Dominique Bathenay fait partie de la légende du football.
Né à Pont-d'Ain dans une famille modeste, il est le fils d'André Bathenay, conducteur d'engins, et de Denise Caroline Vogliano. Son éducation rurale a forgé un tempérament discret et une rigueur de travail qui l'ont accompagné tout au long de sa carrière. Il partage sa vie avec son épouse Yvette Annie Jeanine Giry, avec qui il a fondé un foyer stable. Le couple a deux enfants, Virginie et Benjamin, tous deux tenus à l'écart de l'agitation médiatique.
Dominique Bathenay entretient des amitiés de longue date avec ses anciens coéquipiers Dominique Rocheteau et Jean-Michel Larqué. Il considère Robert Herbin comme son mentor principal, ayant bénéficié de sa vision tactique novatrice durant ses années foréziennes. Engagé auprès de l'UNFP, il soutient les structures d'aide à la reconversion des sportifs de haut niveau. Ses passions privées se tournent vers les activités de plein air, loin de l'effervescence des grands stades. Résidant dans les Yvelines depuis plusieurs décennies, il apprécie le calme de la région parisienne tout en restant proche des centres de décision du football français.
Dominique Bathenay réside dans le département des Yvelines, à proximité de Saint-Germain-en-Laye, ville liée à son histoire avec le Paris Saint-Germain. Il fréquente régulièrement le siège de la Fédération Française de Football et le stade Geoffroy-Guichard lors d'événements officiels.
Bathenay Liverpool 1977
Un pilier de l'AS Saint-Étienne
Formé à Granges-lès-Valence, Tournon puis à l'AS Saint-Étienne, il est, à partir de 1973, un des piliers du club stéphanois qui se hisse au sommet du football français et européen. Dominique Bathenay intègre l'AS Saint-Étienne en 1973, s'imposant rapidement comme une pièce maîtresse du milieu de terrain sous la direction de Robert Herbin.
Il participe activement à la domination nationale du club, remportant trois titres consécutifs de champion de France et trois Coupes de France. Son nom reste indissociable de la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions 1976 à Glasgow contre le Bayern Munich, où son tir mémorable heurte la transversale des poteaux carrés.
En 1976, l'AS Saint-Étienne atteint la finale de la Coupe des clubs champions européens. Lors de ce match face au « grand » Bayern Munich, double tenant du titre, Bathenay élimine Franz Beckenbauer et envoie un missile sur la barre transversale carrée de l'Hampden Park. Un peu plus tard, c'est son coéquipier Jacques Santini qui verra également sa tête renvoyée par la barre.
Ses performances de haut niveau lui permettent d'intégrer l'équipe de France dès 1975, totalisant vingt sélections et quatre buts. Bathenay est nommé deuxième meilleur joueur français derrière Michel Platini en 1977. International, ses 20 sélections lui permettront de disputer la Coupe du monde 1978 en Argentine.
Il a une chance de devenir joueur professionnel mais s’il n’y arrive pas, il fera autre chose. Robert Herbin peut alors entrevoir tout le potentiel qu’il a entre les mains et le 6 octobre 1973, Saint-Etienne doit se rendre à Nîmes avec plusieurs absents. Il avoue même à Bereta à la mi-temps du match qu’il pensait que ce serait plus dur. Revelli ou Sarramagna. Il rayonne à l’occasion des demi-finales contre les le PSV Eindhoven où son abattage au milieu de terrain a fait merveille quand il a fallu conserver au Pays-Bas le maigre avantage obtenu au match aller. Il marque 9 buts en championnat en 1977.
Voici quelques faits marquants de sa carrière à Saint-Étienne:
- Lors de la finale de 1976, sa frappe surpuissante contre le Bayern Munich a heurté la partie inférieure de la barre transversale.
- En 1977, il inscrit un but exceptionnel de trente mètres contre Liverpool à Anfield.
- Surnommé le canonnier des Verts, il passait de longues séances à perfectionner ses tirs lointains.
