L'Entente du Bout du Monde (EBDM) est une alliance entre les clubs de handball de Locmaria et Plougonvelin (Finistère). Cette collaboration, née en 2019, a pour but de consolider les forces des deux clubs et de promouvoir le handball dans la région.

Une Alliance Stratégique
Une semaine après les garçons de l’Avenir du Ponant, c’était au tour de la section féminine de l’Entente du bout du monde de se réunir afin de consolider l’alliance des clubs de Locmaria et Plougonvelin (Finistère), lors d’une réunion organisée à Ti Lanvenec, début mai 2025.
À partir des moins de 15 ans, les joueuses des deux communes commencent à partager les terrains ensemble jusqu’au niveau senior où l’équipe fanion évolue en Nationale 3 et est bien partie pour se maintenir.
Si les résultats dans les différentes catégories d’âge sont déjà remarquables, avec une équipe au niveau régional chez les moins de 15 et 18 ans, l’ambition est de continuer à performer sans oublier l’aspect loisirs de la pratique du sport.
Samedi, les seniors filles de l’Entente du Bout du monde (EBDM), réunissant Locmaria-Plouzané et Plougonvelin, ont commencé le championnat de pré-national par une victoire, aux dépens de l’Elorn (37 à 28). Cette entente, qui existe depuis deux mois, fonctionne bien et l’implication des joueuses est totale.
Les filles sont motivées et le résultat de samedi soir en est l’illustration.
Les Acteurs Clés de l'Entente
Manon Groux et Carine L’Hostis, coprésidentes du Plougonvelin handball entourent Guillaume le Creff, président du Locmaria Handball.
Nous avons voulu réunir joueuses, dirigeants, parents et partenaires pour évoquer le futur d’une alliance née en 2019.
L’équipe senior femmes de l’Entente du Bout du Monde (alliance avec le club de Plougonvelin) vient d’accéder à la N3 tandis que les jeunes obtiennent les mêmes résultats que leurs homologues masculins en se plaçant parmi les meilleurs clubs régionaux.
Guillaume Le Creff, heureux président du Locmaria Handball, souligne l'importance de l'investissement de tous pour faire évoluer ce projet d'Entente.
Aujourd’hui, le club né en 1984 accueille 450 licenciés qui partagent une philosophie écrite dans la pierre du complexe sportif de Keralaurent, alliant performance sportive et convivialité.
Un Projet Sportif et Humain
Le travail de formation récolte ses fruits car aujourd’hui, les équipes seniors sont composées en bonne partie de joueurs du cru.
On fait salle comble à chaque match des seniors.
On a recruté des gars qui kiffent le projet sportif et qui se donnent à fond pour nos couleurs.
Pourquoi pas rêver à moyen terme d’une accession en N2 ?
« Couper pendant de longues semaines a permis de se reposer et de remettre les choses à plat. Le redémarrage et la montée en puissance des entraînements sont le fruit du travail du préparateur physique qui nous accompagne », explique le coach, Christophe Kervella.
Et revenant sur le match de samedi, le coach raconte : « Lors du match, on a raté des tirs mais on a su créer des occasions en attaque.
Les Défis et les Perspectives d'Avenir
Les effectifs de l’Entente continuent de croître, ce qui pose la question de l’encadrement.
Nous appelons à la bonne volonté de tous pour apporter de la compétence tant au niveau des entraînements que dans la gestion de l’Entente, complète Guillaume le Creff, président du Locmaria handball.
C’est par l’investissement du plus grand nombre que ce projet d’Entente continuera à évoluer.
« Cette formule pourrait fausser le championnat comme nous être avantageuse, mais c’est l’avenir qui nous le dira, explique Christophe Kervella.
Aujourd’hui on est plutôt dans un projet de maintien, pour préparer l’arrivée des générations futures ».
Cette année, la poule est assez particulière car, jusqu’à janvier, l’EBDM ne jouera que contre les équipes proches localement. Ce mini-championnat se poursuivra contre les clubs plus lointains dans la seconde partie de la saison.
