Depuis le début de la Coupe du monde, le XV de France croise la route de vieux adversaires dans cette Coupe du monde.
Comme un air de déjà-vu, les Bleus ont donc affronté l'Argentine, les Etats-Unis, et les Tonga.
La dernière fois que les deux équipes se sont croisées dans un Mondial ? En 2011, au stade des demi-finales.
Qualifié pour les 1/4 de finale malgré deux défaites (face aux Blacks, et aux Tonga), le XV de France vient de sortir l'Angleterre (19-12) grâce (notamment) à deux essais de Maxime Médard et Vincent Clerc, et un drop de François Trinh-Duc.
L'adversaire étonne : quatre ans plus tôt, les Gallois n'étaient même pas sortis des poules.
Seulement voilà : depuis la nomination de Warren Gatland, les Diables Rouges enchaînent les performances dans le 6 Nations.
Comment parler de ce match sans évoquer l'expulsion prématurée de Sam Warburton ?
On joue depuis 18 minutes quand le capitaine gallois se rend coupable d'un plaquage cathédrale sur Vincent Clerc.
L'arbitre, M. Rolland, considère que l'ailier retombe sur la tête : c'est le rouge.
Si l'équipe mène 3-0 grâce à une pénalité de James Hook, Morgan Parra se charge de faire passer les Tricolores devant au tableau d'affichage.
Trois pénalités plus tard, les Bleus mènent 9-3, mais les Gallois vont inscrire le seul essai du match grâce au légendaire Mike Phillips, où Pascal Papé se manque en défense.
Mais Stephen Jones tape la transformation sur le poteau, et le score reste bloqué à 9-8.
Par rapport à 2011, seul Maxime Médard est encore présent. Le Toulousain devrait jouer ce dimanche.
Sur le banc face à l'Angleterre en 1/4, Louis Picamoles est écarté face aux Gallois, au profit de Fulgence Ouedraogo.
Côté gallois, ils sont beaucoup plus présents : George North, Jonathan Davies et AW Jones devraient ainsi débuter.

L'équipe de France lors de la Coupe du Monde de Rugby 2011
La Finale Controversée contre les All Blacks
Ils sont désormais seuls dans le vestiaire de l'Eden Park. Marc Lièvremont, le sélectionneur, est monté dans les tribunes.
Leur parvient le murmure de la foule.
Une foule avec un goût âcre dans la bouche, qui attend le sacre annoncé des All Blacks.
Les joueurs ont reçu de France, ces jours derniers, foule de messages d'encouragements, comme si, après s'être agacé de son parcours chancelant en poules, le pays s'était pris d'affection pour cette équipe foutraque et son entraîneur sans faux-semblant.
Après avoir traversé ces semaines de chaos, failli mourir dix fois, s'être engueulé autant, voilà cette équipe désormais en finale de la Coupe du monde.
Seule mais debout entre ces murs de l'Eden Park, prête à se battre jusqu'au dernier sang face à la légende de ce jeu.
Aurélien Rougerie, 76 sélections, s'adresse aux autres.
« Je n'échangerais aucun de vous contre un joueur australien, un Black, un Irlandais. C'est avec vous que je veux jouer cette finale ! »
Quelques minutes avant le coup d'envoi, l'arbitre entre dans le vestiaire des Français.
Le Sud-Africain Craig Joubert vérifie les crampons, donne ses ultimes consignes.
Marc Lièvremont et Joël Jutge, conseiller des Bleus pour l'arbitrage, sont allés le rencontrer la veille.
Jutge, aujourd'hui responsable des arbitres de la Coupe du monde, avait prévu des extraits vidéo notamment sur Richie McCaw.
Joubert a refusé de les voir.
Il a passé toute la semaine à son hôtel avec Paddy O'Brien, le patron des arbitres, un Néo-Zélandais.
« J'aimais bien Joubert, raconte Lièvremont, c'est un bon arbitre et un bon mec.
Je lui ai dit : "Craig, on sait, toi et moi, que les Blacks sont la meilleure équipe du monde.
Ça fait deux mois que tu es dans ce pays, je ne vais pas te dire ce que tu as à faire..."
Il m'a répondu : "Marc, je te le dis, les yeux dans les yeux, ce sera quinze noirs contre quinze blancs !"»
Une invitation au combat
Les deux équipes se joignent dans le couloir qui mène à la lumière... Côte à côte.
Dans leur vérité nue.
