L'OGC Nice Côte d'Azur Handball s'impose depuis plusieurs saisons comme une valeur sûre de la Ligue Butagaz Énergie. Vice-champion de France en 2019 et sixième de la phase régulière du championnat la saison dernière (10 victoires, 9 défaites), le club azuréen ambitionne de rester compétitif malgré un budget inférieur à celui des équipes de tête.

Un Collectif Solide Malgré les Départs
La formation de Marjan Kolev a fait de son collectif l’élément central de son projet, en s’appuyant notamment sur une défense de fer. Si le budget de la formation azuréenne est bien loin des plus gros, sur le plan sportif, la formation de Marjan Kolev répond présente, et ce malgré les départs de joueuses importantes de son effectif comme Carmen Martin et Linnea Torstenson pour ne citer qu’elles. Pas de quoi déstabiliser une formation qui a fait de son collectif l’élément central de son projet, en s’appuyant notamment sur une défense de fer.
Pour le technicien niçois, « Nice a toujours eu des ambitions plus élevées en rapport avec ses moyens, et nous n’allons pas changer nos habitudes cette saison. Nous avons stabilisé l’effectif, mais lorsque l’on regarde son évolution depuis trois saisons, nous avons perdu des joueuses importantes. Nous trouvons toujours des joueuses de qualité pour les remplacer, mais il faut leur donner un peu de temps pour s’intégrer pleinement dans notre projet de jeu.«
Recrues et Ambitions pour la Saison
Nice a recruté l’une des meilleures buteuses du championnat, Barbara Moretto (ex Dijon), et une gardienne expérimentée, qui a fait ses preuves du côté du Paris 92, Lucie Satrapova. Cet été, Hatadou Sako est partie à Metz, Jannela Blonbou à Chambray, deux joueuses qui ont grandement contribué à la réussite des Aiglonnes ces dernières saisons. Des renforts qui permettent à Nice de rester ambitieux cette saison, comme l’évoque Marjan Kolev, « Notre objectif est de viser la sixième place, et de terminer dans la première partie du championnat. Je pense que nous avons l’équipe, l’énergie pour atteindre cet objectif, mais il faudra confirmer sur le terrain. »
Clément Alcacer, coach et manager du club, revient sur la préparation et la saison à venir pour l’occasion. « C’est bien beau de s’entraîner, faire des matches amicaux, mais là, on a tous très envie de jouer des matches. Les filles ont hâte de débuter. C’est le sentiment qui prédomine actuellement chez toutes les joueuses », confie Clément Alcacer.
À la veille de la reprise du championnat, le coach niçois fait le point sur la préparation de son groupe. « On a travaillé au complet pendant toute la préparation. On a bien avancé sur le projet de jeu et dans la création du groupe. C’est une prépa plutôt bonne. Maintenant, c’est juste un ressenti, il faut gagner des matches », dévoile le manager général.
L’intersaison a été chargée chez les Aiglonnes : « On a renouvelé l’effectif quasiment à 50%. Il y a eu beaucoup de mouvements durant l’intersaison. C’était un vrai enjeu de recréer une dynamique de groupe, des automatismes », explique l’entraîneur de l’OGC Nice. L’effectif s’est rajeuni, avec notamment l’arrivée de la Croate Tena Pekita et l’Espagnole Nicole Wiggins. Les deux joueuses sont de l’année 2000. « Elles sont toutes les deux internationales. Elles ont du potentiel dans leurs pays respectifs et viennent ici pour jouer dans un championnat qui leur permet de progresser », souligne Clément Alcacer à leurs sujets.
Pour continuer son développement, le club se fixe plusieurs objectifs à atteindre. « Sur le plan sportif, on est dans la volonté de faire mieux que l’année dernière. Dans le sens, où on peut le décliner sur plusieurs aspects sportifs », argumente le coach. Cette année, l’OGC Nice dispute une nouvelle saison de la Ligue Butargaz Énergie. Il s’agit de la première division professionnelle dans le handball féminin. « On a la chance d’être dans un des championnats les plus intéressants au monde. On a des équipes de qualités. De plus en plus, de vraies stars internationales rejoignent le championnat. C’est une vraie force », estime le manager et coach des Aigles. Clément Alcacer confirme que le niveau global de la ligue ne cesse pas d’augmenter ces dernières années.
