Le volley-ball, comme tous les sports collectifs, est régi par un code de jeu ou règlement, qui conditionne les modalités de pratique (dimensions du terrain, nombre de joueurs, comment marquer un point…). Lorsque deux équipes disputent un match de volley, l’enjeu pour chacune d’elles est le gain du match. D’où les risques de conflits entre les joueurs sur un désaccord réglementaire. La présence d’un arbitre s’avère donc indispensable.
Très souvent au volley, la passe, la manchette, le déplacement, sont considérés comme des objets techniques. Pour Samuel Lepuissant, enseignant au SIUAPS de Rennes, il n’y pas de gestes techniques désincarnés d’une intention tactique. Les objets technico-tactiques (TT) dont on vise l’acquisition chez les élèves sont des objets vivants. Leur naissance est datée. Certains objets sont décédés (la réception à dix doigts en roulade arrière), d’autres ne se sont pas développés (le jeu avec le pied) et d’autres perdurent et continuent d’évoluer. Leur vie est consubstantielle à l’existence et à la persistance d’un problème technique pour répondre à un problème tactique. Sans problème TT il n’y a aucune nécessité d’élaborer des outils TT.
Depuis la création du volley, les règles, techniques et tactiques ont sans cesse évolué pour préserver l’égalité des chances entre l’attaque et la défense. Lorsque l’attaque prend l’ascendant sur la défense, le jeu perd de son intérêt. Les commissions réglementaires tentent alors de redonner des moyens à la défense et/ou de diminuer ceux dont dispose l’attaque. L’attaque est alors confrontée à de nouveaux problèmes.
Au milieu des années 60, le volley connait alors une crise d’intérêt les attaques qui ont lieu systématiquement aux ailes sont indéfendables. Les joueurs développent des savoir-faire techniques nouveaux : la passe courte à proximité du passeur pour retenir un contreur adverse (contreurs en crise de temps aux ailes). L’évolution même d’un objet TT constitue donc, en lui-même, un nouveau problème à résoudre. Le contexte de jeu est fondamental. Les variables (dimensions terrain, filet, nombre de touches et de joueurs-euses.) structurent les problèmes technico-tactiques auxquels l’enseignant-e confronte les élèves.
Une touche de balle obligatoirement en touche haute au-dessus des épaules permet d’atteindre précisément l’espace adverse. Pour débuter, le terrain est petit : 3m de profondeur pour 4,5m de large. A la fin de cette étape les élèves ont résolu le problème d’une défense de leur terrain en renvoyant directement le ballon vers le terrain adverse (franchissements du filet en « ping-pong »). Cependant la solution TT du renvoi direct ne permet plus d’atteindre la cible (on marque uniquement sur faute adverse). Comment redonner du pouvoir à l’attaque ? Le terrain étant plus long (5m de profondeur x 4,5m de large) le problème est d’atteindre la zone du fond en touche haute. Il faut donc bonifier la solution technique du renvoi court pour augmenter la distance de tir.
À la fin de cette étape, les élèves tirent directement vers le fond du terrain adverse. Se pose alors un nouveau problème : comment renvoyer un ballon reçu en zone arrière? Nous autorisons donc maintenant 2 touches maximum de balle au-dessus des épaules. De nouveaux problèmes TT se posent : quand et comment utiliser le relai ? À la fin de cette étape : lorsque que les élèves réussissent à renvoyer, à deux, 6 ballons sur 10 reçus en zone arrière, se pose la question d’attaquer plus fort.
La réalisation de la manchette va permettre de contre-attaquer, mais avec seulement 2 touches de balles c’est impossible. On voit ainsi la logique des étapes : les outils TT apparaissent sous forme de réponses, à un moment donné, à un problème rencontré, et dialectiquement sont créateurs d’autres problèmes. Leur acquisition a un sens.
Pour les élèves, les acquisitions technico-tactiques répondent, sans être plaquées, au même moteur que les apparitions historiques. Cette dynamique représente la vie des pratiques culturelles. La meilleure défense, c’est l’attaque ! Utilisez la force de l’adversaire et retournez la contre lui.
Voici un aperçu des principales techniques utilisées au volley-ball :
La Passe
Ce geste est la touche de base du Volley. La passe consiste à toucher la balle devant soi, avec la pulpe des doigts répartie de part et d'autre du ballon. Le mouvement des bras sert essentiellement à amortir le contact avec la balle, optimiser sa maîtrise, et assurer la direction de la passe. La portée et la puissance de la passe vient elle des appuis, donc de la poussée des jambes au moment du contact. Rappelons qu'un contact prolongé avec le ballon est interdit au volley. C'est le seul sport collectif ayant cette caractéristique. La passe étant plus précise que la manchette, она est préférable lors de la réception des services flottants.

