De 1970 à 1972, le Paris FC et le PSG ne formaient qu’un seul et même club après la fusion du premier avec le Saint-Germanois. Le mariage n’a tenu que deux ans. On vous raconte.
Quarante-six ans après son dernier passage en Première Division (l’ancêtre de la Ligue 1), le Paris FC va retrouver la saison prochaine l’élite du foot français et notamment l’autre club de la capitale, le PSG. Les deux ont une histoire en commun qui remonte aux débuts des années 1970. À cette époque, le PFC et le PSG ne formaient en effet qu’une seule et même équipe ! On rembobine.
A la fin des années soixante, la capitale ne compte aucun club de foot digne de ce nom. La Fédération Française de Football (FFF) prend alors les choses en main et crée l’entité “Paris Football Club” en 1969.
Celle-ci se rattache, en 1970, au Stade saint-germanois, un club de la ville de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) qui évolue à l’époque en troisième division. En 1904 naît le Stade Saint-Germain, club des Yvelines, qui a pour ambition d’accéder au championnat amateur. En devenant champion de Paris en 1957 ce sera chose faite.
En janvier 1969, la Fédération française veut à tout prix voir naître un nouveau grand club de foot à Paris, après tant de rendez-vous ratés et de projets engloutis (Racing Club de France, Red Star, Stade Français, CA Paris), pour qu'il joue dans le tout nouveau Parc des Princes. Les recherches et les tractations vont durer quasiment dix-huit mois mais en juin 1970, ça y est, la FFF a trouvé le club capable de s'associer au Paris FC et d'obtenir ainsi le statut professionnel. Il s'agit du Stade saint-germanois, installé à Saint-Germain-en-Laye et qui s'apprête à monter en D2. Les deux clubs ont intérêt à s'entendre et vont fusionner sous l'appellation « Paris Saint-Germain Football Club ».
Le PFC et le PSG ne font qu'un ; c'était il y a cinquante-cinq ans. Un gros apport financier du côté Paris FC par les socios permet de faire signer des noms comme Jean Djorkaeff (capitaine de l’équipe de France). La structure du Stade Saint-Germain offre au Paris SG la possibilité de disputer la Division 2 en 1970/71.
Pendant deux ans, chacun a eu besoin de l'autre, mais en 1972, ils se sont séparés. Le PFC a gardé les joueurs, le statut pro et le Parc des Princes pendant que le PSG repartait jouer à Saint-Germain-en-Laye, avec ses amateurs et en D3.
C'est la dernière fois que le PFC a eu l'ascendant. Deux ans plus tard, en 1974, la roue avait définitivement tourné : le PSG retrouvait la D1 et le PFC était relégué en D2. Depuis, chacun a fait sa vie, sans jamais vraiment prendre le temps de regarder l'autre. Ils ont toujours été trop éloignés, trop différents pour se frotter. Ils auraient pu se détester, ils auraient dû même, mais encore aurait-il fallu habiter au même étage.
« Il n'y a jamais eu de rivalité entre le PSG et le PFC, explique Nicolas Kssis-Martov, journaliste spécialisé dans l'histoire des clubs parisiens. Que ce soit dans l'identité, dans la rivalité des supporters, dans les trajectoires sportives. Le PSG s'est trop vite échappé comme le grand club parisien, quand le PFC n'a existé que dans la question du second club à Paris. »
Une seule saison en commun en D1 Et encore pas toujours. Les deux clubs n'ont cohabité qu'une fois dans l'élite, lors de la saison 1978-1979 (*). (*) Deux matches nuls ont ponctué leurs confrontations en Championnat : PSG-PFC (2-2) le 18 août 1978 et PFC-PSG (1-1) le 17 décembre 1978.
