Le handball à Nancy a connu des moments de gloire et des périodes difficiles, marqués par des succès sportifs et des défis financiers. Cet article explore l’histoire du handball nancéien, les figures emblématiques qui l’ont façonné, et les enjeux auxquels le club a dû faire face.
Les débuts et l'essor du SLUC Nancy Handball
La situation actuelle rappelle celle de la disparition d’un autre club professionnel nancéien : celle du SLUC Nancy handball, rebaptisé ASNL Handball lors de la saison 2001-2002. Malgré un maintien sportif en première division grâce à une 9ᵉ place au classement, le club fait faillite et une partie des joueurs rejoint l’ASPTT Nancy, qui évoluait alors au 3ᵉ niveau français. La belle aventure de cette équipe menée par le mythique entraineur serbe Sandor Rac s’était terminée en eau de boudin.
En grandissant, Claude Rousseau a intégré la section sport-étude de Bar-le-Duc en prenant une licence au SLUC Nancy où il a pu évoluer en Division Nationale 1 dans les années 80.
Après cinq années de purgatoire en Pro B, le Sluc Nancy Basket va disputer de nouveau les joutes de l'élite du basket français en Betclic Elite. En cinq ans, le club a changé, mais aussi le paysage entier du basket français. Le 23/09/2022 à 18:14 Le Sluc Nancy Basket retrouve la Pro A, après son succès ce vendredi soir à Gentilly, face à Chalon/Saône (76-56). Les Couguars ont attendu la seconde période pour définitivement étouffer leur adversaire et signer une 13ème victoire de rang, grâce à un Stéphane Gombaud en feu (30 points).
Sport et hand, Olivier Krumbholz en rêve très tôt, « déjà à l’école primaire, je commençais à jouer. Quand j’étais au collège, je pensais plus au handball qu’aux cours. Je n’étais pas un élève très sérieux, ni brillant, j’aimais bien m’asseoir près des fenêtres pour regarder dans la cour les matchs de foot des copains ».
Destin lorrain - Olivier Krumbholz
Le Grand Nancy Handball: Entre espoirs et désillusions
Le Grand Nancy Handball, qui évoluait dans l’antichambre de l’élite pour la saison 2024-2025 a été rétrogradé administrativement en troisième division par la Commission nationale d'aide et de contrôle de gestion (CNACG). Mais selon nos confrères de l'Est Républicain, le jury d'appel aurait émis mardi 8 juillet 2025 "des doutes quant à la réalisation du budget sur les recettes annexes et les partenariats privés". Si le recours de Nancy auprès du CNOSF est rejeté, le seul club professionnel masculin lorrain sera celui du Sarrebourg Moselle Sud Handball.
Les handballeurs nancéiens ont dû cravacher pour obtenir ce résultat qui leur permet de souffler au classement. Mené de 7 buts au milieu de la première période, le Grand Nancy ASPTT (GNAB) était mal embarqué face à Limoges. A force de volonté, les Meurthe et Mosellans sont venus à bout d’un autre mal-classé (30-31), dans un match tendu.
Il fallait gagner pour enfin lancer la saison. Mission accomplie pour les hommes du coach Stéphane Plantin, qui ont bataillé pour écarter Limoges Hand 87. Pour la manière, il faudra encore patienter. Les Nancéiens ont soufflé le chaud et le froid. «Aujourd’hui nous devons retenir que le résultat, insiste Stéphane Plantin. Il était indispensable de l’emporter pour retrouver la confiance afin de continuer à avancer dans notre projet.»
Cette victoire est loin d’être anecdotique. Elle met en exergue les qualités de cœur de cette jeune équipe du GNAB, de quoi regonfler le moral des troupes dans un championnat de Pro D2 équilibré. «Je garde en mémoire avant tout l’abnégation et la débauche d’énergie que les joueurs ont mis pour revenir dans le match, lâche Stéphane Plantin. Cette victoire est une récompense mais pas un aboutissement.»
La fragilité du GNAB en Haute-Vienne (87), ne peut qu’inciter à la prudence. L’inconstance affichée contre Limoges, s’explique aussi par des nouveaux systèmes de jeu que la formation nancéienne est en train d’apprivoiser. Le travail ne manque pas pour le staff technique, il lui faudra également de la patience pour atteindre l’objectif du maintien en Pro D2.