Les Défis de la Préparation et le Nouveau Format du Championnat
Déterminé à tenir son rang, Nice a connu une fin de préparation perturbée par le COVID-19, qui l’a contraint d’annuler ses derniers matchs amicaux, « Nous avons pu jouer notre premier match amical contre Toulon, qui a été très encourageant, mais malheureusement, nous avons dû annuler quatre matchs amicaux à cause du COVID-19, qui est venu perturber notre fin de préparation. Nous avons gagné un peu de temps en mettant rapidement en place notre projet de jeu, mais l’annulation des tests matchs nous a empêché de mettre en pratique avant la reprise officielle de la compétition.«
Un contexte pas idéal pour préparer le premier rendez-vous de la saison qui attend les partenaires d‘Ehsan Abdelmalek, du côté de Metz. Une entrée en matière pas évidente pour les protégées de Marjan Kolev, qui vont affronter l’ogre messin sur ses terres. Pour l’entraîneur azuréen, « Si tu regardes le côté négatif, tu peux partir défaitiste en te disant que tu vas jouer contre l’une des meilleures formations européennes et que ça va être compliqué. Mais si tu regardes le côté positif, en prenant en compte tous les paramètres autour de cette première journée, je trouve que c’est une très bonne chose de débuter à l’extérieur contre un adversaire de ce calibre. » avant d’ajouter, « Metz a toujours la même mentalité, mais l’équipe a changé par rapport à la saison dernière, il va aussi leur falloir du temps pour monter en puissance, et c’est peut être le bon moment pour les affronter. Nous n’avons rien à perdre, et nous allons jouer notre carte à fond, pour ne rien regretter à la fin.
Interrogé sur la nouvelle formule du championnat, Marjan Kolev ne cache pas son enthousiasme, « Personnellement, je préfère cette formule qui ne laisse pas de place aux calculs. C’est clair, c’est net, et je pense que nous allons avoir une saison intéressante sur le plan sportif.« . Avec la suppression des phases finales, les 14 clubs de l’élite vont devoir entrer rapidement dans leur saison, et les points perdus lors des premières journées pourraient avoir des conséquences à la fin. « Il ne va pas y avoir une séance de rattrapage, et il faudra assumer les temps faibles de la saison.
Ce mercredi 30 août, l’OGC Nice Côte d’Azur Handball lance officiellement son championnat avec la réception de Saint-Amand à 20h30.
Début du championnat imminent pour l’équipe. Le club se vise aussi l’ambition de développer sa visibilité dans la ville niçoise. « On a fait le choix de se développer sportivement et de se développer au niveau club. Un des gros objectifs du club cette année, est d’essayer de se faire connaître sur Nice. On veut améliorer notre capital spectateur, être plus proches des Niçois, les rencontrer dans la ville et les faire venir au gymnase« , ambitionne Clément Alcacer.
Le coach des Aiglonnes exprime ses regrets quant au manque de visibilité du handball féminin en France. « Le seul bémol pour le championnat, c’est que personne ne le sait. Que ce soit le handball féminin en France, ou juste l’OGC Nice handball. Dans Nice, certains ne savent pas qu’il y a une équipe de hand féminine à ce niveau-là dans la ville.
Rendez-vous ce mercredi 30 août pour le début du championnat. L’OGC Nice Côte d’Azur Handball reçoit Saint-Amand Handball à la halle des sports Charles Ehrmann pour la première journée de la ligue. Coup d’envoi donné dès 20h30.
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Bilan des Saisons Précédentes
L’équipe fanion aborde sa 6ème saison en LFH et reste fidèle à sa nouvelle stratégie adoptée, en gardant cette fois-ci la quasi-totalité de ses jeunes joueuses et en ne faisant que trois changements à la mi-saison, avec les venues cumulées de Ana MARTINEZ, internationale espagnole et de deux joueuses championnes d’Europe avec Bucarest en 2015/2016, Carmen MARTIN, autre internationale espagnole et la très expérimentée joueuse suédoise : Linnea TORSTENSON.
Les ambitions de cette année restent mesurées, même si nous enregistrons de très bons résultats en ce début de saison, avec une défaite honorable 20/24 lors de la première journée face à Metz, championnes de France en titre. Nous surprenons ensuite tout le monde pour le compte de la 3ème journée devant les caméras de BéIN et 4.000 spectateurs médusés, en allant une nouvelle fois chagriner les brestoises dans leur antre magnifique.
