À l'approche d'un grand championnat européen, il est opportun de se pencher sur un ancien entraîneur du FC Lorient, dont le parcours est intimement lié à l'histoire du championnat d'Europe de football. Jean Vincent, attaquant des Bleus, prendra les rênes des Merlus de 1972 à 1976, marquant ainsi une époque importante pour le club.
Après avoir entraîné Caen et Bastia, son arrivée dans le Morbihan suscite la surprise, car le FC Lorient, évoluant en D2, est encore un club méconnu du grand public. Pour preuve, il n’a acquis le statut professionnel que cinq ans plus tôt. Mais avec le Nazairien sur le banc, les ambitions lorientaises explosent.
Sous sa direction, l'équipe évolue en Division 2, manquant de peu l'ascension en Division 1 en 1975/1976. Mais avant d'être un entraîneur respecté, Jean Vincent était avant tout un joueur exceptionnel.
Jean Vincent : Capitaine et Buteur Historique de l'Équipe de France
Jean Vincent est surtout connu pour être le tout premier capitaine et buteur de l'Équipe de France en championnat d'Europe de football. Lors de la première édition de cette compétition, les Bleus ont affronté plusieurs nations dans une phase de qualification intense.
Regroupant 17 nations, la phase de qualification se disputait en matches aller et retour à élimination directe, et ce jusqu’aux quarts de finale. Les Bleus éliminaient alors la Grèce en huitième de finale puis l’Autriche en quart.
Au Parc des Princes, les tricolores rencontrent la Yougoslavie en demi-finale. La rencontre est entamée de la meilleure des manières par les visiteurs avec une ouverture du score à la 11ème minute de jeu.
Mais les Bleus, par l’intermédiaire de leur capitaine et buteur Jean Vincent, réagissent de suite et égalisent. Va suivre ensuite un scénario totalement fou. Mais le football regorge de surprises et de rebondissements…
En l’espace de seulement trois minutes, les Yougoslaves reviennent alors au score puis prennent l’avantage (5 buts à 4). Assommés, les Bleus ne reviendront pas dans la partie et laisseront filer leurs adversaires en finale. Trois jours plus tard, les joueurs d’Albert Batteux ne relèveront pas la tête lors du match pour la 3ème place.
Au stade Vélodrome, les Français s’inclineront face à la Tchécoslovaquie sur le score de 2 buts à 0.

Jean Vincent en 1961.
L'Ère Jean Vincent au FC Lorient
Pour en revenir à Jean Vincent, l’attaquant des Bleus devient l’entraineur des Merlus de 1972 à 1976.
Le FCL monte en puissance avec une 11ème puis une 6ème place lors des deux premières saisons. Fort de sa grande expérience de joueur et tacticien dans l’âme, Jean Vincent séduit aussi bien les observateurs que les joueurs qu’il entraîne.
Mais c’est surtout en 1975 et 1976 que la bande à Vincent atteint son apogée, en terminant 3ème deux fois de suite. Pas de chance… Seules les deux premières marches du podium permettent de valider la montée dans l’élite.
Sur le départ au terme de sa quatrième saison, c’est ensuite au FC Nantes qu’il construira sa légende en tant qu’entraîneur, avec notamment deux titres de Champion de France.
But Vincent LE GOFF (69') / FC Lorient - Girondins de Bordeaux (1-1) - / 2016-17
Présentation du FC Lorient
Le Football Club de Lorient, plus communément appelé FC Lorient a été fondé en 1926. Il fêtera d'ailleurs ses 100 ans en avril 2026.
Le club a principalement évolué en Ligue 1 et en Ligue 2, avec quelques périodes de succès notables, dont un titre de champion de Ligue 2 en 2002, qui a permis au club de retrouver l’élite. Sous la direction de l’entraîneur Christian Gourcuff, Lorient a connu une période de prospérité entre 2003 et 2016, où le club était reconnu pour son jeu offensif, séduisant et collectif. Cette époque a permis à Lorient de se faire un nom en Ligue 1, notamment avec des joueurs comme Jérémy Aliadière, Majeed Waris et Vahid Halilhodžić à la tête du groupe.