La défaite ce jeudi du Grand Nancy Métropole Handball face à Saran, 27-29, est une réelle contre-performance dans la course au maintien. Le Grand Nancy Métropole Handball (GNMHB) défait face à Saran ce jeudi à Gentilly (27-29) a réalisé une mauvaise performance contre un concurrent direct au maintien en Starligue. Les Nancéiens peuvent regretter de ne pas avoir su enterrer leur adversaire à plusieurs reprises dans ce match. Malheureusement , cette attitude est récurrente cette saison.
Yérime Sylla: Un nouvel espoir pour le Grand Nancy Métropole Handball
Alors que Benjamin Braux et son adjoint Charles Celhay ont signé un contrat de trois ans à Saint-Raphaël qui commencera en juin prochain, le Grand Nancy Métropole Handball était à la recherche d'un nouvel entraîneur pour la saison prochaine. L'actuel dernier de Starligue a finalement trouvé le candidat qui lui convient le mieux en la personne de Yérime Sylla. L'entraîneur de 52 ans a signé en Lorraine pour les deux prochaines saisons.
Avec Sylla, Nancy fait le choix d'un entraîneur expérimenté, qui a notamment officié à Dunkerque (adjoint puis entraîneur principal, de 2006 à 2012) et à Cesson-Rennes de 2014 à 2018, où il a renouvelé année après année l'exploit du maintien avec le plus petit budget du championnat. Également sélectionneur de la Belgique (en poste de 2015 à 2018, il a repris cette fonction l'année dernière), Sylla officiait depuis 2020 à Kaërjeng, dans le championnat luxembourgeois.
Ce vendredi, Hervé Alt, le président du Grand Nancy Métropole Handball annonce le nouvel entraîneur du Grand Nancy Métropole Handball. Il s'agit de Yérime Sylla, ex-joueur professionnel, ancien coach de Cesson-Rennes et de la sélection belge. Objectif : continuer à faire grandir le club.

Yérime Sylla, le nouvel entraîneur du Grand Nancy Métropole Handball (source: estrepublicain.fr)
Olivier Krumbholz: Une figure emblématique du handball lorrain
Olivier Krumbholz, entraîneur et sélectionneur de l’équipe de France féminine de handball, né à Longeville-lès-Metz, ne trahit pas son style, il la joue modeste. Il l’est, il ne joue pas. Pas le genre fanfaron, ni mordu des paillettes, certains le comparent à l’entraîneur de l’équipe de France de foot, le discret Aimé Jacquet. La popularité d’Olivier Krumbholz doit à un palmarès décoiffant, un franc-parler - parfois dans la rubrique colérique - et une éthique du coaching.
« Je suis un pur Lorrain, un pur Messin de l’agglomération messine. Ma famille a traversé le XXe siècle comme on peut l’imaginer dans l’est de la France, avec des histoires assez incroyables. On porte tous ce patrimoine et si je suis très intéressé par l’histoire, c’est parce qu’elle éclaire le présent et nous avertit sur l’avenir. Je suis aussi de très près l’actualité, notamment internationale, qui me passionne. Je pense d’ailleurs que pour être un bon entraîneur, il faut être ouvert sur le monde et sur les autres et j’ai par moments essayé d’aider les joueuses à s’ouvrir sur ce monde, à sortir un petit peu de leur bulle, parce que ça les enrichit ».
Quatre ans plus tôt (1), il soulignait déjà sa méfiance des rapports étriqués et figés : « Je garde confiance dans l’humain, je dis toujours : le seul plaisir sur terre, c’est les autres. C’est pour ça que je fais du sport collectif. Ce qui me passionne le plus, c’est la relation avec l’autre. Ce sont les autres qui nous font avancer ».
Olivier Krumbholz : « Je suis revenu en courant. Plusieurs joueuses m’avaient demandé si j’accepterais de revenir les entraîner et du tac au tac, j’avais répondu : je traverserais tous les océans à la nage pour revenir vous entraîner. Ça les a convaincues que j’avais envie, que j’avais encore la patate. Un entraîneur doit être lui-même. À partir du moment où il se théâtralise, il perd toute authenticité et ne peut pas, par exemple, développer de charisme. Il faut rester soi-même tout en apprenant à évoluer. Je le dis souvent : on ne change jamais mais on évolue. Moi, je suis un colérique terrible mais j’ai appris à me discipliner, sans me travestir. Il y a des choses qu’on peut dire avec colère, mais toujours avec respect.
