L'Histoire du DUC Volley Dijon : Un Pilier du Sport en Bourgogne-Franche-Comté

Le Dijon Université Club (DUC) est l’un des clubs sportifs les plus emblématiques de Bourgogne-Franche-Comté. Fondé en 1920 sous l’impulsion d’un groupe d’enseignants et d’étudiants de l’Université de Dijon, il visait initialement à promouvoir la pratique sportive dans un cadre éducatif, intellectuel et convivial. Au fil des décennies, le club a connu un développement constant, tant en nombre de licenciés que dans la diversité de ses disciplines.

Cérémonie de cloture des Collégiades de Nancy 2022 (crédits : Joan Jaco / Sciences Po)

Aujourd’hui, le DUC regroupe plus de 25 sections sportives, allant des sports collectifs comme le rugby ou le volley-ball, aux disciplines individuelles telles que le judo, l’athlétisme ou encore l’escrime. Le DUC a également joué un rôle central dans l’évolution du sport universitaire à Dijon. Grâce à ses liens historiques avec l’Université de Bourgogne, il a permis à de nombreux étudiants de concilier études et sport de haut niveau.

Le Tennis au DUC : Un Exemple de Réussite

Parmi les sections phares du Dijon Université Club, le tennis occupe une place singulière. Créée dans les années 1930, la section tennis du DUC s’est rapidement imposée comme un acteur majeur du tennis en Bourgogne. Fidèle à l’esprit du DUC, la section tennis conjugue performance, formation et accessibilité.

Elle s’adresse aussi bien aux compétiteurs de haut niveau qu’aux amateurs, en passant par les jeunes en formation. Son école de tennis, labellisée par la FFT, accueille chaque année plusieurs dizaines d’enfants et d’adolescents, encadrés par une équipe pédagogique expérimentée. Le DUC Tennis a vu passer dans ses rangs de nombreux joueurs de talent, certains ayant atteint un niveau national ou international.

Au-delà de l’élite, la section mène également une action importante en faveur du tennis loisir et de la mixité des publics. Des créneaux sont ainsi réservés aux étudiants, aux seniors, aux personnes en situation de handicap ou encore aux familles, dans une logique d’inclusion sociale et de sport-santé. Engagée dans le développement durable, la section tennis s’investit aussi dans la transition écologique : gestion raisonnée de l’eau sur les courts, sensibilisation aux mobilités douces, partenariats avec des acteurs locaux pour l’entretien des équipements.

Le DFCO : Une Fusion Historique

S’IL EST UN DOMAINE dans lequel Besançon ne tient plus la comparaison avec sa « rivale » Dijon, c’est bien le football. Alors que les deux clubs phares de la capitale comtoise végètent en CFA2, les Rouges du DFCO viennent de signer un deuxième bail avec l’élite nationale. Le premier datant de 2011. Quatorze années après un tournant dans l’histoire du foot dijonnais : la fusion entre les deux meilleurs clubs de la place : le Dijon Football Club (DFC) et le Cercle dijonnais, tous deux pensionnaires du Championnat de France amateur (CFA) de l’époque.

Un homme a beaucoup œuvré, parfois secrètement, pour créer, et façonner, le Dijon Football Côte d’Or (DFCO). Un dirigeant expérimenté, amoureux du ballon rond, bâtisseur de projets et déjà à l’origine de la concentration, en 1978, de trois clubs de foot dijonnais : le Gazelec, Fontaine d’Ouche et les Grésilles. Il s’agit d’André Royer, l’actuel président d’honneur du volet amateur du club pro.

Plongeon dans le passé. Jusqu’à la genèse, un soir de janvier 1998. Quelques instants après un 32es de finale de Coupe de France perdu 2-1 par le DFC contre le Monaco des Barthez, Trezeguet et Henry… Frustrant. Mais aussi porteur d’espoir. Le président Royer réalise alors « qu’il y a peut-être quelque chose à faire à Dijon si un jour on veut arriver à monter en pro ».

Une main est tendue au Cercle, plus gros, plus fort, plus ancien. Son président n’en a cure. André Royer persévère. Mais change de stratégie. « On a créé un petit groupe de quatre personnes. Deux administrateurs de chaque club motivés par un objectif : la fusion ». Le quatuor tient plusieurs réunions par semaine. En secret. « Il fallait que l’on construise les nouveaux statuts et un projet sportif. Quand ce groupe de travail a estimé que tout était au point et qu’il était temps de diffuser l’information, nous avons rendu la chose publique ».

Les lignes ont en effet bougé. L’opposition du Cercle n’est plus aussi vive. Mais il veut que sa représentativité respecte son statut supérieur à celui au DFC. « Notre philosophie était claire », raconte André Royer. « Une fusion, ça se fait à parts égales sinon, il s’agit d’une absorption ».

Équilibre des forces. Une table ronde est organisée dans la foulée au Bien Public, le journal régional, avec les dix-huit futurs administrateurs : un tiers du DFC, un tiers du Cercle et un tiers d’extérieurs. L’article de presse, qui paraît dès le lendemain, informe sur la naissance de cette nouvelle entité : le DFCO. Une nouvelle ère commence. Avec sept équipes seniors occupant toutes les strates du CFA au district.

« Je m’étais engagé à ce que tous les éducateurs, dirigeants et joueurs qui le souhaitaient restent au club », poursuit le président Royer qui forme un binôme efficace avec son vice-président Jean-Marie Pidault. « Nous sommes aujourd’hui sous convention avec cinq clubs de Dijon et son agglomération plus 34 autres clubs à travers le département ». Une manière efficiente et collaborative d’alimenter les équipes de jeunes et le tout récent centre de formation, né il y a trois ans sur le site des Poussots.

Les Collégiades : Un Événement Sportif et Artistique

Créées en 2006 par Sciences Po, les Collégiades avaient pour but initial de réunir chaque année l’ensemble des étudiantes et étudiants des sept campus du Collège universitaire : Dijon, Le Havre, Menton, Nancy, Paris, Poitiers et Reims. Compétition sportive à l’origine, la rencontre annuelle s’est étoffée au fil des ans en prenant également une dimension artistique.

L’ensemble des Collégiades est axé sur un thème qui met en valeur le territoire du campus d’accueil. Le thème de cette année était "Stan Wars 2022", en hommage à la cité du Duc de Lorraine Stanislas. Le campus de Nancy, qui espérait accueillir l'événement en 2020, a dû attendre cette année pour l'organiser et finalement remporter le classement général !

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