Dominique Bathenay, connu pour sa puissante frappe de balle, est l'auteur d'un but resté dans les mémoires : un « boulet de canon » des 30 mètres marqué contre Liverpool lors du quart de finale retour de la Coupe des clubs champions européens 1976-1977 à Anfield Road. Ce tir plongeant se logea dans la lucarne du gardien Ray Clemence et a longtemps fait partie du générique de l'émission Téléfoot.
Déjà, au match aller à Geoffroy-Guichard, Bathenay, situé dans la surface de réparation, avait marqué de l'extérieur du pied, dans un geste réflexe, en reprenant un ballon venant d'un centre.

Capitaine emblématique du Paris Saint-Germain
En 1978, surtout, à la surprise générale, Bathenay, un des sénateurs verts quitte le Forez et son statut pour signer dans un club-barnum, présidé (depuis l’affaire de la double billetterie et la chute du couturier Daniel Hechter, notre premier président) par le fantasque et pittoresque Francis « J’embrasse la pelouse du Parc » Borelli : Paris Saint-Germain. Ensuite, et à la surprise générale, car il signe au PSG en 1978 et en devient le capitaine indiscutable durant 7 saisons.
A Paris, il y avait de bons joueurs. Dahleb. Baratelli, qui arrivait en même temps que moi. C’est compliqué… Je crois qu’il y a beaucoup d’impatience, d’inconscience aussi. Je n’ai pas tous les tenants et aboutissants, mais il a 23 ans, il a joué six fois en équipe de France. Il a joué à Paris, a été prêté à Toulouse… ça a toujours été compliqué, Rabiot ! Bon, il veut partir. Oui… Il était aimé par les Parisiens.
Pour revenir à votre signature à Paris. Est-ce qu’on vous a tenu un discours qui vous a vraiment plu ? Bon, déjà, il y avait Jean-Michel Larqué. Il y avait Francis Borelli ! Il venait de récupérer les rênes. Il était charmeur. Et le Parc aussi ? Oui, oui, le Parc aussi. Ah moi, j’adorais Nice, le stade du Ray.
A partir de là, comme toujours, à cause de l’émotion, je ne me souviens plus de grand chose (heureusement qu’on enregistre). Je suis avec mon premier joueur préféré, un des dédicataires de mon livre, et qui plus est : dans le centre commercial où j’ai perdu tant de fric et de temps à m’acharner sur le flipper Hulk.
Capitaine par la suite du PSG pendant sept ans de 1978 à 1985, il brandira deux nouvelles coupes de France en 1982 (victoire face à l'AS Saint-Étienne en finale) et 1983. Pour l'anecdote, lors de sa dernière saison avec le PSG, le club dispute la finale de la Coupe de France 1985 avec Bathenay sur le banc...

Voici un tableau récapitulatif de son parcours en club :
| Club | Période |
|---|---|
| AS Saint-Étienne | 1973-1978 |
| Paris Saint-Germain | 1978-1985 |
| FC Sète | 1985-1988 |
Reconversion en tant qu'entraîneur
Ensuite, à 31 ans, il rejoint pendant trois ans le FC Sête en D2. Il termine sa carrière de joueur au FC Sète en 1987 avant d'entamer une reconversion comme entraîneur. Il a ensuite entraîné des équipes comme le FC Sète, le Stade de Reims, l'AS Saint-Étienne, le Nîmes Olympique, ou encore le CS Sedan-Ardennes.
Il dirige successivement l'AS Saint-Étienne, Reims et Nîmes, puis exerce des fonctions de sélectionneur pour les Seychelles et les Émirats arabes unis. En parallèle, il s'investit dans les instances fédérales, présidant la commission de la Coupe de France à la FFF de 2008 à 2011.
En septembre 2008, il devient sélectionneur des Émirats arabes unis, succédant à Bruno Metsu dont il était l'adjoint[2].
Affaire de la caisse noire de l'AS Saint-Étienne
Au début des années 1980, Dominique Bathenay est cité dans l'affaire de la caisse noire de l'AS Saint-Étienne. Ce dossier judiciaire concernait un système de primes occultes versées aux joueurs et aux dirigeants du club. Le milieu de terrain a reconnu devant la justice avoir perçu des sommes non déclarées issues de ce circuit, précisant que cette pratique était alors généralisée au sein de l'institution stéphanoise.