Le match de handball entre la France et l'Espagne a été un affrontement intense, marqué par des moments clés et des performances individuelles déterminantes. L'Espagne a remporté la petite finale face à la France.
Une chose est sûre : ce groupe France a montré ses limites ces derniers jours et apparaît au moins un cran en dessous des trois nations médaillées lors de ces championnats du monde.
Le constat est là : cette équipe de France, surclassée par la Suède (26-32) en demi-finale, n’était pas en mesure de bousculer l’Espagne et d’aller décrocher une nouvelle médaille en compétition internationale, après son échec de l’Euro l’an dernier.
[Handball] Espagne-France (quart de finale J.O.) Dernières secondes
Déroulement du match
Trois buts de débours à la pause (13:16), c’était presque une performance en elle-même que les Bleus avaient réussi en première période. Menés de cinq buts après sept minutes (2:7), après une entame catastrophique, les tricolores peinaient en défense mais surtout à la finition, face à un Rodrigo Corrales. Si les Bleus revenaient un temps à une longueur en tout début de période (16:17), les Espagnols conservaient tout de même la maitrise de la rencontre.
La base arrière française s'enferrait dans la défense espagnole, à l'image de Kentin Mahé, incapable de faire la différence. Chaque perte de balle était convertie par les Hispanos, cliniques sur montée de balle.
Et l'écart grandissait jusqu'à six unités, alors que Daniel et Alex Dujshebaev réalisaient un festival. Guillaume Gille ne prenait aucun temps-mort avant la 51ème minute, alors que sa défense était aux abois. Descat avait beau claquer deux contre-attaques, Dika Mem perdait le ballon de la dernière chance, pour laisser l'Espagne aller cherche le bronze (35:29).
Malheureusement, la marche était bien trop haute pour l’équipe de France face à l’Espagne. L’Espagne répond au diapason de cette petite finale.
Les moments clés
- Entame de match difficile pour la France, menée rapidement de cinq buts.
- Performance exceptionnelle du gardien espagnol, Rodrigo Corrales, avec 45% de réussite en première période.
- Difficultés de la base arrière française face à la défense espagnole.
- Exploits individuels de Daniel et Alex Dujshebaev, creusant l'écart pour l'Espagne.
- Manque de temps-mort stratégique de Guillaume Gille avant la 51ème minute.
« C’est dur de sortir comme ça d’une compétition où on a été vaillant… » La frustration l’emporte, évidemment, et Michaël Guigou a parfaitement résumé l’état d’esprit à l’heure de quitter le Caire et l’Égypte. Châtiée par l’Espagne pour la troisième place, l’équipe de France rentre bredouille et sans médaille. Rageant au regard du scénario de sa compétition. Encore la tête à l’envers en début de match…
« Les Espagnols nous ont été supérieurs dans beaucoup de domaines. On a été capables, par moments, de montrer des choses intéressantes mais ils ont été plus en maîtrise que nous, analyse le sélectionneur, Guillaume Gille, qui trouve toutefois des motifs de satisfactions en bout de course. Dans cette compétition, on a alterné le bon et le moyen, voire l’insuffisant. C’est ce qui donne un bilan mitigé en termes de jeu. Mais ce qui est intéressant, c’est de voir comment l’équipe a avancé au cours de ce mois.
Guillaume Gille au micro de BeIN Sports"Dans cette compétition, on a alterné le très bon et le moyen, voire l'insuffisant. C'est ce qui donne ce bilan un peu mitigé en termes de jeu. Ce qui est intéressant, c'est de voir comment l'équipe a avancé au cours de ce mois (...) Je regarde ce qu'on a réussi à produire malgré les conditions exceptionnelles.
Guillaume Gille au micro de BeIN Sports"On a été dans ce rapport de forces souvent derrière. Les Espagnols nous ont été supérieurs dans beaucoup de domaines.