Le FCL est également réputé pour sa formation, avec une académie qui produit régulièrement des talents prometteurs. Le FC Lorient a su se renouveler avec des équipes jeunes et dynamiques tout en restant fidèle à sa philosophie de jeu, mettant l'accent sur la possession du ballon et l'attaque.
Les Merlus sont promus en Ligue 1 McDonald's cette saison après un exercice 2024/25 abouti.

Historique des Confrontations
Sur leurs 27 dernières confrontations, le RC Lens a rencontré des difficultés face au FC Lorient, avec seulement 7 victoires, 9 matchs nuls et 11 défaites.
| Équipe 1 | Équipe 2 | Victoires Équipe 1 | Matchs Nuls | Victoires Équipe 2 |
|---|---|---|---|---|
| RC Lens | FC Lorient | 7 | 9 | 11 |
Les Débuts du FC Lorient
C’est le long de l’Estacade, sur le bord des quais, que démarre la grande histoire du FC Lorient. Plongée au cœur des années 1920, la ville de Lorient connaît une période d’essor économique sans précédent, avec notamment l’expansion du port de commerce de Kergroise et la construction du port de pêche de Keroman.
Mais en-dehors de leur magasin de marée, une nouvelle passion les dévore : le football. Menés par la mère Caroline, les Cuissard créent dès 1925 une équipe corporative appelée la « Marée sportive », entièrement composée de salariés travaillant dans le mareyage.
Le 2 avril 1926, les partisans de la Marée sportive se retrouvent dans l’arrière salle du café Eon, rue Carnot, afin d’y former une assemblée générale constitutive. Jean Cuissard, le mari de Caroline, appose sa signature sur le document officialisant les nouveaux statuts du club fraîchement créé. Il s’agit désormais du « FC Lorient ».
Le jeune club décide d’arborer les couleurs tango et noires et troque l’emblème du grondin pour celui du merlu, réputé plus noble. Engagé dans les championnats régionaux, le FCL démarre en bas de l’échelle. Mais dès la première saison, il remporte le championnat de 3ème série. Son ascension est fulgurante.
Il prend successivement la tête des championnats de 2ème série puis de 1ère série en 1928 et 1929. Menée par les pionniers Jean Nioche, Edmond Auffret, Georges Le Lardeux ou encore le gardien Pierre Février, l’équipe aux damiers se crée une réputation qui dépasse les frontières hexagonales.
Quelques semaines plus tard, c’est la consécration pour le FC Lorient. Les Merlus atteignent pour la première fois les 1/16ème de finale de la Coupe de France mais décrochent surtout le titre de Champion de Bretagne. Et de quelle manière ! Au tiers de la saison, le FCL n’a remporté aucun match et pointe à la dernière place du classement.
Un exploit répété en 1936, voire sublimé, puisqu’il s’agit désormais du titre de Champion de l’Ouest, au terme d’un duel épique ponctué d’un succès 0-3 lors de la dernière journée contre l’AS Brest.
Mais le FCL brille aussi en-dehors des terrains en herbe. Très vite, sont créées une section natation et une section athlétisme. 10-0 - C’est le score infligé à l’Armoricaine brestoise lors de la fameuse saison 1931-32.
Après six podiums successifs en championnat, dont deux titres remportés, le FC Lorient rentre légèrement dans le rang avec une 8ème et 9ème places acquises en 1937 et 1938. Les cadres de l’équipe qui avait émergé lors de la fondation du club en 1926 commencent à se faire plus âgés.
Mais le contexte politique international n’aide pas vraiment les Merlus à repartir de bon pied. Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne. Bien que Lorient reste encore loin des combats, la situation déstabilise le bon déroulement des championnats interrégionaux.
Une alternative est trouvée avec la création de la Coupe des Aînés mais les Lorientais ne terminent que 5ème. Cependant, l’intersaison qui suit est chaotique. Le 21 juin 1940, les Allemands envahissent la poche de Lorient.
