Le basket est un sport de statistiques et comme celles-ci ont pris une dimension de plus en plus importante, la NBA a également étoffé son offre en la matière, et propose notamment le nombre de kilomètres parcourus par chaque joueur, permettant de classer le degré d’engagement de chacun d’un point de vue athlétique. C’est une stat qui est rarement mentionnée mais qui représente un bon indicateur concernant l’activité d’un joueur : le nombre de kilomètres parcourus au cours de la saison.
Un confrère de Hoopshype a ainsi jeté un oeil aux “meilleurs coureurs” actuels et on découvre ainsi que le Ngolo Kanté de la grande ligue s’appelle Zach LaVine. L’arrière de Chicago aux capacités physiques hors du commun est au sommet de la liste avec plus de 52 kilomètres parcourus sur 12 matchs, soit 4.3 kilomètres par match. Il est suivi par son coéquipier Justin Holiday (50.8 km), puis les deux Warriors Steph Curry (48.7) et Klay Thompson (47.9). Le cinquième n’est autre que CJ McCollum (47.6). L’arrière de Portland avait terminé premier de cette catégorie l’an dernier avec… 351 kilomètres parcourus sur 81 matchs soit 4.3 kilomètres en moyenne par rencontre, comme Zach LaVine.
Bien sûr, le temps de jeu a une grande importance, et sans surprise, Zach LaVine et Justin Holiday sont les deux joueurs qui ont passé le plus de temps sur le terrain. La NBA indique également la vitesse moyenne des joueurs sur le parquet. Zach « Monsieur Trois Poumons » LaVine tourne ainsi à 7.1 kilomètres par heure, non loin derrière Alfonzo McKinnie, évalué comme le joueur le plus « rapide » sur 12 matchs (7.56 km/h). Encore un Warrior… Sur onze matchs, c’est Buddy Hield qui affiche la meilleure moyenne avec 7.61 km/h au compteur.
Le shooteur des Kings profite d’un système de jeu où Dave Joerger demande à ses joueurs de jouer vite, mais il se distingue aussi par ses courses pour se démarquer et trouver de bonnes positions de tirs. Si vous désirez répertorier les bons élèves et les tire-au-flanc de vos équipes, le classement statistique est à retrouver ici. À 41 ans, par exemple, Vince Carter continue de courir à 6.6 km/h, soit autant que… Frank Ntilikina ! Sur le plan collectif, l’équipe qui court le plus est pour l’instant Detroit avec un cumul d’environ 30 km par match.
Ça prend en compte bien sûr les courses sur demi-terrain, sur contre-attaques mais aussi le repli défensif. Les deux plus rapides sont les Kings et les Hawks.
Pour illustrer l'engagement athlétique des joueurs, prenons l'exemple de Mikal Bridges. Mikal Bridges fait partie de ces rares joueurs qui ont joué l’ensemble des 82 matchs cette saison. Mieux, il n’a pas raté la moindre rencontre depuis son arrivée en NBA il y a quatre ans (309 matchs joués sur 309), et même depuis ses années à l’université de Villanova (116 matchs joués sur 116 en l’espace de trois saisons). Si vous sortez les calculettes, vous remarquerez que ça donne 4,1 kilomètres par match, un chiffre impressionnant quand on sait qu’un terrain de basket fait seulement 28,65 mètres sur 15,24.
Pour les fans de fitness, sachez également que Bridges a brûlé pas moins de 38 000 calories cette année, autant dire que son programme minceur est encore plus efficace que celui de Comme j’aime. Fun fact, on retrouve un autre Bridges à la deuxième place puisque c’est Miles qui l’occupe (339 kilomètres), pas vraiment étonnant sachant que les Charlotte Hornets sont l’une des équipes qui galopent le plus en NBA.
Ce qui fait la grandeur de Mikal Bridges aujourd’hui, c’est à la fois son activité défensive ainsi que sa polyvalence dans sa propre moitié de terrain. Habitué à défendre sur les meilleurs joueurs NBA, Mikal est plutôt du genre à enchaîner les efforts pour ne pas les lâcher d’une semelle malgré les écrans adverses, les switchs défensifs et les règles actuelles qui favorisent pas mal les attaquants. Bridges est omniprésent que ce soit en homme-à-homme ou en aide avec ses bras gigantesques, et forcément les kilomètres s’accumulent à vitesse grand V. Vous ajoutez à ça la distance parcourue sur les actions en transition - où Bridges peut faire mal - ainsi que ses mouvements sans ballon sur attaque placée, et vous finissez avec 342 kilomètres au compteur.
