L'Histoire du Rugby à Béziers : Des Origines à la Coupe du Monde

Depuis sa création en 1911, l’Association Sportive Biterroise (ASB), aujourd’hui connue sous le nom d’AS Béziers Hérault (ASBH), a marqué l’histoire du rugby français. Ses stades, bien plus que de simples infrastructures sportives, ont joué un rôle fondamental dans le parcours du club au plus haut niveau. Témoins des évolutions du club et de son environnement, ces enceintes ont incarné à la fois les heures de gloire et les défis du déclin, tout en reflétant les espoirs de renouveau. Elles se sont imposées comme des marqueurs identitaires pour Béziers, mêlant ambitions sportives, transformations sociales et enjeux économiques. Chaque période a vu ces lieux influencer les performances sportives de l’ASBH, tout en participant à la mutation de la ville et à son rayonnement sur le rugby français.

L'histoire de l'AS Béziers s'est écrite dans deux stades principaux :

  • Le stade de Sauclières (1911-1990)
  • Le stade Raoul-Barrière (anciennement de la Méditerranée) depuis 1990.

Ces deux enceintes représentent deux époques distinctes du rugby à Béziers. La première est celle de l’inscription du club et de la ville dans l’espace national du rugby avec l’organisation d’une finale du championnat de France en 1921, puis la domination du « grand Béziers » dans les années 1970.

Le stade de Sauclières dans les années 1970

Les Premières Années : Sauclières, Berceau du Rugby Biterrois

Au crépuscule du XIXe siècle, Béziers est encore loin de l’Angleterre et de ses jeux. Ici, on pratique encore la barette, variation locale de la soule. C’est par des lycéens que se fera la transition entre le jeu du Docteur Tissié et le rugby. En 1903, une première équipe est formée autour du Football-Club Biterrois. Puis, c’est le Sporting Club Biterrois et le Midi Athletic Club qui s’unissent en 1911 pour former l’Association Sportive Biterroise. C’est un terrain coincé entre les bords de l’Orb et le canal du Midi qui fera office à partir de 1913 de stade pour la nouvelle société.

Figure n° 1. Le club voit le jour en 1911, à une époque où le rugby s’enracine progressivement dans le sud de la France, grâce à une mobilisation collective portée par Louis Viennet et de Jules Cadenat, fondateurs du club et figures locales influentes. Louis Viennet investit personnellement la somme importante de 20 000 francs tandis que Jules Cadenat contribue en offrant 20 louis d’or. Ce financement, complété par d’autres contributions, a permis l’acquisition d’un terrain situé entre les rives de l’Orb et le canal du Midi, où poussent des saules, arbres qui inspirent le nom des Sauclières (ici stade de Sauclières). On y aménage un terrain d’honneur pour les rugbymen, un terrain annexe avec une piste d’athlétisme, et quelques courts de tennis, dans l’esprit d’un club pensé à l’origine comme omnisports.

Là, à Sauclières, on aménage un terrain d’honneur pour les rugbymen, mais aussi un terrain annexe équipé d’une piste d’athlétisme et quelques courts de tennis. Sur une initiative de Louis Viennet et de Jules Cadenat - de retour de Paris où il connut une brève carrière internationale au sein du SCUF -, l’ASB rachète le terrain des Sauclières en 1920. 200 000 francs sont nécessaires à l’opération. On les trouvera. Louis Viennet participe ainsi à hauteur de 20 000 francs.

Cependant, le rugby s’impose rapidement comme la discipline dominante, reléguant les autres sections au second plan. Grâce à cet équipement et aux bonnes performances de l’ASB, le lieu s’impose rapidement comme un bastion du rugby français, au point d’accuillir un événement sportif majeur. L’entregent de Jules Cadenat et le travail du président Henri Bru permettent au stade d’être choisi pour accueillir la finale du championnat de France 1921 entre Perpignan et Toulouse, attirant près de 20 000 spectateurs venus assister à cette confrontation de premier plan.

