L'Épopée du Dijon Tremblay Handball: Histoire, Défis et Ambitions

Le handball, sport collectif dynamique et exigeant, a une histoire riche et passionnante, marquée par des moments de gloire, des défis surmontés et une quête incessante de l'excellence. Le Dijon Tremblay Handball, fruit de la fusion entre deux clubs historiques, incarne parfaitement cette épopée sportive. Cet article se propose de retracer l'histoire de ce club, en mettant en lumière ses moments clés, ses figures emblématiques et son ambition de retrouver les sommets du handball français.

Les Débuts Prometteurs et l'Ascension vers l'Élite

L'histoire du Dijon Tremblay Handball est jalonnée d'étapes importantes, depuis ses modestes débuts jusqu'à son accession au plus haut niveau du handball français. Le club a su gravir les échelons, en s'appuyant sur un travail acharné, une formation de qualité et un esprit d'équipe indéfectible.

Le club de Tremblay-en-France a connu une période faste avec une présence de quinze saisons dans l'élite du handball français, entrecoupée d'un bref passage en D2 en 2016-2017.

Les Défis et les Rebondissements

Comme toute équipe sportive, le Dijon Tremblay Handball a connu des moments difficiles, des relégations, des changements de staff et des blessures de joueurs clés. Cependant, le club a toujours su faire preuve de résilience, en tirant les leçons de ses échecs et en se relevant avec détermination.

La saison passée a été un échec pour le club de Tremblay, une expérience amère qu'il faut dépasser pour repartir sur de nouvelles bases. Cyril Dumoulin, figure emblématique du club, souligne l'importance de tirer les leçons du passé tout en se tournant vers l'avenir. Malgré un budget conséquent de 4,1 millions d'euros, le club de Tremblay a manqué de volonté et de conscience de l'importance de chaque match. Pascal Papillon, président du club, a reconnu un excès de confiance et un oubli des vertus du travail.

Les Figures Emblématiques

Le Dijon Tremblay Handball a été marqué par des joueurs talentueux et des entraîneurs passionnés, qui ont contribué à son succès et à sa notoriété. Parmi ces figures emblématiques, on peut citer Cyril Dumoulin, gardien de but expérimenté et leader de l'équipe, ainsi que les frères Pecaud, Samuel et Arthur, dont l'histoire familiale est intimement liée au club.

Cyril Dumoulin: Un Pilier du Handball Français

Cyril Dumoulin, fort de ses 81 sélections en équipe de France, est un pilier du club de Tremblay. Son expérience, sa capacité d'analyse et sa mémoire redoutable font de lui un atout majeur pour l'équipe. Il a marqué l'histoire du club en réalisant son 4000e arrêt en carrière, un record qui témoigne de sa longévité et de son talent.

Formé à Bourgoin Jallieu, club également formateur d'un certain Stéphane Stoecklin, Cyril Dumoulin filera assez vite chez le voisin de Chambéry en 2000. Dumoulin découvre la D1 et s’impose rapidement comme l’un des jeunes gardiens les plus prometteurs du championnat. Il reste neuf saisons en Savoie, avant de rejoindre Toulouse, puis de franchir un cap en signant au HBC Nantes en 2014. Il boucle sa carrière à Tremblay, en Starligue, où il a apporté toute son expérience et son professionnalisme au collectif francilien l'aidant à remonter dans l'élite du handball français.

Respecté dans tous les vestiaires qu’il a fréquentés, Dumoulin a incarné une certaine idée du métier : celle du travailleur de l’ombre, toujours prêt, toujours fiable. La suite de son parcours pourrait passer par la transmission ou la formation, tant sa passion pour le handball reste intacte.

À 40 ans, Cyril Dumoulin a officiellement annoncé la fin de sa carrière professionnelle ce soir lors du match entre Tremblay et Nantes.

Samuel et Arthur Pecaud: Une Affaire de Famille

Samuel Pecaud, entraîneur adjoint du Dijon Métropole Handball, et son fils Arthur, ailier au DMH, ont partagé une aventure humaine et sportive unique. Leur collaboration a marqué l'histoire du sport dijonnais, même si elle a été de courte durée.

