L'Équipe du Ghana Féminine de Football: Composition et Évolution

L'équipe du Ghana de football, surnommée les Black Stars, a été créée en 1957. Elle représente le Ghana dans les compétitions internationales masculines de football, sous l'égide de la Fédération ghanéenne de football. Elle consiste en une sélection des meilleurs joueurs ghanéens.

Le Ghana a remporté la Coupe d'Afrique des nations à quatre reprises en 1963, 1965, 1978 et 1982, et détient en 2014 le record du nombre de finales disputées (8).

Le football a été introduit en Côte-de-l'Or, colonie britannique, à la fin du XIXe siècle, par des marins et expatriés britanniques. Un club est lancé à Cape Coast dès 1903, le Hearts of Oak Sporting Club en 1911.

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Les Débuts et les Premiers Pas Internationaux

Le 28 mai 1950, la Fédération organise avec celle du Nigeria, fondée en 1945, une première confrontation entre les deux sélections nationales. Il s'agit du premier match international officiel de la Côte-de-l'Or, qui l'emporte à domicile un but à zéro. Cette date a une valeur symbolique en raison de la situation politique des deux nations, aucune n'ayant encore obtenu son indépendance du Royaume-Uni (le Ghana l'obtiendra le 6 mars 1957 et le Nigeria le 1er octobre 1960).

Cela n'empêche pas les deux sélections de se disputer chaque année à partir de 1951 et jusqu'en 1959 la Coupe Jalco. La « Côte-de-l'Or » l'emporte quatre fois, le Nigeria cinq.

La Fédération du Ghana de football (alors la Ghana Amateur Football Association) voit le jour en 1957, l'année de l'indépendance. Elle devient membre dès 1958 de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF), ce qui permet à sa sélection de prendre part aux compétitions internationales. Vainqueurs de la dernière édition de la Jalco Cup en 1959, le Ghana reste détenteur du trophée.

Le tournoi est remplacé par un tournoi régional réunissant les sélections d'Afrique de l'Ouest, la Nkrumah Gold Cup, créée à l'initiative de la Fédération ghanéenne et Kwame Nkrumah, 1er président élu du Ghana en 1960, qui voit le football un moyen de diffuser ses principes panafricanistes.

Le Ghana remporte les trois éditions qui se sont achevées, en février 1960 (victoire en finale sur le Sierra Leone, 6-2), en octobre 1960 (victoire en finale face au Nigeria, pays hôte, 3-0) et en mars 1963 (victoire en finale face au Mali, 4-0).

Le Ghana fait ses débuts en éliminatoires des grands tournois internationaux en août 1960, lors des tours préliminaires à la Coupe du monde 1962. La sélection écarte au premier tour le Nigeria (4-1, 2-2) mais s'incline ensuite face au Maroc (0-0, 0-1).

Première Participation à la Coupe d'Afrique et aux Jeux Olympiques

Sous la direction de Charles Gyamfi, les Ghanéens participent finalement à leur première phase finale lors de l'édition suivante de la Coupe d'Afrique, en 1963, en qualité de pays organisateur. Ils passent le premier tour après un match nul face à la Tunisie (1-1) et une victoire sur l'Éthiopie (2-0) et se qualifient ainsi pour la finale, organisée à Accra.

La sélection ghanéenne se qualifie ensuite à ses premiers Jeux olympiques en 1964, organisés à Tokyo au Japon, après avoir écarté le Liberia puis la Tunisie. La compétition est alors réservée aux joueurs officiellement amateurs.

Domination Africaine dans les Années 1960

Le Ghana est qualifié en tant que tenant du titre à la Coupe d'Afrique 1965. Les protégés de Gyamfi impressionnent et conservent leur titre en remportant leurs trois matchs de la phase finale, dont la finale à Tunis contre la sélection-hôte, après prolongation (3-2).

Quelques jours plus tard, le 12 décembre 1965, le Ghana signe la plus large victoire de son histoire contre le Kenya 13-0.

De nouveau qualifié pour la Coupe d'Afrique en tant que tenant du titre, il prend part à l'édition 1968 en Éthiopie, sort en tête de sa poule, écarte la Côte d'Ivoire en demi-finale (4-3 après prolongations) mais perd son titre devant le Congo Kinshasa (0-1), qu'il avait pourtant battu au premier tour.

L'été suivant, la sélection fait son retour aux Jeux olympiques, à Mexico, à la suite du forfait du Maroc qui refuse d'affronter Israël.

