Will Collier : Un Pilier Anglais Épanoui au Castres Olympique

L’Anglais Will Collier, arrivé au Castres Olympique au début de cette saison, s’épanouit pleinement en France, sur et en dehors des terrains. Élément incontournable du Castres olympique depuis son arrivée lors de la dernière intersaison, Will Collier (33 ans) a prolongé son contrat jusqu’en 2027 dans le Tarn. C’est ce que l’on appelle un transfert réussi.

Toujours le sourire aux lèvres, Will Collier se régale à arpenter les rues de Castres, son nouveau petit paradis. « Mon père est un fan de rugby français. Il était ravi que je signe en Top 14, le meilleur championnat du monde. Le CO est un club familial avec une histoire incroyable. Ici, le Castres olympique a une place centrale dans la ville et dans le cœur des supporters. »

L’été dernier, Will Collier a débarqué à Castres avec un statut d’international à assumer. Onze ans sous les couleurs des Harlequins (entre 2013 et 2024), le pilier droit a connu deux capes avec l’Angleterre. Souvent titulaire avec le numéro 3 dans le dos, l’ancien des Quins a déjà disputé seize matchs cette saison, dont quatorze dans la peau d’un titulaire. Lié jusqu’en 2026 au club tarnais, le droitier a récemment prolongé son contrat d’une saison supplémentaire. Son contrat court désormais jusqu’en 2027.

Selon les informations du Midi Olympique, l’international anglais Will Collier devrait rallier le Tarn et le Castres Olympique la saison prochaine. En fin de contrat l’été prochain au Harlequins, le pilier de 32 ans ne sera pas conservé par son club actuel, en proie à de graves difficultés sur le plan financier. Il compte 215 matchs sous les couleurs du club de Londres.

Outre Will Collier, les noms de Kyle Sinckler ou encore Will Stuart circulent également pour rejoindre l'Hexagone. Une très bonne nouvelle pour la compétitivité du Top 14. L’exode des joueurs anglais vers le Top 14 devrait se poursuivre.

Un Parcours Passionné par le Rugby

Will Collier, pilier droit du Castres Olympique arrivé cet été sur les bords de l’Agout, est passionné de rugby. Il a grandi à Londres, près de Twickenham. Supporter depuis toujours des Harlequins, c’est avec cette équipe qu’il fait l’essentiel de sa carrière professionnelle.

« J’ai commencé le rugby à l’âge de 5 ans », explique le colosse, à Roselyn Park. L’enfant de la grande ville, élevé dans la métropole londonienne, s’épanouit - déjà - à la campagne. « Un de mes grands-pères vit dans le sud ouest de l’Angleterre, j’y passais toutes mes vacances », se souvient-il avec émotion. C’est là qu’il apprend à pêcher. Et de cette enfance, il garde un goût prononcé pour la nature et les grands espaces.

« C’est sûr que ça a joué pour que je vienne à Castres. Je voulais découvrir autre chose. » Sa famille, elle se compose de Kate, sa femme, et de Freddy et Charlie, leurs deux enfants. Kate était photographe à Londres.

« J’adore le rugby », se plaît à répéter Will, touché par une hyperactivité peu commune : ce passionné de vin - il est diplômé - prend aussi des cours de management chaque lundi et mardi. En Angleterre, il possède une entreprise avec un ancien coéquipier, dans le secteur de la distribution alimentaire. Il est aussi copropriétaire d’un restaurant, à Bristol.

L'Intégration et l'Appréciation de la France

Sa vie Castraise l’enchante. Il aime les balades, flâner sur le marché de la place Jean-Jaurès. Il parle presque parfaitement le français, moins de 6 mois après son arrivée. « Je voulais tout comprendre ! Avant même d’arriver, j’écoutais la radio en Français. Pour moi, c’est une marque de respect. Et quand on lui parle de destin, il répond en souriant que son premier match professionnel s’est joué en 2012. Un match de pré-saison, en France. Contre un certain Castres Olympique.

Déjà, à l’occasion de son arrivée en France et du stage de présaison de l’équipe à Saint-Lary, le droitier reconnaissait à l’Hexagone une beauté rare : « Je m’émerveille des paysages ici. Toutes ces montagnes… On n’a pas ça en Angleterre. La France est vraiment un joli pays. »

Pour ce qui est du rugby, je suis un pilier, donc j’aime beaucoup la mêlée et le championnat français est une ligue très réputée pour ce secteur de jeu. Le puissant droitier (qui a la polyvalence pour jouer à gauche) a participé à trois des quatre premières rencontres du championnat ; à chaque fois dans la peau d’un titulaire. De l’avis de tous, Will amène énormément d’expérience et de sérénité à la première ligne tarnaise, orpheline de Wilfrid Hounkpatin, Henry Thomas ou Matthew Tierney.

Le colosse est émerveillé par le championnat français : « Ici, tout est plus grand ! » Ce qui a précipité son choix de découvrir la France. « Je comprends que les joueurs qui évoluent à l’étranger ne puissent pas être sélectionnés avec le XV de la Rose.

Quand il n’est pas sur le terrain en train de pousser des mêlées, Will se plaît à se perdre sur les différents marchés castrais, où il adore rencontrer ses supporters. La gastronomie n’est jamais loin dans la vie de Will Collier, qui est un grand fan de vin, titulaire d’un diplôme d’œnologie.

« J’ai un petit restaurant du côté de Bristol et j’ai des parts dans une entreprise qui vend des saucisses et des produits à base de viande à tous les supermarchés anglais. » Une chose est sûre : l’Anglais se passe très bien de sa patrie pour le moment : « Je suis très heureux dans le Tarn.

Une décoration trône sur le mur de la cuisine de la jolie maison où il vit avec son épouse et ses deux enfants. On peut y lire, en français dans le texte, "sans soucis, sans chagrin, bonne table et bon vin". Un cadeau que lui a fait son grand-père à l’occasion de son mariage, en 2018. Car, dans la famille Collier, on aime le rugby, mais on aime aussi la France.

Le rugby est-il devenu trop dangereux ?

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