En visitant son parcours (lire par ailleurs), où le sport et le hand s’imposent dès l’enfance, on reçoit dix sur dix la puissance des vibrations et des émotions de sa vie, celle d’un joueur, puis entraîneur de hand désormais auréolé : « L’entraîneur lorrain laissera une trace indélébile dans l’histoire du sport français », écrit Jérôme Poirier. On comprend d’autant mieux à l’énoncé de son éthique du coaching.
Avec les multiples victoires internationales d’Olivier Krumbholz à la tête des Bleues (championnes d’Europe 2018, championnes du monde 2003, 2017 et 2023, championnes olympiques en 2021…) et son parcours hors-norme d’entraîneur « le plus titré de l’histoire », on ne note même plus les sous-titres, les vice-podiums, les succès en Coupe de France, lorsque Olivier Krumbholz entraînait le club de Metz, ni ses sélections en tant que joueur en équipe de France dans les années 80, en « solide arrière-gauche » (2). Époque lointaine et fondatrice.
La force forgeant ce palmarès, il l’a en partie puisée à Metz. Né à Longeville-lès-Metz en 1958, d’un père mosellan, d’une mère marnaise, il est écolier à Montigny-lès-Metz, « J’avais intérêt à me tenir à carreau parce que mon père étant professeur d’éducation physique dans cette école, il savait dans la journée toutes les bêtises que je faisais », puis collège Barbot, à Metz. « Je suis ensuite parti à Bar-le-Duc, en 1974, quand je suis rentré en seconde. C’était l’époque de la création des sections sport-études et la Lorraine avait choisi non pas Metz mais Bar-le-Duc. Les deux tiers des étudiants étaient des Messins, exilés à Bar-le-Duc. Je suis ensuite venu étudier à Nancy ».
Olivier Krumholz, avant d’entraîner, joue au SMEC (Stade messin étudiants club) avec ses frères, on parle alors du « trio Krumbholz », faisant écho à un autre trio de la même région (du côté de Ban-Saint-Martin), celui des frères Zvunka, célèbres footballeurs. L’un d’eux, Georges est le père de Corinne Zvunka épouse Krumbholz, elle aussi figure du hand et capitaine de l’équipe de France dans les années 90.
Les défis financiers et les espoirs pour l'avenir
Malgré les efforts et les succès sportifs, le handball à Nancy a souvent été confronté à des difficultés financières. La rétrogradation administrative du Grand Nancy Handball en est une illustration récente. Ces défis soulignent la nécessité d'une gestion financière rigoureuse et d'un soutien accru des partenaires privés et des collectivités locales pour assurer la pérennité du club.
Seul le résultat compte. Les Nancéiens se sont montrés solidaires face à Limoges.
Avec un tiers de son effectif en moins, le Grand Nancy Métropole est allé s’incliné ce vendredi à Billère, 28-27. Clairement en manque de rotation, Louis Prevost et ses coéquipiers ont été malgré tout vaillants et vont devoir passer par les barrages pour disputer les playoffs.
Le HBC Nantes reçoit ce vendredi (20 h 30) à la H Arena pour le compte de la septième journée de Starligue, Nancy, promu parmi l’élite, pour la première fois de son histoire. Les Lorrains pointent à la 13e place avec deux succès à Toulouse et Cesson. Ils sont dirigés par un enfant du cru, Benjamin Braux, qui après des passages remarqués à Massy et Tremblay effectue sa troisième année à Nancy avant de rejoindre l’an prochain Saint-Raphaël.
On s’appuie surtout sur les joueurs d’expérience car nous en avons tout de même qui connaissent la première division. Ils doivent nous apporter cette maturité et cette stabilité. Après, on a aussi l’insouciance de la jeunesse et de la découverte. Nous avons beaucoup de joueurs issus du cru qui découvrent en effet ce niveau. C’est un savant mélange de tout ça. On va jouer à Nantes qui est l’une des salles, si ce n’est la meilleure salle, pour faire du spectacle dans le handball français. C’est toujours intéressant de disputer ces matches-là.