Il a manqué beaucoup de choses. On peut parler de fraîcheur, de la déception de vendredi... On n'a pas réussi à remettre le bleu de chauffe. On a mis du temps à se mettre dedans.
On était en train de trouver vraiment une bonne allure, de bonnes rotations. Les deux blessures qui sont arrivées nous ont fait mal dans cette quête de confiance et de dynamique.
Quand on enchaîne sept victoires et que l'on termine sur deux défaites, est-ce que ça représente vraiment le niveau sur la compétition ? Il nous a manqué un peu d'énergie et de force pour terminer.
Il y a des questions à se poser. Les Espagnols ont tactiquement mieux joué que nous aujourd'hui (...) On manque deux ou trois penalties.
Il a manqué d'audace, d'envie et de folie. On n'a pas forcément cru en nous comme on avait pu le faire sur le début de la compétition. J'ai l'impression que les choses qui n'ont pas très bien marché contre la Suède se sont répétées. On est tombé sur un grand Corrales et on n'a pas su garder notre sang-froid dans les moments-clés.
L'équipe de France subit encore son début de match manqué et continue à courir après le score.
Les Espagnols ne paniquent jamais. Malgré le bras levé des arbitres, Maqueda ne se précipite pas et parvient à jouer dans le dos de la défense française. Djushebaev marque.
La défense française est transpercée par le mouvement collectif espagnol.
C'est au tour des Français, enfin, d'intercepter un bon ballon et de filer en contre-attaque.
Entrerrios ne fait pas de sentiment et inscrit déjà le cinquième but espagnol.
Début de match très compliqué pour les Bleus. Luc Abalo échoue lui aussi devant Corrales, Solé corse l'addition. Dans la foulée, Michaël Guigou trouve encore Corrales.
Relations entre les joueurs français et espagnols
Les liens entre les joueurs des deux nations sont forts et alimentés au gré des parcours des handballeurs entre la Liqui Moly Starligue en France, et le championnat espagnol.
Dans les années 2000, la colonie française avait élu domicile à Ciudad Real, club disparu depuis. Cette ville située à 200 kilomètres au sud de Madrid a accueilli Didier Dinart pendant dix ans puis Luc Abalo et Jérôme Fernandez qui avaient, eux aussi, franchi les Pyrénées.
Il y a eu ensuite la période Barcelone de l’ancien capitaine français Cédric Sorhaindo (2010 à 2021) et de Nikola Karabatic entre 2013 et 2015, là où il a remporté sa dernière Ligue des champions en club.
La capitale catalane est toujours aussi riche de Français aujourd’hui avec Ludovic Fabregas, Dika Mem, Melvyn Richardson sans oublier Timothey N’Guessan, forfait pour ce Mondial.
Mais depuis une dizaine d’années, les talents espagnols se sont aussi exportés en France avec la montée en puissance du championnat.
Nikola Karabatic était invité l’été dernier au mariage de Gonzalo Perez de Vargas : "J’ai des très bons amis et plus que des amis, confesse Karabatic. Je pense à Gonzalo. A Rodrigo avec qui j’ai joué à Paris. Il y en a certains qui ont arrêté mais des joueurs comme Viran Morros, Victor Tomas, Eduardo Gurbindo sont des amis. A Paris, je joue avec Ferran Solé et David Balaguer. Ce sont de vrais liens d’amitié, c’est pour ça que ces matchs-là sont particuliers. Mais quand on est sur le terrain, on n’a surtout pas envie qu’ils gagnent."
Pour Perez de Vargas, ce n’est pas uniquement une question de relations humaines mais ce sont aussi les valeurs du handball qui font que beaucoup de joueurs de différentes nationalités sont amis : "Je pense que ça vient du handball, analyse le portier ibérique. C’est un sport très noble. Les gens sont très généreux entre eux. On a tous des amis dans d’autres équipes. J’ai joué contre Blaz (Janc le Slovène), mon coéquipier vendredi. Dimanche, ce sera pire. Ils sont quatre au Barça. J’ai joué avec Val (Porte), Niko (Karabatic). C’est cool de les voir."
