Entraîneurs Hongrois Célèbres de Handball : Innovation et Héritage

Le handball, sport collectif dynamique et technique, a été influencé par des figures marquantes, dont plusieurs entraîneurs hongrois. Cet article explore l'impact de ces entraîneurs, de leurs innovations tactiques à leur contribution au développement du handball moderne.

Un match de handball aux Jeux Olympiques.

Gusztáv Sebes : Le Précurseur du "Football Socialiste"

Gusztáv Sebes, ancien contremaître chez Renault et bon joueur de foot, a été nommé à la tête de l'équipe de Hongrie en 1949 avec le titre de ministre adjoint des Sports. Communiste convaincu, il y a développé un style de jeu précurseur qu'il a appelé le «football socialiste», où chaque membre de l'équipe jouait un rôle égal et était capable de jouer à chaque poste, 20 ans avant la naissance du «football total» à proprement parler aux Pays-Bas.

Emmené par Ferenc Puskas, son célèbre «Onze d'Or hongrois» est invaincu pendant quatre ans et arrive favori à la Coupe du monde 1954, mais s'incline au terme d'un tournoi épique contre l'Allemagne de l'Ouest. Le palmarès de Sebes en tant qu'entraîneur ne dépassera pas les deux lignes: champion olympique 1952 et champion d'Europe centrale 1953.

Sebes a prononcé cette phrase après une victoire de son équipe 6-3 contre l'Angleterre à Wembley: «Nous avons joué comme nous l'a appris Jimmy Hogan. Quand l'histoire de notre football sera racontée, son nom devrait être écrit en lettres d'or.»

Jimmy Hogan : L'Arrière-Grand-Père du Football Total

Si Sebes est le grand-père du football total, Hogan en est l'arrière-grand-père. Considéré comme un des pionniers du football en Europe continentale, cet Anglais a entraîné entre 1910 et 1939 aux Pays-Bas, en Autriche, en Hongrie, en Suisse, en Allemagne et en France. Adepte de la possession de balle, il avançait des idées souvent rejetées en Angleterre mais il a influencé une génération entière d'entraîneurs européens, dont Sebes, donc. Son palmarès, lui, se limite à une finale olympique avec l'Autriche en 1936.

Janos Gyurka : Un Entraîneur Hongrois Contemporain

Aujourd'hui, des entraîneurs comme Janos Gyurka continuent de faire vivre l'héritage du handball hongrois. En tant qu'entraîneur du Motherson Mosonmagyarovar (MMKC), il prépare son équipe pour des compétitions européennes, comme le match crucial contre les Neptunes de Nantes.

Composition de l'équipe MMKC dirigée par Janos Gyurka :

  • Gardiennes : 11. Mihaly, 31. Szemerey
  • Joueuses de champ : 2. Toth E., 6. Albek, 10. Sztankovics, 18. Bardi, 20. Farago, 21. Mistina, 22.Stranigg ; 28. Lancz (SVK), 29. Ivancok, 32. Szemerey, 33. Toth N., 44. Csire, 49. Kovacs, 96. Toth G.

Ce match est crucial pour la qualification en quart de finale, et l'absence de la brillante Eszther Toth à l'aller n'a pas empêché l'équipe de Szemerey de se battre jusqu'au bout. L'enjeu est de taille, et l'équipe de Helle Thomsen devra faire face à un défi de taille sur le parquet hongrois.

Les Neptunes de Nantes, avec des joueuses comme Oriane Ondono, chercheront à s'imposer face à cette équipe hongroise déterminée. Oriane Ondono a continué d’écrire d’une superbe façon son histoire, en rose - comme en bleu - et compte bien cette fois ne pas s’arrêter là, voir plus loin que la phase de groupe.

L'Évolution du Handball

En 1954, le sept apparaît en compétition officielle (Mondial en Suède). Plus technique, plus rapide, plus spectaculaire, il mettra à peine dix ans pour détrôner le onze. En 1976, la Fédération Internationale comptait 68 pays et plus de 3 millions de joueurs.

Les premières traces de jeux similaires au handball remontent à la France médiévale ainsi que chez les Inuits du Groenland à la même époque. Dans les années 1900, un Irlandais du nom de Casey introduisit un jeu semblable au handball aux États-Unis. Cependant, on considère que le handball est un sport de conception danoise. Le Danois Holger Nielsen créa les règles du handball moderne (håndbold) en 1898.