« Cet instant m'a paru durer une éternité, se souvient Imanol Harinordoquy, j'avais une impression de force et de sérénité, comme si le temps s'était arrêté. »
Lièvremont, attend en tribune, serein, habité.
« Je croyais depuis toujours en notre destin. »
« En rentrant sur la pelouse, se souvient Dimitri Yachvili, je n'ai vu que du noir, le stade était entièrement noir. »
Les Blacks se positionnent pour leur traditionnel haka.
« On voyait qu'ils attendaient quelque chose de nous, se souvient Harinordoquy.
Ils n'étaient pas concentrés comme d'habitude. »
Les Français se prennent alors par la main et forment un V.
Cette attitude, que s'est appropriée l'armée néo-zélandaise, équivaut à une invitation au combat dans la culture maorie.
Une idée soufflée par l'officier de liaison des Bleus, qui est néo-zélandais.
« On voulait montrer qu'on existait, que l'on avait de la testostérone et qu'on ne s'enlèverait pas », dit Harinordoquy.
Les joueurs français se rapprochent des Blacks et dépassent la ligne médiane.
« Certains poussaient pour aller plus loin, poursuit-il.
Si je regrette un truc sur cette finale, c'est de ne pas avoir avancé quelques mètres de plus. »
La FFR recevra une amende de 1 000 dollars « pour franchissement de ligne », raconte le président de la fédération, Pierre Camou.
« Des supporters de France et du monde entier nous ont gentiment écrit pour nous aider à régler la note mais on a payé. »
« L'avantage et l'inconvénient de ce genre d'action, résume Harinordoquy, c'est qu'ensuite faut pas prendre 40 points. »
« L'avantage et l'inconvénient de ce genre d'action, résume Harinordoquy, c'est qu'ensuite faut pas prendre 40 points.
Sinon, tu passes pour une trompette. »
Dès le début du match, on voit qu'il n'en sera rien.
« L'idée principale consistait à tenir le ballon, coller au score et mettre la pression sur Piri Weepu car on savait qu'il pouvait déjouer », explique Lièvremont.
« On avait vu que lorsqu'une équipe tenait les ballons et les envoyait vite derrière, ils étaient gênés, poursuit Yachvili.
Mais il fallait avoir des ballons... »
« Et des ballons propres, précise Pascal Papé.
Pour cela, les zones de ruck devaient être notre territoire... »
Il faut savoir interpréter les litotes...
« On s'était dit que McCaw et Kaino ne feraient pas leur loi, poursuit Papé.
Dès le départ, on l'a fait savoir.
Les premières minutes, ça piquait de partout. »
Les deux flankers blacks vont passer une soirée en enfer.
« Sur chaque ruck, il fallait les pointer », avoue Yachvili.

La tension palpable avant le coup d'envoi de la finale
Les Rucks, des Zones de Non-Droit
Il se dit que Richie McCaw est né hors jeu, tout du moins joue-t-il avec génie de la règle pour pourrir les ballons adverses.
C'est à l'arbitre d'être vigilant.
Mais l'aura du capitaine des Blacks le paralyse.
Philippe Saint-André qui commente le match pour RMC, glisse à Laurent Depret à ses côtés : « C'est mort, Joubert ne s'adresse pas aux deux capitaines de la même façon, il dit "Richie" à McCaw et "capitaine white" à Dusautoir. »
Comme Joubert n'intervient pas sur les rucks, ceux-ci vont ressembler à des zones de non-droit où s'exerce toute sorte de violence.
Où l'on ne fait pas de prisonnier.
« Franchement, convient Papé, dans la dureté sur les phases de combat, ça fait partie des plus grands matches que j'ai joués, peut-être le plus grand. »
« On lui a tout fait. Je me revois marcher sur son avant-bras qui traînait où il ne devait pas et regarder Joubert droit dans les yeux »
« On lui a tout fait, raconte un joueur, c'était d'une violence rare, je me revois marcher sur son avant-bras qui traînait où il ne devait pas et regarder Joubert droit dans les yeux... Il n'a rien dit. »
Comme Josh Kronsfeld en 1999, McCaw est châtié mais ne bronche pas.
Et ne se montre pas ingrat en retour.
À la 15e minute, il « éclate » l'arcade sourcilière de Morgan Parra d'un maître coup de genou dans un parfait timing qui empêche de siffler la faute à vitesse réelle.
Du grand art.
Quelques instants après, sur une touche, les Blacks marquent un essai grâce à une combinaison appelée « teabag », sachet de thé, à la suite d'une analyse vidéo de l'actuel coach des Blacks, Steve Hansen.
