Règles et Dimensions du Hockey sur Glace

Le hockey sur glace est un sport collectif passionnant qui se joue sur une patinoire dédiée, opposant deux équipes de six joueurs cherchant à marquer des buts. Une rencontre se divise en trois périodes de vingt minutes, où les joueurs, équipés de protections et de patins, manient une crosse pour diriger un palet en caoutchouc. Originaire du Canada, ce sport a connu un essor important au XIXe siècle en Amérique du Nord et est aujourd'hui pratiqué dans de nombreux pays à travers le monde.

Lors d’une rencontre de hockey sur glace, deux équipes de six joueurs s’affrontent avec pour but de mettre le palet dans le but adverse le plus de fois possible. L’équipe qui marque le plus de buts au cours de la rencontre est déclarée vainqueur.

Le hockey sur glace est un sport très physique. La pratique du hockey sur glace est très physique et il n'est pas rare que de véritables rixes aient lieu sur la glace. Ces altercations ont un attrait particulier pour les novices mais l'investissement corporel des joueurs fait partie intégrante du jeu. Il est ainsi autorisé aux joueurs de déstabiliser un adversaire pour récupérer le palet. En Ligue nationale de hockey ou LNH (NHL en anglais) les contacts physiques sont d'ailleurs plus brutaux qu'en Europe.

Afin d'éviter que la situation ne dégénère complètement, il existe, comme pour tout autre sport, des règles fixes. Au hockey sur glace il existe aussi le concept de hors-jeu.

La Patinoire

Avant même que l’arbitre ne donne le signal du premier engagement, la patinoire elle-même impose ses règles. Une patinoire de hockey répond à des standards précis.

Les dimensions de la patinoire peuvent varier mais doivent avoir une longueur entre cinquante-six (56) et soixante-et-un (61) mètres et une largeur entre vingt-quatre (24) et trente (30) mètres. Les patinoires NHL sont plus étroites : 26 mètres contre 30 mètres en IIHF.

La glace de la patinoire peut être naturelle, mais est généralement artificielle. Des lignes sont tracées sur la glace afin de délimiter des zones défensives et offensives. Des lignes sont tracées sur la glace afin de délimiter des zones défensives et offensives.

Il y a également des zones d’engagement : une (1) centrale et quatre (4) dans chaque moitié de terrain ( deux (2) en zone neutre et deux (2) en zone offensive/défensive). Sur toute la surface se trouvent des points, certains entourés par des cercles. Ces derniers sont appelés points d'engagement. Après une interruption, l'arbitre remet le palet en jeu sur l'un des points d'engagement rouge.

Il existe également une zone réservée aux arbitres dans laquelle aucun joueur n’est autorisé à rentrer lorsque les arbitres se concertent pour prendre une décision. Cette zone se trouve devant la table de marque où les décisions se prennent. Le territoire de l'arbitre est délimité lui aussi par un demi-cercle rouge.

Une autre zone, de 1,80 mètre de rayon, est celle des gardiens de but, dans laquelle aucun attaquant n’a le droit de rentrer lorsqu’un but est inscrit. La surface de but est délimitée par une zone bleu clair et un demi-cercle rouge.

La patinoire doit être entourée d’une paroi, généralement en bois ou en matière plastique, dénommée balustrade. Sa hauteur doit être de 107 cm, mesurée depuis la surface de la glace. La partie inférieure de la balustrade doit être protégée par une plinthe, en matière synthétique, continue et interchangeable, dont la hauteur doit être comprise entre 15 et 25 cm (mesurée à partir de la surface supérieure de la glace). De plus, il est nécessaire d'être équipé de protections transparentes, complémentaires à la balustrade, ainsi que de filets de protection pour la pratique du hockey sur glace. Ces équipements peuvent être éventuellement amovibles pour permettre la tenue d'évènements liés aux autres pratiques de sports de glace.

Au niveau éclairage, la puissance varie de 400 à 1 000 lux selon le niveau de classement de la structure.