Rubens Pierre: Un Talent Prometteur

Présent dans les cages de Cesson l’an passé, Rubens Pierre défend celles de Tremblay cette saison, où il progresse en tant que numéro 2. Rubens Pierre affiche une réussite moyenne d’arrêts de 28,51 % avec Tremblay cette saison.

En avril 2020, en plein confinement, Rubens Pierre quittait Cesson pour rejoindre Tremblay (Seine-Saint-Denis). Après des discussions avec Montpellier, on a trouvé un accord pour me laisser partir.

Rubens Pierre ne peut alors pas fêter la montée en D1 avec ses partenaires cessonnais, en raison de la situation sanitaire. En signant à Tremblay, il sait toutefois qu’il jouera aussi en Starligue.

Originaire de Cergy-Pontoise, il a porté les couleurs de la Guinée, le pays de sa mère, de 2020 jusqu'au Mondial 2025 en janvier dernier, avant de décider de se rendre disponible pour l'équipe de France. Les règles de la Fédération internationale (IHF) autorisent un tel changement de sélection à condition de respecter un délai de trois ans après son dernier match avec sa précédente équipe nationale. Comme ce fut le cas pour la gardienne Hatadou Sako, qui a rejoint les Bleues en 2023 après avoir évolué sous les couleurs du Sénégal jusqu'en 2020.

Tout juste appelé en équipe de France, le gardien de Tremblay Rubens Pierre s'est blessé au genou droit, vendredi contre Aix (32-32). Après de premiers examens rassurants, il ne devrait être indisponible que quelques semaines. L'image était très inquiétante, vendredi soir lors de Tremblay-Aix (32-32) : le gardien francilien Rubens Pierre au sol, se tordant de douleur et se tenant le genou droit, juste après avoir encaissé un but d'Eliott Desblancs (58e), avant de quitter le terrain soutenu par un coéquipier et un adversaire.

Un gros coup dur pour le joueur formé à Montpellier (2,01 m, 26 ans), qui réalise un début de saison exceptionnel (11,7 arrêts de moyenne à 35,5 %) et venait d'être appelé pour la première fois en équipe de France, quelques heures plus tôt. Les premiers examens médicaux passés ce lundi se sont cependant avérés rassurants. A priori, Pierre ne devrait être indisponible que deux à trois semaines, un moindre mal alors que l'on pouvait craindre une rupture des ligaments croisés.

Cette blessure ne l'empêchera pas forcément d'être présent au stage des Bleus à Capbreton (Landes), du 27 au 31 octobre, pour lequel le sélectionneur Guillaume Gille a décidé de retenir six gardiens. Il n'était de toute façon pas prévu de l'aligner lors du match amical contre l'Italie, le 1er novembre à Pau, tout comme les deux autres gardiens néophytes, Gauthier Ivah (Limoges) et Romain Mathias (Istres).

Il a fait toute la filière avec les équipes de France jeunes… Après, j’ai choisi de jouer pour la Guinée, mais dans ma tête, je savais que je voulais rejouer un jour pour la France. J’avais juste besoin de m’exprimer différemment, et la Guinée m’a permis de le faire. J’ai pu découvrir des compétitions comme la CAN. Ça m’a fait grandir, mûrir aussi.

Après ça, en discutant avec Rémi et ma famille, je me suis dit qu’il fallait viser encore plus haut. L’équipe de France me trottait dans la tête depuis un moment, alors j’ai décidé de me concentrer sur mon club et, peut-être, d’intégrer les Bleus.

Oui je ne pourrai pas disputer de compétitions officielles, en revanche ce serait possible sur les matchs amicaux. Donc il va falloir être patient. C’est un long bail, quand même…

Oui, c’est sûr qu’il y a un peu de frustration. Je ne me mets pas de pression. Mais c’est aussi une période où je vais pouvoir bosser. J’aime bien travailler dans l’ombre. Je vais me concentrer sur mon club, continuer à progresser. Je suis quelqu’un de patient. D’autres l’ont déjà fait avant moi - Hadadou Sako -, par exemple.

