L'Équipe de Volley de Poitiers: Palmarès et Joueurs Emblématiques

L'histoire du volley-ball à Poitiers est riche et passionnante, marquée par des moments de gloire, des figures emblématiques et une passion locale indéfectible. De ses racines modestes à son statut actuel au sein de la Marmara SpikeLigue, le club a connu des hauts et des bas, mais a toujours su rebondir, porté par un esprit de combativité et un attachement profond à sa ville.

Les Premières Heures de Gloire et l'Héritage de Frédéric Lawson-Body

Chaque Poitevin connaît son nom : Lawson-Body. Ce patronyme est aujourd’hui figé dans le temps. L'histoire d'amour entre le volley-ball et Poitiers a débuté avec Frédéric Lawson-Body, un joueur togolais dont le talent spectaculaire a propulsé le volley-ball sur le devant de la scène locale. Son jeu a captivé le public et a contribué à populariser la discipline dans la région.

Le natif de Lomé n’aura passé que cinq années dans la Vienne, de 1985 et 1989. Mais Frédéric, Fred, est à tout jamais lié à Poitiers. Parce que la ville s’est mise à aimer le volley grâce et avec à lui. Parce que la salle omnisports bâtie en 1970 du côté de la Ganterie porte précieusement son nom. Le “ temple du volley ” honore son dieu depuis près de trois décennies. Ce bâtiment un peu vieillissant mais toujours debout, au toit en forme de coque de bateau renversée qu’il a tant de fois fait chavirer.

Avec ses smashs surpuissants, sa détente spectaculaire et surtout son sourire enjôleur, Lawson-Body était un volleyeur exceptionnel doublé d’un homme extraordinaire, à la gentillesse débordante. Malheureusement, son décès prématuré des suites d'une méningite en 1989 a laissé un vide immense, mais son héritage perdure et son nom reste associé à la salle emblématique du club. Comme pour mieux oublier ce 14 octobre 1989 quand, après une semaine de soins intensifs, il s’en est allé, sous les coups de 18 heures, emporté à 33 ans par une méningite bactérienne foudroyante. Laissant un club et une ville orphelins.

Des dirigeants visionnaires, tels que Jean-Michel Roche, ont également joué un rôle crucial dans le développement du club, en capitalisant sur l'engouement suscité par Lawson-Body et en structurant le club de manière durable.

Depuis 1989, le n° 7 n’est plus porté au Stade Poitevin. En hommage au dernier joueur à l’avoir eu floqué sur le torse et dans le dos : Frédéric Lawson-Body. Joueur du SPVB entre 1985 et 1989, le spectaculaire attaquant togolais est tragiquement décédé, emporté par une méningite foudroyante, il y a trente ans et deux jours.

Dans la salle qui porte son nom depuis trois décennies, le club poitevin tenait à saluer sa mémoire, hier, avant la première rencontre à domicile de cette saison 2019-2020 face à Nice. Cet hommage a pris la forme d’une belle minute d’applaudissements, les yeux tournés vers le grand portait de “ Fred ”, après que la vice-présidente du comité olympique togolais, Nathalie Djatougbe Noameshie, et le maire de Poitiers, Alain Claeys, de retour de la présentation officielle du prochain Tour de France à Paris, aient pris la parole.

« C’est un modèle pour tous les sportifs et surtout les volleyeurs du Togo, s’est exclamée la première arbitre internationale africaine. Je vous remercie de garder le souvenir de Lawson-Body vivant. »

Hommage à Frédéric Lawson-Body au Stade Poitevin Volley Beach

Les Premiers Titres

Dans les années 90, Jean-Michel Roche est toujours aux manettes. Le club parvient à se stabiliser définitivement dans l'élite à partir de 1993, malgré quelques soucis financiers. Une formation de seigneurs se met ensuite en place, et celle-ci (Soica, Jurkovitz, Bigot, Meneau, Dascalu) décroche en 1996 le premier trophée de l'histoire du club : la Coupe de France, face à Cannes, devant près de 2.500 personnes montées à Paris.

La Coupe de France 1996 : Le Premier Trophée d'une Longue Série

L'année 1996 marque un tournant dans l'histoire du club, avec la victoire en Coupe de France, le premier trophée majeur de son palmarès. Cédric Énard, actuel manager du club, se souvient avec émotion de cette époque, où il était un jeune spectateur admiratif de l'équipe première. Cette victoire a galvanisé les joueurs, les supporters et toute la ville, et a jeté les bases d'une période de succès.