La Manchette
Ce geste est à privilégier lorsque la balle est basse ou rapide (réception de service, défense sur un smash). La zone de contact s'effectue au niveau de l'intérieur des avant-bras. Ceux-ci doivent être situés plus bas que les épaules, formant un angle avec le buste. La poussée se fait au niveau des jambes, tout en gardant l'angle entre le buste et les bras. La manchette sert à transmettre la balle au passeur. Il est important de bien placer des bras droits pour obtenir une manchette directe (qui passera en ligne droite de l'autre côté du filet).

Le Smash
La touche d’attaque est un geste très technique, la balle étant frappée par la paume du joueur, alors que celui-ci est en suspension. Il existe différents types d'attaques :
- L'attaque puissante, qui cherche à forcer le contre, c'est-à-dire à empêcher toute récupération après celui-ci. Elle peut aussi provoquer le block-out, c'est-à-dire frapper les mains du contreur de manière à être déviée vers l'extérieur du terrain.
- L'attaque feintée ou lobée consiste à simuler un smash puissant et à amortir son geste au dernier moment, afin de lober le bloc et de surprendre la défense. Le ballon n'est pas frappé, mais poussé avec trois doigts. L'élan est exactement le même que celui du smash, et le geste permet de placer la balle précisément, en visant un trou. Le but est de prendre de vitesse la défense, qui s'attend à une attaque franche.
- L'attaque placée, à un endroit où la défense sera incapable de la reprendre.

Le service smashé puissant et smashé flottant | Volley-Ball
Le Bloc (ou Contre)
Ce mouvement défensif s’effectue en extension, le joueur mettant ses deux bras en opposition au filet , et donc à l’attaque adverse. Il a pour objectif d'empêcher le ballon de passer dans son camp tout en faisant tomber le ballon dans le terrain adverse. Lorsqu'un joueur fait un contre et que le ballon retombe moins d'un mètre derrière le filet, chez l'adversaire, ce contre est alors appelé une «équerre», c'est la plus belle façon de contrer le service.
Le bloc est d’abord un mouvement défensif, mais s’il est bien réalisé, vous pouvez en faire une arme redoutable ! Le contre dit « équerre » désigne un bloc qui renvoie la balle à 1 mètre du filet : c’est la quintessence du contre, ce que vous devez viser.

Le Service
Le serveur doit se placer derrière la ligne de fond de son terrain sans marcher dessus. Il choisit sa profondeur mais doit rester dans les limites du terrain en largeur. Il doit frapper la balle à une main. Avant la frappe, le ballon doit être lancé ou lâché (il ne peut être tenu). Si le ballon touche le filet, mais passe dans le camp adverse, le service est validé.
Il existe plusieurs services:
- Le « service cuillère »Habituellement utilisé par les débutants, le service cuillère consiste à prendre le ballon de la main gauche (pour un droitier), de tendre ce bras en avant à hauteur du bassin, lancer légèrement le ballon en hauteur et de le frapper par dessous avec la main droite pour le faire « voler » en avant.
- Le service flottantPour ce service, le joueur reste les pieds au sol, lance sa balle en hauteur et la frappe à la façon d’un smash, sans toutefois rabattre sa main totalement. Le geste est stoppé au moment précis de l'impact. Le joueur peut également effectuer un contre poids avec son corps pour augmenter la puissance de la frappe. La balle suivra une trajectoire flottante rendant incertain l'endroit précis où la balle est censée toucher le sol. Ce flottement met donc le réceptionneur en difficulté.
- Le service smashéLe service smashé est le service pratiqué le plus fréquemment par les professionnels. Le joueur doit se placer proche de la limite du terrain, lancer très haut son ballon et effectuer une petite course d'élan pour frapper sa balle lors de la suspension.

En conclusion, la maîtrise de ces techniques est essentielle pour progresser au volley-ball et contribuer au succès de son équipe.