Le rugby à Dieppe a une histoire riche, marquée par des figures emblématiques et des moments forts. Des terrains disparus aux ambitions renouvelées, plongeons au cœur de ce sport passionnant dans la région.

Ancien stade Merault de Dieppe, où Gabriel Quesmel a découvert le rugby. Source: stadito.fr
Les Débuts de Gabriel Quesmel à Dieppe
Avant de fouler les pelouses de Nationale, la troisième division du rugby français, sous les couleurs de Rennes, Gabriel Quesmel a fait ses premiers pas dans le monde du rugby à Dieppe. C'est dans l'enceinte du stade Merault, aujourd'hui disparu, que le jeune Gabriel a découvert ce sport.
« J’ai commencé à 9 ans, c’est mon oncle qui m’y a amené. Il a longtemps poussé pour que je m’inscrive et j’ai fini par le faire, ma mère n’était pas hyper partante » se souvient Gabriel. Sous les couleurs jaune et bleu, le Dieppois se prend d’affection pour un sport qu’il connaissait pourtant assez peu. Son premier entraîneur ? Marc Savary, l’ancien président du club dieppois puis Vincent Menesguen, père d’Alban qui évoluait encore il y a quelques mois au sein de l’équipe première du Duc rugby.
Gabriel lui, connaît le parcours classique des jeunes joueurs démontrant des qualités supérieures à la moyenne. « J’ai fait toutes les sélections, Seine-Maritime, Haute-Normandie puis Normandie » raconte le 3e ligne. Alors qu’il ne connaît pas le système des Pôles espoirs, il tente quand même les sélections pour intégrer le lycée de Lakanal situé à Colombes dans le 92, établissement scolaire proposant un cursus rugby de haut niveau dans lequel viennent piocher des clubs comme le Stade Français ou le Racing 92, pensionnaires du Top 14, la première division française. « Pour moi, c’était plus histoire de découvrir.
« Durant ma seconde, j’étais là-bas mais je continuais de jouer le week-end à Dieppe. C’était marrant parce que moi je jouais contre Yvetot, Saint-Lô tout ça et mes potes jouaient le Racing ou le Stade Français » se marre le joueur de Rennes. Cette différence ne va pas durer longtemps, à la fin de sa Seconde, trois clubs franciliens viennent le chercher : Massy, le Racing 92 ou le Stade Français, trois références du rugby français. « J’ai choisi le Stade Français » lance Gabriel Quesmel.
L'Ascension de Gabriel Quesmel
Le Dieppois entre dans une nouvelle dimension. Durant six ans, il s’aguerrit sous les couleurs roses du club mythique et côtoie le très haut niveau. « Lors de la saison 2015-2016, lors de la préparation du dernier match, je fais tous les entraînements avec la première. » Puis vient le moment de l’annonce du groupe qui ira défier Castres pour la dernière journée de Top 14. « Et là, l’entraîneur, Gonzalo Quesada annonce que je suis pris. »
Gabriel va connaître son premier match de Top 14. « Tu découvres les déplacements avec les pros, ça n’a rien à voir avec les espoirs. On se déplace en avion, hôtel etc. » Le match, Gabriel Quesmel s’en souvient : « On s’était fait déchirer, je crois », en réalité une défaite honorable 35-14 mais surtout le Dieppois évolue durant 22 minutes sur le terrain. Un instant de rêve qui restera sans lendemain.
En août 2016, le Dieppois choisi de s’éloigner de ses bases pour rejoindre Béziers en Pro D2, la deuxième division française, deux matchs et 65 minutes plus tard, il quitte le club. « Le début de saison n’a pas été bon, les entraîneurs avec qui je m’entendais bien ont été remplacés et je ne rentrais pas dans les plans du nouveau staff. »
Heureusement pour Gabriel, le rugby breton se développe et il est mis en contact avec un club qui commence à émerger : le Rennes étudiant club. « Le club venait de monter en Fédérale 1, à l’époque c’était la troisième division. » La première année « n’est pas top » la blessure au genou du Dieppois nécessitant une nouvelle opération entraînant les premiers doutes.
En difficulté lors de la saison régulière, Rennes prend la dernière place qualificative aux phases finales du championnat de France de Fédérale 1, plus rien n’arrêtera les Bretons. « J’ai joué tous les matchs des phases finales, l’ambition du groupe est montée au fur et à mesure, on avait l’impression d’être intouchables. » L’épopée passera par une bagarre contre Saint-Jean-de-Luz qui finit de souder le groupe.