Tous les acteurs préviennent. Personne ne se fera de cadeaux dimanche soir à la Tauron Arena (21h). "Il y a du lien, des échanges très réguliers, explique Guillaume Gille, le sélectionneur des Bleus. Pour certains ce sont des coéquipiers. Cela va s’oublier le temps d’un match. Ce sont des choses qui génèrent autre chose que de l’animosité et de l’agressivité. Je me remémore les France-Espagne qui ont marqué l’histoire du handball français. Il n’y a pas que des sourires et des caresses dans le dos."
Guillaume Gille fait référence notamment à des matchs couperets et légendaires comme les demi-finales gagnées par les Experts à l’Euro 2013, au Mondial 2015 ou encore au ce mythique quart de finale des Jeux Olympiques de Londres avec cette victoire d’un but (23-22) et un but ancré dans les mémoires de William Accambray à trois secondes de la fin pour envoyer les Bleus dans le dernier carré olympique.
L'équipe de France de handball a battu 23-22 l'Espagne dans un quart de finale des Jeux olympiques de Londres à suspense. L'entrée de William Accambray a fait toute la différence.
Avec 7 buts sur 9 tirs, tous en 2e période, il est le meilleur marqueur du match. "Le fait de faire une passe décisive sur mon premier ballon (à Michael Guigou, NDLR), ça m'a mis en confiance".
Au coup de sifflet final, les Espagnols sont littéralement à terre. Sonnés. Revenus à 22-22 à deux minutes de la fin, après avoir dominé au score pendant presque 45 minutes, ils doivent rentrer chez eux. "C'est très difficile de terminer un match quand vous avez dominé et que vous êtes en train de le perdre", plaide à leur décharge Claude Onesta.
L'équipe de France a fait une entame de match catastrophique, menés 1-6 au bout de 16 minutes de jeu. "On a des défenses qui ont pris le pas sur les attaques et des gardiens en réussite", analyse Nikola Karabatic. Surtout le portier espagnol Sterbik.
Mené 17-14 par les Espagnols à la 40e, les Bleus ont débuté leur folle remontée par six buts d'affilée, dont quatre d'Accambray, pour mener ensuite 21-18 à la 52e. Un dernier sursaut n'aura pas suffi aux Espagnols, "un peu aidé sur le dernier quart d'heure" par l'arbitrage estime Onesta.
Opposés à une équipe déployant un handball léché, les Français abordent la rencontre avec le calme serein qui les caractérise depuis le début de la compétition.
Si l’équipe de France a rempli à la lettre les objectifs définis par son coach, remportant tous ses matchs et se hissant sans coup férir en demi-finales, la route des Espagnols fut plus cahoteuse.
Battus par la Macédoine puis la Slovénie, les Ibères ont obtenu leur qualification grâce à une victoire pleine de maîtrise face aux tenants du titre allemands mercredi (31-27), après que la République tchèque et la Slovénie se sont mutuellement éliminées en faisant match nul.
Après ce « quasi-quart de finale où il n’y avait pas à calculer », comme le formule l’ailier droit espagnol, Ferran Soler, c’est une sélection fière d’avoir composté de haute lutte son ticket pour les demi-finales qui se présente sur la route des Bleus.
Ces derniers « ont gagné le droit d’être favoris, car ils ont remporté presque toutes les dernières compétitions, assure le joueur de Toulouse, mais on peut les battre ».
Sûrs de leurs forces mais restant « humbles et concentrés » - les anciens comme Luc Abalo y veillent -, les ouailles de Didier Dinart entendent poursuivre leur route dans la compétition.
Ils affronteraient en finale le vainqueur du derby scandinave entre Suédois et Danois.