L'Importance de l'Investissement dans le Sport Féminin
Ce vendredi 8 mars, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, la Ligue féminine de handball met à l’honneur cinq figures inspirantes, qui, par leur engagement et leurs réalisations, contribuent à valoriser le sport féminin.
Elles témoignent de l’importance de soutenir et de promouvoir les femmes dans tous les domaines de la vie.
Cette journée d’action et de rassemblement à travers le monde est l’occasion de mobiliser en faveur des droits des femmes et de leur participation à la vie politique et économique.
Chaque année, les Nations Unies définissent une thématique différente qui en 2024 s’articule autour de : « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme« .
La Ligue féminine de handball souhaite célébrer l’engagement et les réalisations remarquables de cinq figures inspirantes de la Ligue Féminine de Handball pour cette journée qui se sont exprimées sur l’un des axes de cette édition 2024.
Leur détermination et leur contribution à l’avancement du sport féminin attestent l’importance de soutenir et de promouvoir les femmes dans tous les domaines de la vie.
En investissant dans l’éducation des femmes à travers le sport, nous accélérons le rythme vers un avenir plus égalitaire et prospère pour tous.
Le sport est une école de la vie.
Il apprend la rigueur, le respect, le travail en équipe et le dépassement de soi.
Il faut donner aux femmes les mêmes chances qu’aux hommes pour leur donner les moyens de s’enrichir et s’affirmer personnellement et professionnellement.
Je me suis toujours battue pour cela, que ce soit à travers mon investissement pour mon sport, mon métier ou mon quotidien familial.
C’est une question essentielle.
Si il n’y a pas d’investissement, il ne peut pas y avoir de développement du sport féminin.
Pourquoi est-ce une question de droits humains ?
Je trouve cette formulation très bonne car trop souvent la réflexion s’articule d’un point de vue économique et non pas dans un registre politique.
Si nous voulons vraiment que les choses avancent, il faut élever le débat au niveau politique.
Les femmes, les sportives, ont tout autant le droit que les hommes à recevoir des investissements qui leur permettent de se développer.
Pendant des années les femmes ont été privées de ces droits.
Lorsque les économistes, marques etc. justifient les réticences à investir dans le sport féminin, ils oublient de mentionner le contexte historique.
Le sport masculin a bénéficié d’un siècle d’avance sur le sport féminin.
L’argent qui a servi à financer le sport, a surtout permis à financer le sport masculin.
Je vais peut-être un peu loin, mais pour moi il y a quand même une forme de « dette d’opportunité » du sport masculin à l’égard du sport féminin.
Pour faire avancer les choses il faut sortir du prisme économique et entrer dans le débat politique.
Et c’est pour cela que cette thématique est très bien formulée, avec la mise en avant des droits humains.
Investir dans le sport féminin ne devrait pas nécessiter de conditions économiques particulières.
Et si je me place dans un registre économique, même si l’investissement ne rapporte pas dans l’immédiat, il le sera demain, et c’est la définition même d’un investissement.
Le marché du sport féminin est aujourd’hui en plein développement et il y a un réel potentiel pour les investisseurs.
Nous avons énormément de chance en France avec une Fédération qui a les moyens pour développer notre sport.
Avec l’Algérie, nous ne sommes pas du tout dans les mêmes conditions.
Mon expérience d’internationale algérienne est assez récente.
Je suis passée par les catégories jeunes avec l’équipe de France, j’ai joué avec l’équipe de France de Beach Handball.
J’ai pu découvrir les conditions dans lesquelles s’entrainent les filles sur place, et ce n’est vraiment pas évident.
On traverse juste la Méditerranée, ce n’est pas l’autre bout du monde, et il y a de grosses différences.
À mon échelle, j’essaie d’apporter mon expérience du handball français en essayant d’échanger avec les Fédérations.
