L'Histoire des Entraîneurs du Racing Rugby : De la Fondation à la Modernité

Le Racing Club et le Stade français : une histoire de frères rivaux, une histoire de rugby faite de mêlées, d’essais transformés et de démêlés qu’il faut essayer de démêler ! Rien ne va plus dans le rugby parisien : le Stade français et le Racing 92 ont failli fusionner !

Les Débuts du Racing Club

Fondation du Racing Club (1882)

Allez, lisons le journal, Le Figaro, le 19 juin 1882 : « Tous et tout au sport. Jusqu’aux lycéens qui s’en mêlent. C’est ainsi que la brillante jeunesse de Fontanes vient de fonder le Racing Club. » Oui, en 1882, le lycée Fontanes est l’un des plus prestigieux de Paris. Nous le connaissons aujourd’hui sous un autre nom : le lycée Condorcet.

Les enfants de la bonne société qu’il accueille aiment le sport mais le quartier de la gare Saint-Lazare n’est pas des plus propices à l’activité physique. Ils se réunissent donc au Bois de Boulogne et fondent, en 1882, le Racing Club, une association multisports avec beaucoup de course à pied mais aussi du tir au pigeon : « Tous nos compliments aux fondateurs du Racing Club. C’est une bonne idée à condition que les coureurs ne se casseront pas les jambes », lit-on dans le Figaro.

Ce qu’ignorent encore ces jeunes sportifs, c’est qu’un autre club va bien vite venir leur casser les pieds !

Fondation du Stade français (1883)

Un an après la création du Racing Club, d’autres lycéens fonde le Stade français ! En 1883, des gamins du quartier latin, élèves au lycée Louis-le-Grand, se réunissent au Protocope, café historique du quartier de l’Odéon : ils y boivent des coups et créent une association sportive.

Dans le quotidien La Presse, le 5 décembre 1884, elle est présenté comme une imitation du Racing Club : le Stade français est une « société de courses à pied » qui « se réunit deux fois par semaine sur la terrasse de l’Orangerie des Tuileries ».

Ainsi, à l’origine, ces deux clubs proposent plusieurs sports parmi lesquels il y a le rugby football ! Un sport étrange qui se joue avec un ballon à la forme rigolote et que l’on peut attraper avec les mains. Bizarre…

Premier championnat de France de rugby (1892)

Quand les deux clubs parisiens sont fondés dans les années 1880, le rugby est un sport très marginal. Il y avait bien eut un Paris Football Club quelques années plus tôt mais il a disparu : pour ceux qui veulent pratiquer le rugby, il y a désormais le choix, c'est-à-dire deux clubs où, soyons honnêtes, on pratique surtout la course à pieds.

Nous voici maintenant en 1892. Le Racing a dix ans et le Stade français, sont cadet, en a neuf… Pour les deux clubs, 1892 est une grande année : ils participent au premier championnat de France de rugby, plus exactement le premier championnat interclubs pour des associations non scolaires.

Il est nécessaire nous arrêter quelques instants sur cet événement fondateur, parce que… disons qu’il est assez particulier : il n’y a que deux équipes en compétitions ! Un championnat avec seulement deux clubs se réduit à un match, qui se joue le 20 mars 1892 sur la pelouse de Bagatelle, au bois de Boulogne.

Pour ce premier championnat, les deux équipent qui s’affrontent sont celles du Racing Club et celle du Stade français. Impossible de se tromper : le gagnant sera parisien ! Pourtant ce match n’est pas qu’une gentille bagatelle : le public est nombreux au rendez-vous et la presse se fait écho de l’événement.

Il faut dire que l’arbitre est le baron Pierre de Coubertin. C’est le Racing qui gagne, quatre points à trois.

Une histoire d'amitié et de rivalité

Le Petit Journal, le 27 mars 1892, constate alors que, « de l’avis des amateurs présents, parmi lesquels beaucoup d’Anglais, la partie a été la plus intéressante qui ait été jouée en France jusqu’à ce jour ».