En 1919, le professeur allemand Carl Schellenz, de l'École normale germanique d'éducation physique de Leipzig, propose une adaptation du Torball (sorte de « balle au but » pratiqué par les femmes allemandes). La Fédération internationale de handball voit le jour en 1928. Le jeu se pratique alors en extérieur, à 11 contre 11. Le handball est un sport de démonstration aux Jeux de Berlin en 1936.

Le handball est très peu pratiqué avant la Seconde Guerre mondiale en France, mais en septembre 1941 on assiste à la mise en place, avec l'aide du régime de Vichy, d'une fédération française autonome. De plus, le handball fait son entrée dans les programmes du sport scolaire. La fédération est interdite et dissoute fin 1944 au titre de l'Ordonnance d'Alger du 2 octobre 1943 (Statut des groupements sportifs et de jeunesse, Journal officiel de la République française du 7 octobre 1943).

Dans les années 1960, le handball à onze est progressivement abandonné au profit du handball à sept. Ce sport jadis pratiqué en extérieur trouve refuge dans des gymnases. Le dernier championnat du monde à 11 a lieu en 1966. Le handball fut longtemps considéré comme un sport de complément, pratiqué l'hiver au chaud dans les gymnases.

Au handball, le but du jeu est de faire entrer la balle dans le but adverse plus de fois que son adversaire. Le principe est de dribbler avec le ballon ou faire une passe à un coéquipier.

Une rencontre oppose deux équipes et se déroule généralement en deux mi-temps, chacune séparée par une pause à la mi-temps de 15 minutes (10 selon les anciennes règles). Un temps mort d'une minute est disponible par équipe et par mi-temps, la seule contrainte à la prise d'un temps mort c'est que dans les 5 dernières minutes du match il ne peut y avoir qu'un temps mort de pris (règle du 1er janvier 2012).

Chaque équipe se compose de sept joueurs sur le terrain et de remplaçants (joueurs de champ ou gardiens) généralement au nombre de cinq. Une équipe est généralement constituée d'un gardien de but et six joueurs de champ, répartis la plupart du temps en deux ailiers (droit et gauche), deux arrières (droit et gauche), un demi-centre (ou arrière-central) et un pivot.

Postes des joueurs :

  1. Gardien de but : dans les buts.
  2. Ailier gauche : dans le coin gauche, le long de la ligne de touche.
  3. Arrière gauche : à 1/4 du terrain en partant de la gauche.
  4. Arrière central ou demi-centre : au centre du terrain.
  5. Pivot : le long de la zone des 6 mètres, circulant essentiellement au centre.
  6. Arrière droit : à 1/4 du terrain en partant de la droite.
  7. Ailier droit : dans le coin droit, le long de la ligne de touche.

L'aire de jeu est un rectangle de longueur de 40 mètres et de largeur 20 mètres comprenant une surface de jeu et deux surfaces de but. Une zone de sécurité devrait entourer l'aire de jeu.

Le but est placé au milieu de chaque ligne de sortie de but. Les buts doivent être solidement fixés au sol ou aux murs derrière eux (s'il y en a). Les montants du but sont reliés à une traverse. Leur arête postérieure est alignée sur le côté postérieur de la ligne de but. Les montants et la traverse doivent présenter une section carrée de 8 cm.

La ligne de but est tracée entre les poteaux d'un but ; elle fait 3 mètres de long. La ligne extérieure (ligne arrière ou ligne de sortie de but) prolonge la ligne de but au fond du terrain, de façon à ce que le but se situe au milieu de la ligne ; les deux lignes extérieures délimitent le terrain en longueur (40 mètres). Les lignes latérales (lignes de touche) délimitent la largeur du terrain (20 mètres). La ligne médiane relie les milieux des lignes de touche.

Devant chaque but se trouve la surface de but (appelée aussi "zone"). Elle est délimitée par la ligne de surface de but (ligne des six mètres), tracée de la façon suivante : une ligne de 3 mètres de long, parallèle à la ligne de but et éloignée de 6 mètres du but, et deux quarts de cercle de 6 mètres de rayon chacun qui relient la ligne de 3 mètres de long à la ligne extérieure.

La ligne de limitation du gardien de but (ligne des quatre mètres) est une ligne de 15 cm de long tracée parallèlement devant le but, à une distance de 4 mètres. La ligne de jet franc (ligne des neuf mètres) est une ligne discontinue, tracée à 3 mètres de la ligne de surface de but, et donc à 9 mètres du but. La ligne de changement (une partie de la ligne de touche) de chaque équipe s'étend de la ligne médiane à une distance de 3,5 mètres de celle-ci. L'extrémité de cette ligne de changement est marquée par une ligne parallèle à la ligne médiane.