Les dimensions des vestiaires joueurs sont définies selon le niveau de pratique et selon le type de patinoires concernées : de 4 vestiaires de 35 m2 pour une patinoire régionale à 6 vestiaires (2 de 70 m2 et 4 de 45 m2) pour une patinoire internationale.

Pour la haute compétition, une patinoire double piste aux dimensions sportives réglementaires est à privilégier. En effet, cela permet : une polyvalence d’utilisation, une interchangeabilité des pistes en fonctions des besoins, des contraintes et des évènements, des économies d’échelle par rapport à deux patinoires distinctes ou encore de pouvoir assurer toutes les activités sans impacter les séances publiques qui assurent une partie de la rentabilité de l’établissement.

Si les patinoires construites dans les années 60-70, sans un réel souci d'économie d'énergie, ont véhiculé durant de nombreuses années l'image d'équipements très énergivores, c'est beaucoup moins le cas aujourd'hui. Encore faut-il effectuer les bons choix techniques. Par exemple, la suppression de certains fluides appauvrissant la couche d’ozone a fait naître des technologies innovantes, dans les patinoires de nouvelle génération, leur permettant d’utiliser des fluides écologiques et 100 % naturels.

Schéma d'une patinoire de hockey sur glace

Les Zones de la Patinoire

La patinoire est découpée en trois grandes zones séparées par des lignes bleues : la zone défensive (autour de son propre but), la zone neutre (au centre), et la zone d’attaque (devant le but adverse). Les deux lignes bleues divisent le terrain en trois zones. La zone défensive est le tiers dans lequel se trouve la cage d'une équipe. La partie sur laquelle se trouve la cage de l'équipe adverse est donc la zone d'attaque. Les zones de défense et d'attaque sont aussi appelées zones d'extrémité.

La zone de défense est comprise entre la balustrade derrière le but défendu par l’équipe et la première ligne bleue. Cette zone comprend également une ligne rouge fine, appelée ligne de but, sur laquelle est placé le but à défendre.

La zone neutre, quant à elle, est la partie de la patinoire comprise entre les deux lignes bleues. Au milieu de la zone, une ligne rouge aussi épaisse que les lignes bleues symbolise le milieu de la glace et est appelée la ligne rouge centrale. Enfin, la zone d’attaque va de la deuxième ligne bleue à la bande derrière le but défendu par l’équipe adverse.

Les buts sont situés respectivement sur chaque ligne de but. Chaque but mesure 1,83 mètre de large sur 1,22 mètre de haut.

Au hockey sur glace, il est possible de jouer derrière la cage du gardien.

Les Joueurs et l'Équipement

Six joueurs par équipe dont un gardien sont simultanément sur le terrain de jeu au hockey sur glace. La position de gardien peut également être prise par un joueur de champ. Une équipe de hockey aligne 6 joueurs simultanément : un gardien de but et cinq patineurs (deux défenseurs et trois attaquants). Chaque équipe dispose de quatre lignes d’attaque (trois attaquants chacune) et de trois paires de défenseurs.

Les équipes peuvent compter un maximum 22 joueurs, dont 2 gardiens sur une feuille de match. Le nombre maximum de joueurs qu’une équipe peut sélectionner est de vingt (20), sauf dans la Ligue National de Hockey (LNH) d’Amérique du Nord où ils ne peuvent être qu’à dix-huit (18), mais uniquement six (6) d’entre eux se trouvent sur la glace. Parmi ces vingt (20) joueurs, seulement deux peuvent être gardien de but et l’un des vingt (20) joueurs est capitaine (le seul à pouvoir discuter avec l’arbitre).

L’équipe est composée d’un (1) gardien de but, de deux (2) défenseurs et de trois (3) attaquants. Parmi les attaquants, on retrouve un (1) centre et deux (2) ailiers.

Les joueurs sont la plus part du temps une minute sur la glace puis sont remplacés. Les équipes peuvent réaliser autant de changements de joueurs qu’elles le souhaitent. Les changements ne s’effectuent pas lors des arrêts de jeu uniquement : le changement à la volée - en plein jeu - est l’une des grandes spécificités du hockey.

