Le SAXV Charente Rugby possède une histoire considérable. Né de la fusion du Sporting Club d’Angoulême (SCA) et du Rugby Club de Soyaux (RCS), le club a su marquer les esprits dans le paysage rugbystique français.

Les joueurs du SAXV Charente Rugby après une victoire. Source: Sud Ouest
Les Débuts du Rugby à Angoulême
À l’automne 1904, un club de rugby voit le jour sous le nom du Racing Club d’Angoulême. La même année, le club remporte sa première victoire. Le SCA est officiellement reconnu le 15 février 1910.
L'Ère du Sporting Club d'Angoulême (SCA)
S'il ne fallait retenir qu’une seule date, ce serait incontestablement celle-ci : le 19 mai 1986. Sur le score de 22 à 17, les joueurs décrochent le titre face à Voiron.
L'Histoire du Rugby Club de Soyaux (RCS)
De son côté, l’AS Soyaux a été créé en 1965 avant de devenir le Rugby Club de Soyaux en 1972. Ce club familial et convivial aux couleurs « rouge et bleu » a vu de nombreux joueurs du SCA venir y finir leurs carrières.
L'Ascension du SA XV en Fédérale 3 et 2
Dès la première saison en fédérale 3 entre 2010 et 2011, les résultats sont au rendez-vous. En effet, le club termine premier de sa poule avec 19 victoires, 593 points inscrits et 189 points encaissés. En phases finales, les violets éliminent successivement Saintes, Travaux-Damparis et Auxerre, ce qui leur ouvre les portes des quarts de finales, ainsi que l’accession en Fédérale 2. Entre 2011 et 2013, le club est en plein apprentissage et finira 6ᵉ de sa poule de fédérale 2.
C’est avec un nouveau staff (Renaud Gourdon, Julien Laïrle et Pierre Sagot) et des joueurs qui marqueront l’histoire du club (…) que le SA XV réalise une saison magnifique pour terminer premier de sa poule de fédérale 2 en remportant 18 victoires sur 18 possibles. Des phases finales où le SA XV éliminera successivement Gennevilliers, Rouen, Niort, Tricastin et enfin Graulhet, dans une finale à Marmande remportée 23 à 13.

Les supporters du SAXV Charente Rugby célébrant une victoire. Source: YouTube
L'Arrivée en Fédérale 1 et l'Aventure en PRO D2
C’est lors de la saison de 2015-2016 que le club finit premier de sa poule de fédérale 1 avec 15 victoires, 1 défaite, 511 points inscrits et 140 points encaissées.
Le SA XV lance son aventure en PRO D2 le 26 août 2016 avec un déplacement à Oyonnax, une défaite inaugurale 36 à 10 qui n’entachera en rien la confiance de l’équipe, qui remportera sa première victoire en PRO D2 face à Vannes, à l’occasion du premier match joué à domicile dans cette division.
La troisième saison du club en PRO D2 fut marquée par la réfection du Stade Chanzy. Le club termine 9ème de PRO D2 avec un bilan de 14 victoires, 1 nul et 15 défaites.
La 5ème saison de l’ère PRO D2, sera la plus compliquée pour nos joueurs. Vincent Etcheto le remplace et tentera de sauver le club. Une double confrontation face à Valence-Romans, où nos violets s’imposent 13-20 à Valence, avant de s’imposer à Chanzy 21-18.
Une saison après avoir quitté la PRO D2, nos joueurs redémarrent leur aventure dans le second échelon avec la réception de Vannes et une victoire au finish. Pour la 7e saison de son histoire en PRO D2, la seconde de suite, le club se maintient à trois journées de la fin, en terminant à la 12ᵉ place du classement.
Nouvelle Ère et Défis Récents
Après 3 saisons avec Vincent Etcheto à la tête du club, le SA XV démarre une nouvelle page de sa jeune histoire. La victoire à Brive lors de la 10e journée dans un match fermé et accroché (victoire 10-16), ainsi que celle de la 26ᵉ journée à Armandie face à Agen, 12 à 23.
Tous réunis en cercle à la fin du match au Stade Raoul-Barrière, après ce succès acquis à Béziers, les joueurs du SAXV ont renoué avec le sourire et ont certainement formulé des promesses pour la suite. La réaction d’orgueil dans l’Hérault est une belle réplique après le revers concédé face à Aurillac. Il en faudra davantage pour créer une dynamique, mais l’essentiel était bien ailleurs.
