Sébastien Chabal, figure emblématique du rugby français, a été nommé à des postes clés pour la Coupe du Monde de Rugby 2023 en France. Son expérience en tant qu'ancien joueur de haut niveau et sa popularité en font un atout précieux pour l'organisation de cet événement majeur.

Président du Comité des Joueurs
Sébastien Chabal a été officiellement nommé président du comité des joueurs de la Coupe du monde 2023. L'information avait été annoncée le 15 mai dernier à l'occasion de son premier conseil d'administration du GIP (le groupement d'intérêt public) #France2023. Elle a été officialisée lundi, à l'occasion du deuxième conseil d'administration : Sébastien Chabal présidera le comité des joueurs au sein de l'organisation.
La mission de ce comité, qui sera composé de joueurs en activité ou retraités de tous horizons, sera « de faire des propositions visant à améliorer l'expérience des joueurs et des équipes engagés dans la compétition », selon le communiqué du GIP. Chabal et ses collègues iront à la rencontre des staffs des équipes qualifiées pour connaître « leurs besoins et leurs souhaits », notamment concernant les camps de base.
Lors de ce deuxième conseil d'administration, le GIP a par ailleurs acté la mise en place de deux autres comités (héritage et marketing).
Le jour où Sébastien Chabal a conquis l' Angleterre ! (2007)
Ambassadeur de France 2023
COUPE DU MONDE 2023 - Ambassadeur de France 2023, Sébastien Chabal a pris son rôle avec grand sérieux, ce lundi à Londres, lors de l'oral de présentation du dossier. Sebastien Chabal : J’espère ! Je n’ai pas vu de larmes couler dans la salle mais, en tout cas, j'ai senti des gens vraiment emportés par ce projet.
Tous les intervenants (Laporte, Flessel, Atcher, les enfants de Jonah Lomu et lui-même, N.D.L.R.) ont fait ce qu'il fallait, chacun dans son domaine. Le film de "la Guille" (Philippe Guillard, N.D.L.R.) a très bien marché. En montrant la cohésion, l’union et la mixité de notre pays, il a reçu un très bon accueil. On peut dire que le boulot a été bien fait.
Nous étions sereins car persuadés de l’épaisseur, de la densité et de la qualité de notre dossier, donc c’était très facile de venir le défendre.
Consultant pour TF1 lors de la Coupe du Monde de Rugby
A l'occasion de la 7e édition de la Coupe du Monde de Rugby, TF1 accueille dans son dispositif Sébastien Chabal (troisième ligne du Racing Métro). Il aura pour rôle d'apporter son expertise lors du magazine “Coupe du Monde, Le Mag” présenté par Denis BROGNIART.
Avec 62 sélections en Equipe de France et 2 Coupes du Monde, l'emblématique 3e ligne fera partie du dispositif de TF1. Il sera le seul joueur en activité dans l'équipe de “Coupe du Monde : Le Mag”.
Désireux de faire connaître le rugby au plus grand nombre, Sébastien Chabal a choisi TF1 pour faire partie du dispositif.
Pourquoi avoir arrêté votre choix sur TF1 ?
Essentiellement parce que c'est le diffuseur officiel de cette Coupe du Monde et qu'elle va retransmettre les 20 meilleurs matchs. TF1 est la seule chaîne en clair à proposer un magazine dédié autour des matchs.
L'Equipe de France appartient à tout le monde et d'une manière générale, je suis pour la diffusion des matchs en clair, accessibles au plus grand nombre. De plus, TF1 est toujours présente pour tous les grands événements sportifs. Elle nous accompagnait déjà en 2007...
Comment allez-vous gérer votre emploi du temps en parallèle avec le Top 14 ?
En Championnat, nous jouons beaucoup à Paris (avec son club, le Racing Métro 92, ndrl). Les matchs de l'Equipe de France seront le matin, j'essaierai donc de jongler entre les deux sachant que «mon» rugby aura toujours la priorité sur le magazine...
Parmi ces consultants, vous êtes le seul joueur en activité. Quelle est votre plus-value ?
Je sais comment l'équipe et le staff fonctionnent puisque j'ai préparé la Coupe du Monde avec eux. Ce groupe, je l'ai quitté hier, je le connais parfaitement. Ainsi, j'aurai un regard avisé sur les hommes que je connais très bien et sur le jeu dont je connais les combinaisons. Mais je ne révélerai pas les tactiques pour autant !
Nous aurons la chance d'avoir d'anciens joueurs comme Christian Califano ou encore Olivier Magne, encore très proches du groupe, pour nous donner l'essentiel de ce qui se passera sur place.
En tant que téléspectateur, que pouvons-nous attendre de Coupe du Monde : Le Mag ?
Du débat, du contenu et de l'exclusivité ! Mais également de connaître la vraie vie du XV de France en Nouvelle-Zélande.
Comment se passe la vie du groupe pendant une Coupe du Monde ?
C'est vraiment propre au caractère de chacun. Certains vont plus facilement accepter le fait d'être enfermés et tenus à l'écart pendant 4 mois et d'autres auront un peu plus de mal.
On parle beaucoup de la cohésion de ce groupe ; je n'ai jamais eu aucun doute à ce sujet. On se connaît depuis 4 ans. On se retrouve, en clubs, en sélection, toute l'année.
Et puis, pour partir un mois et demi ensemble à l'autre bout du monde, il est important d'avoir vécu quelques stages, type «commando». C'est un peu une tradition en rugby, dans les clubs et pour les Coupes du Monde. On l'avait fait en 2007. Pour 2011, on a reproduit cette formule qui avait plutôt bien fonctionné !