Mais les Français tiennent le match et vont même monter en puissance.
Parra, les yeux tuméfiés doit sortir.
François Trinh-Duc le remplace.
Il a été mis sur le banc pour son manque d'implication.
Le Montpelliérain a ruminé mais s'est montré bon camarade.
« L'attitude de François, de tous ceux qui ne jouaient pas, a été exemplaire, note Yachvili.
Ce jour-là, on était vraiment une équipe, une grande équipe ! »

Morgan Parra blessé lors de la finale
« J'étais content d'être sur le banc, dit Trinh-Duc, certains n'avaient pas cette chance.
Lorsque Morgan sort, c'est très malheureux pour lui, mais t'es un peu égoïste, t'es heureux de jouer.
J'ai tout donné, on nous avait expliqué que la France n'avait rien à faire ici et moi non plus.
Quand je rentre, je sens les Blacks timorés, on voyait qu'il fallait tenter des coups. »
Les Français prennent peu à peu possession du match et bousculent leurs adversaires.
« On savait qu'au rugby, les Blacks étaient meilleurs, dit Yachvili, mais nous, on avait la folie. »
8-0 à la mi-temps.
« L'atmosphère était très sereine, raconte Trinh-Duc.
On n'avait pas l'impression d'être dans un vestiaire de finale de Coupe du monde. »
Papé : « On se sentait forts. »
Yachvili prend la parole : « On continue à les agresser, à leur mettre des coups de casque. »
La France Plus Forte Physiquement
La domination physique française est maintenant manifeste.
« Marc m'avait demandé d'avoir notre pic de forme au moment de la phase finale, raconte Julien Deloire, le préparateur physique.
On a donc continué à travailler pendant le premier tour si bien qu'on est passés très juste... »
Mais le pari est payant.
« Et puis, paradoxalement, explique Yachvili, on a libéré notre rugby sur ce match. »
C'est ainsi que les Français inscrivent un essai par Dusautoir.
Trinh-Duc transforme.
Un seul point les sépare des Blacks.
À la 65e minute, une pénalité est enfin sifflée, en leur faveur, à 48 m des poteaux.
Yachvili, blessé, ne peut plus taper dans un ballon.
« Damien Traille est sur le terrain, raconte Trinh-Duc, tout le monde se regarde.
Je ne sais plus exactement comment on a décidé. »
« C'est peut-être un péché d'orgueil de François, note Lièvremont, car j'avais pris Damien aux dépens de Cédric Heymans pour son jeu au pied long. »
« Je n'y ai pensé qu'après, dit Papé.
Je me suis dit : "Merde, il y avait Damien..." »
Mais il n'est pas venu prendre le ballon pour la tenter.

François Trinh-Duc lors de la finale
La pénalité est largement manquée.
« Dès lors, on savait que Joubert ne sifflerait plus, lâche Yachvili, il baissait les yeux. »
Il est souvent d'usage qu'un arbitre ne décide pas du sort d'un match dans les ultimes minutes.
« Kaino prend la balle sur le côté dans un ruck, raconte Harinordoquy, je regarde Joubert... »
Dans le dernier quart d'heure, les Français bousculent aussi les Blacks en mêlée.
« Ils se relèvent plusieurs fois, soupire Nicolas Mas.
Mais rien. »
Lui comme les autres n'en dira pas davantage sur l'arbitrage.
Pas même Lièvremont.
« Non, ce n'est pas là-dessus que l'on a perdu, je regrette surtout quelques coups qu'on n'a pas joués ou mal.
Et sur la fin, je regrette de ne pas avoir fait sortir plus tôt le ''Yach''. »
« J'étais mort », confirme celui-ci.
« Je rêvais que le gamin entre et nous fasse gagner », dit Lièvremont à propos de Jean-Marc Doussain (20 ans alors), qui a connu sa première sélection en finale de la Coupe du monde.
Las, il commet un en-avant qui sonne le glas des Français.
« Quand le mec est meilleur, tu lui serres la main, mais là, c'est le pire sentiment que tu peux éprouver en sport : avoir la certitude que tu as été le meilleur et avoir néanmoins perdu »
Peu après, Joubert siffle la fin de la rencontre.
Pierre Camou ne verra jamais cet instant.
« J'étais dans les entrailles du stade.
Les officiels étaient venus me chercher pour le protocole. »
Lorsqu'il arrive sur la pelouse, il ne voit chez les siens que tristesse et désolation.