Un peu plus tard dans la saison, nous ne commettons pas les erreurs du passé face à Nantes, en nous imposant 25/20, en nous enpyant sur cette nouvelle stabilité défensive et l’expérience de nos nouvelles joueuses. Sur la continuité et l’enthousiasme du moment nous enchainons quelques victoires logiques, avant de battre de manière convaincante Fleury à domicile 29/24, pour nous retrouver à la mi-saison à une belle 4ème place derrière les trois ogres de la LFH, que sont Metz, Brest et Issy/Paris.
Le Président Ange FERRACCI ayant lui aussi appris à rester prudent dans ce handball féminin si fragile, nous confie sagement, qu’avec cet état d’esprit, l’apport de nouvelles joueuses expérimentées et l’éclosion de nos jeunes, nous pouvons raisonnablement prétendre à rejouer cette saison les play-offs. Ce qui fut le cas avec une honorable 6ème place à la fin de cet exercice.
Le club décide alors de changer totalement sa stratégie, en laissant partir pas moins de dix joueuses, en enrôlant un nouvel et jeune entraineur Marjan KOLEV, pour un projet un peu moins ambitieux, mais plus en réalité avec l’économie du handball féminin niçois.
Sous la houlette du nouveau Manager Claude MIRTILLO, l’Ogym s’oriente alors vers la continuité et la jeunesse, avec la volonté de s’appuyer sur nos jeunes du centre de formation, où trois d’entre elles sont championnes d’Europe avec les U19 (Pauline PLOTTON, Marie FALL et Jànnela BLONBOU). Le club jette aussi son dévolu sur des jeunes et prometteuses joueuses, comme Hatadou SAKO, Marie FRANCOIS, Caroline VALENTE ou encore Mathilde NICOLLET, en gardant de la stabilité avec sa capitaine Ehsan ABDELMALEK, entourées de quelques joueuses expérimentées comme Marie PRUDHOMME, Noémie LACHAUD, Jane SCHUMACHER ou Marija COLIC.
L’amalgame est dur à obtenir bien-sûr avec ce collectif complètement remanié. Les résultats sont difficiles tout au long de l’année, mais pas surprenant aux vues du nouveau contexte et en fin de saison nous obtenons quandmême notre maintien en LFH dans la douleur, en passant par la case play-down, ce que nous accueillons comme une satisfaction et un réel soulagement.
Malheureusement, même avec cette pléiade d’internationales, le club n’arrive toujours pas à décoller et à avoir les résultats escomptés, pour lequel en fin de saison, nous ne devons notre maintien qu’aux dépôts de bilan successifs des deux clubs de Mios et Nîmes ! La saison sera quand-même sauvée par ce maintien et une qualification en finale de la Coupe de la Ligue, que nous perdons face au champion de France en titre : Fleury Les Aubray.
L’OGC Nice se maintient chaque saison en LFH avec difficulté, malgré un recrutement de choix parmi lesquelles figurent : Biljana FILIPOVIC , Béatrix ESCRIBANO, Karen KNUTSDOTTIR, tout en continuant à structurer ses fondations. L’équipe réserve accède à la Nationale 3.
Avec cet effectif stable et dès la deuxième année consécutive à ce niveau, l’équipe fanion obtient son ticket pour la LFH, avec un nouveau titre de championne de France, de D2 cette fois-ci et en renouant avec le passé glorieux du handball féminin niçois, qui avait déjà connu le plus haut niveau français au début des années 90.
’ASPPTT Nice Handball n’ayant malheureusement plus les épaules assez larges pour aborder le professionnalisme de manière efficace, c’est donc la création cette année là de l’OGC Nice Cote d’Azur Handball avec la passation de pouvoir à la présidence entre Monsieur Claude ISRAËL et Monsieur Ange FERRACCI. Le club continue de se structurer en interne et termine pour sa première saison 4ème du championnat de D2.
En accédant à la N1 le handball féminin niçois prend un nouvel élan et continue d’être ambitieux en faisant signer une autre championne du monde 2003, en la personne de Nodjialem MYARO. Boostés par ces deux joueuses hors norme, l’équipe et le club gravissent encore un nouvel échelon, celui de la D2.
Pour cette première saison en N2 le club réalise un coup de maitre, en faisant venir Valérie NICOLAS (championne du Monde en 2003) dans les buts niçois. Les résultats ne tardent pas, l’engouement est là et l’équipe accède dès sa première année à la N1 avec un autre titre de championne de France, mais de N2 cette fois-ci.