Voici les rôles des joueurs :

  • 🛡️ Défenseurs (2) - Protègent leur zone, participent à la relance et au power-play.
  • ⚡ Ailiers gauche & droit (2) - Vitesse, finition, pressing défensif.
  • 🎯 Centre (1) - Chef d’orchestre.

Seul le capitaine est habilité à discuter des décisions arbitrales - pas pour les contester, mais pour demander une clarification.

Les joueurs de hockey sur glace sont généralement équipés d’un (1) casque (avec une visière ou une grille) obligatoire depuis 1979, d’une crosse, de patins à glace et d’une tenue de protection. Seul le gardien peut choisir une autre couleur de casque.

La crosse est aussi appelée le « bâton » et peut être recouvert d’une bande adhésive. Un équipement spécifique est dédié aux gardiens qui sont plus exposés et donc mieux protégés (par des protections en mousses) que les joueurs. Leur casque est fermé et superpose un (1) masque de protection. Les protections au corps sont plus complètes et empêchent le palet d’entrer en contact avec la peau.

Depuis la saison 2024, l’IIHF impose le port du protège-cou homologué à tous les niveaux de compétition. Cette obligation est née du décès tragique du hockeyeur britannique Adam Johnson lors d’un match de ligue professionnelle en octobre 2023. La Ligue Magnus et l’ensemble des compétitions FFHG ont adopté cette règle.

Équipement de hockey sur glace

Règles et Fautes

Un match de hockey sur glace se compose de trois tiers-temps de 20 minutes effectives chacun, séparés par deux pauses de 15 minutes - le temps de refaire la glace avec la surfaceuse. A la fin de chaque tiers temps, les équipes changent de côté. Les équipes peuvent réaliser autant de changements de joueurs qu’elles le souhaitent.

En cas d'égalité à la fin des 60 minutes de temps de jeu règlementaire, une prolongation est jouée avec "mort subite" ou une série de tir au but a lieu. Si les deux équipes sont à égalité à la sirène du troisième tiers-temps, la rencontre bascule en prolongation. En Synerglace Ligue Magnus, cette prolongation dure 5 minutes en 4 contre 4 (format « mort subite » : le premier but met fin au match). Sans vainqueur à l’issue de ces 5 minutes, les équipes s’affrontent aux tirs au but (shoot-out) : chaque équipe désigne alternativement un tireur, qui part de la ligne centrale et affronte le gardien seul.

Après chaque arrêt de jeu, un arbitre procède à un engagement (face-off) : il laisse tomber le palet entre les deux centres adverses qui s’affrontent à la crosse pour en prendre possession. La zone où se déroule l’engagement dépend de la raison de l’arrêt (pénalité, hors-jeu, dégagement interdit, tir sauvé…).

Voici les principales fautes au hockey sur glace :

  • Hors-jeu : Un joueur est en hors-jeu lorsqu’il pénètre dans la zone d’attaque adverse avant le palet. Concrètement : les deux patins d’un attaquant doivent se trouver en zone neutre (ou sur la ligne bleue) au moment où la rondelle franchit cette même ligne bleue. Un hors-jeu se produit lorsqu'au moins un joueur de l'équipe attaquante se trouve dans le troisième tiers avant que le palet n'ait franchi la ligne bleue. Un joueur qui attaque n’a pas le droit de précéder le palet dans la zone d’attaque.
  • Dégagement interdit (Icing) : Moins intuitif que le hors-jeu, le dégagement interdit - ou icing - est l’une des règles les plus caractéristiques du hockey. Elle est sanctionnée lorsqu’un joueur envoie le palet depuis sa propre zone défensive (derrière la ligne rouge centrale) jusqu’au-delà de la ligne de but adverse, sans que personne ne touche la rondelle au passage. Si un joueur tire ou dévie le palet hors de sa zone de défense et jusqu'au delà de la ligne de but de l'équipe adverse, l'arbitre siffle un icing. Une équipe en infériorité numérique (power-play adverse) a le droit de dégager le palet sans faute. Autre règle très importante, celle du dégagement interdit.
  • Tir de pénalité : Ultime sanction individuelle, le tir de pénalité est accordé lorsqu’un défenseur ou un gardien stoppe illégalement un attaquant seul face au but (crochetage par derrière, lancement de crosse…). Le tireur part seul depuis le centre de la patinoire et doit garder le palet en mouvement vers l’avant jusqu’au tir. L'arbitre siffle un penalty lorsqu'une réelle chance de but a été empêchée par une faute de l'équipe adverse. C'est généralement le cas lorsqu'un attaquant remonte seul vers le but adverse et est stoppé de manière injuste.

