Le championnat de football du Kirghizistan, connu sous le nom de Premier Liga, est le principal événement sportif du pays. Cette ligue rassemble les meilleures équipes du Kirghizistan, qui s'affrontent pour le titre de champion national. Le championnat offre un aperçu de l'évolution des clubs au fil des saisons.
Après les championnats Ouzbèke, Islandais, Japonais, Mexicain, Albanais, on vous fait voyager dans un nouveau pays exotique sur Football Campagne. Direction le Kirghizistan avec Quentin, qui nous a déjà distribué des caviars avec ses photos magnifiques de terrains prises sur le bord de la route lors de son périple en vélo autour du monde. L’année dernière le Covid est venu briser ses rêves comme un vilain tacle sur le tibia-péroné de Djibril Cissé. Alors il a du mettre son projet de côté un certain temps, avant de pouvoir reprendre la route récemment. La bonne nouvelle pour nous dans tout ça, c’est qu’il a pu nous gratifier d’un superbe reportage pendant sa traversée du Kirghizistan.
L'évolution historique du championnat de football du Kirghizistan est marquée par plusieurs étapes clés. Des premières compétitions locales à la création de la Premier Liga, le football kirghize a connu une croissance constante.
Le Futbal Klubu Alga Bichkek, abrégé Alga Bichkek, a été quant à lui fondé en 1947 et basé à Bishkek, capitale du pays. Le club est reconstruit en 2010 après deux faillites en 2005 puis 2007. Deuxième en 2020 derrière le Dordoï Bishkek, l’équipe la plus titrée du pays.
L’année dernière le Covid est venu briser ses rêves comme un vilain tacle sur le tibia-péroné de Djibril Cissé. Alors il a du mettre son projet de côté un certain temps, avant de pouvoir reprendre la route récemment.
Le championnat Kirghiz a 100 ans cette année. Un grand merci à Quentin pour nous avoir partagé ce grand moment de football, on lui donne rendez-vous bientôt pour de prochaines aventures.
Le Kirghizistan est au Qatar pour jouer la deuxième Coupe d’Asie des Nations de son Histoire. Après des qualifications rondement menées, le sort lui a livré un tirage plutôt jouable derrière le grand favori que représente l’Arabie Saoudite. Pensionnaire du groupe F, son parcours commencera le 16 janvier face à la Thaïlande, continuera le 21 face au Saoudiens avant de se terminer sur un potentiel match décisif face à Oman le 25 janvier. Entre doutes et aspirations, venez sur le chemin de la route de la soie. En route pour le football des steppes, à la découverte du Kirghizistan.
Le football kirghiz est méconnu, voire absent des cartes de notre sport. Il n’est d’ailleurs pas le sport roi au pays des grandes steppes, des montagnes et des lacs. Les nomades en dehors de la capitale Bichkek préférant « jouer » au Kok-borou, sorte de polo sans crosse ni balle, où des cavaliers se passent une carcasse de chèvre de mains en mains pour jeter celle-ci dans un large but. C’est l’histoire de ce petit pays de six millions d’habitants en Asie centrale. Territoire coincé entre l’Ouzbékistan et le Tadjikistan à l’ouest, le Kazakhstan au nord et son grand voisin la Chine au sud-ouest. Histoire d’un peuple nomade qui vivra sous influence soviétique avant de retrouver son indépendance en 1991. Nous ne parlerons pas ici des clubs du pays comme le Dordoi Bishkek, auréolé de ses treize titres. Nous ne parlerons pas non plus de son championnat qui a du mal à se faire une place dans la région. Mais nous essayerons de vous apporter un éclairage et une brève analyse sur la sélection du pays de Frunze.
Comme évoqué, le football kirghiz est plutôt méconnu et ce pour des raisons historiques, démographiques et économiques. L’indépendance en 1991 a ouvert une nouvelle ère pour celui-ci mais il a fallu du temps pour le voir sortir la tête de l’eau. En témoigne le classement FIFA de la sélection qui a longtemps stagné au delà de la 150ème place jusqu’en 2018. On notera un changement important arrivé en 2014 : la désignation d'Aleksandr Krestinin comme sélectionneur. C’est un véritable tournant. Actuel coach du Bunyodkor en Ouzbékistan, le russe va révolutionner la manière de travailler sur et en dehors du terrain.