L’histoire et la rivalité des deux clubs s’expriment désormais avec un ballon ovale ! Le Racing Club et le Stade français : raconter leur relation d’amitié et de rivalité serait retracer l’histoire du rugby français.

La finale du championnat de 1892, remporté par la Racing, est suivie l’année suivante d’une nouvelle finale entre les deux clubs. Cette fois, c’est le Stade français qui gagne. Ces Parisiens qui dominent les premières années du rugby sont peu à peu rejoins par d’autres clubs : l’Olympique, le Stade Bordelais, le Toulousain…

Depuis, le Racing Club de France est devenu le Racing Métro puis le Racing 92, toujours aux couleurs bleu ciel et blanc. Aujourd’hui, espérons que l’avenir reste rose et que le bleu du ciel ne s’assombrisse pas !

Les Entraîneurs Emblématiques du Racing

Aux tout débuts du football, les équipes n'avaient pas d'entraîneur au sens où on l'entend aujourd'hui, notamment car ce n'était qu'une activité dominicale et qu'il n'y avait pas d'entraînement en semaine. Le coaching était réalisé par les capitaines, le premier côté Racing ayant été Burns.

Dans les années 1910, Lucien Choine a instauré et animé des entraînements plus organisés avant certains matches importants, sans que l'on puisse forcément dire pour autant qu'il était l'entraîneur, puisqu'il agissait aussi en tant que président.

Dans les années 1920, les principaux clubs ont commencé pour certains à prévoir des séances en semaine, suivies de manière irrégulière, et de fait plutôt dédiées à de l'entretien physique. Pour le Racing, c'est à un joueur d'expérience qu'était confiée la direction des entraînements, le hongrois Lothka ayant notamment tenu ce rôle au tournant de la décennie 1930.

Les Caractéristiques & rôles d'un #coach adjoint dans le #football moderne #guardiola #ancelotti #tv

Entraîneurs Notables du Racing :

