Le monde du rugby est riche en compétitions diverses, allant des championnats nationaux aux tournois internationaux. Cet article explore les différentes ligues de rugby à travers le monde, en mettant en lumière leurs spécificités et leurs enjeux.
En vous abonnant, vous accédez à la source de référence sur l'actu sportive.
Rugby : Quels enjeux géopolitiques ?
Le Projet de Ligue Mondiale
Ce mardi, The Telegraph a rendu public le projet conjoint de Six Nations Rugby et de Rugby Championship de lancer, dès 2026, une Ligue de 12 équipes, sans promotion ni relégation avant 2030. Les six équipes du Six Nations, les 4 équipes du Rugby Championship, les Fidji et le Japon s’affronteraient tous les deux ans en deux poules. Le principe, comme pour la Ligue des Nations au football, apparaît évident : faire des quelques matches sans enjeu de la vie d’une sélection nationale des affiches capitales.
Toujours plus de compétition, le credo n’a plus besoin d’être dissimulé. Le nombre de matches n’évoluerait pas significativement, en revanche, puisque le calendrier serait calqué sur celui des tournées d’été et d’automne.

Objectifs et Enjeux
"Nous voulions simplement trouver une solution appropriée pour les tests-matches, explique au Telegraph une source proche du dossier. Si nous pouvons faire cela, cela permettra un développement parfait du rugby à l’échelle globale." Une nouvelle compétition, un attrait marketing construit autour de la bataille des hémisphères, et, selon les organisateurs, une mise en complémentarité avec les autres événements internationaux (Six Nations, Rugby Championship, Coupe du monde), telle est la synthèse du projet.
Qu’un accord soit conclu et dévoilé au moment même de la fin du 6 Nations n’est pas une coïncidence. En filigrane, l’envie de conserver la formule actuelle du tournoi européen aurait beaucoup compté dans les négociations. "Il était impératif de ne pas faire de bêtises avec l’un des bijoux de ce sport pour tenter d’en tirer un bénéfice très hypothétique", avoue ainsi un connaisseur du projet, en référence à la volonté affichée de l’Afrique du Sud de rejoindre la compétition qui a consacré l’Irlande dimanche dernier.
Les Risques Potentiels
Le désir de protection affiché des tournois internationaux actuels et l’envie de globaliser encore un peu plus le monde du rugby semblent difficilement compatibles ; elles constituent les bases de cette Ligue. Avant 2030, aucune équipe extérieure à ce top 12 arbitrairement construit et non conforme au classement World Rugby actuel (la Géorgie et les Samoa sont devant l’Italie et les Fidji) ne pourrait accéder à cette ligue fermée. Un coup d’arrêt pour plusieurs équipes émergentes, qui n’auraient plus que les rencontres de Coupe du monde pour se mesurer au gratin planétaire.
Au vu de l’hermétisme existant entre les instances du rugby régionales et World Rugby, qui organise la Coupe du monde, faut-il voir dans ce projet une envie de venir marcher sur les plate-bandes du Mondial, unique compétition internationale rassemblant les sélections des deux hémisphères ? En interne, on assure que cette Ligue ne concurrencera pas la Coupe du monde.
La League One Japonaise
Vendredi 7 janvier devait être le grand soir du rugby japonais. Derrière les murs du Nouveau Stade national - l’enceinte des Jeux olympiques de Tokyo 2021 - les Tokyo Bay Spears devaient affronter les Wild Nights de Saitama en ouverture de l’ambitieuse League One, la nouvelle formule du championnat nippon. Décimée par les cas de Covid-19, la formation de Saitama (nord de Tokyo) a déclaré forfait, offrant une victoire bonifiée à son adversaire du jour. Départ raté donc pour une ligue qui vise à professionnaliser à 100 % le rugby nippon, sur le modèle des championnats européens, tel le Top 14, avec l’idée d’élever le niveau des Brave Blossoms, l’équipe nationale.
Pour Kensuke Iwabuchi, le président de la fédération japonaise, la JRFU, la League One doit devenir « une compétition passionnante pour les fans au Japon et du monde. Dans le stade ou devant la télévision, nous voulons que le public vive une expérience unique ».
La nouvelle formule réunit 24 clubs répartis en trois divisions, la première avec douze formations. Elle succède à la Top League, qui opposait depuis 2003 des équipes d’entreprises mêlant joueurs professionnels et employés. L’objectif affiché est de fonctionner, à l’horizon 2025, avec des clubs tous indépendants, dotés d’une politique promotionnelle, de joueurs tous professionnels, d’un ancrage local avec un stade attitré, d’une identité de jeu et d’un centre de formation.

tags: #differente #ligue #rugby