La Nouvelle Ère et les Ambitions Futures

Le Dijon Tremblay Handball aborde une nouvelle ère avec un staff remanié et des recrues prometteuses. L'objectif est clair : retrouver l'élite du handball français et s'y installer durablement.

Cherif Hamani, nouvel entraîneur principal du TFHB, affiche clairement ses ambitions : obtenir le meilleur résultat possible et mettre tout en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. Il est conscient des défis qui l'attendent, mais il se montre confiant dans les capacités et les moyens de son équipe.

Le club de Tremblay a recruté l'ailier droit international croate Josip Bozik-Pavletic et s'apprête à accueillir en prêt le jeune demi-centre Matteo Fadhuile, un joueur prometteur sous contrat avec Nantes. Ces recrues viennent renforcer un effectif déjà solide, composé de joueurs expérimentés tels que Cyril Dumoulin, Alan Villeminot, Mathieu Bataille et Michal Szyba.

Les Enjeux et les Perspectives

Le Dijon Tremblay Handball évolue dans un championnat de Proligue compétitif et exigeant, où la concurrence est rude. Pour atteindre ses objectifs, le club devra faire preuve de régularité, de détermination et d'un mental à toute épreuve.

Le championnat de Proligue est un championnat dense et imprévisible, où les surprises sont fréquentes. Le portier est numéro un au nombre d'arrêts, et il compte bien le rester.

Les chiffres sont éloquents : en quinze matchs de Proligue lors de la phase aller, Cyril Dumoulin a stoppé 190 ballons - soit 12,7 parades par rencontre, et ce avec 36 % de réussite dans ses interventions. Une moyenne très élevée, qui le place donc en tête du classement des gardiens de la division. Il a un seul vrai poursuivant à ses basques : le Dijonnais Wassim Helal (186 arrêts, 34,7 % de réussite).

Assumant son statut, Cyril Dumoulin est aussi sûrement le Tremblaysien qui aura été le plus décisif au sein de l'équipe. Je ne suis qu'à mi-chemin de cette saison, et ce qui compte vraiment sera le résultat final, glisse l'ex-international. Ce chiffre de 190 parades est flatteur - j'ai fait des saisons en Starligue à moins que cela - mais il est en lien avec des circonstances inhabituelles puisque Rubens Pierre est blessé depuis plusieurs mois. Cela me donne énormément de temps de jeu et donc plus d'opportunités de faire des arrêts. Ce qui me semble le plus parlant est probablement le pourcentage, qui est à 36 %, ce qui est positif quand j'estime qu'une bonne base doit être à 33 %. Quand tu es au-dessus, tu pèses un peu plus dans le résultat final. Et c'est ce pour quoi j'ai été recruté. Cela fait partie de mon rôle d'être décisif, on m'a fait confiance pour ça. Je suis content de répondre aux attentes et je dois continuer ainsi. "

Et ce n'est pas Patrice Annonay, ex-dernier rempart de la maison et désormais entraîneur des gardiens, qui dira le contraire. Le technicien détaille : " Pour qualifier Cyril, il y a trois mots qui me viennent à l'esprit : performance, expérience et gestion. Au-delà de ça, c'est un joueur qui est impressionnant dans sa lecture du tireur, dans sa façon de l'amener là où il veut. Il a une grande culture du duel tireur/gardien de but. C'est impressionnant et il utilise à merveille sa taille et son envergure pour enlever des solutions au tireur. J'aime bien ça chez lui. Et puis ce qui est vraiment intéressant, c'est que l'on peut, parfois, ne pas être d'accord sur un fait de match ou un sujet technique mais qu'il y a une grande confiance entre nous pour faire des analyses sur les tireurs, sur le comportement des joueurs, sur la défense... Ça nous conforte tous les deux. C'est quelqu'un d'ouvert. Au début quand il est arrivé, c'est assez marrant je lui ai dit que je ne l'avais pas vu beaucoup faire de relance avec un résultat positif. Il m'avait répondu : " c'est pas trop mon truc. " Je lui ai donné deux-trois petites billes et maintenant, ça s'améliore. Il a une capacité d'apprentissage réelle. On se rejoint là-dessus car on est curieux de notre poste, de la culture de celui-ci. Même si aujourd'hui, avec son expérience et son âge, les lignes à bouger sont plus restreintes, il est conscient qu'il peut encore évoluer. "