Quand on voit comment la saison s’est terminée pour Phoenix et Mikal, visiblement un peu sur les rotules face aux Mavs en demi-finale de conf’, on se demande si tout ça a fini par peser au plus mauvais moment. Pour info, Bridges a connu son temps de jeu le plus élevé en carrière cette année avec pratiquement 35 minutes de moyenne sur les 82 matchs, un temps de jeu qui a grimpé jusqu’à 38,5 minutes en Playoffs. Comme le montrent tous ces chiffres, Mikal Bridges est un monstre d’endurance. Mais même lui peut fatiguer à force de tirer sur la corde.

LeBron James a battu mardi 7 février le record du nombre de points marqués sur l’ensemble d’une carrière.
Statistiques Clés de la NBA
Le basket est un sport de statistiques, et la NBA ne fait pas exception. Voici quelques statistiques clés qui mettent en lumière l'engagement et la performance des joueurs :
- 38 390: le nombre de points le plus grand.
- 2,31 mètres: le joueur le plus grand (Gheorghe Mureșan).
- 228 millions de dollars: le contrat le plus élevé pour un joueur (Giannis Antetokounmpo).
- 3 899 dollars en moyenne: les matchs les plus chers (finales 2019).
- 146 000 kilomètres: la plus grande distance parcourue en une saison (Lakers, 1961-1962).
- 1,22 mètre: la détente sèche la plus élevée (Keon Johnson, 2021).
En battant le record de Kareem Abdul-Jabbar et ses 38 387 points, le « King » fait ainsi tomber un nouveau record dont le monde du basket est si friand. « King James » est aussi le meilleur marqueur en play-off, la phase d’élimination directe qui a lieu à l’issue de chaque saison, avec 7 491 points en 266 matchs. Le record du nombre de points en un match est, lui, détenu par Wilt Chamberlain.
Du haut de ses 2,31 m, le basketteur roumain Gheorghe Mureșan est le plus grand joueur de l’histoire de la ligue. Sélectionné par l’ancienne franchise des Washington Bullets en 1993, il évolue sept saisons en NBA, tout en portant le numéro 77, en référence à sa taille de 7 pieds et 7 pouces. Avec, à la clé, un contrat record de 45 millions de dollars en moyenne par an, soit un total 228 millions sur cinq ans.
Avec une moyenne de 80 matchs par saison, les franchises de la ligue sont amenées à traverser le pays plusieurs fois en l’espace d’une année. Les Lakers de Los Angeles, lors de la saison 1961-1962, ont ainsi effectué 146 000 kilomètres durant leurs déplacements. L’équivalent de trois fois et demie la circonférence de la Terre. En 2021, lors des tests de sélection pour entrer en NBA, l’étudiant a battu le record de détente, en sautant largement plus d’un mètre en hauteur (1,22 m).
L'Impact Environnemental des Voyages en NBA
Avec un calendrier de matchs très fourni et beaucoup d’équipes, l’impact de la ligue sur l’environnement est colossal. Pour y faire face, la NBA et les franchises s’activent-elles ? Est-ce suffisant ? La NBA, c’est 82 matchs par saison régulière pour chacune des 30 franchises, sans compter les play-offs, qui s’achèvent cette saison dans quelques jours… La moitié de ces matchs se jouent donc à l’extérieur, et dans un pays grand comme les Etats-Unis, l’écrasante majorité des déplacements se font en avion.
En 2019, la NBA était la ligue la plus polluante des 4 ligues majeures américaines (NFL, NHL, NBA et MLB). En 2022, la NBA a fait un pas pour diminuer cette empreinte carbone significative, en réduisant de 5% la distance totale des voyages en avion de ses équipes. Cela a permis d’économiser 90 000 kilomètres en avion. Comment ? La ligue a modifié le calendrier en augmentant le nombre de matchs qui ne nécessitent pas de déplacements.
En effet, en 2020, les phases finales de la ligue se sont toutes déroulées dans une “bulle”, près d’Orlando, afin de minimiser le contact avec l’extérieur et donc éviter les potentiels cas de Covid. Les performances et états de forme des joueurs, dispensés de longs et fastidieux déplacements, étaient bien plus intéressants. Il n’en fallait pas plus pour que les dirigeants réduisent le nombre de trajets par les airs.

Initiatives Écologiques de la NBA
En son sein, le programme NBA Green a été élaboré pour traiter spécialement les enjeux environnementaux. Sa principale action est la mise en place de la « NBA Green Week », basée sur le principe des 3 R : réduction, réutilisation, recyclage. Sur le volet énergie, les 64 matchs de la semaine sont alimentés par de l’énergie renouvelable, et la communication incite les fans à venir en transports en commun ainsi qu’à installer des LED chez eux.