L’arrivée de binationaux va apporter une partie de l’expérience qu’il manquait à la sélection, le tout sous la houlette du technicien né à Krasnodar. Le bilan est plutôt flatteur, le pays monte à la 75ème place du classement FIFA juste derrière la Chine, et se qualifie pour la première Coupe d’Asie des Nations de son Histoire en 2018. Après deux défaites inaugurales faces aux gros du groupe sans démériter (défaite 2-1 face à la Chine et seulement 1-0 face à la Corée, à cause du but d’un certain Kim Min-Jae), le Kirghizistan s’impose avec brio face aux Philippines et voit la lumière des 1/8ème de finale grâce à un triplé de Vitalij Lux. En phase d’élimination directe, ils rencontrent les hôtes de la compétition, les Emirats Arabes Unis. Un match qui ira jusqu’aux prolongations, après un score de parité (2-2) dans le temps réglementaire. Là, les kirghizes fatigués (et pas aidés par l’arbitrage maison) vont se faire surprendre et s’incliner sur un penalty d’Ahmed Khalil. Krestinin et son influence ont réussi à hisser le football kirghize là où il n’était jamais allé.
En 2022, lors des qualifications pour cette Coupe d’Asie des Nations, le Kirghizistan fait face à Singapour, Myanmar et au Tadjikistan. Les hommes de Krestinin, toujours en poste à cette époque, se qualifient avec brio, remportant deux de leurs trois matchs. Une victoire inaugurale face à Singapour, puis une autre face à Myanmar et enfin un nul, sans but, face au voisin et rival tadjik. La suite de match amicaux s’avère plus compliquée avec notamment deux défaites face à la Russie et l’Inde. Krestinin, lui, fatigué après neuf ans de bons et loyaux services, quitte le bateau dans le premier trimestre de 2023 pour repartir en Ouzbékistan. La fédération réfléchit alors à prendre une pointure pour essayer de passer un nouveau cap. Et c’est Stefan Tarkovic, ex-sélectionneur de la Slovaquie qui débarque en grandes pompes à Bishkek.
Son expérience continentale avec la Slovaquie est précieuse, même si ses résultats avec celle-ci sont mitigés (participation à l’EURO 2020 mais résultats décevants en qualifications pour la Coupe du Monde). Il va commencer par continuer le travail de scouting de joueurs binationaux notamment en Europe, en appelant Kimi et Kai Merk (d’origines allemandes), le premier joueur de couleur représentant le Kirghizistan Joel Kojo (d’origines ghanéenne) ou la jeune star Beknaz Almazbekov (d’origines turco-kirghize). Mais d’un point de vue tactique il tâtonne, passant du 3-5-2 au 4-4-2, du 4-1-4-1 au 4-2-3-1 sans trouver de formule miracle. Avec seulement trois victoires (dont Oman en qualification de la Coupe du Monde en novembre) en douze matchs, la préparation pour cette CAN est compliquée et Tarkovic doute. Mais, comme un rayon de soleil malgré la retraite de Lux, les deux derniers matchs de préparation du 5 et 9 janvier contre la Syrie et le Vietnam viennent changer un peu la donne. Un nul et une victoire qui signent une reprise de la marche en avant à quelques jours d’affronter la Thaïlande (113ème au classement FIFA), l’Arabie Saoudite (56ème) et enfin Oman (74ème). De quoi redonner un peu d’espoir et partir pour le Qatar le pied un peu plus léger.
Pour parler de ces matchs de poule, de la sélection et de ses objectifs, nous avons pu parler au téléphone avec un international kirghiz actuellement au Qatar et qui vient de finir sa préparation.
Sur les six groupes, les quatre meilleurs troisièmes passeront au tour suivant et notre objectif minimum est de passer au prochain tour. Nous sommes entre de bonnes mains, Nous pouvons même penser à la deuxième place si tout se passe bien. Kai Merk, symbole de la diaspora kirghize. Tu as neuf sélections, tu as marqué en qualification pour la Coupe du Monde et tu participes à cette compétition aux côtés de ton frère. Pour être honnête, je dois dire que oui. Je trouve tout cela un peu irréel surtout à quelle vitesse tout cela va depuis l’année dernière. D’être ici au Qatar, dans cet environnement, dans les meilleures conditions avec la sélection, c’est un rêve immense. Et d’en plus avoir sa famille derrière soi, avoir son frère à ses côtés c’est quelque chose de très, très spécial et qui me rend vraiment fier.
L’important c’est d’avoir tout d’abord tout le monde prêt et « fit » pour cette phase de groupes. Nous avons des qualités, celles que l’on retrouvait aussi il y a quatre ans, et nous devons jouer sur ces points forts. Mais ce qui compte aussi beaucoup, ce sont les circonstances de jeu et comment les influencer. On a perdu deux joueurs importants (Erbol Atabaev et surtout Valeriy Kichin) pendant la préparation sur blessure, mais on croit en nos capacités. Le flou règne sur la tactique kirghize.