La ville aux cinq ports devient un point stratégique de haute importance pour le régime nazi qui souhaite y construire l’une des cinq bases de sous-marins constituant le Mur de l’Atlantique. Dès le mois d’août, la ville subit ses premiers bombardements.
De 1940 à 1942, le FC Lorient parvient tout de même à rester compétitif dans les championnats qu’il dispute. D’abord, au sein du District Bretagne-Sud qu’il manque de remporter de peu. Puis, au sein de la Division supérieure.
Mais en janvier 1943, la ville est totalement défigurée suite aux bombardements massifs menés par l’aviation anglaise. Le club doit déclarer forfait en pleine saison. Le Parc des Sports est impraticable depuis sa reconversion en entrepôt de matériel et d’armement par les Allemands.
Plusieurs joueurs fuient vers la campagne et nombre d’entre eux rejoignent les organisations de Résistance. Les dirigeants font aussi preuve d’héroïsme. Sous l’impulsion du secrétaire général René Hilly, certains joueurs parviennent tout de même à se retrouver le dimanche après-midi pour organiser quelques rencontres amicales et tenter de faire survivre le club.
Ils se donnent rendez-vous à Pontivy dans la discrétion la plus totale afin de ne pas être retrouvés. Mais il n’est plus question de compétition officielle. Le 10 mai 1945, la poche de Lorient est libérée. L’heure est à la reconstruction. Mais les traumatismes sont encore présents, certains réfugiés mettent du temps à revenir et la ville est sinistrée.
En fin d’année, Paul Jappé propose aux dirigeants la création d’un club de supporters afin d’apporter une aide financière substantielle. Au lendemain du conflit mondial, le FC Lorient doit quasiment repartir de zéro.
Malgré le réengagement du club dans les championnats interrégionaux, Jean Tomine, qui a repris la présidence, doit composer avec les séquelles causées par la guerre. Les comptes sont au rouge et le Parc des Sports est parsemé de cratères causés par les bombardements.
Pour tenter de relancer son magasin de marée, Caroline Cuissard demande à son petit-fils Antoine Cuissard, joueur professionnel à l’AS Saint-Etienne, de lui venir en aide. Celui-ci répond favorablement à l’appel mais doit trouver un club de football pour maintenir son niveau.
Malgré le statut amateur des Merlus, Antoine n’hésite pas une seconde : il enfile la tunique tango et noire pour le plus grand bonheur de sa grand-mère et du nouveau club de supporters qui vient d’être créé. Mais « Tatane » ne vient pas seul.
Le pari s’avère gagnant. Le duo Snella-Cuissard, épaulé par la légende André Badoil, déjà joueur lors de la fondation du club en 1926, affiche une étonnante 5ème place en 1947. L’année suivante, « Tatane » repart dans le Forez mais Snella achève le travail en faisant passer les Damiers de la Division d’Honneur au CFA.
Désormais placé sous la bagatelle de l’ancien résistant Marcel Lisiero, l’euphorie gagne le club lorientais, tout proche de remporter le championnat amateur en 1949 et arrivant pour la deuxième fois successive en 1/32ème de finale de la Coupe de France. Mais cet enthousiasme ne dure pas.
Est alors venue l’heure de la structuration. Après une remontée directe en DH, le nouvel entraîneur-joueur George Girot impose une nouvelle rigueur et négocie les premières primes de match pour ses coéquipiers.
Parmi ces derniers, il peut compter sur les expérimentés Georges Vinsonneau, Pierre Le Kerblat et Armel Le Ny, mais aussi le fidèle Lucien Philipot ou encore le futur international Yvon Goujon. Les débuts sont prometteurs puisqu’entre 1953 et 1956 l’équipe se classe systématiquement dans le top 5.
Si l’entente sur le terrain porte ses fruits, elle se prolonge même en-dehors. Face aux bons résultats obtenus, l’engouement populaire monte en flèche. Tous les ans, le bal du FC Lorient déchaîne les habitués.