Plus récemment en avril dernier, à l’occasion du « Earth Month », NBA Cares a fait un nouveau pas dans la lutte contre la pollution plastique en autorisant, dans certaines salles, les fans à venir avec des gourdes ou gobelets réutilisables. Ces actions sont évidemment largement insuffisantes pour réduire significativement le bilan carbone de la NBA et participent de ce fait à renforcer la sensation de greenwashing de la ligue, qui reste bien loin des enjeux climatiques.
C’est d’abord le cas de la « Ball Arena » de Denver, Ball étant - comme son nom ne l’indique pas - une entreprise spécialisée dans le recyclage de l’aluminium. Les Suns de Phoenix se sont associés à Footprint pour leur arena, une entreprise qui produit des emballages à partir de plantes et qui sont donc biodégradables, compostables et recyclables.
La franchise qui semble la plus avancée sur ces enjeux est celle des Trail Blazers de Portland. Le Moda Center offre de la nourriture locale et de saison à leurs fans, tout en proposant des alternatives végétales. La nourriture non-consommée les jours de match est redistribuée aux familles dans le besoin. Au total, les Trail Blazers ont réussi à réduire de 25% leur empreinte carbone et ne souhaitent pas s’arrêter là : ils visent la réduction de 50% des émissions de CO2 liées aux transports.
Côté joueurs, c’est le grand désert. Ceux qui essayent de porter des messages dans le sens de l’environnement se comptent sur les doigts d’une main. Parmi eux : Rudy Gobert, le pivot français jouant pour Minnesota, élu quatre fois meilleur défenseur de la ligue. Il participe notamment à la campagne de sensibilisation « Terre au Centre », créée par Planet SC, et publie ainsi sur Instagram des infographies sur l’alimentation, l’eau, les équipements et textiles ou encore le digital.
Malgré ça, la ligue est ambitieuse et souhaite réduire de 50% ses émissions carbone d’ici 2030. Agir sur la mobilité, des équipes autant que des fans, semble surtout primordial pour espérer atteindre cet objectif. Repenser le calendrier, avec moins de matchs. Cela permettrait aussi de rendre ces rencontres plus compétitives et d’agir concrètement sur la santé des joueurs. Il est aujourd’hui récurrent de voir des équipes lâcher un match à l’occasion d’un « back-to-back » à l’extérieur.
Sans surprise, cela ne semble pas dans les petits papiers de la NBA, qui a préféré rajouter une compétition cette saison : le NBA In-Season Tournament. Récompense à la clé ? 500 000 dollars pour chaque joueur de l’équipe victorieuse.
La course à pied, c’est un sport simple. Tu pars de A, tu vas jusqu’à B (ou parfois tu reviens à A), et si tu as fait moins de temps que les autres, tu as gagné. Au baseball on sait pas trop. Un joueur court, occasionnellement, 2-300m par match, s’il parvient à frapper la balle et à faire quelques tours de circuits pendant la partie. Si tu ne te rappelles plus trop comment fonctionne ce sport, on te l’explique à notre façon ici.
Mais en gros tu cours de 10m en 10m (en fait 10 yards, c’est à peu près des mètres américains) sur une pelouse en synthétique numérotée. Mais en fait les joueurs bougent pendant 11 minutes pendant un match professionnel qui en dure 60 (4×15), et le coureur qui court le plus atteint à peine les 1.25 miles (soit tout juste 2km). Au basket, il faut courir sur un parquet bien ciré, en portant un marcel et des chaussures qui font “kouik, kouik, kouik” à chaque pas, pour lancer un ballon dans un panier troué placé trop haut.
Au tennis, il peut arriver que pendant un match en 5 sets (ce qui n’est de loin pas le cas de tous les matchs), un joueur coure 4.8km. Alors c’est certes impressionnant au vu de la taille plutôt restreinte d’un court de tennis, mais ça reste assez raisonnable, surtout en plusieurs heures non? Alors dès que possible on arrête de courir et on s’entasse sur le ballon.
Et l’arbitre fait le tour du tas, et quand il pense avoir deviné celui qui a attrapé le ballon, il lève un bras et siffle. Alors tout le monde remet ses shorts en place, et le gagnant rend le ballon à l’arbitre, qui est content. Et ça recommence, puisque le but du rugby, c’est de gagner le match. Alors? c’est bon? c’est bon? tu l’as? Le terrain est assez grand et les matchs durent 90 minutes.