Si l’ASB n’est pas encore le Grand Béziers, Sauclières, grand, l’est déjà. Plusieurs demi-finales du Championnat de France s’y tiennent. Perpignanais et Toulousains s’y retrouvent même en 1921 à l’occasion de la première finale organisée par la toute jeune FFR. 20 ou 25 000 supporters se massent dans un stade qui ne devrait normalement en accueillir que la moitié. On s’arrache la moindre parcelle de tribune, de pelouse, de palissade. Les supporters des 2 équipes avaient envahi le stade six heures avant le coup d’envoi pour prendre d’assaut les places non numérotés.

Ce succès populaire et médiatique renforce la légitimité de l’ASB sur la scène du rugby français. Dans cette dynamique, l’arrivée du régiment du 502e de chars de combat à Béziers joue un rôle déterminant, en faisant s’établir dans la ville des sportifs d’exception qui intègrent l’équipe locale et élèvent son niveau de jeu. Cet apport, combiné au développement des infrastructures comme le Stade de Sauclières, permet à l’AS Béziers d’atteindre ses premières demi-finales du championnat de France en 1924 et 1929, marquant le début de son ascension vers les sommets du rugby français.

Modernisation et Adaptation : Sauclières dans les Années 30

À partir des années 1930, le Parc des Sports de Sauclières se modernise, s’agrandit. Des tribunes en dur garnissent les virages. Sauclières peut désormais accueillir entre 25 et 30 000 spectateurs sans avoir à grimper sur les panneaux publicitaires. Derrière l’intouchable Colombes, Sauclières est ce qu’il existe de plus impressionnant dans le rugby français. Pourtant,l’équipe première n’en est toujours pas à la hauteur. Seuls les juniors brillent.

À partir des années 1930, le Parc des Sports de Sauclières entre dans une phase de modernisation significative, avec la construction de tribunes en dur garnissant les virages et augmentant considérablement la capacité du stade, désormais capable d’accueillir entre 25 000 et 30 000 spectateurs. Cette capacité d’accueil place Sauclières juste derrière le stade de Colombes, alors considéré comme le plus impressionnant du rugby français.

Deux ans plus tard, le club omnisports de l’ASB intègre une section de football, issue du Stade Béziers Sport, fondé en 1911, puis du Stade Olympien Biterrois en 1918. En 1932, il devient donc officiellement l’Association Sportive de Béziers à la suite d’un rapprochement avec le grand club omnisports de la ville, mais cette union ne dure qu’un an.

Figure n° 2. En 1933, après l’absorption de quatre clubs locaux, le club redevient le Stade Olympien Biterrois. Deux ans plus tard, en 1935, il prend le nom d’Entente Sportive Biterroise avant de réintégrer l’AS Béziers en 1939 et de retrouver la pelouse de Sauclières. Commence une cohabitation parfois difficile avec le football, surtout pour les adeptes du ballon rond. Jules Cadenat s’en prend très vite à l’entraîneur de la section football pour avoir osé utiliser la pelouse de Sauclières sans autorisation. Une anecdote révélatrice des tensions persistantes entre les deux sections, illustrant combien le football à Béziers n’avait ni les mêmes droits ni le même poids que le rugby.

L'Ère du Grand Béziers et la Légende de Sauclières

Alors que les footballeurs tentent de convaincre la ville aux charmes du ballon rond, les rugbymen entament leur course vers les sommets du rugby français. Le début des années 60 signe une première période faste. En 5 ans, le club accède à quatre reprises à la finale. De ces finales, seule celle de 1961 est remportée. Dépositaire d’un jeu d’avant d’exception, le club biterrois marche sur le rugby hexagonal. La concurrence est réduite à néant. L’ASB est sacrée championne de France à 10 reprises de 1971 à 1984. Peut-être encore plus impressionnant, Béziers réalise trois « Grands chelems » en 1972, 1975 et 1977. Durant 25 ans, Sauclières reste une citadelle imprenable pour les équipes adverses. De 1959 à 1985, l’ASB ne s’incline qu’à 8 reprises sur sa pelouse. Chaque dimanche, ils sont au moins 5 000 à se retrouver en pèlerinage à Sauclières, une affluence record au regard de celle des adversaires.