Après chaque rencontre, les supporters des Merlus se retrouvent à l’Olympic Bar, à deux pas du Royal. Mais le FCL n’est pas le seul à passionner les foules. C’est dans les années 1950 que la féroce rivalité l’opposant au CEP, l’autre grand club de la ville, atteint son paroxysme.
Cet antagonisme local trouve son point d’orgue dans les dernières journées de la saison 1956-1957. Dans la continuité de cette dynamique, les Merlus s’attachent à faire honneur à leurs couleurs face aux meilleures équipes amatrices du pays.
Après une première saison concluante ponctuée d’une 6ème place, l’année de la confirmation apparaît plus compliquée. Malgré les arrivées de joueurs importants tels que le portier Garin, Robert Cola ou encore Jacky Goujon, la 11ème place acquise en 1959 ne permet pas de se maintenir.
Lorsque le coach Georges Girot acte son départ, seize joueurs de l’effectif décident de le suivre. Retombé en DH, le FC Lorient voit son effectif totalement bouleversé à l’orée de la saison 1959-1960.
Et comme pour marquer définitivement une rupture, ce ne sont pas seulement les joueurs mais le stade qui change. Après plus de trente années passées au Parc des Sports, les Merlus se retrouvent désormais à une centaine de mètres de leur ancien fief, dans le tout récent Stade du Moustoir.
Bien aidés dès la première saison par les 6.000 spectateurs venus les encourager, les Tango et Noirs se montrent intraitables dans leur nouvelle enceinte. 3-2 face à Laval, 3-0 contre Concarneau, 4-1 face au Mans, 2-0 devant l’UCK Vannes… C’est alors le CEP, véritable colocataire au Moustoir, qui brise la série d’invincibilité (1-2).
En toute fin de saison, le deuxième et dernier revers, contre la réserve du Stade Rennais (1-2), est fatale aux Damiers. Mais l’essentiel est ailleurs. La femme d’Antoine Cuissard, victime d’un accident de la route, a besoin de soins médicaux.
Sans « Tatane », reparti aussitôt quelques mois plus tard, c’est un ancien Nantais, Daniel Carpentier, qui reprend les rênes de l’équipe. Avec leur nouveau coach, les Merlus montent en puissance au fil des saisons.
Il faut dire que la nouvelle génération qui émerge est prometteuse. Ses exploits en Coupe Gambardella ne sont pas passés inaperçus. Revigorés par l’apport des jeunes Pierre Le Corre, Paul Le Bellec ou encore Jacky Ruyet, les hommes de Carpentier affichent une régularité à toute épreuve.
Avec seulement cinq revers à domicile toutes compétitions confondues entre 1962 et 1966, les Tango et Noirs transforment le Moustoir en une véritable forteresse. Si cette solidité sur le plan sportif les amène à disputer systématiquement les premiers rôles en championnat, le mauvais sort s’acharne sur le FCL.
Les Merlus ont tendance à lâcher de précieux points au moment de boucler leurs saisons. Mais la saison 1966-1967 sonne comme un tournant majeur dans l’histoire du club. Malgré une énième 3ème place acquise en fin d’exercice, le virage que s’apprête à emprunter le FCL provient cette fois des coulisses.
Depuis plusieurs années, une idée émerge dans l’esprit du président historique Jean Tomine. Il rêve de voir son club ouvrir une section professionnelle et ainsi accéder à la D2. Avec l’aide et les financements d’Henri Ducassou et René Ruello, c’est chose faite !
Le FC Lorient Devient un Club Professionnel
Dès l’été 1967, le FC Lorient veut mettre toutes les chances de son côté pour être à la hauteur de son nouveau statut professionnel. Les dirigeants Ducassou et Ruello décident d’aller piocher des joueurs de D1 pour composer l’effectif.