Le Ghana, en accord avec d'autres pays membres de la CAF, a boycotté les tours préliminaires à la Coupe du monde 1966 en raison de la trop faible place laissée aux sélections africaines par la FIFA.

Les Difficultés des Années 1970

Après une belle décennie au sommet de la hiérarchie africaine, la sélection du Ghana marque le pas au début des années 1970, malgré la victoire du Asante Kotoko de Kumasi en Coupe d'Afrique des clubs champions en 1970 et l'éclosion - éphémère - d'Ibrahim Sunday, vainqueur du Ballon d'or africain en 1971.

Alors qu'elle reste sur quatre finales d'affilée, la sélection ne parvient même pas à se qualifier aux phases finales des Coupes d'Afrique de 1972, 1974 et 1976. Les Ghanéens sont éliminés respectivement par le Togo (0-0, 0-1), la Côte d'Ivoire (0-3, 0-1) et le Maroc (2-0, 0-2, défaite aux tirs au but).

Logiquement il en va de même lors des tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1974, avec une élimination au tour final face au Zaïre (1-0, 1-4), puis lors de ceux du mondial 1978, dont le Ghana est éliminé d'entrée par la Guinée.

La sélection parvient seulement à se qualifier aux Jeux olympiques de 1972 mais y récolte trois sévères défaites dès le premier tour, notamment face à la Pologne, futur médaillé d'or (0-4).

Le Ghana fait son retour en Coupe d'Afrique en 1978, en tant que pays organisateur. Emmenés par Karim Abdul Razak, son Golden Boy, les Ghanéens devancent au premier tour la Zambie (1-0), le Nigeria (1-1) et la Haute-Volta (3-0), écartent la Tunisie en demi-finale (1-0) et remportent finalement leur troisième titre continental grâce à une victoire en finale contre l'Ouganda (2-0, doublé d'Opoku Afriyie).

Les Années 1980: Entre Espoirs et Désillusions

À la CAN de 1980, tenue au Nigeria, le Ghana, qualifié en tant que tenant du titre, est éliminé au premier tour. Tenu en échec par l'Algérie puis vainqueur de la Guinée, le Ghana est sorti après une défaite lors du match décisif face au Maroc (0-1).

Cet échec est pardonné deux ans plus tard lors de la CAN en Libye. Le Ghana, emmené par Opoku Nti, arrache pour son entrée en lice le match nul face à la sélection-hôte, poussée par tout un pays et le régime (2-2), tient en échec le Cameroun (0-0) et se qualifie pour la suite en battant la Tunisie (1-0). Après une victoire en prolongation sur l'Algérie (3-2), les Ghanéens l'emportent en finale aux tirs au but contre la sélection-hôte.

Malgré la couronne continentale de 1982, et les succès annuels dans la nouvelle Coupe d'Afrique de l'Ouest, la décennie qui suit est particulièrement rude pour la sélection ghanéenne.

À la CAN 1984, le Ghana perd ses deux premiers matchs contre le Nigeria et l'Algérie et est éliminé dès le premier tour de la compétition, même s'il sauve l'honneur en battant le Malawi (1-0).

En tour préliminaires de la Coupe du monde ce n'est pas plus brillant. En 1985, les Blacks Stars écartent d'abord la Côte d'Ivoire mais sont sortis au 3e tour par la Libye.

L'Émergence d'une Nouvelle Génération dans les Années 1990

À la fin des années 1980, le Ghana assiste à l’éclosion d'une nouvelle génération talentueuse, et notamment deux attaquants de très haut niveau : Anthony Yeboah et Abedi Pelé, qui s'imposent tous deux au plus haut niveau européen. Pièce maitresse de l'Olympique de Marseille et capitaine des Black Stars, Pelé est le 3e Ghanéen à remporter le Ballon d'or africain en 1991.

Les Ghanéens font leur retour en Coupe d'Afrique en 1992. Ils écartent au premier tour la Zambie (1-0) et l'Égypte (1-0), puis le Congo (2-1) et le Nigeria (2-1) en quart et demi-finale. Cinq des six buts ont été marqués par Pelé et Yeboah.

Privés de Pelé suspendu, les Black Stars sont tenus en échec en finale par la Côte d'Ivoire et s'inclinent finalement au bout d'une interminable série de tirs au but (0-0, tab 10-11).

La même année 1992, le Ghana devient la première sélection africaine de football à décrocher une médaille olympique lors des Jeux de 1992 à Barcelone, dont le tournoi est dorénavant réservé aux joueurs de moins de 23 ans.