Jean-Noël Huck avait quitté Nice pour être de l'aventure avec le PFC, promu en D1. « C'était un jeune club, tout nouveau, et j'y ai cru alors que j'avais d'autres propositions, se souvient l'ancien international français (17 sélections). Le président m'avait promis un beau recrutement et on jouait au Parc des Princes. Mais bon, on est descendus tout de suite. J'ai été déçu, le recrutement n'avait jamais suivi et c'était de l'amateurisme total. On nous appelait le matin pour nous dire sur quel stade on allait s'entraîner, ça changeait tout le temps. »
Et la rivalité avec le Paris-SG, cette saison-là ? « Absolument aucune, répond Huck. Ce n'était pas le PSG d'aujourd'hui, mais il y avait malgré tout un monde d'écart. On essayait de créer un club de D1 pendant que le PSG jouait avec Dominique Baratelli, Dominique Bathenay, Mustapha Dahleb et Carlos Bianchi... »
Et bientôt avec Huck lui-même, qui, une fois le PFC tombé en D2, allait passer au PSG. « En fait, cette saison au PFC a été un mal pour un bien, se souvient Huck. Sous prétexte que les deux clubs étaient sous l'égide de la ville de Paris, le PSG a eu le droit de prendre deux joueurs au PFC, de se servir en somme. Le président (Francis) Borelli m'adorait depuis des années et à chaque fois qu'il me croisait il me disait qu'il fallait que je vienne au PSG. Et c'est comme ça que Jean-François Beltramini et moi, on est passés du PFC au PSG quand le club est descendu. » Sans indemnité de transfert, assure l'ancien joueur.
A partir de la saison 2025-2026, Paris comptera, avec le Paris Saint-Germain, un deuxième club de football en première division : le Paris FC. Mais que sait-on vraiment de ce club ? Pour tout comprendre, un petit cours d’histoire s'impose.
Seulement, en 1972, suite à des divergences au sein de la gouvernance, il se scinde en deux nouvelles entités : le Paris Saint-Germain et le Paris FC.
46 ans, presque la moitié d’une vie. Voilà le temps qu’a attendu le Paris FC avant de retrouver la première division du championnat de France de football. Ce fut chose faite le samedi 2 mai 2025, à la faveur du nul du FC Metz, son principal concurrent pour la montée directe, face à Rodez. Un point suffisait alors pour le Paris FC, qui se déplaçait sur la pelouse de Martigues.
Après dix-huit années passées au stade Charléty (13e), le Paris FC a annoncé rejoindre, à compter de la saison 2025-2026, une autre enceinte de la capitale : le stade Jean-Bouin (16e). Certains noms vous diront peut-être quelque chose…
Bien ancré dans la capitale et en région parisienne, le Paris FC a vu passer quelques talents dans ses équipes de jeunes au fil des ans. Parmi les plus emblématiques, citons Mamadou Sakho, ex-international auteur d’un doublé décisif en barrages qui qualifie la France pour la coupe du monde 2014 au Brésil, l’ancien milieu de terrain Lassana Diarra, 34 sélections en Equipe de France et, plus récemment, le défenseur Ibrahima Konaté, 22 sélections et finaliste de la coupe du monde 2022 au Qatar.
Voici un autre nom bien connu des suiveurs de l'Équipe de France. Décidément, ce premier week-end de mai 2025 restera dans les annales du Paris FC ! Après la montée historique des hommes le vendredi, ce sont les femmes qui ont brillé le samedi en remportant la coupe de France face… au PSG !
Pour assister à un derby entre des clubs parisiens ou franciliens en première division de foot, il fallait jusque-là se tourner vers la Première Ligue féminine. Mais à partir de la saison prochaine, la capitale comptera deux clubs en Ligue 1 grâce à la promotion du Paris FC, actée vendredi 2 mai.
Et même si la superficie de Paris, moins importante que d'autres capitales européennes, peut être avancée comme justification, "si on prend toute l'agglomération parisienne, il n'y a jamais eu un deuxième club qui aurait pu monter ces dernières années. Selon ce dernier, les raisons sont historiques.
