Plongez dans l'histoire incroyable de Simeli Daunivucu, ce jeune joueur fidjien qui bouscule les codes du rugby français. À seulement 19 ans, il réalise des débuts fracassants en Top 14 et séduit le staff des Bleus.
Dans le monde du rugby, certains joueurs ont le don de se démarquer dès leurs premiers pas sur le terrain. C’est le cas de Simeli Daunivucu, ce jeune fidjien de 19 ans qui fait sensation au sein du XV de France.
Simeli Daunivucu n’est pas arrivé par hasard dans le monde de l’ovalie. Son père, Jone Daunivucu, est une véritable légende du rugby fidjien.
Fruit de ce brillant héritage, Simeli Daunivucu n’a pas tardé à se faire remarquer. Surclassé dans les catégories de jeunes, il fait ses grands débuts en Top 14 avec La Rochelle le 23 décembre 2022, à seulement 18 ans.
Ce joueur a quelque chose de spécial. Si Simeli Daunivucu impressionne autant, c’est aussi grâce à son incroyable polyvalence. Capable d’évoluer au poste de demi d’ouverture, de premier ou de second centre, voire même d’ailier, il offre de nombreuses options à son équipe.
L'équipe va subir un coup de jeunes, histoire de bousculer l'ordre établi et de secouer certains "titulaires". Dans le XV de départ, on retrouve le pilier géorgien Aleksandre Kuntelia, associé à Reda Wardi et Quentin Lesiaucq, remis de sa blessure au mollet.
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Le staff rochelais a également décidé de titulariser Nathan Bollengier, convoqué avec les Moins de 20 ans pour préparer le Tournoi des six Nations. Dans les rangs des finisseurs : le Fidjien Simeli Daunivucu 18 ans, dont c'est la toute première feuille de match.
Fort de ses performances, Simeli Daunivucu a logiquement été appelé par Fabien Galthié pour participer à la tournée estivale du XV de France en Amérique du Sud. Une consécration pour ce jeune talent, qui aurait dû disputer la Coupe du Monde des moins de 20 ans cet été.
À seulement 19 ans, Simeli Daunivucu incarne la nouvelle génération du rugby français. Un joueur spectaculaire et polyvalent, au potentiel immense, qui pourrait bien marcher dans les pas de son illustre père.
À quelques minutes d’embarquer pour l’Italie, Simeli Daunivucu s’est confié. Il est prévu qu’on monte encore en intensité par rapport aux entraînements. On s’est déjà habitués cette semaine à la chaleur, mais on va s’habituer sur place maintenant.
Le but c’est d’être prêt dès l’entrée en lice et faire une grosse première face à l’Espagne pour confirmer notre victoire au Tournoi des 6 Nations. Le staff nous a laissés deux jours de repos samedi et dimanche.
Je suis proche de Lyam Akrab (Montpellier), de Lenny Alifanety de Bordeaux. Il y a cette mini-rivalité Bordeaux-La Rochelle, j’aime bien le taquiner un peu dessus. Maintenant qu’il est champion, je peux essayer de le chambrer gentiment sur ça aussi. Je suis en chambre avec Diego Jurd car j’étais avec Fabien Brau-Boirie et lui avec Nathan Llaveria.
Les deux ont malheureusement quitté le groupe. Sur le plan rugby, ça va être pareil que ce qu’on a pu mettre en place lors du dernier 6 Nations. On aspire, et Cédric Laborde met tout en place pour, à être une équipe offensive, mais aussi propre défensivement avec une bonne ligne hermétique. En attaque, il faut qu’on essaie d’avancer au maximum avec le ballon.
Oui, je le sens. Il y a des responsabilités sur moi mais tout le monde a sa part de responsabilité dans l’équipe. Avec ce rôle de leader dans l’équipe où il faut essayer d’emmener le groupe et ne pas se mettre dans une spirale négative. Les mecs mettent forcément en confiance.
Je suis écouté dans le groupe donc je fais en sorte de tout donner aux mecs pour qu’ils soient à l’aise aussi et aient confiance en moi. On a la charnière qui sont des leaders de jeu aussi et les deux capitaines Antoine Deliance et Corentin Mézou.
Je m’inspire évidemment beaucoup de mon compatriote et coéquipier en club Jonathan Danty, qui a ce rôle très percutant avec le ballon, mais qui est aussi un très gros défenseur. J’essaie d’apprendre beaucoup de lui, même dans la vie de tous les jours, quand je suis à La Rochelle, on parle beaucoup, il me donne de précieux conseils.
Il m’a pris sous son aile dès que je suis arrivé avec le groupe pro l’année dernière. On se parle beaucoup, que ce soit sur le terrain ou à l’entraînement. Enfin, Tawera Kerr-Barlow me conseille par rapport à mes courses, à mon positionnement, etc. Ma capacité à attaquer.