1999 : Le Sacre National et une Soirée d'Allégresse

Trois ans plus tard, en 1999, Eric N'Gapeth est entraîneur, Jean-Michel Roche manager. Duerden, Croes, Lemarrec, Daquin puis Chambertin font le bonheur de l'équipe, qui soulève son premier titre de champion de France. Le 9 mai 1999 restera gravé dans les mémoires comme le jour où Poitiers a remporté son premier titre de champion de France. L'équipe, portée par un collectif soudé et un entraîneur charismatique en la personne d'Eric Ngapeth (père d'Earvin), a dominé la saison régulière et a surmonté tous les obstacles en play-offs.

Laurent Chambertin, ancien passeur du Stade Poitevin Volley-Ball, se souvient de cette période comme d'un moment de vie exceptionnel. Christine Vignaud, supportrice du club depuis 24 ans, raconte que la salle était pleine comme un œuf.

Cédric Énard, qui était joueur au sein de cette équipe championne, décrit ce titre comme un événement fondateur pour sa carrière professionnelle. Il se souvient d'une saison régulière de très haut vol, avec une seule défaite à Ajaccio, et d'une préparation spécifique pour les play-offs mise en place par Eric Ngapeth.

Cette victoire a propulsé Poitiers parmi les grands clubs de volley-ball français et a marqué le début d'une ère de succès et de reconnaissance nationale.

Les Années Dorées

Depuis plusieurs années, l'engouement est total à Poitiers, où la salle de Lawson-Body est pleine à craquer à chaque match. En 2002, avec Marc Francastel à la barre, l'équipe s'adjuge sa deuxième Coupe de France. Entre temps, le Stade Poitevin dispute la Coupe d'Europe, et régulièrement les premières places du championnat.

Olivier Lecat devient l'entraîneur du club en 2006. Des joueurs de classe mondiale évoluent dans le Poitou : Baranek, Hansen, Kieffer, Samica, Rouzier. En 2007 et 2008, le SPVB échoue en finale du championnat de France, mais s'impose en 2011.

Installé dans l’élite à partir de 1992, le Stade Poitevin devient rapidement l’un des phares du volley français, vainqueur de deux Coupes de France (1996, 2002), deux fois champion de France (1999 sous la direction d’Eric Ngapeth, le père d’Earvin, 2011 avec les futurs membres de la TeamYavbou Antonin Rouzier et Nicolas Maréchal), participant à deux Final Four de Coupe de la CEV (2002, 2007) et un de Challenge Cup (2008).

«Les murs transpiraient tant il y avait de monde dans la salle Lawson-Body, se remémore Duhagon. J’avais les yeux grand ouverts, aux côté de Jacques Yoko, Laurent Chambertin au début des années 2000, c’était une période incroyable.»

Les Années 2000 : Confirmation et Nouveaux Défis

Après le titre de 1999, Poitiers a continué à briller sur la scène nationale, en remportant une nouvelle Coupe de France en 2002 et en atteignant la finale du championnat à plusieurs reprises (2000, 2007, 2008). Le club s'est affirmé comme une valeur sûre du volley-ball français, capable de rivaliser avec les meilleures équipes.

Cependant, le début des années 2010 a été marqué par des difficultés financières qui ont conduit à la liquidation judiciaire du club en 2012.

2011 : Un Nouveau Titre de Champion de France

Après des années de reconstruction, le club a renoué avec le succès en 2011, en remportant un nouveau titre de champion de France. Cette victoire a confirmé le retour au premier plan du club et a démontré sa capacité à surmonter les épreuves.

2012-2013 : la descente aux enfers

A la suite du second titre apparaissent de sérieuses difficultés financières. Le trou se révélera abyssal, plus de 560 000 euros ! Le club est placé en liquidation judiciaire en juin 2012 après une dernière finale de Championnat perdue contre Tours (0-3).

«Ce fut une déchirure pour beaucoup dans le volley de voir disparaître ce club historique, une vraie place forte de notre sport où régnait une telle ambiance», souligne Vincent Duhagon.

Le club repartira en Nationale 1 (3e niveau français) sous un nouveau nom : Stade poitevin volley beach.

2013-2015 : la renaissance

Deux ans après la chute, Poitiers reprend son ascension : promotion en Ligue B et vainqueur de la Coupe de France amateur. Le club enchaîne une nouvelle montée en 2015 et retrouve l’élite cette saison.

Son joli recrutement (le Néerlandais Nimir, le Cubain Poey, les Serbes Janic et Bjelica...), paie et il est aujourd’hui co-leader de la Ligue A !

Duhagon : «C’est une belle histoire humaine, tout le monde a mis les bouchées doubles pour construire une équipe compétitive.