Alors que les footballeurs tentent de faire succomber la ville aux charmes du ballon rond, les rugbymen entament leur ascension vers les sommets du rugby français. Le début des années 1960 marque une première période faste pour l’ASB, ponctuée par l’accès à quatre finales en cinq ans et la conquête d’un premier titre en 1961. Ce succès constitue un prélude à l’avènement du « grand Béziers » dans les années 1970. Porté par un jeu collectif et des tactiques innovantes, le club domine le rugby français de 1971 à 1984, remportant dix titres de champion de France en treize ans. Le stade de Sauclières devient en semaine un véritable laboratoire d’expérimentation d’un rugby novateur, où l’on peut observer les machines du « sorcier de Sauclières », Raoul Barrière, telles que les portes de saloon ou un joug à dynamomètre, avant de se muer en forteresse imprenable chaque dimanche.

Cette suprématie se traduit par deux records d’invincibilité, inscrivant cette période dans les annales du rugby. Le premier s’étend sur 11 ans, de 1958 à 1969, période durant laquelle Béziers reste invaincu à domicile. Le second dure onze ans et neuf mois (du 5 janvier 1969, défaite 8-9 contre Brive, au 11 octobre 1981, défaite 10-19 contre La Voulte). Le stade de Sauclières a aussi été le théâtre du record du monde de points marqués pour un club de rugby. En effet, le 16 décembre 1979, lors d’un match contre Montchanin, Béziers remporte une victoire écrasante 100 à 0, établissant un exploit historique.

Raoul Barrière, entraîneur emblématique de l'AS Béziers

De nombreuses légendes sportives sont alors associées au stade de Sauclières. L’une des plus célèbres concerne le fameux tunnel d’entrée sur le terrain, où les adversaires étaient plongés dans l’obscurité totale. Selon la légende, les lumières y étaient volontairement éteintes, et les Biterrois en profitaient pour faire résonner des cris et des bruits intimidants. Cette histoire d’obscurité a été évoquée pour d’autres stades, mais elle a trouvé un écho particulier à Béziers où elle était largement reprise en raison de la domination totale du club. Certains racontaient qu’au-delà de cette intimidation psychologique, quelques coups auraient pu être portés aux joueurs de l’équipe visiteuse, bien que cela relève du mythe selon le capitaine Richard Astre. Cependant, la légende perdure dans les récits de nombreux adversaires et supporters… Alain Estève, « l’ogre de Béziers », souvent le premier incriminé dans ce genre d’histoires, rappelle qu’il se contentait de tousser pour faire passer des messages. Ce genre d’intimidation renforçait la crainte suscitée par Béziers, où beaucoup d’équipes arrivaient déjà en victimes expiatoires.

À cela s’ajoute l’influence du public biterrois, réputé pour sa ferveur, voire son hostilité, y compris pour les matchs de football, une atmosphère redoutée même par l’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille, Éric Di Meco, pourtant peu enclin à se laisser impressionner, qui a plusieurs fois souligné la difficulté de jouer à Béziers en raison de cette ambiance particulièrement hostile. Cette pression ne se limite pas aux joueurs adverses, elle pèse aussi sur les arbitres, pris pour cible par un public enflammé. Parmi leurs chants célèbres, les supporters entonnent un refrain intimidant destiné au directeur de jeu, « L’arbitre au Canal ! », visant à déstabiliser l’homme au sifflet.

Cette atmosphère hostile, combinée à l’excellence des joueurs sur le terrain, fait de Sauclières un lieu où peu d’équipes osent rêver de victoire. Cette domination impressionnante ne passe pas inaperçue outre-Manche. En 1978, la BBC se déplace au stade de Sauclières pour réaliser un reportage intitulé « The Béziers Phenomenon ». Nigel Starmer-Smith, ancien demi de mêlée de l’équipe d’Angleterre, encourage même le « Quinze de la Rose » à prendre exemple sur le club biterrois, mettant en lumière son influence internationale et son style de jeu novateur. Béziers incarnait alors la capitale incontestée du rugby et Sauclières en était le temple sacré.

