Le monde du rugby français a été endeuillé par la disparition tragique de Quentin Gobet, joueur du Niort Rugby Club (NRC). Le 13 septembre 2024, Quentin Gobet, âgé de 27 ans, a perdu la vie dans une violente collision survenue à Niort, au carrefour de la rue Pasteur et de l’avenue Saint-Jean-d’Angély.

Lieu de l'accident mortel de Quentin Gobet à Niort
Un véhicule, roulant à vive allure, a percuté trois autres voitures arrêtées à un feu rouge. Quentin Gobet, qui se trouvait dans l’un de ces véhicules en compagnie de sa compagne, a succombé à ses blessures durant son transport vers le centre hospitalier universitaire de Poitiers.
L’homme MALADE qui a TERRIFIÉ le monde du Rugby
Les circonstances de l'accident
Le drame s'est produit vers 19h30. Trois automobilistes étaient à l’arrêt, à un feu tricolore, quand un quatrième véhicule les a percutés. Peu après le choc, le conducteur mis en cause a pris la fuite à pied, avant d’être rattrapé et arrêté par la police.
Réactions et hommages
Le club de Niort a été profondément touché par la disparition de Quentin Gobet. Un véritable choc pour toutes les personnes qui ont côtoyé le joueur, qui était très apprécié par tous ses coéquipiers ainsi que par les supporters. Chez les Damiers, il a notamment fait partie de l’équipe qui a remporté le titre de Champion de France de Nationale en 2023.
Le Niort rugby club a publié un long message sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à un joueur humainement "toujours positif, toujours prêt à rendre service", "une magnifique personne" qui "rayonnait au sein du groupe". Sur le terrain, le club met en avant un joueur "d'une supériorité jamais démentie dans les ballons aériens", "solide défenseur" et "plasticien du jeu".
En signe de deuil, le club a demandé le report de la rencontre comptant pour la 3e journée de Nationale 2 contre Graulhet. Toutes les autres rencontres impliquant le NRC ont également été reportées.
Suites judiciaires et condamnation
L'homme responsable de l'accident a été mis en examen pour homicide et blessures involontaires, puis placé en détention provisoire. Les faits ont été requalifiés en "homicide routier", une évolution sémantique entrée en vigueur depuis peu dans la loi.
Un jeune homme âgé de 27 ans a été condamné à 7 ans de prison ferme ainsi qu'une révocation d'une peine de sursis de 6 mois par le tribunal de Niort ce mercredi 16 juillet. Au volant, il avait provoqué un accident qui a tué le joueur du Niort Rugby club Quentin Gobet et blessé quatre autres personnes.
Le soir des faits, le chauffard était en grand excès de vitesse, plus de 110km/h au lieu de 50, et avait pris la fuite après le choc, très violent. Ce père de deux jeunes enfants, en récidive, avait déjà été condamné six fois dont trois pour des délits routiers.
Jugé pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires", les faits ont été requalifiés par le tribunal en "homicide routier" et "blessures routières" comme la procureure l'avait requis. "La qualification, ça compte beaucoup pour les victimes qui veulent être reconnues notamment dans ces accidents où la dimension involontaire n'a jamais été comprise. On a quelqu'un qui méprise délibérément la sécurité des autres usagers de la route", indique Me Marc-André Ceccaldi.
La procureure de la République à Niort, Sophie Lacote, a déclaré : « La loi nouvelle s'applique immédiatement dès lors qu'elle n'aggrave pas les peines ».
L'homme condamné ce mercredi 16 juillet à sept ans et demi de prison avait fait appel. Toutefois, il s'est désisté de son appel. Le tribunal de Poitiers ne devrait donc pas se prononcer à nouveau sur l’accident qui a coûté la vie à Quentin Gobet.
Le délit d'homicide routier
La loi créant le délit d'homicide routier, adoptée au Parlement le 1er juillet, a été promulguée le 9 juillet et publiée au Journal officiel le 10, après un combat de plusieurs années des familles et associations de victimes.
Avec ce délit, les responsables d'accidents mortels de la circulation accompagnés d'au moins une circonstance aggravante sont désormais poursuivis pour homicide routier.
Lorsqu'un conducteur se rend coupable d'une de ces circonstances, il est désormais passible de sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende, une peine élevée à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros au-delà de deux circonstances aggravantes.

Causes des accidents routiers en France