Le colosse Nallet est en pleurs.
« À cet instant, tu es fragile, authentique, dit Yachvili.
Moi, je suis allé remercier Marc. »
Les joueurs errent, hagards.
« Quand le mec est meilleur, tu lui serres la main, explique Trinh-Duc, mais là, c'est le pire sentiment que tu peux éprouver en sport : avoir la certitude que tu as été le meilleur et avoir néanmoins perdu. »
« Au fond de moi, se souvient Yachvili, il n'y a que du beau.
Bien sûr, j'ai un fort sentiment d'injustice mais je me dis aussi que si on n'est pas champions du monde, c'est qu'on ne le méritait pas.
Nous avons été dignes et la plus grande équipe du monde était championne.
Les choses étaient à leur place. »
Un Match Suivi par Quinze Millions de Téléspectateurs
Il est presque midi en France, 15 millions de personnes sont devant leur écran.
« Je n'ai jamais regardé ce match, assure Trinh-Duc.
Et je ne le ferai jamais, ou bien quand cela ne me fera plus mal. »
Aucun joueur ne l'a revu.
Eux voulaient.
Mais pas nous.
Les Néo-Zélandais perdent un peu le sens de la convenance, comme le suggère Camou : « La dimension culturelle et historique que représentait ce match pour eux a pris le pas sur le sport. »
Le lendemain, pour la remise des trophées, il n'y aura aucun mot pour l'équipe de France.
« Alors on a foutu le bordel et on a gagné la 3e mi-temps », sourit Yachvili.
« On est partis dans un bar sur le port jusqu'au petit matin, détaille Harinordoquy.
Et tout d'un coup, des centaines de supporters d'autres pays, des Gallois, des Irlandais, se sont mis à chanter la Marseillaise.
Ç'a été ça notre reconnaissance, celle du peuple du rugby. »
Juste après la finale, ce fut une morne soirée.
« J'avais trop de frustration pour me saouler la gueule », lâche Papé.
En traversant la rue, Trinh-Duc torée les voitures comme Gabriel Fouquet (Jean-Paul Belmondo) dans le film « Un singe en hiver ».
À l'étage, sur la terrasse, les Berjalliens laissent s'écouler la nuit au fil de leur amitié.
Celle qui les a menés de leur adolescence au stade Pierre-Rajon à cette finale à l'Eden Park.
Il y a plus de silences que de mots.
Lionel Nallet attrape sa bière et lâche, dans un soupir : « Tout de même ce McCaw. »
Le respect, c'est ce qui reste quand tout s'est écroulé.

Les joueurs français après la défaite
L'Avis de Warren Gatland sur l'Arbitrage
Warren Gatland, le sélectionneur néo-zélandais du pays de Galles est revenu dans les colonnes du Sunday Times sur la finale de la Coupe du Monde 2011, remportée 8-7 par la Nouvelle-Zélande contre la France. Et comme beaucoup, il pense que les Bleus n'ont pas été aidés par l'arbitrage.
Le XV de France a disputé trois finales de Coupe du Monde durant son histoire, mais n'a encore jamais soulevé le trophée Webb Ellis.
Pourtant, en 2011, il s'en est fallu de très peu pour que les hommes de Marc Lièvremont, dont la légende dit qu'ils étaient en auto-gestion après une piteuse défaite contre les Tonga en phase de poules, ne réussissent l'exploit.
Le 23 octobre, à l'Eden Park d'Auckland, ils n'ont été battus que 8-7 par la Nouvelle-Zélande, et l'arbitrage de Craig Joubert a longtemps fait l'objet de débats, car il n'a sifflé aucune pénalité pour les Bleus en deuxième mi-temps, alors qu'ils dominaient les Blacks.
Warren Gatland, sélectionneur du pays de Galles (éliminé 9-8 par la France en demi-finales) à l'époque et encore aujourd'hui, a évoqué cette finale dans une interview au Sunday Times, avec un œil objectif, même s'il est néo-zélandais et que la victoire des Blacks l'a évidemment ravi.
Des propos relevés par Midi Olympique et qui ont de quoi remuer le couteau dans la plaie de Thierry Dusautoir, Vincent Clerc, Morgan Parra, Pascal Papé et tous leurs coéquipiers.