Même si je sais que défensivement, j’ai encore des lacunes dans le secteur offensif, je m’améliore. Alors, un petit-déjeuner normal, comme avec tout le monde pour commencer (rires). Non sérieusement, je suis quelqu’un de très réservé, j’aime bien rester dans mon coin, dans ma chambre, regarder des films, des séries.
J’ai ce côté casanier où je n’aime pas trop sortir. Mais après, ça ne me dérange pas aussi de bouger avec les gars, c’est important, il faut créer des connexions.
Mais c’est bien Simeli Daunivucu, 18 ans et titulaire pour la première fois en Top 14, qui a été remplacé poste pour poste par le Maori. Un signe supplémentaire de la confiance accordée par le staff au jeune ouvreur et à son sang-froid dans l’exercice...
« Il faut être honnête, ce match, on peut le perdre, notamment à cause de moi, disait le champion du monde des moins de 20 ans après coup au micro de Canal+ Sport. Je dois progresser dans la gestion du jeu, parce qu’il y a énormément de choses à améliorer, j’ai failli coûter le match.
Il faut faire mieux et qu’on soit encore plus précis si on veut aller au bout. » Parmi ses qualités figure la lucidité. Terminée l’insouciance de ses débuts, le Périgourdin est désormais une option régulière dans les rotations du double champion d’Europe (18 matchs en moins d’un an) et apprend à composer avec la pression qui va avec.
Tout cela est d’autant plus logique dans sa progression qu’à Pau, le 10 de 19 ans ne vivait que la 2e titularisation à l’extérieur de sa carrière en Top 14, la première au sein d’une équipe bâtie autour de plusieurs cadres (la fois précédente, c’était à Montpellier, lors de la 25e journée, dans un groupe très remanié).
Et s’il y a des choses à redire sur sa conduite du jeu, c’est qu’on ne le regarde déjà plus comme un Espoir, ce qu’il est pourtant encore, mais bien comme un membre installé de l’effectif pro. Son 100 % (7/7) parle pour lui.
« Il donne beaucoup de confiance. C’était déjà le cas à la fin du match contre Bayonne, et ce n’est pas un hasard. Je crois qu’il habite au centre d’entraînement, en a souri Donnacha Ryan, c’est un exemple pour les autres. Il progresse bien et pose beaucoup de questions. »
Alors que son carton jaune pour un croc-en-jambe sur Samuel Ezeala à la 27e aurait pu plomber sa première titularisation avec les grands, il n’en a rien été. Ronan O’Gara aurait pu choisir d’aligner Ihaia West au centre à côté d’Ulupano Seuteni, mais il avait préféré offrir sa chance à l’un de ses jeunes les plus prometteurs au cours d’un match coché par les Maritimes.
« Je l’ai trouvé bien, extrêmement en confiance, disait d’ailleurs Teddy Thomas. Malgré le carton, il ne s’est pas démobilisé. C’était franchement top, à l’image de ce qu’il nous fait durant la semaine.
Il a été super bien intégré avec nous. Il est arrivé sur la pointe des pieds, en demandant beaucoup de choses sur le terrain, tu n’as pas l’impression qu’il a 18 ans. Il a une palette de jeu technique et de skills (habileté, NDLR) intéressante et bénéfique pour nous.
C’est aux anciens comme nous à l’aider à être bien sur les matchs. Aujourd’hui, il a répondu présent. C’est un jeune prometteur. Il faut le mettre dans de bonnes conditions pour prendre du plaisir car a cet âge-là, c’est le plus important. »
Tout ne fut pas parfait, bien sûr, mais enfin, après une première timide à l’aile, un poste qui n’est pas le sien, chez le Stade Français, il a réussi un 6/6 aux plaquages, opéré quelques soutiens intéressants au sol et battu 2 défenseurs.
Il a aussi fait reculer le talonneur Lucas Rey à l’impact et arraché un ballon dans les bras de Tamua Manu, le physique centre samoan de Pau. « Il a 18 ans ? C’est juste incroyable », a soufflé Donnacha Ryan.
Les deux trois-quarts n’ont pas été les seuls jeunes à emmagasiner de l’expérience au cours d’un match très important pour le club. Le pilier droit Aleksandre Kuntelia, 21 ans, en est à 4 titularisations en 8 matchs depuis le mois d’août à un poste qui demande beaucoup de maturité, et le 2e ligne Thomas Ployet, 22 ans, a déjà plus joué cette année que les trois dernières réunies.
Autre champion du monde des moins de 20 ans, le pilier gauche Louis Penverne (20 ans) a vécu sa 2e entrée en jeu de la saison à la 62e minute.
« J’ai vu Édouard en salle de muscu lundi soir, il était tout seul à 20 heures, il n’était pas dans le groupe cette semaine, raconte Ryan à propos du dernier « bizuth » en date du Stade Rochelais. Après, on a eu deux blessures.
