L'Union Sportive Colomiers Rugby, club emblématique de la ville de Colomiers, a connu une histoire riche en rebondissements, marquée par des moments de gloire et des défis surmontés. Voici un aperçu de son parcours et de ses figures marquantes.

Les premières années et l'ascension
Dans les premières années, le club atteint la finale du challenge de l'Essor mais est battu par l'US Salles. L'année suivante, le club est éliminé en 8e de finale aller-retour face à Bourgoin, tout comme en 1984 contre Auch et en 1986 contre Voiron alors que le futur arrière international Jean-Luc Sadourny fait ses débuts en équipe première. L'année suivante, le Championnat est porté à 80 clubs groupés initialement en seize poules de cinq. Les deux premiers de chaque poule (soit 32 clubs) forment alors le groupe A et se disputent le Bouclier de Brennus.
Lors de la saison 1988-1989, alors que Christian Déléris arrive comme entraîneur en prônant un rugby offensif, Colomiers, deuxième de sa poule de brassage derrière Bègles monte pour la première fois en groupe A (l’élite du rugby français) mais ne parvient pas à se qualifier, terminant septième de sa poule de huit malgré une victoire de prestige contre l'Aviron bayonnais de l'ailier international Patrice Lagisquet 38-12.
Les années 1990 : L'émergence au plus haut niveau
Par ailleurs, l’US Colomiers connaît le haut niveau lors de la saison 1990 puisque le club atteint pour la première fois les huitièmes de finale du Championnat dans l'élite. Battu à domicile par les deux premiers de la poule, Dax et Grenoble, l'USC termine néanmoins troisième de la poule 3 du groupe A. Les trois saisons suivantes seront moins brillantes mais le club reste toutefois dans le Top 16.
L'année suivante, l'US Colomiers participe au Top 16 pour la troisième année consécutive mais doit laisser la qualification à l'USA Perpignan et au CA Bègles-Bordeaux. En 1996, Colomiers, renforcé par le deuxième ligne Jean-Philippe Revallier ainsi que des troisièmes lignes Bernard De Giusti et Patrick Tabacco se maintient de justesse dans une élite réduite à 20 clubs. Il termine la phase régulière un point devant Rumilly, premier relégable et doit jouer les barrages qu'il remporte contre Auch 24-9.
Colomiers, renforcé notamment par le buteur Laurent Labit renoue ensuite avec le succès et joue de nouveau un quart de finale de championnat en 1997 après avoir battu (31-26) Brive, pourtant deux fois vainqueur de l'USC en matchs de poules et champion d'Europe en titre. Colomiers, renforcé par les Toulousains Hervé Manent et Yannick Bru et par l'ouvreur Michaël Carré remporte la Conférence européenne en 1998 après avoir terminé la compétition invaincu et marqué un record de 40 essais en 6 matchs de qualification.

Finaliste de la Coupe d'Europe
La Colombe réalise une bonne saison en Coupe d'Europe. Le 30 janvier 1999 à Dublin, le club perd 21 à 6 en finale contre l'Ulster, devant 50 000 spectateurs, dans l'enceinte de Lansdowne Road.
Saison 2000 : Finale du Championnat de France
En 2000, Colomiers connaît un début de saison difficile, terminant dernier de sa poule en Coupe d'Europe et change finalement d'entraîneur en cours de saison. Malgré l'absence de son leader, Colomiers élimine ensuite Pau 24-22 en demi-finale grâce à une pénalité de David Skréla dans les arrêts de jeu des prolongations. Il se qualifie donc pour la première fois pour la finale du championnat de France où il retrouve le Stade français en proie à des difficultés internes importantes.
Saison 2000-2001 : Des difficultés et des départs
Diminué notamment par les départs de son troisième ligne et futur international Patrick Tabacco ainsi que de l'ailier Marc Biboulet, l'USC connaît une saison 2000-2001 mitigée. En Championnat, malgré une victoire sur le terrain du Stade toulousain 21-14, l'USC termine quatrième de sa poule et retrouve le Castres olympique en quart de finale, leader de l'autre poule au stade Pierre-Antoine, il est défait 37 à 26. Le club ne se qualifie pas pour la grande Coupe d'Europe après trois participations consécutives.
Le club voit par contre partir ses centres Sébastien Roque après douze saisons au club et Jérôme Sieurac. Cette période du club est tumultueuse, les résultats ne sont pas à la hauteur des années précédentes et le club doit faire face à des problèmes en interne.
Saison 2013-2014 et suite
La saison 2013-2014 en Pro D2 est rassurante pour le club qui termine à la 10e place. Colomiers Rugby bat par ailleurs le champion de Pro D2, l'US Oyonnax 25 à 13 à domicile. Pour la saison 2013-2014, Colomiers Rugby évolue donc une nouvelle fois en Pro D2. En 2022, Colomiers termine à la sixième place à l'issue de la saison régulière se qualifiant ainsi pour les barrages pour la deuxième saison consécutive.
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Le stade Michel-Bendichou
Le club évolue au stade Michel-Bendichou, situé dans le quartier du Sélery à Colomiers. Anciennement nommé stade du Sélery, il est rebaptisé en 2004 en hommage à Michel Bendichou, président emblématique de l’Union sportive Colomiers,et artisan de l’ascension du club vers l’élite du rugby français. Doté de deux tribunes couvertes et de plusieurs terrains annexes, dont un synthétique, le stade peut accueillir jusqu’à 11 000 spectateurs.
Entraîneurs
Après le départ de Julien Sarraute, Colomiers Rugby est entrainé par le duo Florian Nicot et Aurélien Béco à partir de la saison 2025-2026.
Présidents emblématiques
- Jean Brunet (mort en 2012), président de 1978 à 1981.
- Michel Bendichou (mort en 2004), président de 1981 à 2004. Le stade du Sélery a été nommé stade Michel-Bendichou en son hommage.
Quelques joueurs emblématiques de la saison 1998
- Jean-Paul Beyssen puis Richard Nonès (40e)
- Yannick Bru
- Jean-Philippe Revallier
- Bernard De Giusti
- Stéphane Peysson
- Fabien Galthié
- Dominique Dal Pos puis David Skrela (40e)
- Jérôme Sieurac
- Sébastien Roque puis Cyril Barrau (55e)