Alexandre Ruiz s’était fait entendre la semaine auparavant, une causerie musclée à Chanzy après un non-match des siens. Le coach des Charentais a tenu à revenir sur ce contexte : "Nous n’avons pas rompu sur ce match, c’est notre ADN depuis plus de deux saisons. Après, je suis nature-peinture avec les mecs, n’en déplaise à certains.
Franchement dominés durant une bonne vingtaine de minutes, les Angoumoisins ont démontré toutes les qualités requises sur les points de rencontre et les duels pour ne pas craquer face à l’adversité. Le technicien poursuit : "Je suis heureux d’évoluer avec cette équipe, et il suffit de voir les joueurs me serrer dans les bras à la fin, pour savoir si mon discours n’avait plu ou pas."
Le Portiragnais ne s’était encore jamais imposé à Béziers, et a rajouté à son tableau de chasse, une victoire symbolique à plus d’un titre dans un coin qu’il a vu naître et grandir. Une satisfaction personnelle aussi pour Alexandre Ruiz : "Je suis content un peu égoïstement, pour la première fois en trois ans, de venir gagner ici. J’ai amené les garçons au restaurant Petit Pierre, puis j’ai voulu qu’ils rencontrent Michel Fabre à Valras-Plage dans son bar. J’ai expliqué certaines choses aux joueurs, et je suis né à Béziers avec ce club historique du rugby."
L’occasion de faire un parallèle avec la situation actuelle de l’ASBH à laquelle le coach du SAXV s’est exprimé : "Je suis très inconfortable avec ce qu’il se passe aujourd’hui. Il y a tout pour réussir, un public incroyable et une ville toujours derrière sa ville.
Une semaine après le coup de massue reçu par Aurillac à Chanzy (15-20) et le coup de gueule d’Alexandre Ruiz qui s’en est suivi, le SA XV a rebondi comme il sait si bien le faire vendredi et vite répondu aux mots forts de son manager qui ont fait le tour de la toile.
« On a l’habitude de se dire les choses. Alex en a l’habitude. Généralement, c’est plus dans le vestiaire, là c’était à chaud sur le terrain. Mais ça nous fait ni chaud, ni froid dans le sens où on a plus ou moins l’habitude.
Heureux de sa belle prise, Canal+ en a remis une couche dans son émission de débrief vendredi en rediffusant la saillie d’Alexandre Ruiz. Les équipes techniques présentes à Béziers ont eu moins de chance en se glissant dans le cercle formé par le SA XV à la fin du match.
Avec 39 % de possession, aucun franchissement (contre huit à Béziers), et quatre fois moins de mètres gagnés avec le ballon que l’adversaire (128 contre 470), le SA XV « a contré le rugby » pour l’entraîneur biterrois David Irazoqui. Mais cela lui a permis de gagner.
La semaine précédente, malgré la défaite face à Aurillac, la mêlée du SA XV avait croqué celle du Cantal qui fait pourtant référence en la matière mais avait était pénalisée six fois et perdu 5 de ses 11 introductions.
Vendredi à Béziers, les Angoumoisins ont remis ça en allant chercher quatre pénalités et un coup franc sur des mêlées fermées qui ont permis d’occuper le camp adverse et de remettre la pression sur les Biterrois.
Mercredi en conférence de presse, l’entraîneur des avants Tanguy Kerdrain avait évoqué « une conquête qui est en train de monter en puissance mais qui a été fragile en début d’année », en soulignant le travail et les réflexions menées à ce sujet avec Kevin Le Guen.
Une progression qui se traduit dans les chiffres. Après 12 journées, le SA XV est 3e au nombre de mêlées gagnées et 5e au nombre de pénalités provoquées en mêlées, 8e au nombre de pénalités concédées en mêlée. Et pour faire bonne mesure il pointe au 5e rang des touches gagnées.
Alors que les travaux de la tribune d’en-but de Chanzy avancent jour après jour pour une livraison attendue en mars, le président du SA XV Didier Pitcho n’affiche « aucun doute » sur le fait que les travaux d’agrandissement et d’aménagement de la grande tribune puissent se dérouler lors de la prochaine intersaison.
« Xavier Bonnefont (maire d’Angoulême et président du Grand Angoulême) s’y est engagé publiquement au nom des collectivités, à partir du moment où on s’occupait et finançait la première partie, ce qui est le cas.
L’entraîneur de Soyaux Angoulême, Alexandre Ruiz, a regretté les sifflets à l’encontre du buteur du SAXV en seconde période, lors de la victoire du RC Vannes (28-9) dans un stade de La Rabine bouillant.