« Ce serait vraiment dommage de se faire sortir en demi-finales, alors qu’on est bien lancés, constate le sélectionneur français. On s’est ouvert la porte aux médailles, maintenant il faut essayer de gagner la plus belle. »
Préparation et stratégie
Les qualificatifs manquent pour décrire les exploits répétés de l’équipe de France de handball. Au Qatar, les « Experts » écrivent une nouvelle page de leur glorieuse histoire. En finale, les Bleus retrouveront une étonnante équipe qatarienne.
Avec l'enchaînement des matches tous les deux jours depuis le début de la compétition, difficile de multiplier les entraînements intensifs. Mais comme le rappel Rémi Bostsarron, envoyé spécial d'Europe 1 au Qatar, Claude Onesta veut "entretenir la machine" que représente l'équipe de France, toujours invaincue dans le tournoi.
Pour cela, l'entraîneur des champions d'Europe et champions olympiques a prévu un entraînement jeudi soir et un autre vendredi matin, pourtant jour de match.
"On va jouer une équipe qui est vraiment de notre niveau, avec des joueurs qui ont autant d'expérience que les nôtres", a noté Claude Onesta, le sélectionneur tricolore.
Dans la préparation prévue par Claude Onesta, une séance spéciale sera dédiée à l'arbitrage. Car face à la Slovénie et également contre l'Argentine, les Bleus ont beaucoup trop discuté les discussions des hommes au sifflet au goût du sélectionneur tricolore.
Enfin, dernier atout qui pourrait compter dans le combat qui se profile pour l'équipe de France face au voisin latin : 200 supporters tricolores supplémentaires sont attendus pour encourager les Bleus vendredi soir.
"L'Espagne, c'est une équipe complète, mais il faut rester les pieds sur Terre", analyse un supporter déjà sur place.
Très équilibré, le début de rencontre ne ressemblait en rien aux derniers matchs des Bleus contre l’Argentine puis la Slovénie. Portés par un grand Daniel Narcisse, les Tricolores menaient de deux buts (8-6) après 10 minutes.
Toujours appuyés sur leur défense aux allures de forteresse, les Français prenaient l’ascendant face à des Espagnols qui butaient souvent sur un Thierry Omeyer impérial.
En seconde période, l’intensité des duels montait d’un cran. Le jeune Mathieu Grébille, touché à l’épaule, en faisait les frais.
Plus agressifs, les Espagnols revenaient à un but (19-18). période, les Bleus n’avaient inscrit qu’un but, avant que Cédric Sorhaindo ne trouve la faille.
À 10 minutes de la fin, la France menait 23-21 dans un match, souvent qualifié de finale avant la lettre, qui tenait toutes ses promesses.
Bousculés, les champions du monde espagnols continuaient à y croire, mais le gardien français, sacré homme du match, guidait la France vers une nouvelle finale.
Claude Onesta, le sélectionneur des Bleus pouvait savourer en se projetant déjà sur la finale. « C’est un grand plaisir, c’était le match qu’on avait imaginé, a-t-il affirmé après la rencontre. Selon lui, « la finale va forcément être un match difficile, parce que tout le monde va nous considérer comme gagnant pratiquement avant même de jouer, dans un environnement qui risque quand même d’être compliqué. Le Qatar n’a pas volé sa place. Il a gagné les matchs avec beaucoup de qualité et d’autorité.
À domicile et en présence de cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, l’émir du Qatar, le pays hôte s’est qualifié pour la finale du championnat du monde en dominant (31-29) la Pologne.
Menée de sept buts à la pause, l’équipe de France a renversé l’Espagne en prolongation mardi (27-26), et retrouvera les Pays-Bas, jeudi, pour une place en finale.