Il y a de plus en plus de filles qui ont la double nationalité, qui jouent avec les équipes africaines, et nous essayons de contribuer au développement de notre sport.
Je ne dis pas que nous allons chambouler le système car il a des choses qui son ancrées depuis des années, mais nous devons nous investir à notre échelle à travers l’influence que nous pouvons avoir en tant que sportives de haut niveau.
Ces pays regorgent de talents, mais il faut développer les systèmes de détection et de formation pour que les jeunes filles des classes populaires puissent avoir accès à la pratique sportive dans ces pays.
Peu importe le milieu social dans lequel nous avons grandi, nous sommes tous au même niveau.
Il faut que le sport soit accessible à toutes les personnes, peu importe le milieu social.
Quand je vois des enfants issus de « milieux défavorisés » dans les tribunes du Palais des Sports avec des étoiles dans les yeux, ça me conforte dans l’idée qu’il faut continuer nos actions.
Nous avons la chance dans notre sport d’avoir des femmes comme Nodjialem Myaro (Présidente de la LFH) et Béatrice Barbusse (Vice-Présidente de la FFHandball) qui occupent des positions avec de fortes responsabilités.
C’est important que nous prenions la parole pour montrer à toutes les femmes que c’est possible et qu’elles peuvent prendre des responsabilités au niveau des clubs, des comités, de la Fédération.
Il y a aussi un gros travail à faire auprès des jeunes filles.
Dans les cours d’école la pratique du foot est omniprésente avec très peu de pratiquantes, il faut que ces jeunes filles puissent pratiquer d’autres sports et trouvent leur place.
Il faut inciter ces jeunes à rejoindre les clubs, à se lancer dans la pratique de l’arbitrage, dans tous les métiers qui gravitent autour du sport.
J’ai aujourd’hui le sentiment que les choses bougent dans le milieu du handball, qui selon moi est une forme d’exemple dans le milieu sportif.
Nous avons un cran d’avance, mais nous avons encore du chemin à parcourir.
Si on prend l’exemple des conseils d’administration de nos clubs, il y a encore un gros travail à effectuer.
Nous avons encore du mal à attirer des femmes bénévoles.
Il faut laisser les femmes prendre la parole, car trop souvent se sont les hommes qui monopolisent le dialogue.
Respecter les femmes qui s’engagent et leur laisser prendre des responsabilités.
Petit à petit ces bénévoles vont trouver leur place et vont vouloir s’investir encore plus dans les clubs.
Leur rôle ne se limite pas à faire des gâteaux ou des crèpes, elles peuvent aussi agir pour le club et entrer dans les instances.
Le Sponsoring Sportif : Un Levier de Développement
Notre démarche à l’époque a été de nous appuyer sur le sponsoring sportif pour repositionner et redynamiser notre marque.
L’entreprise Butagaz étant en pleine transformation vers le multi-énergies, le multi-services, notre souhait était de rendre la marque visible et désirable auprès d’un public différent.
En partant de cet objectif, nous avions la conviction que le sponsoring sportif pourrait nous aider, et c’est la raison pour laquelle nous sommes partis à la recherche du sport idéal.
Et ce sport idéal ça a été le handball, parce que c’est un sport qui se joue partout dans les territoires, c’est un sport de cours d’école et nous aimions cette idée de proximité territoriale et de simplicité.
Nous cherchions un sport d’équipe, un sport qui gagne, et qui gagne autant chez les femmes que chez les hommes.
La notion de parité a été très importante, et nous avons dès le départ soutenu des équipes masculines et féminines.
La parité fait vraiment partie du fonctionnement de notre entreprise.
Nous avons un Comex paritaire, notre Présidente est une femme, nous veillons à l’équilibre et à l’égalité femme / homme au sein de l’entreprise.
C’est un sujet important, et promouvoir les femmes de talent, montrer les femmes qui gagnent ce sont des choses qui nous plaisaient bien.