Un atout non négligeable pour les pensionnaires du Palais des Sports qui peuvent s'appuyer sur un compétiteur inlassable : " Si tu ne te remets pas en cause, tu stagnes, opine l'actuel portier. Et stagner, quand on on a mon âge, c'est régresser. Malgré ce qu'on pense, je ne suis pas d'accord avec le fait que l'on ne peut plus progresser passé un certain âge. On peut au moins essayer. Et je ne suis pas lassé, je suis prêt à faire les efforts nécessaires pour aller chercher les victoires. On est deuxième ex-aequo, il reste quinze matchs et on est encore dans les clous pour réaliser notre objectif : remonter en Starligue.

Avant la dernière journée de Proligue (D2), Tremblay conservait un mince espoir qu'il a entretenu en dominant vendredi le 2e du classement, Cherbourg (33-32). Mais ses concurrents directs, Nice (32-26 contre Valence), Sélestat (28-27 à Strasbourg) et Dijon (32-28 contre Caen) se sont tous imposés dans le même temps et ont décroché les trois derniers tickets pour les play-offs.

Finalement septième de la saison régulière à 17 points de la première place, le TFHB n'est pas qualifié pour la dernière phase de la saison, dont le vainqueur décrochera le deuxième billet pour la Starligue (Ivry est déjà assuré de sa promotion après avoir fini en tête de la saison régulière). Relégué il y a un an après quinze saisons dans l'élite (et un passage express en D2 en 2016-2017), Tremblay passera donc un an de plus à l'étage inférieur.

C'est clairement un énorme échec », reconnaît Pascal Papillon, président depuis 2010. Le club de Seine-Saint-Denis, qui affichait de très loin le plus gros budget de la Division : 4,1 M€ (Ivry, 2e budget, émarge à 2,4 M€), un montant équivalent au 8e budget de l'élite.

Malgré de nombreux joueurs référencés au plus haut niveau (dont les anciens champions du monde Cyril Dumoulin, auteur d'une excellente saison à 34% d'arrêts, et Arnaud Bingo), Tremblay a galéré dès le début de la saison (2 défaites et 1 nul lors des 7 premières journées). L'éviction en novembre de l'entraîneur Joël Da Silva, remplacé par Dragan Zovko, n'a rien changé (seulement 9 victoires sur les 22 derniers matches).

Sans parler de suffisance, il y a eu un cruel manque de volonté et de conscience que les matches, pour espérer les gagner, il fallait les tuer, et que ce n'était pas si facile en Proligue, confesse Pascal Papillon. (...) Il y a eu un petit excès de confiance. Une fois que c'était mal embringué, on a subi le poids d'une pression légitime au regard de ce que doit être le club de Tremblay. (...) On a oublié les vertus du travail. »

Zovko ne sera pas conservé. Selon nos informations, que le club n'a pas souhaité confirmer, son successeur serait Chérif Hamani, l'actuel technicien de Pontault-Combault (qualifié pour les play-offs), qui aura pour mission de remonter dès l'an prochain. Il s'appuiera largement sur l'effectif actuel, qui ne sera pas bouleversé.

Quatre départs sont néanmoins programmés (Jordan Camarero, Marko Matijasevic, Etienne Mocquais et Yosdany Rios), l'arrivée de l'ailier droit international croate Josip Bozik-Pavletic a été annoncée et, selon nos informations, Tremblay va accueillir en prêt le prometteur demi-centre de 19 ans Matteo Fadhuile (le demi-frère du Parisien Elohim Prandi), sous contrat avec Nantes qui l'avait prêté cette saison à Saran (Starligue). Le TFHB est encore en quête d'un arrière gauche.