C’est une histoire énorme pour lui. Je sais que ses parents, sa sœur et son frère en sont très fiers. C’est une super expérience pour lui, mais il fait toujours du bon travail dans la semaine, comme Thomas Ployet et Louis Penverne. Les jeunes Kuntelia et Bollengier seront titulaires.
Promu capitaine en l'absence de Grégory Alldritt et de Pierre Bourgarit, le centre international Jonathan Danty l'avait laissé entendre lors du point-presse d'avant-match.
Parmi les 42 joueurs qui participeront à la tournée sud-américaine du XV de France cet été, quelques joueurs feront leurs premiers pas avec les Bleus. À commencer par Simeli Daunivucu, jeune centre du Stade rochelais. Depuis son arrivée à la tête du XV de France, Fabien Galthié a pris l’habitude de créer la surprise en donnant une chance aux joueurs qu’il estime.
Cette fois, le sélectionneur des Bleus a sorti un nouvel ovni de son chapeau. À seulement 19 ans, Simeli Daunivucu fait partie des 42 joueurs appelés pour participer à la tournée d’été.
Joueur prometteur, auteur d’un très beau début de saison avec les espoirs, Simeli Daunivucu faisait ses débuts dans le monde professionnel il y a tout juste cinq mois. C’est fin décembre que le jeune centre connaissait sa première feuille de match avec le Stade rochelais.
Celui qui n’avait alors que 18 ans, entrait en jeu pour les quinze dernières minutes de la rencontre face au Stade français. Ronan O’Gara donnera donc sa confiance au jeune centre à 8 reprises pour trois titularisations cette saison.
Face à Oyonnax lors de la 20e journée du championnat, Simeli Daunivucu inscrivait son premier essai en pro.
S’il pourrait connaitre sa première cap avec les Bleus cet été, Simeli Daunivucu a en réalité déjà connu l’équipe de France avec une sélection chez les moins de 20 ans. C’était lors du dernier Tournoi des 6 Nations.
Le manager des U20, Sébastien Calvet, avait décidé de lui donner une chance face à l’Écosse. Remplaçant, le centre était entré en jeu autour de la 60e minute de jeu. Un match que les Bleuets avaient d’ailleurs remporté (29-14).
Si ce nom vous dit peut-être quelque chose, ce n’est pas un hasard. Simeli est le fils de Jone Daunivucu, international fidjien de rugby à XV et à VII.
En 2006, l’ailier faisait sa première apparition en France sous les couleurs de Tarbes. Celui qui pouvait occasionnellement jouer au poste de demi de mêlée a ensuite passé plusieurs saisons du côté de Grenoble.
Les rugbymans du Pacifique, vainqueurs face à l’Australie et en bonne position pour se qualifier en quarts de finale, ont un lien particulier avec la France. Trois cents Fidjiens jouent actuellement dans l’Hexagone et le public est derrière eux.
Jiuta Wainiqolo, comme 9 autres joueurs fidjiens, évolue en France, au RC Toulon. L'équipe du Pacifique est soutenue aussi par les fans français.
Entre l’antre des Verts de Saint-Étienne, temple du foot français, et l’équipe de rugby des Fidji, pourtant, peu de points communs à première vue. L’histoire, les kilomètres et deux ballons aux rebonds bien différents les séparent. Mais dimanche en début de soirée, l’exploit des « Flying Fijians » les a rapprochés.
Un début de rencontre finalement à l'avantage de nos Espoirs avec un deuxième essai inscrit dans la foulée, de nouveau par Jon Echegaray, qui s'offraient un doublé après 15 minutes de jeu suite à une belle course rentrante près de la ligne (12-3).
Les rochelais quant à eux ne perdaient pas de temps pour réagir et inscrivaient leur premier essai de la rencontre par le talonneur Mathis Clavier qui s'échappaient d'un ballon porté bien construit (12-10).
Nos Espoirs ne lâchaient rien et se mettaient même à accélérer afin de creuser l'écart dans cette fin de première mi-temps, une belle séquence et de nombreux de temps de jeu voyaient Gabriel Bohn conclure dans l'en-but (19-10) puis c'est Ronan Favrau qui y allaient de son essai après un bel offload de Bobby Bissu, très présent dans ce match (26-10).
Une grosse première mi-temps de nos Espoirs qui leur permettaient de croire en une qualification avec ce résultat face à des rochelais solides mais imprécis.
Nos jeunes débutaient la seconde mi-temps comme ils avaient terminé la première. Nos Espoirs assuraient leur bonus offensif et décrochaient leur qualification pour les quarts de finale du championnat de France Espoir Reichel en finissant 3e de la poule 1 devant la Section Paloise (vainqueur à Bayonne 25-29).
Ils iront défier le Castres Olympique (2e de la poule 2) le week-end du 31 mai - 1er juin sur terrain neutre (à définir) pour une place en demi-finale !Félicitations à nos Espoirs pour cette belle performance !