Ainsi débarquent le canari Jean-Jacques Simon, les deux Stéphanois René Donoyan et Nello Sbaïz, le trio rennais composé d’Yves Boutet, Jean-Claude Darchen et André Ascensio, mais aussi le Lorientais d’origine Roland Guillas, devenu une véritable star à Bordeaux. Ce n’est d’ailleurs pas le seul à revenir sur ses terres. Pour la troisième fois, Antoine Cuissard pose ses valises à Lorient.
Le 19 août 1967, pas moins de 11.268 spectateurs se rassemblent au Moustoir pour assister au premier match en pro du FC Lorient, contre Boulogne-sur-Mer (1-1). Si la suite de la saison est une réussite pour l’engouement que chaque rencontre suscite, le FCL fait bonne figure avec une honorable 8ème place en D2.
Surtout, il déjoue tous les pronostics en tenant tête à la sélection soviétique dans un improbable match amical (0-0) marqué par les prouesses du populaire « Job » Le Borgne. Seule ombre au tableau : une terrible mésentente entre Cuissard et les dirigeants, conduisant le premier à quitter le navire prématurément.
Après un court passage d’Yves Boutet au poste d’entraîneur-joueur lors de la saison suivante, c’est Emile Rummelhardt qui est désigné pour reprendre les clefs du camion. Il participe grandement à la stabilisation du club en D2 et permet même à celui-ci de tutoyer les places d’honneur avec une 6ème position acquise en 1971.
La réussite n’est pas la même en Coupe Interceltique, créée à l’occasion du célèbre Festival au début des années 1970. Au cours de l’année 1972, le président Ducassou laisse sa place. Il est remplacé par Xavier Le Louarn, médecin de profession.
Si André Mori, entraîneur d’une seule saison, a tout juste le temps de remporter un Kriter d’honneur décerné par les journaux pour le maintien, c’est sous les ordres de Jean Vincent, à partir de la saison 1972-1973, que le FCL devient un candidat récurrent à l’accession en D1.
Le FC Lorient enchaîne alors deux podiums successifs en 1975 et 1976. Pour le cinquantenaire du club, les supporters ne pouvaient pas rêver mieux. Car jamais les Tango et Noirs n’avaient réalisé de telles performances ! Mais c’est encore insuffisant pour monter en D1.
Le coup passe si près… tout comme en Coupe de France. En 1975, les Lorientais réalisent un 1/16è de finale aller historique en menant 3-0 contre Angers, cador de la D1, jusqu’à trois minutes de la fin.
Ce n’est que partie remise ! Lors de l’exercice 1976-1977, les hommes de Louis Hon atteignent les ¼ de finale de la coupe nationale pour la première fois de leur histoire après avoir éliminé deux pensionnaires de D1, Laval et Rennes, ainsi que le surprenant Gueugnon.
Malgré un succès imprévisible face à Reims (2-0) en ¼ de finale aller, le FCL sombre au retour (8-2). Cette épopée a tout de même le mérite d’éclaircir une saison bien terne, marquée par une descente et un dépôt de bilan dû à des soucis financiers.
Les Difficultés et la Relance du Club
Retour dans le monde amateur oblige, le club lorientais réalise un grand renouvellement au sein de son effectif. Exit Jacky Bigot, Roger Marette, Bernard Goraguer ou encore Christian Andersen. Les Lorientais doivent composer avec un effectif réduit sans pour autant renoncer à leurs ambitions.
Pour amortir la chute, quelques retours d’anciens joueurs sont à signaler. Tous proviennent des clubs aux alentours. Parmi les meilleurs fournisseurs : l’US Berné et l’AS Lanester. Le premier transfère le gardien André Jégouzo, tandis que c’est depuis le second que débarque l’attaquant Jean-Louis Kerangouarec.
Descendu en D4, la chute est vertigineuse. Le FC Lorient est cette fois au bord de la faillite et le président ne peut plus assurer la gestion économique du club. Problème : personne n’est disposé à reprendre l’affaire.
Personne ? Sauf les supporters, qui se refusent à perdre leur joyau. Par l’intermédiaire de leur association, présidée par Augustin Jaffro, ils s’organisent tant bien que mal pour reprendre le club et éviter sa disparition définitive.
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