Avec une sélection dont la moyenne d'âge n'atteint pas les 19 ans, mais qui compte notamment le jeune international Nii Lamptey et le jeune frère de Pelé Kwame Ayew, les Ghanéens sont battus en demi-finale par l'Espagne mais remportent la médaille de bronze en battant l'Australie (1-0) - c'est la seule médaille du Ghana à ces JO.

Pourtant les Ghanéens sont une nouvelle fois éliminés lors des tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1994 après deux défaites au Burundi (0-1) et en Algérie (1-2).

Qualifié pour la CAN 1994, le Ghana s'y incline en quart de finale, contre la Côte d'Ivoire une nouvelle fois (1-2).

À l'été 1996, les Ghanéens sont encore des Jeux olympiques. Ils battent notamment l'Italie au premier tour mais s'inclinent en quart de finale face au Brésil de Ronaldo et Bebeto (0-3).

En juin 1997, les Black Stars échouent une nouvelle fois en éliminatoires de la Coupe du monde, après une défaite décisive au Maroc (1-0) dans un stade bondé (on parle de 110 000 supporteurs marocains.

Début 1998, Abedi Pelé attaque sa dernière CAN. Peu de temps après Yeboah, Pelé arrête sa carrière internationale.

Les Années 2000: Vers un Renouveau

En 2000, le Ghana est co-organisateur avec le Nigeria de la Coupe d'Afrique des nations. Au premier tour, joué à Accra, le Ghana est tenu en échec par le Cameroun (1-1) puis bat le Togo (2-0), ce qu'il lui assure une qualification pour la suite malgré une défaite face à la Côte d'Ivoire. En quart de finale à Kumasi, le Ghana est dominé par l'Afrique du Sud (0-1).

Les supporteurs trouvent un motif d'espoir en 2001 avec la finale de Coupe du monde des moins de 20 ans jouée, et finalement perdue face à l'Argentine, pays-hôte, par les jeunes ghanéens qui ont battu pendant le tournoi le Brésil et l’Égypte notamment. Plusieurs d'entre eux, notamment les milieux de terrain Michael Essien et Derek Boateng, participent à la CAN de 2002 au Mali.

En 2003, le Ghana échoue à se qualifier à la CAN 2004. Cet échec signe le réveil des Black Stars.

En 2005, la sélection reste invaincue (8 matchs, 5 victoires) alors qu'elle dispute les qualifications aux Coupe d'Afrique et Coupe du monde 2006, fusionnées dans une poule unique. Un changement s'est opéré.

La Coupe du Monde 2006 et l'Ascension Continentale

En Allemagne les Black Stars passent le premier tour en battant, contre toute attente, la République tchèque (2-0, grâce à des buts d'Asamoah Gyan dès la 2e minute de jeu puis de Sulley Ali Muntari à la 82e minute), puis les États-Unis, sur le score de 2-1 (buts de Haminu Draman et Stephen Appiah, sur penalty). Ils ne perdent que leur premier match de poule contre les futurs champions du monde italiens (0-2, buts d'Andrea Pirlo et de Vincenzo Iaquinta).

Seule nation africaine à se qualifier pour les huitièmes de finale, le Ghana s'incline contre le Brésil, tenant du titre (0-3, buts de Ronaldo, Adriano et Zé Roberto).

Après sa performance en Coupe du monde, le Ghana reste l'une des valeurs sûres du continent. Il est désigné pays-hôte de la CAN 2008 où il espère faire un bon parcours. Lors du premier tour, il bat successivement la Guinée en match d'ouverture (2-1), puis la Namibie (1-0) et le Maroc (2-0). En quart de finale, il s'impose contre le Nigeria (2-1).

Lors de la coupe du monde 2010, le Ghana tombe dans le Groupe D avec l'Allemagne, la Serbie et l'Australie. En huitièmes de finale, le Ghana l'emporte sur les États-Unis (2-1), ce qui permet aux Black Stars d'accéder aux quarts de finale pour la première fois de leur histoire. Il y sont éliminés par l'Uruguay aux tirs au but (1-1, 4-2). Durant ce match, l'uruguayen Luis Suárez commet une faute à la 120e minute alors que le score est de 1-1, en sauvant volontairement avec les mains une reprise de la tête du Ghanéen Dominic Adiyiah. Il écope naturellement d'un carton rouge. Asamoah Gyan manque la transformation du pénalty.