Il est difficile de savoir quelle équipe Tarkovic va mettre face à la Thaïlande pour ce premier match du 16 janvier. On y retrouve des joueurs clefs comme le capitaine et défenseur central Tamirlan Kozubaev, à la carrière bien remplie et qui joue actuellement au Eastern SC à Hong Kong. Il est et sera l’atout défensif majeur de par son expérience en l’absence de Valeriy Kichin. Au milieu, le sort est plus incertain, mais deux noms sortent du lot. L’ex-Messi kirghize qui avait émerveillé il y a quatre ans : Gulzhigit Alykulov ! Cet ailier, encore jeune, possède une technique hors du commun et sait faire lever les foules sur ses dribbles et ses accélérations. La deuxième (très) jeune star de cette est un joueur de Galatasaray … U19. Beknaz Almabekov a dix-huit ans, c’est un ailier de poche lui aussi. Si pour l’instant il brille en Youth League et U19 Süper Lig, il n’a pas encore eu la chance de fouler les pelouses de la première division turque. Mais cette jeunesse pourrait faire la différence en sortie de banc. La paire des frères Merk au milieu et devant devrait être associée dans le couloir droit, comme aperçu lors des derniers amicaux.
Comme vous avez pu le constater, difficile de définir cette sélection kirghize, tant le flou règne dans l’après Krestinin. Mais sa jeunesse, son envie et les qualités de certains de ses jeunes joueurs liés à l’expérience des cadres pourrait faire monter une mayonnaise si le premier match face à la Thaïlande est remporté. Cette équipe pourrait comme il y a quatre ans se retrouver en huitièmr de finale, elle en a les moyens, et qui sait peut-être aller un tout petit peu plus loin.
Ce samedi 24 septembre n’était pas un jour comme un autre, pour une partie de la planète. C’est en effet à cette date que la rencontre historique opposant le Kirghizistan à la Russie a eu lieu, au stade Dolon Omurzakov de Bishkek. Une première, en 31 ans d’existence de leurs équipes respectives. Dans les gradins, pleins à craquer pour l’occasion ? Des femmes enveloppées dans le drapeau national et des hommes portant le kalpak, chapeau traditionnel en feutre. Côté kirghize, la sélection nationale est - parmi toutes celles de l’ex-URSS - celle qui peine le plus à garder la tête hors de l’eau depuis son indépendance. Ce petit pays montagneux, avec peu de ressources naturelles, demeure un des plus pauvres d’Asie centrale. Faute de financement et de soutien de l’État, le parcours de l’équipe nationale en compétitions internationales est peu glorieux.
Pour la Russie, c’est le premier match officiel depuis les sanctions de l’UEFA en février 2022. Exclue de toute compétition internationale, la Sbornaya doit se contenter de jouer contre le Kirghizistan (un des rares pays à avoir accepté de l’accueillir). Dans un pays où ce sont les sports de combat qui font l’objet de la fierté nationale, le football n’a jamais été prioritaire. Mais depuis son passage improbable en huitièmes de finale de la Coupe d’Asie des nations en 2019 et sa qualification pour la même compétition en 2022, le Kirghizistan enchaîne des performances plus encourageantes.
Surnommé « kolkhoznik » par le public kirghize pour son manque de formation professionnelle, l’entraîneur russe Aleksandr Krestinine mise sur des jeunes joueurs kirghizes ainsi que sur les descendants de la communauté historique des Allemands du Kirghizistan (dont beaucoup sont rentrés en Allemagne après la chute de l’URSS, tout en restant éligibles au passeport kirghize). Ainsi, une nouvelle génération de jeunes joueurs très prometteurs émerge depuis quelques années. Il y a par exemple Erbol Atabaïev, qui évolue en deuxième division russe au Dinamo Makhatchkala.
Une semaine avant la rencontre, le pays est secoué par une incursion des militaires tadjiks sur son territoire. Entre le 14 et le 20 septembre, les violences frontalières ont fait une grosse cinquantaine de morts kirghizes et ont déplacé plus de 130 000 habitants dans la région de Batken. Le Kirghizstan fait appel à son supposé allié militaire russe, afin d’intervenir et empêcher une véritable guerre avec le Tadjikistan. Mais, enlisée dans sa guerre meurtrière en Ukraine, la Russie refuse de se mêler dans ce conflit. D’ailleurs, en raison du deuil national décrété en réponse aux événements, la partie a bien failli ne pas avoir lieu.