Après avoir survécu à un match pareil... « Celui-là, je m’en souviendrai longtemps putain !, exultait l’ailière tricolore Siraba Dembélé à l’issue de cette ahurissante remontada. C’est le match le plus exceptionnel de toute ma carrière, c’est clair. »
« Des scénarios incroyables comme ça, j’en ai vécu deux, racontait l’entraîneur Olivier Krumbholz. Un en finale du championnat du monde de 2003 [victoire sur la Hongrie 32-29 a.p., après avoir été mené 25-18], et celui-là. D’ailleurs, sur le terrain, je leur ai dit qu’en 2003, on avait remonté sept buts en sept minutes. Peut-être qu’elles ne le savaient même pas, parce qu’elles sont jeunes, et que c’est un truc de vieux, la finale de 2003. Mais ça a un peu marqué les esprits, et elles n’ont jamais perdu espoir. »
« Si on avait perdu, on nous aurait dit qu’on est incompatibles avec les JO, et qu’on a un problème avec les quarts », souriait Krumbholz. Il y a quatre ans, à Londres, ses joueuses avaient été éliminées à ce stade du tournoi par un penalty à la dernière seconde du Monténégro (23-22).
Cette fois, le « penalty en or » a fait trembler le filet adverse, et il restait vingt-six secondes à jouer quand Gnonsiane Niombla envoya son équipe vers une prorrogação miraculeuse.
Dans l’Arena do Futuro, les dieux du hand étaient du côté tricolore.
Mais il faut surtout souligner la force mentale hors du commun dont elles ont fait preuve, là où tant d’autres se seraient contentées d’agoniser lentement en seconde période.
« Quand j’ai vu les Espagnoles revenir sur le terrain après la mi-temps, elles avaient toutes le sourire, poursuit Amandine Leynaud. Là, tu te dis : “Putain, mais elles savent pas ce qui va leur tomber sur la gueule.” Elles ont eu tellement de chance en première mi-temps, elles ont épuisé leur quota, c’était pour nous derrière. Et quand on est revenues au score, c’étaient plus les mêmes joueuses. Elles étaient livides, elles n’y arrivaient plus. »
« Quand elles ont vu qu’on ne lâchait pas l’affaire, on a complètement inversé la tendance, analyse Siraba Dembélé. Elles essayaient de montrer qu’elles ne paniquaient pas, qu’elles restaient calmes, mais on leur mettait encore plus de pression. A partir du moment où tu mènes de sept buts pendant quasiment tout le match, quand la tendance s’inverse... Elles n’avaient aucune chance de revenir. Psychologiquement, on les a complètement bouffées. »
De sept buts, l’avance des Espagnoles descendait à quatre (14-10, 40e), remontait à sept (18-11, 45e), dégringolait à trois (21-18, 53e), puis deux (22-20, 57e), puis un (23-22, 59e), puis zéro,(23-23).
Les Ibères étaient cuites, la réussite les avait fuies pour de bon, il ne pouvait plus rien arriver aux coéquipières d’Alexandra Lacrabère, meilleure marqueuse française de ce match fou (7 buts), et du tournoi (38).
En prolongation, à 25-24 pour les Bleues - qui ont attendu la 63e minute pour mener enfin au score -, un tir espagnol heurta les deux poteaux avant de ressortir.
Et à trois secondes du coup de sifflet final, Nerea Pena, qui avait déjà marqué treize fois (!) au cours du match, trouva encore le poteau d’Amandine Leynaud, lequel mis donc fin à à la rencontre qui aurait pu s’orienter vers une seconde prolongation.
Oubliées, les larmes de Sydney, d’Athènes (défaite d’un but en demi-finale, puis 4e place), de Pékin et de Londres, balayées par les larmes de joie de Rio.
« Si on aborde les demies comme ça, explique Siraba Dembélé, ce sera impossible de revenir. Mais maintenant, toutes les équipes savent qu’on ne lâche rien. Les [Néerlandaises] vont vouloir se venger, parce qu’on les a un peu malmenées en début de tournoi. Ça va être un beau match. »
| Équipe | Buts marqués | Arrêts du gardien | Pourcentage de réussite |
|---|---|---|---|
| France | 29 | 7 (Gérard) | 54% |
| Espagne | 35 | 15 (Corrales) | 64% |