Cherbourg, Pontault-Combault, Nice, Sélestat et Dijon en course pour la montée

Le dernier billet pour la Starligue sera délivré au vainqueur du Final Four de Proligue, les 4 et 5 juin à Dijon, ou bien au finaliste si Ivry (déjà promu en tant que 1er de la saison régulière) l'emporte. Ivry et Cherbourg (2e) sont directement qualifiés pour le Final Four.

Ce vendredi soir, le Dijon MH, en tête de la Proligue, recevait le co-leader, Tremblay. Loïs Pasquet et les Dijonnais ont livré une partie de haut vol.

Arthur Pécaud se joint à la fête avec son premier but de la soirée sur un tir difficile à l'aile. Nouvelle parade de Gervalas face à Naudin aux 6 mètres. Laguillaumie prend deux minutes, mauvais réflexe de Toleon qui pousse le Dijonnais, qui se défend. Bois plonge dans l'intervalle et provoque le deux minutes de Ruiz. Khermouche bute sur Gervelas. Naudin face à Gervelas… le portier francilien la touche, mais ça rentre. Fadhuile se fait chiper le ballon au combat, Poletti en profite pour lancer le contre et marquer dans le but vide.

Penalty obtenu par Naudin. Nouvel arrêt de Gervelas sur un contre éclair de Dijon. Les buteurs dijonnais à la pause : Naudin 5, Poletti 1, Auffret 3, Jaffiol 2, Bois 2, Bon 1, Khermouche 1, Pasquet 3. Roucoulette de Pasquet sur son aile, Dijon est clinique. Entrée en jeu de Maxime Diot, et il réalise la parade face à Fadhuile !

Deux minutes contre Mathis Jaffiol. Nouveau penalty pour Fadhuile, qui avait pourtant tiré proche du visage d'Helal, pas très content sur le coup de la non-décision des arbitres. (Un deux minutes doit sanctionner les tirs trop près du visage). Penalty pour Dijon après une faute à l'aile sur Lucien Auffret.

Les arbitres de ce soir sont MM. Axel Lanfranchi.

Ce qui est sûr, c’est que c’est un match à trois points. Dans nos colonnes cette semaine, le président Thierry Desserey rappelait le scénario frustrant du match aller. ''On mène presque 59 minutes. Ils égalisent à 10’’ de la fin, et le club qui a 4,5 millions d’euros de budget sautait de joie comme s’ils avaient été champions du monde, contre le petit poucet dijonnais, qui n’a pas du tout le même budget.

Parmi les spectateurs, les "Irréductibles", un groupe créé en 2016 et composé de quatre supportrices.

Les handballeurs dijonnais du DMH peuvent écrire une superbe page de l'histoire du club. Ils jouent le weekend des 3 et 4 juin 2023 pour remonter en première division, 10 ans après la dernière montée, en 2013. Cerise sur le gâteau, le carré final a lieu à Dijon, au Palais des sports.

Le DMH affronte Tremblay en demi-finale samedi à 18h - match à vivre en intégralité sur France Bleu Bourgogne. Les joueurs seront à la maison, poussés par le public et un groupe de supportrices, les "Irréductibles". Spécificité : elles ne sont que quatre, uniquement des femmes, âgées de 26 à 66 ans, dans ce groupe créé en 2016.

Quand le groupe est créé, à l'été 2016, il compte près d'une quinzaine de membres. C'est le speaker du DMH qui a eu l'idée, avec des jeunes pour monter le groupe. Au fur et à mesure, ça n'a pas duré très longtemps, et on n'est plus que quatre. Je suis là depuis le début, Justine nous a rejoint l'année d'après.

Pourquoi le DMH ? Et pas les handballeuses de la JDA ? La question ne s'est pas posée, c'était assez logique. J'ai vite été happée par ce groupe, et je n'en suis pas ressortie, répond Justine. Au tout début, quand j'étais plus jeune, je faisais du handball, et j'allais avec l'école pour voir plutôt jouer les filles. Un jour, on a eu des places gratuites pour aller voir les garçons, et depuis je suis les garçons et pas forcément les filles, explique Audrey. C'est un autre style de jeu, une autre atmosphère, et c'est quelque chose qui me convient plus".