"À la fin des années 1960, il n'y avait plus de club de foot à Paris, parce qu'il n'y avait pas vraiment de spectateurs, parce que beaucoup de gens venaient de région et n'avaient pas une identité parisienne forte, parce que des clubs se sont développés dans les grandes villes de provinces, à Marseille, Saint-Etienne, Nantes", énumère le géographe. La Fédération pousse alors pour la création d'un club dans la capitale, le Paris FC, fondé en 1969, et fusionné dès 1970 avec le Stade Saint-Germanois, pour donner le PSG FC.
Une fusion rapidement suivie d'une scission en 1972, avec un retour en troisième division pour le PSG, alors que le PFC reste dans l'élite. À l'époque, "l'essentiel du foot est financé par les municipalités, qui ont tendance à favoriser un seul club dans la ville. Il y a une injonction à la fusion pour profiter des subventions municipales", explique Loïc Ravenel.
Mais par la suite, quand les investissements privés se sont répandus dans le football, pourquoi un autre club parisien ne s'est-il pas développé ? "Jean-Luc Lagardère a essayé en investissant dans le Matra Racing dans les années 1980. Il a mis les moyens, recruté des stars avec Luis Fernandez, mais ça n'a pas marché. Quand le PSG faisait 20 000 spectateurs, le Matra en faisait deux fois moins.
"Autant que je me souvienne, les supporters ont plutôt suivi le PSG après la scission avec le PFC", affirme Michel Prost, ancien joueur de ces deux équipes dans les années 70. Difficile alors pour d'autres clubs d'attirer des supporters, sans véritable histoire.
"En Angleterre par exemple, comme en Espagne, les clubs sont très identifiés culturellement, avec des rivalités entre les bourgeois, les ouvriers, entre les quartiers.
"On ne va pas se mentir, le PFC représente une goutte d'eau dans l'océan parisien. Ça peut devenir très connu parce que ça s'appelle Paris, mais même les Parisiens ne le connaissent pas tous", regrette Mamba, qui a longtemps été le meneur de la tribune ultra du PFC. La question de l'identité se posera à nouveau pour le futur pensionnaire du Stade Jean-Bouin, situé à quelques mètres du Parc des Princes.
"Le PFC arrive en deuxième, alors que le PSG a désormais son histoire, son palmarès, sa base de fans parisienne, française et même mondiale. Le PFC attire, lui, seulement 5 000 spectateurs de moyenne.
Le stade Jean-Bouin, où évoluera le Paris FC en 2025-2026, et le Parc des Princes, enceinte du PSG, sont simplement séparés par la rue Claude Farrère dans le 16e arrondissement de Paris. Et avec une distance si faible, une rue à peine, entre le futur stade du Paris FC et le Parc des Princes, et alors que la boutique du PSG est hébergée dans le stade Jean-Bouin, il pourrait être difficile pour le PFC de se différencier du club champion de France.
"La problématique des stades a d'ailleurs été un problème majeur dans le développement de plusieurs clubs à Paris. "Il y a le Stade de France, mais personne ne veut y jouer et le stade ne veut pas d'équipe résidente", poursuit le géographe.
Tandis que dans les autres capitales européennes, les clubs avec une plus longue histoire possèdent, eux, une enceinte souvent implantée au cœur même de la ville.
Finalement, avec un passif si faible entre les deux clubs de la capitale, les derbys parisiens ne devraient pas être aussi passionnés que les rencontres entre le PSG et l'OM, son véritable rival.
"Pour moi, il ne peut pas y avoir de rivalité avec le PSG à court et moyen termes. Les clubs ne sont pas dans les mêmes sphères sportives et sociales, et les supporters ne se connaissent pas puisqu'ils ne se sont pas affrontés depuis des années, hormis chez les féminines où ils sont peu nombreux", soutient Mamba.
Même le nouvel actionnaire Antoine Arnault a reconnu "admirer le PSG", et ne pas exclure "de supporter deux clubs parisiens".