  • Jimmy Hogan (1932-1933): Le premier entraîneur choisi pour le Racing professionnel était un technicien anglais ayant pas mal bourlingué en Europe, ayant notamment été champion de Hongrie dans les années 20 avec le MTK Budapest.
  • Curtis Booth (1933-1935): Le second entraîneur du RC Paris était également un anglais ayant oeuvré dans divers pays, mais avec un CV moins clinquant que son prédécesseur.
  • Georges Kimpton (1935-1938): Toujours anglais, son successeur était l'ex-entraîneur de l'équipe de France lors de la coupe du monde 1934.
  • Victor Mestre (1939-1940): L'entraîneur le plus inattendu de l'histoire du club !
  • André Jacquemet (1947): Ancien footballeur du Red Star et de Sète, mais également joueur de tennis de haut niveau, a pris la suite de Fischer quelques mois.
  • Paul Baron (1947-1952): Le second passage de Baron au Racing a été la grande époque du "tourbillon", style de jeu offensif caractérisé par des permutations incessantes de joueurs.
  • A Listello (1953): Préparateur physique dans le staff de Baron, il a assuré l'entraînement jusqu'à la fin de saison suite au départ de ce dernier.
  • Auguste Jordan (1953-1958): Ancien grand joueur du club, il a entraîné le Red Star et l'OM à la fin des années 40, puis Sarrebruck, avant de prendre en main le Racing en fin de saison 1952-1953.
  • Pierre Pibarot (1958-1963): Ancien joueur puis entraîneur d'Alès, ayant aussi dirigé l'équipe de France (comme entraîneur mais pas sélectionneur) à la coupe du monde 1954, et Nîmes, avant de rejoindre le Racing.
  • André Jeampierre (1963-1964): Ancien joueur de Toulouse avant-guerre, puis de la réserve du Racing après 1945.
  • Paul Baron (1964-1965): Son troisième passage comme entraîneur sur le banc du Racing a été celui de trop, alors que ses meilleures années étaient déjà derrière lui.
  • Lucien Troupel (1965-1966): Ancien joueur de l'OM, puis entraîneur de Toulon, Cannes, Lyon et Marseille, il est le dernier entraîneur de la première version pro du RC Paris.
  • Paul Jurilli (1968-1975): Ancien joueur du Racing dans les années 40 et 50 avec ses deux frères.
  • Jean-Marie Lawniczak (1975-1983): Ancien gardien de but, ayant notamment joué à Metz et Valenciennes.
  • Alain de Martigny (1982-1984): Ancien joueur de Lille et Brest, puis entraîneur chez les bretons, était préparateur physique de l'équipe de France pour la coupe du monde 1982 quand il a été engagé par Jean-Luc Lagardère pour diriger le tout nouveau Racing Paris 1.
  • Victor Zvunka (1985): A fini la saison 1984-1985 entraîneur après l'avoir commencée comme joueur !
  • Sylvester Takac (1985-1986): Ancien joueur de Vojvodina, Rennes, le Standard de Liège, et international yougoslave.
  • Victor Zvunka (1986-1987): A repris le poste d'entraîneur à Takac en octobre 1986, avec la mission de ramener le Racing dans la première moitié du classement, mais n'y est pas parvenu.
  • Arthur Jorge (1987-1988): Ancien international portugais, ayant joué entre autres à Benfica et Porto.
  • René Hauss (1988-1989): Ancien joueur puis entraîneur de Strasbourg, ayant dirigé différentes équipes ensuite (donc le Standard de Liège, avec qui il a été champion de Belgique dans les années 70).
  • Henryk Kazperczak (1989-1990): Ancien international polonais et joueur du Stal Mielec et de Metz.
  • Luc Bruder (1990-1991): Entraîneur de la division 3 sous l'ère Matra, a repris logiquement la direction de l'équipe A après la rétrogradation volontaire au même niveau en 1990.
  • Rachid Khendek (1991-1992): Ex-entraîneur du club en jeunes, a pris la direction de l'équipe A à l'automne 1991, jusqu'à la fin de la saison.
  • Jean-Marie Lawniczak (1993-2000): Après avoir entraîné les jeunes sous l'ère Matra, il est allé entraîner Besançon de 1990 à 1993, avant de revenir prendre la tête du Racing, pour la seconde fois après la période 1975-1983.
  • Jean-Michel Cavalli (2000-2002): Ancien entraîneur de Lille en D1, de l'AC Ajaccio, et de différents clubs étrangers.
  • Régis Roche (2002): Ancien gardien du Red Star. A pris la succession de Cavalli lors de sa démission pendant la trêve d'hiver 2001-2002.
  • Jean-Guy Wallemme (2002-2004): Ancien joueur emblêmatique de Lens, ayant aussi évolué à Coventry, Sochaux et St-Etienne.
  • Kamel Djabour (2004): Arrivé au Racing en 2000 pour s'occuper des jeunes, avait assisté Régis Roche lorsque ce dernier a temporairement pris en main l'équipe en 2002.
  • Noël Tosi (2004): Ancien joueur ayant connu la division 2 avec Avignon.
  • Eric Santamaria (2004): Adjoint de Noël Tosi en début de championnat, a pris la succession après son départ, pour quelques matches.
  • Robert Buigues (2004): Ancien joueur d'Ajaccio, Bastia, Marseille (avec qui il a gagné la coupe en 1976), Bordeaux, Orléans et Laval.
  • Stéphane Paille (2005): Ancien joueur à la carrière bien remplie (notamment Bordeaux, Porto, Lyon).
  • Ali Tabti (2008-2010): Ancien joueur de St-Etienne, Chaumont et Melun, avant de poser ses valises au Racing 92 où il a évolué au milieu de 1992 à 2001.
  • Azzedine Meguellatti (2010-2011): Ancien entraîneur d'Istres, du Red Star, de Poissy de l'Alfortville, a été entraîneur-manager du Racing pendant trois saisons.
  • Guillaume Norbert (depuis 2019): Ancien joueur professionnel au début des années 2000 ayant notamment joué en L1 avec Lorient, Nantes et Le Havre, est devenu entraîneur du Racing depuis 2019.