Cet héritage de domination transparaît également dans la presse, qui ne manque pas de souligner, à sa manière, l’invincibilité des Biterrois à Sauclières. Tour à tour, Béziers est décrit comme un bastion, une forteresse, une citadelle, une Bastille ou encore le village d’Astérix, résistant avec fierté aux assauts adverses. Une référence historique revient aussi sans cesse dans les discours de Raoul Barrière, l’association de cette équipe aux Cathares et au sac de de 1209. « Nous sommes les Cathares du rugby ! Nos ancêtres sont morts à Béziers pour ne pas avoir livré les leurs au pouvoir. À l’époque du Grand Béziers, nous nous sommes encore dressés contre le pouvoir, contre l’orthodoxie, son autorité, son jeu imposé. Chaque dimanche à Sauclières, on faisait passer le message. Nous ne serons plus jamais les victimes… »

Un sentiment partagé par les adversaires eux-mêmes, à l’image du légendaire Jean-Pierre Rives qui déclare : « Je n’ai jamais gagné à Béziers car ils étaient une des plus grandes équipes de l’histoire. Gagner à Sauclières est une des rares choses qui ne m’a pas été permise dans ma carrière. Pendant des années, quand je voyais le panneau Béziers sur l’autoroute, j’accélérais. » Jean Pierre Bastiat, troisième ligne de l’US Dax, résume en quelques mots la situation : « Imprenables à l’extérieur, invincibles à Sauclières. »

Le Stade de la Méditerranée : Un Nouveau Départ ?

Les années 80, marquent la fin du Grand Béziers. La finale remportée de 1984 est la dernière disputée par le club. Pis, le club doit également quitter Sauclières, cœur du rugby biterrois depuis 70 ans. On propose au club une arène moderne, spacieuse, de 20 000 places. L’ASB ne peut y résister. En 1989, l’Association Sportive Biterroise fait donc la découverte d’une nouvelle enceinte: le Stade de la Méditerranée.

Cependant, les années 1980 marquent la fin de cette période dorée. Après un dernier titre en 1984, le club amorce un déclin progressif. Une réflexion sur l’avenir du club et de ses infrastructures s’engage alors. Inauguré en 1989, le stade de la Méditerranée marque un tournant dans l’histoire de l’ASB. Avec une capacité de 20 000 places, dont 13 000 assises, ce projet ambitieux coûte 110 millions de francs (environ 26 millions d’euros aujourd’hui). Il s’agit d’un investissement pionnier pour un rugby pas encore pleinement professionnel. À son inauguration, c’est tout simplement le plus grand stade dédié uniquement au rugby de l’Hexagone. Le projet s’inscrit dans une perspective de modernisation, mais aussi dans celle de l’organisation des Jeux méditerranéens de 1993. Cet événement international renforce la nécessité de doter la ville d’infrastructures modernes et capables d’accueillir des compétitions de grande envergure. Le stade de la Méditerranée devient alors un symbole de cette ambition, servant à la fois le rugby local et la reconnaissance de Béziers sur la scène internationale.

La Méditerranée doit également permettre à la ville de Béziers d’accueillir sur son sol de grands événements, à commencer par les XXe Jeux méditerranéens censés se tenir en 1993 dans la région. Il n’en sera finalement rien, la ville refusant de financer une partie des coûts de l’organisation. Un des projets non retenu - B. En 1991, le stade accueille une première fois la Coupe du Monde de Rugby à l’occasion d’une victoire française en phase de poule sur la Roumanie (30-3). Egalement, on peut citer la finale de la première édition du Challenge Européen et son duel franco-français entre Bourgoin et Castres (18-9). Une demi-finale de H-Cup entre Castres et le Munster (17-25) en avril 2002 avec à la clef un record d’affluence porté à 20 300 spectateurs.