Aujourd’hui club majeur en France et en Europe, le Paris Saint-Germain a du passer par des chemins ardus pour arriver à ses fins. Issu d’une fusion entre le Paris Football Club et le Stade Saint-Germain de Saint-Germain-en-Laye (ville natale de Louis XIV), le PSG est le fruit d’années de travail, de concertations et surtout de rêves.
Nous sommes en 1879. Le Paris Football-Club voit le jour et devient le premier club de la capitale à exister. Créé par les anglais résidant sur Paris*.
Alors que les capitales européennes comme Londres, Madrid et Rome voient une équipe représenter fièrement leurs couleurs et de grandes villes françaises s’épanouir autour de l’OM, Lyon, Saint-Etienne ou encore Bordeaux.
60.000 réponses positives font approuver le projet dont se chargent deux personnes: Guy Crescent et Pierre-Etienne Guyot. L’un est PDG du groupe Calberson, l’autre est vice-président du Racing Club de France. Guy Crescent traverse l’Europe, Chelsea FC, Real Madrid, Hambourg, Arsenal, Anderlecht… pour arriver à une idée claire: Faire du Paris FC un club de socios (supporters-actionnaires).
Deuxième difficulté pour le PFC, se faire une place rapide dans le paysage professionnel hexagonal. Sans joueurs, stade, structure… et sans possibilité d’intégrer directement la Division 1. Seule solution, fusionner avec un club de l’élite. Mais le temps presse!
Le Stade Saint-Germain est lui promu en Division 2 après une brillante saison 1969/70.
L’équipe se structure pour se maintenir et viser des places honorables et alors que ce maintien arrive tant bien que mal sur le rectangle vert, le conseil de Paris demande au PSG d’adopter un nom 100% parisien: « Paris Football-Club ».
Les dirigeants historiques du Stade Saint-Germain refusent l’idée et un vote est fait au sein de l’assemblée du Paris Saint-Germain. 3 jours plus tard, le Paris FC annonce sa scission et se désolidarise du Paris Saint-Germain, conservant le statut professionnel et envoyant le PSG en Division 3. Sous statut amateur le Paris Saint-Germain doit se reconstruire, observant son frère siamois poursuivre, lui, sa route parmi l’élite.
Placé dans le groupe « ouest » du championnat, le PSG se prépare pour remonter en D2. Le Paris FC se maintien avant de descendre en D2 à la fin de la saison 1973/74. Ironie du sort, le Paris SG monte coup sur coup en D2 puis D1. Les rôles se sont inversés lors de l’été 1974, le gros est désormais le PSG.
En 1977, la mairie de Paris constate que la cohabitation entre les deux clubs parisien n’apporte pas de résultats concluants et souhaite à nouveau procéder à une fusion. Idée que ne partage pas le moins du monde le camp PSG, contrairement au PFC et au Racing. Le rapprochement est exigé par la mairie si les différents acteurs ne veulent pas voir toute idée de subvention s’évaporer.
Coup de théâtre, l’annonce du projet « Paris 1 » parle d’un rapprochement entre le Paris FC, le Racing et Europe1, sans mentionner le Paris Saint-Germain. De retour en élite lors de la saison 1978/79, le PFC doit se montrer au dessus du PSG pour s’affirmer comme LE club de la capitale aux yeux des politiques.
Les derbys offrent deux matchs nuls (2-2 le 18/08/1978; 1-1 le 17/12/1978). Et alors que le Paris Saint-Germain termine 13ème, le Paris Football-Club est, lui, à nouveau rétrogradé. Sous Francis Borelli, les rouges et bleus continuent de monter en puissance, remportant coupes de France, championnat, découvrant l’Europe et s’offrant des noms comme Safet Susic, Dominique Rocheteau, Dominique Bathenay et permettant l’éclosion de jeunes comme Jean-Marc Pilorget ou Luis Fernandez… le Paris FC doit , lui, se reconstruire à partir de 1983 après la scission du Racing Paris 1 et le PFC renvoyé en Division 4 sous statut amateur.