Robert Fischer : Le Premier Entraîneur de l'Ère Professionnelle

Les informations sur Robert Fischer, né en Autriche en 1897, sont parcellaires et parfois contradictoires. Bien qu'il soit reconnu comme le premier entraîneur professionnel du Racing en 1933, son parcours avant et après cette période reste flou.

Ce qui est sûr, c'est qu'il restera le premier entraîneur de l'ère professionnelle du Racing. Adepte des préparations physiques poussées à l'extrême, il n'a dirigé que les 16 premiers matchs de l'exercice 1933-1934, avant d'annoncer quitter le Racing dès le 6 janvier 1934 pour aller s'installer à Paris, où l'appelaient des "importantes affaires".

Après avoir entraîné les équipes les plus prestigieuses des années 1930, il s'est engagé avec les Forces Françaises Libres lors de la Seconde Guerre mondiale, avec lesquelles il était officier d'aviation basé à Alger.

Friedrich "Fritz" Kerr : L'Impulsion Offensive

Friedrich "Fritz" Kerr débarque au Racing en janvier 1934 en remplacement de Robert Fischer, parti sur un coup de tête lors des vacances de Noël. Ancien international autrichien de bon niveau (7 sélections entre 1914 et 1916) et homme discret, peu enclin à la médiatisation, il a rapidement imposé sa méthode et son football offensif.

Il reste le premier entraîneur à avoir dirigé le Racing en première division. Sous sa direction, l'équipe a réalisé une saison exceptionnelle en 1934-1935, terminant à une incroyable deuxième place en Division 1. C’est également lui qui a lancé Oscar Heisserer en équipe première.

Joseph "Pepi" Blum : L'Ère de la Wunderteam

Joseph "Pepi" Blum est l'un des premiers grands entraîneurs de l'histoire du Racing. Il fut également l'un des tous meilleurs joueurs autrichiens de l'Entre-deux-guerres, titulaire indiscutable dans la Wunderteam autrichienne (51 sélections, 27 capitanats). Il était surnommé "le champion du monde des footballeurs" dans les années 1920.

Son arrivée au Racing en 1935 a insufflé un nouvel élan au club, qui cherchait alors à s'imposer comme l'une des meilleures équipes de France. Grâce à sa vision du jeu et à son autorité naturelle, Blum a rapidement transformé l'équipe, lui donnant un style de jeu offensif et efficace qui a séduit les supporters.

Sous ses ordres, le Racing a atteint la finale de la Coupe de France 1937 et proposé - sans doute - l'un des plus beaux football de l'histoire du club. En trois saisons, le Racing a toujours terminé dans les six premiers de Division 1.

Karl Rumbold : Théoricien et Visionnaire

Karl Rumbold est le dernier entraîneur des années 1930 du Racing. Il fait partie de la lignée des techniciens autrichiens, très à la mode à cette époque. Avant cela, il a été international autrichien (1 sélection) et docteur en histoire de l'art alors que les premiers feux de la grande guerre s'allumaient déjà.

Il est devenu entraîneur à seulement 27 ans, passionné par le jeu et la tactique. Au fil de sa carrière, il a gagné la réputation de pronostiqueur infaillible, capable de prédire le résultat final de chacun des matchs de ses équipes.

Personnage érudit et passionné de peinture, il a notamment théorisé la préparation athlétique, convaincu que la pleine efficacité physique de chaque joueur est le point de départ du rendement de l'équipe. Il a dirigé le club pendant le début de la Seconde Guerre mondiale, alors que le Racing était exilé à Périgueux et disputait le championnat de Dordogne.

Émile Veinante et Kaï Andrup : L'Après-Guerre et le Renouveau

Juste après la Seconde Guerre mondiale, le Racing a frappé un (très) grand coup en attirant Émile Veinante, figure incontournable de l’équipe de France des années 1930. Le Messin de naissance a rapidement fait ses preuves sur le banc de touche alsacien, propulsant le Racing à la troisième place de Division 1 dès 1947.