Conçu par l’architecte Jean Balladur, neveu de l’ancien Premier ministre Édouard Balladur et célèbre notamment pour ses réalisations à La Grande-Motte, son travail suscite des commentaires variés. Critiqué par les partisans d’une architecture internationale privilégiant le rationalisme et l’orthogonalité, il est également considéré comme dépassé par de nombreux architectes des nouvelles générations, qui qualifient parfois son style de formaliste, voire maniéré. Malgré ces critiques, la forme elliptique du stade de la Méditerranée, inspirée à la fois d’un coquillage et d’un ballon de rugby, séduit dans un premier temps le monde du rugby français.

À l’origine conçu pour offrir une capacité de 35 000 places avec des tribunes entièrement couvertes, ce qui lui valait le surnom de « petit Parc des Princes », le stade dut finalement voir son projet drastiquement révisé en raison de contraintes budgétaires, réduisant ainsi sa capacité à 20 000 places. Cette adaptation, combinée à des espaces plus restreints et à des finitions simplifiées, confère à l’ensemble une impression d’inachèvement, mais le stade demeure malgré tout fonctionnel et moderne pour son époque, constituant ainsi une avancée significative,...

Stade de la Méditerranée en 1989

Des Défis et des Espoirs

Pensé pour porter le renouveau du rugby héraultais, le Stade de la Méditerranée sera de fait le fossoyeur de tous les espoirs de l’ASB - devenue AS Béziers Hérault -. Dès 1994, le club biterrois chute une première fois en Division 2, puis une deuxième en 1999, et encore en 2004. Suprême déshonneur, le club est même rétrogradé en Fédérale à l’issue de la saison 2008-2009.

Tandis que son club chutait toujours plus bas, la municipalité biterroise menait à bien une série de travaux en 2006, 2007 et 2008. Ce sont d’abord 20 loges d’une quinzaine de places qui sont apparues dans les tribunes ainsi que 2 loges latérales de 41 places, puis une brasserie de 430 m² a été aménagée en tribune d’honneur, et enfin une bodega a été installée sous la tribune de face.

La Coupe du Monde de Rugby à Béziers

Malgré le flop inaugural, cela n’a pas empêché à la cité de Vaquerin et Lacans d’accueillir la Grand-Messe du rugby mondial. À trois reprises, la Coule du monde fera étape à Béziers. Surtout, le XV de France y est venu deux fois. En 1991, les Bleus affrontaient la Roumanie devant 20 000 personnes pour leurs débuts dans la compétition (30-3). Huit ans plus tard, c’est le Canada, sous les yeux de Jacques Chirac et de 19 000 supporteurs que les Tricolores ont dominé le Canada (33-20). A vrai dire, heureusement qu’il y a eu ces rendez-vous « Mondial ». Car les années 1990 ont été bien moroses.

Le 17 juin 2018, le XV de France U20 retrouve donc en finale l’Angleterre, tombeur des Baby Boks au tour précédant. Au stade Raoul-Barrière (ex-stade de la Méditerranée) de Béziers, devant près de 20 000 spectateurs tout acquis à leur cause, les Tricolores prennent le dessus sur le XV de la Rose (25-33), grâce à des essais du troisième ligne Cameron Woki et du trois-quart centre Adrien Seguret, ainsi que la botte chirurgicale de l’ouvreur Louis Carbonel, auteur de 23 points (sept pénalités et une transformation). A la fin de la rencontre, l’explosion de joie des Bleuets était à la hauteur de leur immense performance.

Coupe du monde de rugby des moins de 20 ans 2018 à Béziers

L'Héritage et l'Avenir

Mais s’il est une chose qui demeure depuis trente ans, bien que l’esprit de Sauclières ne soit plus là, c’est bien la passion. Intacte. Indéboulonnable. Un stade vieillissant ? Désuet ? Loin de la pelouse ? Chacun se fera son avis. Reste que les tribunes sont encore remplies, colorées par les nombreux tifos de Rugbiterre. Le dernier en date ? Celui en hommage à Raoul Barrière. Alors, quoi de plus symbolique que de donner le nom du sorcier à cet énorme coquillage en cet été d’anniversaire ?

tags: #coupe #du #monde #rugby #beziers