Lorsque nous avons choisi deux égéries, nous avons pris une femme et un homme avec Allison Pineau à l’époque et Nikola Karabatic.
Après deux années de partenariat avec la FFHandball (2017, 2018), nous avons voulu aller plus loin, plus en profondeur.
Nous avons identifié que le handball féminin bénéficiait de moins de visibilité et de moins de moyens que le handball masculin.
Lorsque nous avons voulu nous rapprocher des territoires, nous avions la volonté d’être partenaire de premier niveau en devenant Namer de la Ligue féminine de handball.
Une idée innovante à l’époque dans le paysage du sport féminin français, et nous aimions bien l’idée d’être les premiers.
En plus de cet esprit précurseur, ce partenariat nous semblait juste, car la LFH avait besoin de plus de moyens et de visibilité.
Nous sommes très fiers de cette aventure commune avec la Ligue féminine de handball.
Nous avons continué de développer notre engagement en soutenant des clubs amateurs (plus de 100 à l’heure actuelle).
Lorsque nous avons sélectionné ces clubs, nous avons attaché une grande importance aux clubs porteurs de projets mixtes.
Cette notion de parité se traduit sur toute la continuité de notre partenariat avec le handball, qui continue de nous donner une grande satisfaction.
La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) dans le Sport
Pour les entreprises, les associations, les clubs… la réflexion RSE est aujourd’hui quelque chose de très important.
Si on a un peu le sens des responsabilités, cette réflexion doit être considérée dans tout ce que l’on fait au quotidien.
Nous avons donc cherché un projet à développer au sein de notre structure.
À chaque fin de match, nous nous retrouvons avec des dizaines de bouteilles plastiques à ramasser dans le Palais des Sports.
L’idée est d’arrêter de consommer une / deux palettes de bouteilles par an.
Nous avons dû sensibiliser notre collectivité pour avoir de l’eau à disposition dans les points clés.
La ville de Toulon a installé des fontaines à eau disponibles au niveau des vestiaires, et pour les spectateurs.
Nous allons fournir aux joueuses des gourdes d’1L et des gourdes de 50cl pour tous les membres de notre association.
L’idée étant de supprimer toutes ces bouteilles en plastique, avec la volonté de ne pas nous limiter aux membres de notre structure.
Nous voulons fournir aux arbitres, aux officiels et aux équipes adverses des gourdes.
Nous voulons faire la démarche auprès des clubs visiteurs, en leur fournissant des gourdes s’ils n’en n’ont pas.
Entre les rencontres de l’équipe professionnelle au Palais des Sports et l’association, nous pouvons facilement supprimer la consommation de 2000 bouteilles, ce qui représente quasiment 1 mètre cube de bouteilles plastiques compressées.
Nous aurons contribué à notre petite échelle en faisant quelque chose qui participe à l’effort collectif.
Dans le sport féminin nous avons plus de difficultés à trouver de nouveaux partenaires privés que le sport masculin.
Le sport féminin doit également prendre en compte des besoins différents, comme par exemple le congé parental des femmes, les cycles menstruels.
Des sujets qui ont longtemps été tabous, et le handball a été précurseur dans les avancées qui ont été mises en place pour nos sportives.
Tableau Récapitulatif des Actions RSE
| Action | Objectif | Impact |
|---|---|---|
| Suppression des bouteilles plastiques | Réduire la consommation de plastique | Économie de 2000 bouteilles par an |
| Fourniture de gourdes réutilisables | Encourager l'utilisation de contenants durables | Diminution de l'empreinte écologique |
| Sensibilisation à la consommation d'eau | Promouvoir une consommation responsable | Installation de fontaines à eau |
L'Entente du Bout du Monde Handball est un exemple de collaboration réussie, portée par des valeurs de performance, de convivialité et d'engagement envers le sport féminin. Grâce à l'investissement de ses membres et au soutien de partenaires, elle continue de se développer et de rayonner dans la région.