En 2014, le Ghana se qualifie une troisième fois d'affilée en Coupe du monde.

Le Ghana ne se qualifie pas pour la Coupe du monde 2018 en Russie, terminant troisième de leur groupe de qualification derrière l'Égypte et l'Ouganda.

Lors de la Coupe d'Afrique des nations 2019 en Égypte, le Ghana dans la poule D affronta le Bénin (match nul 2-2) le Cameroun (match nul 0-0) et la Guinée-Bissau (victoire 2-0) Les Black stars terminèrent 1er du groupe. En 8es de finale ils furent sortis aux tirs au but par la Tunisie.

Qualifié pour la Coupe d'Afrique des nations 2021 au Cameroun, les Ghanéens sortirent dès le premier tour pourtant dans un groupe abordable avec les Lions de l'Atlas du Maroc les Panthères du Gabon et les Comores.

Tout de même, les Black stars emmené par le technicien local Otto Addo se qualifièrent pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. l'Uruguay défaite 2-0.

Le Ghana a attendu l'édition 2006 en Allemagne pour participer à sa première phase finale de son histoire, où il a atteint les huitièmes-de-finale, et réalisé la meilleure performance d'une sélection africaine lors de cette édition.

Lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, le Ghana crée la sensation en étant la seule équipe africaine à passer le premier tour. Elle bat les États-Unis en huitième de finale avant de chuter contre l'Uruguay aux tirs-au-but au terme d'un match épique.

Lors de ce match, le Ghana ouvre le score dans les arrêts de jeu de la première mi-temps grâce à un tir de 30 mètres de Sulley Muntari. Dix minutes après le retour des vestiaires, Diego Forlán remet les équipes à égalité avec un coup franc qui prend à contre-pied le gardien des Black Stars.

À la fin du temps réglementaire, les équipes ne se sont toujours pas départagées. Durant les prolongations, les ghanéens se montrent plus frais que les uruguayens et pressent très haut sur le terrain. Malgré les actions offensives répétées, ils ne parviennent pas à concrétiser.

À la dernière minute de la prolongation, le Ghana bénéficie d'un bon coup-franc excentré. Mensah centre dans la surface de réparation, Boateng le prolonge d'une tête vers l'arrière, le gardien uruguayen Muslera repousse sur Appiah qui reprend le ballon de volée mais l'attaquant uruguayen Luis Suárez contre le ballon sur la ligne de but. Adiyiah reprend de la tête ce ballon et alors que la balle file droit au but, le même Luis Suarez la repousse des mains. Il est expulsé et l'arbitre désigne le point de penalty. C'est Gyan qui se charge de le tirer. Il fait une frappe puissante qui heurte la barre transversale et sauve l'Uruguay.

Lors de la séance des tirs-au-but, Gyan rattrapera sa bourde en inscrivant le premier penalty pour le Ghana mais cela ne les sauvera pas de l'élimination.

Lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil, le Ghana tombe dans un groupe relevé, avec l'un des favoris de cette coupe du monde l'Allemagne, le Portugal de Cristiano Ronaldo et les États-Unis...

Le Onze d'Élite de la Compétition

Dans les buts, Chiamaka Ndozie a confirmé son statut de référence avec des prestations autoritaires tout au long du tournoi. En défense, la latérale Michelle Alozie s’est imposée par son activité incessante.

La créativité de la capitaine marocaine Ghizlane Chebbak, meilleure buteuse du tournoi avec 5 buts, a été récompensée d’une place au milieu de terrain, aux côtés de la Ghanéenne Grace Asantewaa et de la Sud-Africaine Refiloe Jane.

Le Ghana place deux cadres dans ce onze d’élite : la latérale Portia Boakye et la milieu Grace Asantewaa, toutes deux remarquables de constance malgré l’élimination des Black Queens en demi-finale.

Sur le banc des remplaçantes, on retrouve plusieurs autres noms de premier plan : la puissance offensive de la Zambienne Barbra Banda et la vélocité de sa compatriote Racheal Kundananji, la régularité de la Sénégalaise Nguenar Ndiaye, la solidité de la Nigériane Osinachi Ohale ou encore la technique de l’Algérienne Chloé Yamina N’Gazi.

Évolution du Jeu et Performances Offensives

L'édition 2024 s’est distinguée par un jeu résolument tourné vers l’offensive : 66 buts ont été inscrits en 26 rencontres, soit une moyenne de 2,54 buts par match, en nette progression par rapport aux 2,25 de l’édition précédente.

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