En demi, contre Périgueux, Rennes gagne sa place en Nationale, une nouvelle troisième division créée entre-temps juste au-dessus de la Fédérale 1 et avant la Pro D2. « Pour nous ça y est, la montée c’était comme être champion de France » sourit Gabriel.
Avec une saison terminée en juin, la reprise est forcément décalée, la saison compliquée et le REC redescendra immédiatement en Nationale 2, la quatrième division elle aussi nouvellement créée. La première année de N2 s’achève en demi-finale des championnats de France. La deuxième année sera celle de la revanche pour les Bretons qui mettront la main sur un second titre de champion de France et retourneront en National où ils évoluent cette saison.
« Ces deux titres sont assez fous surtout que le premier, celui de Fédérale 1, était le premier titre de champion de France pour une équipe senior bretonne » applaudit Gabriel. Rennes a depuis été rejoint par Vannes, champion de France de Pro D2. Avec le temps, le Normand a adopté la Bretagne.
Vendredi 13 février 2026, le 3e ligne aile du Rennes étudiant club, le REC, a foulé la pelouse du Stade Diochon de Rouen pour affronter le Rouen Normandie rugby dans un choc pour le maintien en Nationale remporté 21-25 par les Bretons. Un match forcément particulier pour le joueur de 30 ans. « C’était mon premier match contre Rouen. J’aurais déjà pu les jouer quand on évoluait en Fédérale 1, mais j’étais blessé » sourit Gabriel Quesmel. « C’était la première fois que mes parents avaient juste 45 minutes de voiture à faire pour me voir jouer » rigole le Rennais d’adoption.

Une Nouvelle Ère pour le Dieppe UC Rugby
Yvelines | Reprise et ambition du RC Versailles pour la saison 2020/2021
Une nouvelle ère s'ouvre au Dieppe UC rugby. Le club a accueilli un nouvel entraîneur qui est Anglais et va bientôt changer de président pour nourrir un nouveau projet. Les joueurs seniors sont nombreux aux entraînements pour préparer au mieux la nouvelle saison.
Mike Cooper : Un Nouveau Coach Anglais aux Ambitions Claires
Le nouvel entraîneur duciste est Anglais : Mike Cooper entend bien ramener le Duc en Fédérale 3 à moyen terme. Mike Cooper a fortement contribué à la reconstruction du club de Mont Saint-Aignan.
De fait, le nouvel entraîneur duciste confirme avoir « toujours eu d’excellentes relations avec le Dieppe UC et ses représentants, notamment Renaud Ferment. J’ai été sollicité et j’ai trouvé que c’était une bonne idée. Le Duc a un vécu en Fédérale 3 et me semble être un club qui doit s’ancrer à ce niveau. Je ne dis évidemment pas que nous allons y retourner tout de suite mais nous allons bâtir un projet pour y retourner et y rester. Tout est réuni pour que cela fonctionne ici, notamment avec une école de rugby de qualité et de très belles installations ».
Les deux terrains en herbe et le terrain synthétique partagé avec l’ES Janval (football) ont conquis Mike Cooper.
Le technicien anglais a « beaucoup apprécié l’échange réalisé avec les joueurs dieppois en juin. Le facteur humain a beaucoup pesé dans ma décision ». Il n’a pas tardé à se mettre au travail puisque l’entraînement collectif a repris dès le 6 août 2025.
Un Gros Travail Physique et Technique
Au programme, un gros travail autour de la condition physique mais aussi beaucoup de technique pour développer notamment le jeu à la main. Ça travaille déjà bien à l’entraînement sur les pelouses du stade Auguste-Delaune. « La préparation, c’est la période où il faut bien travailler, rappelle Mike Cooper. En Honneur, la condition physique fait souvent la différence. Elle permet aussi d’éviter les blessures. Chacun doit en être convaincu, notamment les jeunes qui auront leur chance. »
À Dieppe, tout en s’appuyant sur Julien Tourmente pour les avants, Mike Cooper envisage aussi de « faire venir régulièrement des techniciens rouennais pour travailler des sujets spécifiques comme la touche ou la mêlée par exemple. Il y a déjà Marius Dubacq, un joueur espoir du Rouen Normandie Rugby, qui s’occupe des trois quarts. Nous aurons pour objectif de très bien défendre parce que c’est la base de tout, sans oublier évidemment de proposer du jeu. Les choses ne se feront pas en un an.