Toutes les lignes tracées sur l'aire de jeu font partie intégrante de la surface qu'elles délimitent.

Le jeu se pratique avec un ballon rond de 58 à 60 cm de circonférence et d'un poids compris entre 425 et 475 grammes pour les hommes (taille 3) et de 53 à 56 cm de circonférence pour un poids de 325 à 400 grammes pour les femmes (taille 2). La pression intérieure du ballon est de 0.4 atm.

Chez les catégories jeunes, les tailles des ballons varient de la taille 00 pour les plus jeunes à la taille maximum pour les catégories « -18 ans » garçons ou filles.

Les matchs sont généralement dirigés par deux arbitres (à partir du niveau régional) aidés par un chronométreur et un secrétaire.

Au handball, les joueurs de champ ne peuvent jouer le ballon (dont la taille varie selon les différentes catégories d'âges et de sexes) qu'avec les mains (en réalité, ils peuvent très bien user de la tête, des fesses, du coude, de la cuisse...). Est considéré comme faute tout ballon touchant une partie du corps inférieure aux genoux (mais de nouveaux règlements tendent à ne compter pour faute qu'un contact volontaire de cette dernière partie).

Seul le gardien a la possibilité de détourner le ballon du pied (sauf à l'extérieur de sa zone, où il est considéré comme un joueur de champ), mais certainement pas de jouer le ballon au pied. Les joueurs peuvent dribbler avec le ballon, et faire au maximum trois pas, ballon en main. La saisie du ballon par les deux mains à la fois stoppe le dribble (et du coup, impose un tir ou une passe). Également si le ballon passe au-dessus de la main dont se servait le joueur pour dribbler.

Quand une équipe fait tourner la balle sans aucune intention d'attaque, les deux arbitres lèvent le bras pour demander aux joueurs concernés d'attaquer. Si ce n'est pas respecté dans un délai de 10 secondes, et que l'équipe ne prend donc pas compte de l’avertissement des arbitres, la balle est rendue à l'adversaire.

Par une ligne latérale : l'équipe qui a touché le ballon en dernier concède une touche à l'équipe adverse. Par une ligne arrière : le ballon revient au gardien si c'est un joueur adverse ou le gardien lui-même qui le met derrière la ligne.

La position des joueurs sur le terrain près du but dépend des tactiques mises en place. La plus classique est la position dite en « 5-1 » (ou 1-5); elle consiste à défendre sur la zone pour les 5 afin de contrer les tirs de loin ou de parer les 1 contre 1, et à prendre un adversaire jugé dangereux en strict ou à contrer les passes pour le défenseur en avant. La position dite en « 6-0 » (ou 0-6) est tout aussi courante.

Chaque équipe peut bénéficier de trois temps mort par partie, ce qui fait un ou deux temps mort par mi-temps, d'une durée de 1 minute. L'obtention de cette coupure de jeu nécessite d'être en possession de la balle et de déposer son carton vert à la table de marque.

Les arbitres sont placés de manière à embrasser le jeu de manière globale mais sans en être trop éloignés afin de voir toutes les actions de jeu, régulières et irrégulières, qui sont faites par les joueurs.

En France, c'est la Commission centrale d'arbitrage, commission de la FFHB, qui est chargée de la formation, du suivi, des désignations et du développement du corps arbitral.

Mis à part la tentative isolée en 1936, le handball moderne fait son entrée au programme olympique en 1972, à l'occasion des Jeux de Munich. La Yougoslavie s'impose chez les hommes tandis que l'URSS remporte l'or chez les femmes. Ces deux nations dominent dès lors les palmarès internationaux.

Avant cette date, les championnats du monde constituaient le seul rendez-vous planétaire, voyant s'imposer à l'époque des nations comme l'Allemagne, la Tchécoslovaquie, la Suède et la Roumanie.

Corée / Hongrie F 07 1996 | 1/2 F Jeux Olympiques d'Atlanta handball 🤾‍♂️

Avec la professionnalisation de certains championnats nationaux en Europe occidentale et l'éclatement de l'URSS et de la Yougoslavie, la France (double championne olympique en 2008 et 2012, quadruple championne du monde en 1995, 2001, 2009, 2011 et double championne d'Europe en 2006 et 2010) ou plus récemment l'Espagne (championne du monde en 2005) ont également pu décrocher quelques titres majeurs.

Le handball international est dominé par les pays européens, chez les hommes comme chez les femmes. Seule exception notable, la Corée du Sud, dont l'équipe féminine fut double championne olympique en 1988 et 1992 et trois autres fois finaliste, et championne du monde en 1995.

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