Ces deux supportrices apprécient l'ambiance des matchs, le jeu, mais aussi et surtout les échanges avec les joueurs après les matchs, sans lesquels ces supportrices arrêteraient. Si ça continue depuis 2016, c'est parce qu'ils nous le rendent bien. C'est dans les deux sens. On encourage, mais les joueurs sont là aussi pour nous remercier, pour échanger avec nous, il y a une vraie reconnaissance des joueurs", indiquent-elles.

Leur rôle ? On est là à tous les matchs, on fait les déplacements les plus proches. On a toujours des petites pensées, des petits mots pour les joueurs, quand on peut, on fait des petites vidéos, des pancartes, pour les remercier ou pour les anniversaires, expose Justine. On est toujours à la même place, avec nos fûts en métal, le mégaphone, les cornes de brume, décrit Audrey. Notre but, c'est de faire du bruit, de l'échauffement à la dernière seconde à la fin du match, qu'on gagne ou qu'on perde.

Leur défi est de taille : ambiancer une salle de plus de 4000 places ... en étant "seulement" quatre. C'est dur, parce qu'on se dit qu'on n'arrive pas forcément à motiver le public, ou que le match ne pousse pas à se lever et encourager. On ne sait pas d'où ça vient, on n'arrive pas à détecter le problème", confie Justine.

Après, quand on est là, on est dans notre bulle, on suit le speaker, on essaye de voir ce qui prend le mieux auprès du public en fonction des chants et des matchs, relate de son côté Audrey. Quand on lance quelque chose et qu'on voit que ça ne suit pas, on continue, parce qu'on est là pour ça. Ce serait bien si des fois le public pouvait être un peu plus motivé. J'espère qu'ils seront là ce weekend pour faire du bruit pour le DMH".

Même moins nombreuses, elles n'abdiquent pas, promet Justine : "Même si des supporters adverses sont là en plus grand nombre, on ne se démonte pas, et on criera encore plus fort".

Le DMH, qui a fait la course en tête toute la saison, joue en 2e division depuis 10 ans. La remontée serait donc plus que méritée pour ces supportrices. On a des joueurs qui sont là depuis un certain temps, qui n'attendent que ça, souligne Justine. Ils ont été constants, ils méritent leur place, ce serait une belle fin de saison, ils le méritent". C'est le travail de cette saison mais aussi des saisons précédentes. Certains ont connu la montée il y a dix ans, je pense qu'ils ont envie de revivre ça. J'y étais, c'était quelque chose d'incroyable, j'aimerais vraiment revivre ces émotions", complète Audrey.

En cas de montée, le DMH pourrait jouer face à la crème de la crème du handball français, avec la venue au Palais du PSG ou de Montpellier. Ça va forcément emmener plus de public, avec des joueurs internationaux, qu'on a envie de voir", rêve Justine.

Marc Poletti, pivot du DMH, prendra sa retraite à la fin de la saison, à presque 39 ans. Vendredi 24 mai 2024, il va vivre son dernier match au Palais des sports, avec son club de toujours. Ses souvenirs, ses fiertés, ses regrets, sa reconversion... entretien avec la légende du hand dijonnais.

Le Dijon Métropole Handball affronte ce samedi 3 juin 2023, le club de Tremblay en demi-finale de Proligue. Les dijonnais doivent absolument gagner pour espérer accéder à la finale dimanche, et peut-être monter en Starligue, première division de handball français.

Comme la saison dernière, DMH, JDA Handball et Basket vont se partager le Palais des sports de Dijon en 2023/2024. Avec de nouvelles contraintes, puisque chaque club a besoin d'un sol unique.

En cette fin de saison, la JDA Dijon vise un trophée, avec la Coupe de France, et n'a pas encore fait une croix sur l'objectif playoffs, même s'il s'amenuise de plus en plus. De gros enjeux décryptés par Fabien Romeyer, le directeur sportif de la Jeanne, sur France Bleu Bourgogne.

Classement des gardiens de Proligue (phase aller)
GardienClubArrêts% d'Arrêts
Cyril DumoulinTremblay19036%
Wassim HelalDijon18634,7%

tags: #dijon #tremblay #handball