Alors que l’équipe évolue seulement en N3, les dirigeants s’octroient les services d’une joueuse, qui va avoir un rôle prépondérant dans les premières phases de structuration du club. Fanta DIAGNE, l’internationale sénégalaise et joueuse de LFH, va amener l’équipe en N2, avec un titre de championne de France de N3 à la clé.
C’est à cette époque, qu’à Nice le projet de développement du handball féminin vers le haut niveau voit le jour sous la houlette du Président Claude ISRAËL et des élus locaux niçois, qui acceptent l’idée d’avoir une équipe de sport collectif féminin au plus haut niveau français.
Saison 2018-2019
C’est une saison exceptionnelle que nous allons vivre de bout en bout, la plus belle jamais réalisée par l’OGC NICE Handball, avec l’arrivée dans nos rangs de Martina SKOLKOVA. Nous gagnons pas moins de 19 matchs sur 26 avec une régularité défensive qui fera de nous le meilleur rempart de cette édition 2018-2019, autour d’une Linnea TORSTENSON au top de sa forme à 38 ans passés, devant nos deux gardiennes de but hors norme que sont Hatadou SAKO et Marija COLIC Cela nous conduira en finale du championnat de France du handball féminin à Metz, après avoir obtenu notre ticket pour les play-off et battu successivement Fleury en quart et Brest en demi finale lors d’un match retour épique dans leur arène bondée comme un œuf, au nez et à la barbe de 5.000 supporters bretons médusés.
Saison 2020-2021
Une première partie de saison difficile, avec les nouvelles impositions d’état, qui nous obligent à nous faire tester sans cesse, des matchs sans public, des déplacements au bout du monde en minibus, à cause des avions cloués au sol, la grave blessure de notre recrue phare et gardienne de but Lucie SATRAPOVA et la crise sanitaire que sévit toujours. Mais un très bon mois de janvier pendant lequel MIRTILLO remplace au pied levé le coach KOLEV rattrapé par le COVID19 nous permet de passer dans le haut du tableau et faire la deuxième partie d’un championnat écourté par les instances fédérales, au profit d’un mini championnat entre les 8 premiers.
Zéro match gagné pendant cette période et nous ne devrons notre 7ème place et rester dans la première partie du championnat, qu’à la faveur d’un dernier match gagné à Bourg de Péage, mais l’essentiel n’étant pas là, puisque une fois de plus l’OGC NICE HANDBALL se maintient dans l’élite.
Saison 2021-2022
Il faut réduire la voilure et malgré le départ obligatoire de quelques unes de nos stars, nous réussissons à faire venir Marie PROUVENSIER (vice championne olympique à Rio) et nous réalisons une première partie de championnat honorable en surfant sur les succès et le rythme de la saison précédente. Un peu plus tard, nous découvrons avec allégresse notre première destination européenne, qui nous conduit à Michalovce en Slovaquie. Une première qualification historique nous laisse percher sur notre nuage. Mais la suite de la saison et la rentrée hivernale seront beaucoup moins heureuses, avec les blessures successives de Ehsan ABDELMALEK et Hatadou SAKO !
OGCN Handball : un début de saison mitigé
Après 20 matchs disputés, le club pointe à la 9ème place du classement avec 7 victoires, 1 nuls et 12 défaites.
Des points forts et des points faibles
L'OGC Nice Handball possède un effectif talentueux, capable de rivaliser avec les meilleures équipes du championnat. L'attaque est l'un des points forts de l'équipe, avec des joueuses comme Gordana Mitrovic et Alicia Toublanc qui font régulièrement trembler les filets adverses. La défense, en revanche, est plus perméable et a tendance à concéder trop de buts.
Un avenir incertain
L'OGC Nice Handball a encore 10 matchs à disputer pour boucler sa saison. L'objectif du club est de terminer dans le top 5 et de se qualifier pour les playoffs.
Des ambitions à confirmer
Le club a les moyens de réaliser cet objectif, mais il devra impérativement corriger ses lacunes défensives et afficher une plus grande régularité dans ses performances.
A Nice, on espère surfer sur cette dynamique et attirer les foules pour soutenir l’OGC Nice handball féminin cette saison.
Ce mardi 9 juillet 2024, l’OGC Nice fête ses 120 ans. Pour l’occasion, le club organise une journée spéciale sur la colline du château avec des animations et anciens joueurs. France Bleu Azur délocalise son studio pour vous faire vivre cet événement en direct.