La carrière de Sébastien Chabal
SÉBASTIEN CHABAL, âgé de 44 ans, est un ancien joueur français de rugby à XV. Sébastien Chabal est né le 8 décembre 1977 à Valence, dans le Drôme, dans une famille modeste. Il grandit dans le village de Beaumont-lès-Valence, où il débute le rugby à l'âge de 9 ans, mais l'expérience ne dure que deux mois.
Il y revient à 16 ans, en suivant des amis, sans jamais s'imaginer un destin de rugbyman professionnel, au sein du club de rugby de Beauvallon. Sébastien Chabal n'y reste que quelques mois avant de rejoindre en 1998 le club de Bourgoin-Jallieu, à 21 ans, où il découvre le plus haut niveau du rugby français et européen mais aussi le XV de France, lors de la saison 2000-2001.
Le troisième ligne enchaîne les bonnes saisons mais ne s'installe pas comme titulaire indiscutable chez les Bleus, avec qui il participe tout de même à la Coupe du monde 2003.
Sous la houlette de Philippe Saint-André, Sébastien Chabal gagne le respect du rugby anglais, grâce à son style de jeu percutant.
Malgré des hauts et des bas dans sa relation avec le sélectionneur Bernard Laporte, Chabal est sélectionné pour la Coupe du monde 2007, notamment grâce à une tournée mémorable en Nouvelle-Zélande en juin lors de laquelle il devient un phénomène médiatique dans le monde du rugby et en France.
Après son retour en France en 2009 au Racing, Sébastien Chabal continue d'être appelé avec les Bleus jusqu'en 2011, même s'il parvient pas à emmener les Ciel et Blanc vers un titre. Il quitte le Racing à l'été 2012 pour rejoindre le LOU en Pro D2.
Il met finalement un terme à sa carrière sportive après deux saisons passées à Lyon, partant sur une promotion du LOU en Top 14.
Sébastien Chabal est une vraie force de la nature et cela lui a permis de faire carrière dans le rugby, puisqu'il a toujours misé sur son physique plutôt que sur sa qualité intrinsèque ballon en main.
Palmarès
Sébastien Chabal est une figure emblématique du rugby français mais est loin de posséder un grand palmarès après 16 ans passés au haut niveau.
Il compte un titre de champion d'Angleterre obtenu avec les Sale Sharks (2006) ainsi que le Challenge européen (2005) avec la même équipe.
Reconversion
Retraité depuis 2014, avec un titre de champion de deuxième division avec Lyon Lou, Sébastien Chabal a raccroché les crampons après 16 saisons professionnelles dans le rugby, entre la France et l'Angleterre. Depuis, l'Anesthésiste a capitalisé sur son image pour développer son business.
En effet, sans trop comprendre pourquoi, Chabal a été le joueur de rugby le plus célèbre de France dans les années 2 000, devenant même rapidement le mieux payé de ses congénères. Enchaînant les divers contrats publicitaires, l'homme aux 62 sélections en équipe de France s'est dirigé vers une reconversion assez classique pour les sportifs retraités, celle du consultant.
Outre le ballon ovale, le double demi-finaliste de Coupe du monde avec les Bleus a repris ses études, notamment aux côtés du meilleur buteur du XV de France Frédéric Michalak pour obtenir sa maîtrise en administration des affaires, à l'EM Lyon Business School.
Autre spécificité de son après-carrière très variée, Sébastien Chabal a décidé de lancer une gamme de vin avec Le Cellier des Chartreux situé dans la Vallée du Rhône, sobrement appelé « Chabal et Chartreux ». L'ancien des Sale Sharks a également profité de sa fin de carrière lyonnaise pour monter un hôtel, un restaurant et la brasserie du Lyon olympique universitaire dans la ville rhodanienne. Une après-carrière très riche pour l'Animal.
Il ne faut pas oublier non plus que celui qui était surnommé "The Caveman" (L'homme des cavernes) par ses adversaires (clairement terrifiés) a aussi lancé sa marque de vêtements Ruckfield, au début des années 2010, en parallèle de sa carrière.
Accusations de trafic de billets
Deux anciens internationaux français sont soupçonnés de trafic de billets pour la prochaine Coupe du monde de rugby, prévue pour l’automne 2023. Parmi eux, Sébastien Chabal est soupçonné d’avoir acquis une centaine de places pour le prochain Mondial qui se déroulera en France.
Celui-ci a démenti les accusations de trafic, samedi 7 janvier. Selon une information du Parisien, confirmée par une source proche de l’enquête, l’ancien troisième ligne (45 ans, 62 sélections entre 2000 et 2011), ambassadeur de la compétition, a pu acheter une centaine de billets, contournant ainsi les règles de vente limitant à huit le nombre de places par personne salariée du comité d’organisation.
« Des questions se posent sur l’hypothèse d’un trafic de billets, mais rien n’est établi à ce stade », souligne la source proche de l’enquête à l’AFP.
A la suite de ces accusations, Sébastien Chabal a réagi dans un communiqué transmis à l’AFP : « Oui, j’ai bénéficié d’un accès privilégié pour acheter plus de billets que ce qu’il est possible de faire par une seule personne, en raison de mon statut d’ambassadeur de France 2023. Je n’ai pas eu de gratuité ou de tarifs préférentiels. Et non, je n’entends pas faire de bénéfices sur ces places. »