La Coupe de France 2020 : Un Trophée Controversé

La saison 2020 a été marquée par la pandémie de Covid-19, qui a perturbé le calendrier sportif et a conduit à l'annulation de nombreuses compétitions. Dans ce contexte particulier, la Coupe de France a été attribuée à Poitiers, qualifié pour le Final Four, mais sans avoir à disputer la finale. Cette décision a suscité des réactions mitigées, certains estimant que le titre n'avait pas la même valeur en raison des circonstances exceptionnelles.

Brice Donat, l'entraîneur de Poitiers, a exprimé sa frustration de ne pas avoir pu jouer la finale, tandis que Claude Berrard, le président du SPVB, s'est dit irrité de ne pas avoir pu disputer le match et déçu pour le club de Toulouse, qui avait réalisé un excellent travail pour organiser le Final Four.

Malgré la controverse, ce trophée reste une ligne supplémentaire au palmarès du club et témoigne de sa régularité au plus haut niveau.

Après l'annulation du Final Four de la Coupe de France, le week-end dernier à Toulouse, le trophée revient à Poitiers, vainqueur sans jouer.

La Coupe de France 2020 de volley est attribuée à... Poitiers. Qualifié pour le Final Four, qui devait se dérouler les 26 et 27 septembre à Toulouse, mais avait finalement été annulé, le SPVB devrait remporter le trophée sans avoir joué.

La décision a été rendue par la Commission centrale sportive de la Fédération française ce mardi, en vertu du règlement des compétitions. Elle a également infligé une amende de 7500 euros à Tours, qui avait refusé de jouer la finale face aux Poitevins, après l'annulation des demi-finales en raison de cas de Covid détectés à Toulouse et Paris.

Le TVB a sept jours pour faire appel auprès de la Commission fédérale d'appel. « Je ne commenterai pas la décision de la Commission centrale sportive, déclare Yves Bouget, le président du TVB. Mais passer par la Commission alors qu'on a annulé la compétition me paraît à la fois dérisoire et semble vouloir pousser le psychodrame. C'est la responsabilité de la Fédération de donner cette image. Je ne vois pas de raison de ne pas faire appel. »

Si la décision est confirmée, Poitiers remportera sa troisième Coupe de France après celles de 1996 et 2002. « Ce titre n'aurait aucune saveur, se désole Brice Donat, l'entraîneur de Poitiers. Nous avons eu énormément de frustration, ç'a été un moment horrible à vivre. Vous vous préparez comme des fous, et au dernier moment on vous dit que vous n'allez pas jouer... »

Claude Berrard, le président du SPVB, s'en remettra à la décision du bureau ou du comité directeur du club, qui se réunira vendredi soir et votera l'acceptation ou non du trophée, à bulletin secret. « Je suis irrité de ne pas avoir joué la finale, et je suis déçu pour le club de Toulouse qui a fait un boulot énorme. Il n'y avait aucune raison de ne pas disputer cette finale. Tout se retourne contre nous, car quoi que je fasse désormais, la décision sera critiquée : si nous refusons la Coupe, mes joueurs m'en voudront, et si nous l'acceptons, ce ne sera pas glorieux. »

L'Arrivée d'Earvin Ngapeth : Un Coup de Maître et un Retour aux Sources

L'arrivée d'Earvin Ngapeth à Poitiers au début de la saison 2024-2025 a été un événement majeur pour le club et pour le volley-ball français en général. Ngapeth a expliqué que son retour à Poitiers était motivé par son désir de se rapprocher de sa famille et de retrouver les racines de sa carrière. Il a également souligné son attachement à la ville et au club, où il a vécu ses premières grandes émotions de volley-ball.

Son premier entraîneur, Ludwig Proust, se souvient qu'il avait dès ses débuts "une main et une vision du jeu exceptionnelles". Cédric Enard, l'actuel coach du SPVB, décrit également Ngapeth comme un joueur “viscéralement” attaché à Poitiers, son “village”.

L'arrivée de Ngapeth a suscité un immense engouement auprès des supporters et a renforcé les ambitions du club pour la saison à venir.

L'Avenir : Ambitions et Défis

L'Alterna Stade Poitevin Volley Ball aborde l'avenir avec ambition et détermination. Fort de son histoire, de son palmarès et de son effectif de qualité, le club aspire à retrouver les sommets du volley-ball français et à briller sur la scène européenne.

Le club peut également compter sur le soutien indéfectible de ses supporters, qui sont un atout précieux dans la réalisation de ses objectifs.

En inscrivant Earvin Ngapeth, joueur emblématique de l’équipe de France de volley, le club de Poitiers affiche de grandes ambitions pour la saison à venir en Marmara SpikeLigue. L’effectif est désormais complet, avec l’arrivée de Franco Massimino et de Simon Magnin, tout deux ancien joueur de Nantes-Rezé.