Kaï Andrup a signé comme entraîneur du Racing à l’été 1947. Sous ses ordres en 1947-1948, le Racing a marqué 82 buts.

Charles Nicolas et Josef Humpal : La Coupe et le Modernisme

Le nom de Charles Nicolas est souvent associé à l’affaire de corruption ayant entaché le Red Star Saint-Ouen au milieu des années 1950. Mais il ne faut pas oublier que c’est sous ses ordres que le Racing a remporté - avec les honneurs - le premier titre de son histoire, la Coupe de France 1951.

Recruté pour diriger un Racing relégué en Division 2 à l’été 1952, Josef Humpal a cumulé les fonctions d’entraîneur et de joueur. Au club, il s’est fait le chantre du modernisme, proposant notamment des séances d’oxygénation après les entraînements. Du jamais vu - ou presque - à l’époque.

Oscar Heisserer et Jean Avellaneda : Gloire Passée et Nouvelles Idées

Oscar Heisserer est encore aujourd’hui considéré comme le plus grand footballeur alsacien de tous les temps. Il restera le premier entraîneur alsacien de l’histoire du club, même s’il n’a pas connu la même gloire sur le banc que sur le terrain.

En recrutant Jean Avellaneda à l’été 1956, les dirigeants du Racing ont fait un pari audacieux. Durant toute sa carrière, il a prôné un jeu de possession fait de passes courtes, bien loin des principes d’époque axés sur les longs ballons vers l’avant et le combat physique.

Ferdinand Faczinek et Robert Jonquet : Remontée et Nouvelle Génération

Le Tchécoslovaque Ferdinand Faczinek a failli signer au Racing dès 1937, mais comme joueur. Au Racing, Ferdinand Faczinek a réussi le pari de faire remonter l’équipe dès la première saison.

Décembre 1961. Après une terrible série de 17 matchs consécutifs sans succès, le Racing se sépare d’Émile Veinante et nomme… Robert Jonquet, son libéro de 36 ans, comme entraîneur principal. Sous ses ordres, le Racing a remporté la première édition de la Coupe de la Ligue Nationale en 1964.

Paul Frantz et René Hauss : Le Professeur et le Capitaine

Paul Frantz est assurément l’un des meilleurs entraîneurs de l’histoire du Racing. Quand Joseph Heintz lui a proposé le poste d’entraîneur du Racing en 1964, il n’était « que » conseiller technique à la LAFA et instructeur national à la FFF.

Lorsqu’il était joueur, René Hauss était déjà entraîneur. En parallèle de sa carrière de joueur, René Hauss entraînait déjà l’équipe réserve du Racing dans laquelle il piochait volontiers pour renforcer les professionnels.

Francisco Matéo et Jenő Csaknady : Transmettre et Innover

Pour comprendre l’héritage que Francisco Matéo a laissé en Alsace, il suffit de monter dans le tram D jusqu’à Koenigshoffen et d’emprunter la rue Colette, celle du stade qui porte son nom. Animateur né, l’Espagnol passait son temps à blaguer, mimer, faire des tours de magie et imiter.

Février 1971. Alors en pleine crise sportive, le Racing recrute le Hongrois Jenő Csaknady. Il s’agit déjà du troisième entraîneur de la chaotique saison 1970-1971… Connu pour être un intellectuel érudit, passionné d’échecs, de Nietzsche et Schopenhauer, il a notamment co-écrit plusieurs livres théoriques sur le football.

Laurent Travers : Une Figure Moderne du Racing 92

Né en 1968, Laurent Travers a longtemps évolué au poste de talonneur au CA Sarlat puis au CA Brive. C’est à Brive, qu’il remporte la finale de la Coupe d’Europe face au Leicester, en 1997. Il rejoint alors le Racing 92 qu’il emmène vers le titre, en 2016.