Bascule entre national et CFA, le club connait des heures difficiles mais résiste. En 2014/15, le PFC termine 2ème et monte en Ligue2! L’idée de revoir un jour un derby entre les deux club de Paris prend du sens.
De son côté le PSG a bien grandi suite aux années canal+ (1 Coupe des Coupes, 1 Division 1, 5 Coupes de France et 2 Coupes de la Ligue) et est maintenant propriété de QSI (fond d’investissement de l’émir du Qatar) depuis 2011. Des joueurs de classe mondiale sont arrivés et la possibilité d’ambitionner les premiers rôles chaque saison en Ligue des Champions est devenue réalité.
Avec la montée en Ligue 1 du Paris FC, le football français s’offre un nouveau derby dans l’élite.
Le Paris FC, qui n’avait plus évolué dans l’élite depuis la saison 1978-1979, jouera en Ligue 1 lors de la saison 2025-2026. C’est officiel depuis vendredi 2 mai, depuis que les Parisiens ont ramené un nul de Martigues (1-1), lors de la 33e journée de Ligue 2, pendant que Metz était tenu en échec par Rodez (3-3).
Pour le Paris Saint-Germain, fondé en 1970, c’est l’occasion de s’offrir un derby aux rares occurrences dans l’histoire du football français. Car le Paris FC quittera le stade Charléty, situé dans le 13e arrondissement, pour s’installer au stade Jean-Bouin, où se déroulent également les rencontres de rugby du Stade Français. Ainsi, seule la rue Claude-Farrère, derrière le virage Auteuil du Parc, séparera les deux enceintes.
Cette donnée ne prend évidemment pas en compte les clubs qui partagent le même stade, à l’image de l’AC Milan et l’Inter (Giuseppe-Meazza). Le Parc des Princes et le stade Jean-Bouin ne sont distants que de quelques mètres.
Avec la montée du Paris FC en Ligue 1, la capitale française va se doter d'un derby opposant deux équipes dont les stades seront séparés par quelques mètres à peine, puisque le PFC va déménager au stade Jean-Bouin, voisin du Parc des Princes et du PSG.
Paris va passer du rien au tout. Dépourvue de derbys en Première Division depuis 35 ans, la capitale française va désormais voir deux équipes distantes de quelques mètres seulement s'affronter en Ligue 1.
Promu dans l'élite vendredi soir, le Paris FC va en effet déménager du stade Charléty (13e arrondissement) au stade Jean-Bouin (16e arrondissement), situé juste en face du Parc des Princes, l'antre du PSG. Un cas de figure unique dans le football mondial, si l'on excepte les clubs qui partagent le même stade, à Milan (AC Milan et Inter à San Siro), Rome (l'AS Rome et la Lazio à l'Olimpico) ou à Gênes (Genoa et Sampdoria au Luigi-Ferraris).
Paris va ainsi faire mieux que plusieurs références en matière de derby : souvent présenté comme le derby le plus « proche » du monde, celui de Dundee (Écosse) va être détrôné, malgré les 300 mètres d'écart à peine entre Dens Park (Dundee FC) et Tannadice Park (Dundee United). Il en va de même pour celui d'Avellaneda, en banlieue de Buenos Aires, où Independiente et le Racing Club voient leurs deux antres gigantesques (43 000 et 55 000 places) séparées par une allée de 300 mètres seulement. Même si ce Clasico a évidemment une portée historique nettement plus développée que le derby PSG-PFC...
Durant une brève période, le Paris FC et le Paris Saint-Germain ont fait histoire commune. Ils seront sans doute bientôt adversaires en Ligue 1, après l'annonce du rachat du PFC par la famille Arnault.
Deux grands clubs vont peut-être bientôt coexister dans la capitale, grâce au rachat annoncé du Paris FC par la famille Arnault et le groupe Red Bull. En cas de montée et de montée en puissance significative des investissements, le pensionnaire du Stade Charléty pourrait bien faire de l'ombre au Paris Saint-Germain. Un joli pied de nez à l'histoire du football parisien. Car à une époque, le PFC et le PSG ne faisaient qu'un.