Tableau des Titres et Distinctions du Lawson Body Poitiers Volley

Compétition Année
Coupe de France 1996
Championnat de France 1999
Coupe de France 2002
Championnat de France 2011
Coupe de France 2020

Le Stade Poitevin s'active pour boucler la période de transfert. Le réceptionneur-attaquant italien Giacomo Raffaelli (1,98 m, 24 ans) arrive de Ravenne où il a évolué trois saisons. Le joueur est également international. Il dispute actuellement la Ligue des nations avec la Nazionale.

Le club poitevin a annoncé également, lundi, l'arrivée de l'expérimenté Steve Peironet (1,84 m, 34 ans). Le libero n'a disputé que neuf matches cette saison avec Sète, où il évolue depuis 2016, avant de se blesser à l'épaule et de se faire opérer. Le joueur français, passé en Ligue A par Ajaccio, Beauvais, Montpellier, vient pour se relancer. Il s'est engagé pour une saison dans la Vienne. Il pourra épauler le jeune libero Luca Ramon.

Lors du match contre Athènes à l'Arena Futuroscope, l'Alterna SPVB a signé jusqu'ici une sacré performance en éliminant le Pana d'Athènes et Bucarest pour son retour sur la scène continentale. Ce soir, place aux Allemands de Friedichshafen. En jeu : une place pour les quarts de finale de CEV Cup.

Après un long voyage en train depuis Poitiers, les joueurs de l'Alterna SPVB sont bien arrivés mardi soir sur les rives du lac de Constance. Séance vidéo, reconnaissance de la salle... Les Poitevins ont pris leurs marques, mais ce qui fera la différence pour le manager de l'équipe Cédric Enard, c'est la détermination.

"Il faudra arriver concentrer, bien rentrer dans la rencontre et faire ce qu'on produit depuis trois matches". S'il y en a bien un qui connaît la valeur de l'adversaire du jour, c'est bien le manager de l'Alterna. Pendant cinq ans quand il était sur le banc de berlin, Cédric Enard a ferraillé avec l'un des tous meilleurs clubs d'Allemagne, vainqueur de la ligue des champions 2007 et qui compte 13 championnats et 16 coupes nationales à son palmarès.

Bonne nouvelle pour Poitiers, hormis le central canadien Pearson Eshenko qui se remet d'une entorse à la cheville, l'équipe est au complet. Quant à la dynamique, le Stade reste sur trois victoires d'affilée en trois manches (contre Bucarest, Cannes et Paris). On fait difficilement mieux comme préparation.

Poitiers / Friedichshafen, coup d'envoi ce soir dans le Bade-Wurtemberg à 19h. Le match retour aura lieu le 18 février à 20h à la salle Lawson-Body.

En volley, début ce vendredi soir des quarts de finale. Des play-offs que le club de Poitiers n'avait plus disputés depuis quatre ans. Cette fois, l'Alterna SPVB est de retour. Face à Tourcoing, tout récent vainqueur de la coupe de France, et qui a battu trois fois l'Alterna cette saison.

L'Alterna Stade Poitevin Volley-Ball est rentré de Tourcoing avec une victoire 3-0, déplacement pour un match Marmara SpikeLigue. Poitiers enchaîne et se prépare maintenant à affronter Lüneburg en Allemagne pour la CEV Cup.

C'est désormais officiel, le club de Poitiers, qualifié pour la coupe d'Europe la saison prochaine, jouera finalement la coupe de la CEV. Initialement invité à disputer la Challenge Cup, l'Alterna SPVB profite de la qualification de Montpellier en Ligue des champions pour être surclassé.

Ce jeudi 2 octobre, l'Alterna Stade Poitevin Volley-ball a organisé son "Media Day" à la salle Lawson-Body à Poitiers.

Jouant actuellement la septième finale du championnat de France de volley-ball de son histoire, l’Alterna Stade poitevin Volley-Ball marque une nouvelle page de sa grande histoire.

L’histoire d’amour entre le volley-ball et Poitiers débute lorsqu’un Togolais d’une vingtaine d’années, du nom de Frédéric Lawson-Body, foule le parquet poitevin. "C’était le joueur spectaculaire, qui a mis le volley au-devant de la scène", se souvient Cédric Énard, actuel manager du club. "Il a rendu la discipline hyperspectaculaire et qui a attiré le public." Le joueur décède d’une méningite le 14 octobre 1989.

Certains dirigeants ont également une place importante dans l’histoire du club, comme Jean-Michel Roche. "Il a été présent en tant que joueur, joueur-entraîneur, puis manager, avant de partir de Poitiers. C’est lui qui a créé, et qui a surfé sur cette vague Frédéric Lawson-Body. Il a su développer le club, de A à Z.

tags: #equipe #de #volley #poitiers