Depuis quatorze ans, Laurent Labit et Laurent Travers, les coentraîneurs du Racing 92 ont uni leur destin professionnel en même temps qu'ils ont forgé entre eux une solide amitié. Retour sur un duo singulier qui touche à sa fin puisque le premier quittera le second au terme de la saison pour rejoindre le futur staff des Bleus dirigé par Fabien Galthié.

En 2005, Laurent Labit, ancien arrière de Castres champion de France en 1993, entraîne Montauban depuis un an et cherche un alter ego pour se charger des avants. Le contact avec Laurent Travers, ex-talonneur de Brive, par le biais d'un ami commun, est un véritable coup de foudre.

Dès la première saison passée ensemble, ils propulsent Montauban en Top 14, lui offrant au passage le sacre en Pro D2. En 2008, le club du Tarn-et-Garonne dispute même la grande Coupe d'Europe. Recrutés par Castres en 2009, « Toto et Lolo », comme ils sont surnommés, mènent les Tarnais au titre de champion de France 2013 avant de rejoindre le Racing 92.

Au Racing, qu'ils ont conduit jusqu'au bouclier de Brennus en 2016 et deux fois en finale de la Coupe d'Europe (2016, 2018), ils ont découvert une pression qu'ils ne connaissaient pas et s'en sont plutôt bien sortis.

Avaient-ils déjà pensé à se séparer ? « Cela pourrait arriver, nous avait répondu Laurent Labit. Mais la confiance qu'on a l'un envers l'autre ne sera pas facile à remplacer. »

Stuart Lancaster : Une Influence Internationale

Né en 1969 en Angleterre, Stuart Lancaster commence sa carrière en 1991 au poste de troisième ligne aile avant de devenir entraîneur. En 2008, il rejoint la fédération anglaise en tant que Responsable de la formation des joueurs de haut niveau. En 2012, il prend la tête de l’équipe d’Angleterre. En 2016, Stuart Lancaster rejoint le Leinster, qui remporte le Pro 14 pendant quatre années de 2018 à 2021 et la Coupe d’Europe en 2018.

Construction d'un Nouveau Cycle

Le Racing 92 construit un nouveau cycle en alliant ambition et fidélité à son identité Le Racing Club de France, club historique du rugby français, fondé en 1882, devint le tout premier Champion de France en 1892. Son palmarès s’est depuis enrichi de 5 titres de Champion de France supplémentaires, dont le dernier en 2016. Le club tire de cette riche histoire et de ses succès un goût prononcé pour l’audace et l’excellence, mêlé d’un brin d’irrévérence.

Aujourd’hui, le Racing 92 s’appuie sur un centre de formation reconnu pour son exigence et sa performance, avec 19 contrats Espoirs. l’exigence, la jeunesse formée au club et l’esprit collectif. "Avec ce nouveau cycle, nous affirmons notre ambition tout en restant fidèles à l’ADN du Racing 92 : l’exigence, la jeunesse formée au club et l’esprit collectif. En renouvelant notre confiance à Patrice Collazo et à son staff, nous posons les bases solides d’un projet tourné vers l’avenir.

Depuis 2006, porté par l’enthousiasme et la volonté de Jacky Lorenzetti, le Racing 92 s’inscrit dans une vision à long terme. Dans cette continuité, le club renouvelle sa confiance à Patrice Collazo et à l’ensemble de son staff pour mener un projet sportif ancré sur la formation, véritable pilier du club.

Tableau Récapitulatif des Entraîneurs Marquants

Période Entraîneur Faits Marquants
1932-1933 Jimmy Hogan Premier entraîneur professionnel
1935-1938 Georges Kimpton Importation du WM (3-2-2-3)
1947-1952 Paul Baron Époque du "tourbillon"
1964-1965 Paul Frantz Méthodes révolutionnaires, Coupe de France 1966
2005-2019 Laurent Travers & Laurent Labit Champion de France 2016, Finales de Coupe d'Europe

tags: #entraineur #du #racing #rugby