Les billets ont beau avoir été mis en vente à peine 48 heures avant le début du match, les abords du stade sont bondés. À l’opposé des stades ostentatoires construits par les régimes autoritaires du coin, la sélection kirghize évolue dans une enceinte soviétique délabrée en plein centre-ville. Le président actuel Sadyr Japarov a annoncé avoir enfin les moyens pour construire un stade moderne, mais les supporters restent dubitatifs. Pendant le match, les Faucons blancs s’accrochent en tout cas à chaque ballon avec une intensité effrénée et enchaînent des belles séquences face à une équipe russe qui semble complètement désœuvrée. Résultat : le Kirghizistan ouvre le score à la 24e minute, avec une frappe sublime de quinze mètres du jeune Alimardon Shukurov qui évolue au Neman Grodno biélorusse. Extase absolue, dans les tribunes : un but contre la Russie, c’est déjà une victoire en soi.
Mais six minutes plus tard, la Russie égalise après un tacle maladroit du défenseur kirghize. Ce penalty décevant ne décourage toutefois pas le public, les chants de Alga Kirghizstan (« En avant, Kirzghizstan ! ») ne faisant que monter en volume. Quelques familles de militaires venues de la base aérienne russe de Kant, située à vingt kilomètres de la capitale, constituent un petit bloc de supporters enveloppés dans le tricolore russe. Leur interprétation de Katioucha, une chanson soviétique associée au lance-roquettes éponyme de la Seconde Guerre mondiale, est à peine audible parmi les hurlements des supporters kirghizes.
Dans le camp kirghize, justement, c’est le fameux Ali Salih İflazoğlu qui anime le public en agitant un énorme drapeau mi-turc mi-kirghize. Restaurateur turc installé à Bichkek depuis quinze piges, Ali est le capo autoproclamé des supporters de son pays turcique adoptif. En seconde mi-temps, les Kirghizes perdent de l’élan… mais la prestation russe n’est guère plus dangereuse. À l’approche du coup de sifflet final, quelques jeunes kirghizes lancent des cris (comme « Gloire à l’Ukraine », ou « Une Russie sans Poutine ») sous le regard critique de vieux hommes qui ne semblent pas trouver la démarche très drôle. Soudain, l’espoir de pouvoir décrocher un match nul face à l’ancien colonisateur s’évanouit lorsque Daniil Utkin profite d’un manque de pressing pour inscrire la réalisation décisive sur le fil (89e).
La défaite kirghize, honorable, est presque célébrée comme une victoire : le public reste sur place, les supporters applaudissent et scandent « Batken ! Batken ! » en hommage aux victimes des violences frontalières de la semaine précédente. Quand la Sbornaya quitte le terrain, les supporters kirghizes rigolent à l’idée que les joueurs russes pourraient bien décider de rester au Kirghizistan afin d’échapper à la mobilisation déclarée par Poutine la veille du match.
Aperçu des Matchs Récents
Voici un aperçu des matchs récents de la Premier Liga :
- 15:00 Aldier - Abdish-Ata -:-
- 15:00 Dordoi Bishkek - Asiagoal Bishkek -:-
Ces rencontres sont cruciales pour le classement actuel et futur des équipes.
Classement Actuel de la Premier Liga
Le classement actuel de la Premier Liga est essentiel pour comprendre la dynamique du championnat. Voici un aperçu des équipes en lice :
- Aldier
- Abdish-Ata
- Dordoi Bishkek
- Asiagoal Bishkek
Autres Compétitions et Ligues
Outre la Premier Liga, il existe d'autres compétitions et ligues qui contribuent au paysage footballistique du Kirghizistan. Ces ligues permettent de développer les talents locaux et de promouvoir le football à tous les niveaux.
Matchs Internationaux et Féminins
Le football féminin et les matchs internationaux sont également importants. Par exemple, des matchs amicaux internationaux ont lieu, comme :
MONDE: Amical International - Femmes
- 10:30 Grèce -19 F - Hongrie -19 F -:-
Ces événements contribuent à l'essor du football féminin et à la visibilité internationale du Kirghizistan.
Tableau Récapitulatif des Matchs Récents
Pour une vue d'ensemble rapide, voici un tableau récapitulatif des matchs récents mentionnés :
| Date | Match | Résultat |
|---|---|---|
| Aujourd'hui | Aldier - Abdish-Ata | -:- |
| Aujourd'hui | Dordoi Bishkek - Asiagoal Bishkek | -:- |
| Aujourd'hui | Grèce -19 F - Hongrie -19 F | -:- |
Comme on dit au pays de la steppe : « Si l’on te donne juste un jour à vivre, passes-en la moitié en selle.

Rencontre historique opposant le Kirghizistan à la Russie au stade Dolon Omurzakov de Bichkek.
100 ANECDOTES INCONNUES SUR LA CAN !
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