Au hockey, le fautif ne sort pas simplement du terrain : il rejoint le banc des pénalités, surnommé avec affection la « prison » par les amateurs. Pendant sa durée de peine, son équipe joue en infériorité numérique - ce qu’on appelle le penalty kill - tandis que l’adversaire profite d’une supériorité numérique (power-play). Il en résulte la supériorité numérique pour l'équipe adverse : le powerplay.

Une autre infraction classique des règles concerne la crosse. Celle-ci ne doit jamais être tenue au-dessus des épaules, sans quoi le joueur fautif sera pénalisé de 2 à 5 minutes d'exclusion de jeu. Une infraction peut aussi être de faire un croche-pied, frapper un joueur avec sa crosse ou de le charger. Une telle faute sera sanctionnée par l'arbitre et le joueur incriminé sera exclu du jeu pour 2 voire même jusqu'à 5 minutes.

Une dureté excessive entraîne presque toujours une pénalité de méconduite. Le joueur sanctionné doit reste sur le banc des pénalités pendant 10 minutes sans pour autant que son équipe soit obligée de jouer en infériorité numérique. En cas de comportement particulièrement brutal, le joueur incriminé peut se voir infliger la pénalité la plus lourde au hockey sur glace : la pénalité de match.

Les joueurs peuvent pousser du pied le palet, par contre il est interdit de marquer un but de cette manière.

Voici un tableau récapitulatif des différentes pénalités :

Type de pénalité Durée Conséquence
Pénalité mineure 2 minutes Le joueur est exclu, l'équipe joue en infériorité numérique
Pénalité majeure 5 minutes Le joueur est exclu, l'équipe joue en infériorité numérique
Pénalité de méconduite 10 minutes Le joueur est exclu, mais son équipe ne joue pas en infériorité numérique
Pénalité de match Expulsion immédiate Le joueur est expulsé du match

Vocabulaire du Hockey sur Glace

Etant donné que cette discipline sportive est originaire d'Amérique du Nord, le vocabulaire du hockey sur glace regorge de termes anglais.

  • Le bully : correspond à un coup d'envoi ou une remise en jeu au football. Après un but, au début d'un nouveau tiers temps ou bien lors d'un "icing" (voir plus bas), le palet est remis en jeu sur le point central d'engagement (point bleu). Un joueur de chaque équipe essaye de récupérer le palet pour son camp.
  • L'icing : ou dégagement interdit : si une équipe tente un icing, elle n'aura pas le droit au changement de joueurs lors de l'interruption de jeu suivante.
  • Le penalty : le tir de pénalité : les règles d'execution de penalty sont les suivantes : • seul le joueur victime de la faute peut procéder au tir de pénalité sauf si il a été blessé lors de la faute.
  • Overtime : prolongations : Dans le cas contraire, le vainqueur doit être désigné avec une séance de tirs de pénalité appelés également « tirs de fusillade ».
  • Play-off / série éliminatoire : les play-offs se disputent au meilleur des sept matchs. Une équipe doit donc remporter 4 victoires contre une même autre équipe pour être qualifiée pour le tour suivant.

REGLEMENT HOCKEY SUR GLACE (VERSION LHC)

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