Deux dates de création existent officiellement pour le Paris FC: 1969 et 1972. Dans un premier temps, sous l'impulsion de la FFF, le club est fondé pour combler le vide laissé à Paris par la chute du Racing Club de France (futur Matra Racing). Mais en réalité, rien ne se passe la première année.
En revanche, en 1970, des personnalités plusieurs personnalités répondent à l'appel de Pierre Bellemare sur Europe 1 pour porter ce projet de club de football parisien. Afin de démarrer au plus haut niveau possible, la fusion avec le Stade Sangermanois s'impose. C'est le début du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes.
Mais un conflit éclate rapidement avec la mairie de Paris, qui n'accepte pas que son club phare, déjà en première division, ne soit pas complètement installé intra-muros. "Ils ne voulaient plus du mot Saint-Germain", souligne Daniel Riolo dans l'After Foot sur RMC.
La discorde provoque provoque une scission en 1972: le Paris Saint-Germain continue d'exister, mais un Paris FC est créé dans une nouvelle entité. "Il y a eu un vote. Le Paris FC est parti à Porte de Montreuil avec la caisse, l'argent et les joueurs professionnels, dont Jean Djorkaeff. Les amateurs sont repartis à Saint-Germain-en-Laye", raconte Daniel Riolo, auteur du livre L'histoire du Paris Saint-Germain. C'est ainsi qu'au début de son histoire, le Paris FC joue en D1 au Parc des Princes.
"Ce qui s'est pasé, c'est que le PFC a coulé lors que Daniel Hechter a été reprendre le PSG, qui a eu le droit de garder le nom de Paris, ce qui était essentiel pour Hechter. L'année où le PSG remonte en Ligue 1, le PFC descend et on ne les a plus jamais revu.
Le PSG sera-t-il un jour en concurrence directe avec un autre club de sa ville ? Y’aura-t-il bientôt deux clubs d’une même ville en Ligue 1 ? Si les chiffres évoqués par L’Equipe, « entre 100 et 200 millions d’euros investis sur plusieurs années » donnent une première idée de l’envergure du projet, à date, les deux équipes n’officient pas dans une même cours. Ni sportive et moins encore financière. A tous niveaux les écarts sont abyssaux.
Tant au niveau économique que de popularité, même sur l’intérêt public francilien pour les deux clubs ; autant il se presse au Parc des Princes les soirs ou se produit le PSG, autant il boude le stade Charléty quand joue le PFC. Il faudra du temps, beaucoup à la future équipe dirigeante du Paris FC, pour espérer rivaliser avec celle de son plus puissant voisin.
Ce dernier chiffre pour l’illustrer : au 30 juin 2011, juste avant que le Qatar n’entre dans l’actionnariat du club, le Paris Saint-Germain a généré un chiffre d’affaires hors trading de 100 millions d’euros tout pile.
Tableau Récapitulatif: Paris FC vs PSG
| Critère | Paris FC | Paris Saint-Germain |
|---|---|---|
| Année de fondation | 1969 (1972 après scission) | 1970 (après fusion) |
| Statut actuel | Ligue 1 (à partir de 2025-2026) | Ligue 1 |
| Stade | Stade Jean-Bouin | Parc des Princes |
| Rivalité | Faible rivalité | Forte rivalité avec l'OM |
| Popularité | Moins populaire | Très populaire (nationale et internationale) |
Cette rivalité potentielle entre le Paris FC et le PSG suscite beaucoup d'intérêt.
🇫🇷 Pourquoi le Paris FC va concurrencer le PSG ?

Vue aérienne du Parc des Princes, qui cache en partie le stade Jean-Bouin.

Le Parc des Princes, domicile du PSG.

Le Stade Jean-Bouin, futur domicile du Paris FC.

Carte des clubs en première division de football dans les capitales de principaux championnats européens, lors de la saison 2024-2025.
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