Gatland : "Quelques coups de sifflet un peu bizarres"
« J'ai reçu beaucoup de critiques en Nouvelle-Zélande parce que j'ai dit une fois qu'en 2011, les All Blacks méritaient de gagner la Coupe du monde mais qu'en finale, les Français avaient été les plus forts.
Ce jour-là, j'ai en effet trouvé certaines décisions (d'arbitrage) terribles en fin de match.
Je sais que Nigel Owens (ancien arbitre gallois, ndlr) était juge de touche pour ce match et il serait probablement d'accord pour dire qu'il y a eu, à l'occasion de cette finale de Coupe du Monde, quelques coups de sifflets un peu bizarres.
(...) Je me souviens que j'avais donné mes billets pour la finale à Sam Warburton (le capitaine du pays de Galles, ndlr).
Moi, j'étais sur la plage et je regardais la rencontre avec mon fils.
A la mi-temps, le match était serré (5-0 pour la Nouvelle-Zélande) et j'ai dit au petit qu'il fallait observer ce match d'une manière un peu différente, d'oublier un instant que nous étions des supporters néo-zélandais et qu'il était temps de regarder cette rencontre d'un point de vue français.
Bryn a accepté de jouer le jeu et à la fin du match, m'a dit plusieurs fois : "Oh, papa !
Ca aurait dû être une pénalité contre Richie McCaw !" Voilà...

Les Français ont eu le sentiment de jouer à 15 contre 16
Bilan et Perspectives
Avec 11 trentenaires sur les 15 titulaires de la finale, le nouveau patron des Bleus, Philippe Saint-André, est désormais dans l'obligation de renouveler l'effectif pour l'édition 2015 en Angleterre.
Il trouvera peut-être les stars de demain dans un championnat de plus en plus riche d'étrangers et remporté cette année une nouvelle fois par Toulouse aux dépens de Montpellier.
Toute la France du rugby se rappelle où elle était ce dimanche 23 octobre 2011 à 10 heures du matin. L'horaire si particulier pour ce moment tout à fait unique a participé à le graver dans les mémoires.
Tout comme le V de la victoire formé par les Bleus et mené par le capitaine Thierry Dusautoir pour faire face au haka néo-zélandais. Tout était réuni pour un match historique.
Au quart d'heure de jeu, Kaino réceptionne un lancer en fond de touche. il volleye immédiatement pour Woodcock, lancé, qui marque le premier essai. Après la pause, Dusautoir, plaqueur, est accusé de ne pas se dégager du ruck.
Pénalité réussie pour Donald qui porte le score à 8-0. Dans la foulée, Dusautoir ralentit bien un lancement.
Rougerie tape au pied et c'est Trinh-Duc qui se fait la malle.
Bien lancé sur un pas par le Clermontois, le capitaine aplatit sous le poteau droit.
L'essai est transformé par le demi d'ouverture mais les Bleus ne parviennent pas à trouver la faille à nouveau.
Malgré une prestation majuscule, notamment en défense, le XV de France s'incline, plein de regrets, face à des All Blacks promis à un titre sur leur sol (7-8).
Et comment ne pas parler de l'arbitrage de M. Joubert ?
Celui-ci aura peut-être joué un rôle trop important...
Damien Traille laissait échapper après la rencontre : "Toutes les conditions étaient réunies pour que les Néo-Zélandais ne perdent pas cette Coupe du monde."
Les nombreuses pertes d'appuis des Néo-Zélandais dans les rucks, de même que les agressions de McCaw et Weepu sur Parra et Mermoz furent oubliés.
Et que dire de la pénalité de la gagne accordée très vite à Donald ?
Toujours dans les colonnes de Midi Olympique, Vincent Clerc pestait : "Nous avons bien conscience que la pression qui pesait sur l'arbitre était énorme.
Quant à Marc Lièvremont, il laissait son siège à Philippe Saint-André avec une certaine forme de recul mais une grande fierté.
L'ère qui a suivi a vu le XV de France s'enfoncer peu à peu dans le rugby mondial, à cause d'un manque de continuité et peut-être une génération moins dominante.
UNE FINALE VOLEE ?? France Nouvelle Zélande 2011 - Analyse complète.
Composition des équipes (estimée)
Bien que les compositions exactes puissent varier, voici une idée des joueurs clés qui ont participé :
| Poste | France | Pays de Galles |
|---|---|---|
| 13 | J. | |
| 11 | S. | |
| 3 | A. | |
| 17 | P. | |
| 18 | B. | |
| 19 | R. | |
| 20 | L. | |
| 21 | S. | |
| 22 | Sc. |