Depuis le début de saison de Pro D2, Soyaux-Angoulême alterne le bon et le moins bon. Lors des douze premiers matchs de championnat, la formation d'Alexandre Ruiz présente un bilan de sept défaites pour cinq victoires seulement. Un calcul pour le moment pas en adéquation avec les ambitions du club. Depuis la fin du mois d'octobre, le « SA-XV » semblait être reparti du bon pied avec trois victoires en quatre rencontres.
Vendredi soir, les Violets ont cru obtenir un nouveau succès à la faveur d'une première période de très bonne facture contre le Stade Aurillacois. Malheureusement, les hommes d'Alexandre Ruiz ont traversé le deuxième acte comme des fantômes et ont gâché leur avance pour finalement s'incliner de cinq points, après un essai éclair de 100 mètres inscrit par Simeli Yabaki à trois minutes de la fin.
Au coup de sifflet final, l'entraîneur principal de Soyaux-Angoulême a vu rouge. Sur le terrain, au milieu de ses hommes, Alexandre Ruiz a chauffé les oreilles de tout le monde. « C'est inadmissible, c'est à la limite de la honte ! Inadmissible devant nos supporters, nos partenaires, peut-on entendre sur des images captées par Canal +. Retour de bloc, on est ambitieux. Mon c**, on est ambitieux. C'est une copie indigne d'une équipe de Pro D2. C'est catastrophique ! »
Le manager général a même été plus loin en recadrant ses joueurs sur un autre « terrain » : l'extra sportif. « À la place d'aller en soirée, de vous mettre sur le toit, de faire des soirées entre vous... Mobilisez-vous sur le terrain ! C'est nul à ch*** ! Vous avez été mauvais ! Ayez honte ! »
Pour l'heure, Soyaux-Angoulême est actuellement 12ème du classement avec 8 points d'avance sur Mont-de-Marsan. C'est la première fois qu’on voit Alexandre Ruiz dans cet état. Son discours a été capté par les caméras de Canal + à la fin du match.
12e de Pro D2, le SAXV tente de réagir à Béziers, vendredi prochain, pour la 13e journée. Seulement 12es de Pro D2, les joueurs de Soyaux-Angoulême, épinglés la semaine dernière par leur manager, estiment en avoir marre de subir la saison actuelle.
La réaction de Soyaux-Angoulême sera scrutée de près, une semaine après l’immense coup de gueule du manager Alexandre Ruiz.
À l’issue de la défaite concédée à domicile contre Aurillac (15-20), Alexandre Ruiz piquait une incroyable colère contre ses joueurs. « C’est inadmissible ! C’est à la limite de la honte ! C’est une copie indigne d’un club de Pro D2. C’est catastrophique ! […] C’est nul à chier. Vous avez été mauvais. Ayez honte ! »
En cercle autour de leur manager, les joueurs de Soyaux-Angoulême étaient tous tête basse. Conscients qu’avec la douzième place actuelle, ils étaient loin d’être dans les clous, eux qui sortent d’un exercice précédent magnifique, auréolé d’une qualification en barrage.
L’expérimenté 3e ligne Gautier Gibouin ne le nie pas : ces mots ont « piqué » l’effectif du SA XV, car « la frustration est grande » avant de se rendre à Béziers ce vendredi 5 décembre pour le compte de la 13e journée de Pro D2 (19h30).
« C’est un peu notre problème : nous attendons d’avoir le genou à terre pour réagir, et je trouve ça pénible », a-t-il dit face à la presse.
« On se doit une revanche à nous-mêmes », rajoute Tanguy Kerdrain, entraîneur des avants. « Je suis convaincu qu’à défaut de penser résultats, les joueurs sont conscients sur ce à quoi on les attend. À eux d’engager un bras de fer sur le terrain ».
Plus globalement, et c’est ça qui surprend, le SA XV n’affiche pas le même rendement que l’an dernier. « L’an passé, on gagnait des matchs de justesse, et nous surfions dessus. Là, cette année, on les perd de peu ces matchs serrés », reconnaît Kerdrain.
Du côté de Gibouin, on a la sensation de ne pas avoir encore lancé la saison, le club n’ayant réussi qu’une fois à enchaîner deux victoires de suite. « J’ai l’impression que nous subissons la saison. Nous en avons marre. Nous ne pouvons plus faire les montagnes russes d’un week-end à l’autre. Nous avons envie de mettre enfin la marche avant. Il y a urgence à réagir ».
« Compte tenu du contexte, nous sommes à notre place », avoue avec lucidité Tanguy Kerbrain. « Mais nous avons moyen d’être plus ambitieux, de ne pas paniquer.

Les joueurs du SAXV Charente Rugby sur le terrain. Source: Centre Presse Aveyron
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