Cummings, Gilchrist - Rae, Ashman, Schoeman.
Depuis leur première confrontation face à la Nouvelle-Zélande en 1905, les Écossais n'ont jamais battu les All Blacks. En 32 matches, ils se sont inclinés 30 fois, pour deux matches nuls en 1964 (0-0) et en 1983 (25-25). La Nouvelle-Zélande a trouvé dans l'enceinte de Murrayfield comme une deuxième maison : c'est le seul stade où les Blacks ont joué plus de dix fois sans jamais connaître la défaite.
Lors des trois derniers affrontements, le quinze du Chardon s'était approché tout près de la victoire, menant pendant une grande partie du match en 2014 (16-24), 2017 (17-22) et 2022 (23-31).
Si le carton de la semaine dernière face aux États-Unis (85-0) est à relativiser vu la faiblesse de l'adversaire, elle dénote la bonne forme des attaquants écossais. Parmi eux, les ailiers Duhan Van der Merwe et Darcy Graham se tirent la bourre et caracolent tous les deux en tête des meilleurs marqueurs de la sélection (34 essais chacun).
Le premier ne sera toutefois pas de la partie samedi face aux Blacks. Un choix stratégique de la part du sélectionneur Gregor Townsend, qui préfère aligner Kyle Steyn, plus sûr sous les ballons hauts qu'utilisent savamment les canonniers néo-zélandais. Avec lui et Blair Kinghorn à l'arrière, le fond du terrain écossais sera bien gardé : le Toulousain est le joueur qui a remporté le plus de duels aériens lors du dernier Tournoi des Six Nations (10).
Face à l'éternelle menace offensive que représentent les All Blacks, l'Écosse pourra aussi compter sur sa solide ligne défensive. Sur les cinq derniers Tournois, le quinze du Chardon présente une réussite aux plaquages constante et au-dessus de la moyenne des autres nations : 89 % en 2025 (1er), 89 % en 2024 (1er), 92 % en 2023 (1er), 89 % en 2022 (3e), 91 % en 2021 (1er).
Le défi qui se présente samedi aux Écossais est déjà colossal. Mais la sélection va en plus devoir faire sans deux sacrés atouts : le pilier droit Zander Fagerson, toujours pas rétabli de la blessure au mollet qui lui avait déjà fait manquer la tournée des Lions en Australie, et Huw Jones, touché au tendon d'Achille.
Pour pallier l'absence de Fagerson, D'Arcy Rae a été titularisé au poste de numéro 3. Face aux gauchers néo-zélandais du genre gros format comme Ethan De Groot (1,90, 128 kg) et Tamaiti Williams (1,96 m, 140 kg), le challenge sera relevé en mêlée fermée.
Au centre, c'est le joueur de Northampton Rory Hutchinson qui devra faire oublier Jones.