On est content d’avoir pris deux victoires, d’autant plus que ce sont deux belles, face à Toulouse, un Européen, en plus à l’extérieur, et Cesson qui a réalisé deux grosses perfs contre Montpellier et Nantes. On a raté des matches, comme Aix, après on a été plutôt bon contre Satin-Raphaël, Créteil, où justement nous avons tenu 45’. À Chartes, on a le regret d’avoir perdu sur la dernière action alors que nous avions la possession. On va donc dire qu’il est conforme aux ambitions du club, conforme à notre niveau actuel. Ça veut dire que l’on est capable d’embêter toutes les équipes durant un certain temps et que si on arrive dans le money time, il y a quelques matches qui basculeront pour nous. C’est de prendre un peu de maturité car on manque encore d’expérience.
C’est une fierté, en étant né ici, en ayant joué quand j’étais tout petit dans ce club-là. Je suis content d’avoir ramené Nancy en première division, du moins d’avoir contribué à le faire en étant l’entraîneur de cette équipe car ce sont les joueurs qui gagnent les matches particulièrement. L’aspect émotionnel d’un club, c’est toujours un plus mais ce n’est pas ce qui me motive tous les jours. Moi, c’est de gagner des matches, que ça soit avec Nancy, Massy, Tremblay ou plus tard Saint-Raphaël.
« Combien d’entraîneurs ont 12 ans de LNH derrière eux comme moi ? Par rapport à Anti ou Canayer, certainement, maintenant ça fait tout de même douze ans de suite que j’entraîne en LNH, je ne suis pas certain qu’en Starligue il y ait plus de la moitié des entraîneurs qui aient 12 ans de LNH derrière eux. Par exemple, Entrerrios, il a moins d’expérience d’entraîneur que j’en ai. Il faut quand même le dire. Ça fait douze ans que j’entraîne, avec toujours des résultats positifs. Si on prend Nantes, Cesson, Limoges, Saint-Raphaël, ils n’ont pas 12 ans de LNH, par conséquent je ne me considère pas comme un entraîneur neuf. Je me considère comme un entraîneur qui a douze ans d’expérience sur le très haut niveau et a fait ses preuves. Je n’ai pas de complexes d’infériorité ou quoi que ça soit par rapport à ça, ce n’est pas parce que l’on est jeune (38 ans). Non. La reconnaissance médiatique se fait par les victoires et les clubs que l’on entraîne. C’est vrai que l’on est plus médiatique quand on dirige un club européen, c’est aussi pour ça, si je ne recherche pas la médiatisation mais la performance dans le travail, que Saint-Raphaël m’a fait confiance pour la saison prochaine. Ils ont vu qu’il y avait de la compétence et non recruté par une vision de l’esprit. Je n’ai pas de complexe d’infériorité ou de supériorité d’ailleurs, je travaille tous les jours pour faire partie des meilleurs.
Pour cette nouvelle interview du vendredi, nous sommes allés à la rencontre d’un personnage connu dans le territoire Lorrain : Claude Rousseau. Très présent dans le Handball et les événements Grand Estois, venez découvrir celui qui pose avec Rok et Koolette ! Merci à lui d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Je m’appelle Claude Rousseau. Je suis un Lorrain, Meurthe et mosellan, encore en activité mais plus pour longtemps. Le handball est une passion. Je suis tombé dedans quand j’étais petit, initié par mon père, et je n’en suis jamais sorti.Mon autre passe temps est, modestement, le théâtre.
Mon parcours handballistique a commencé vers l’âge de 9 ans, licencié au club de Flavigny sur Moselle. A l’époque le handball se jouait en plein air sur un terrain en bitume.
Ensuite, mon parcours professionnel m’a amené à prendre une licence au club de Jarville Jeunes, club pour lequel la mairie m’a mis à disposition en tant qu’animateur/entraîneur.
Aujourd’hui j’ai une licence dirigeant au sein du Grand Nancy Métropole Handball.
Avant d’être élu au sein de la Ligue Grand Est, j’ai fait partie du Conseil d’administration de la Ligue de Lorraine. A la fusion des régions, j’ai poursuivi mon mandat d’élu lors de la 1ère mandature de la LGE avec la liste conduite par Jean Marie Noël.
Conclusion
L'histoire du handball à Nancy est une saga faite de passion, de défis et d'espoir. Des figures emblématiques comme Olivier Krumbholz et Yérime Sylla ont marqué et continuent de marquer le club de leur empreinte, tandis que les joueurs et les supporters restent fidèles malgré les difficultés. L'avenir du handball nancéien dépendra de la capacité du club à surmonter ses défis financiers et à construire un projet sportif solide et durable.
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