Le volley-ball en Sarthe possède une histoire riche et variée, marquée par des moments clés et des figures emblématiques. Cet article explore l'évolution de ce sport dans le département, des premières initiatives corporatives aux espoirs actuels de voir un club sarthois briller au niveau national.

Les Débuts du Volley-Ball Corporatif
L'histoire du volley-ball corporatif en Sarthe remonte à 1962, avec la création de la coupe S.I.C.O. Un groupe de camarades, désireux de construire quelque chose de solide et durable, se sont réunis pour fonder cette initiative. Un bureau a été immédiatement constitué, établissant un règlement intérieur axé sur l'esprit corporatif, la camaraderie et l'amitié entre les joueurs, les dirigeants et les clubs.
L'engagement initial comprenait 12 clubs, dont l'Équipement et Renault, totalisant 181 licenciés. En 1971, un nouveau bureau a été constitué, avec Claude CASSON à la commission sportive. La formule championnat a été adoptée, attirant 24 équipes et 240 licenciés. Une tradition particulière consistait pour les premiers de chaque poule à offrir un objet d'art ou une cuillère de bois aux derniers, afin de les encourager.
Au fil des années, le nombre de clubs et de licenciés a fluctué. En 1976, on a constaté une baisse des effectifs avec seulement 18 clubs engagés. En 1977, Monsieur ROUCHALÉOU a succédé à Monsieur LEMARCHAND à la Présidence. L'année 1978 a vu un regain d'intérêt avec 27 équipes et 326 licenciés, marquant également le premier championnat féminin. En mai de la même année, un déplacement de trois jours a été organisé pour assister à un match Belgique France.
L'Évolution et les Défis du Volley-Ball Sarthois
Dans un passé pas si lointain, Coulaines, Dangeul-Yvré-Savigné (DYS) et même Ruillé-sur-Loir « matchaient » en N3 ou N2. Mais ça, c’était avant. L'année 1988-1989 a vu Monsieur CASSON élu Président et Monsieur MOTTIER à la commission Sportive. L’appellation corpo disparaît, les extérieurs officiellement autorisés à jouer au sein des clubs d’entreprise. La Sarthe est candidate pour organiser le challenge national en 1990. En 1991-1992, on comptait 21 clubs, 37 équipes masculines et 9 féminines. Début de la régression 474 licenciés.
Aujourd’hui, le volley est davantage perçu comme un sport de consommation. Devant une offre sportive de plus en plus importante, le volley n’a pas forcément le vent en poupe chez les jeunes. Si le volley-ball n’a pas vraiment de soucis d’infrastructures, « on bataille juste un peu pour les créneaux d’utilisation des salles », il doit gagner en compétitivité.
Le président sarthois tente de mettre des mots sur ces maux. « Aujourd’hui, le volley est davantage perçu comme un sport de consommation. On y joue l’été entre potes sur la plage. Pour venir s’y entraîner toutes les semaines dans un gymnase, c’est une autre histoire. »
Christophe Luys ne manque pourtant pas d’arguments. « Le volley est un sport convivial avec les valeurs d’un collectif, un esprit fair-play mais aussi de duels sans contact direct. »
Les Clubs Phares et les Initiatives Locales
Avec deux équipes masculines en Prénationale (Le Mans Sablons et La Chapelle Saint-Aubin) et trois en Régionale 1 féminine (Le Mans Sablons, Mulsanne et Coulaines), les locomotives tiennent plus du TER que du TGV.
Le club compte maintenant 43 Adhérents. Ayant emprunté son nom à la ferme de la Futaie avec l’accord de son directeur de l’époque Mr GESTIN le désormais club de la Futaie évolue en corpo 4 . Les hommes de corpo 3 finissent 4ème sur 10, leurs collègues jouant en corpo 4 redescendront en 5.
Le tournoi de fin de saison désormais nommé : tournoi Alain MOTTIER. En 2010-2011 Triste saison pour notre famille sportive avec la disparition d’Alain MOTTIER, désormais le tournoi de fin d’année s'appellera Challenge Alain MOTTIER.
Une année sans gymnase à ROUILLON nous obligera à limiter nos effectifs. C’est aux gymnases des Sources et de Vauguyon que nous recevrons nos adversaires.
L'Association Sportive de La Chapelle-Saint-Aubin (ASCA)
La Chapelle-Saint-Aubin évoluera la saison prochaine pour la première fois de son histoire en Nationale 3. Il se murmurait depuis un certain temps qu’une possible accession supplémentaire serait proposée aux dauphins des championnats Pré-nationaux. Si une refonte des championnats nationaux était dans les cartons de la Fédération française de volleyball, encore fallait-il qu’elle soit validée par les instances. Une bonne nouvelle accueillie positivement par le club sarthois, second du classement général. Voilà donc les Capellaubinois promus à cet échelon pour la première fois de l’histoire du club.
L’aventure en Nationale 3 se poursuit pour la section volley de l’Association sportive de La Chapelle-Saint-Aubin (ASCA). Promue en N3 à l’issue de la saison 2023-2024, l’ASCA y a obtenu son maintien. L’Association sportive de La Chapelle-Saint-Aubin va vivre sa deuxième saison consécutive en Nationale 3 de volley-ball. La Chapelle-Saint-Aubin avait obtenu le maintien pour sa première année en Nationale 3. Voici les Sarthois prêts pour un nouvel exercice à ce niveau.
« Après notre seconde place la saison dernière, l’équipe ambitionnait de nouveau une place sur le podium final avec pourquoi pas la possibilité de jouer le titre. Mais on tombe cette année sur une belle équipe de Laval logiquement lauréate de championnat. Des Lavallois que nous avons battus dans leur salle lors de l’ultime journée. La proposition d’accession en Nationale 3 change finalement la donne. « On a fait un rapide bilan avec les joueurs. Le constat fut unanime pour accepter la montée. »
Un changement d’horizon important pour le club. « On réfléchit à un projet structurant afin de pouvoir non seulement jouer le maintien, mais aussi pérenniser l’équipe à l’échelon national à moyen et long terme.
Objectif 1 000 Licenciés !
Avec un peu plus de 700 licenciés, la Sarthe travaille en coulisses pour susciter de nouvelles vocations. « Dans l’idéal, on voudrait compter 1 000 licenciés d’ici à deux trois ans. »
Si aujourd’hui, la Sarthe manque de bénévoles et surtout d’entraîneurs diplômés, elle ne manque pas d’idées et d’initiatives. À l’image du projet Festy-Volley, future grande manifestation pour la promotion de ce sport olympique.
« On y travaille. D’ici la fin de l’Olympiade, on aimerait qu’un club sarthois rejoue en National. »Rejoue en effet.
Alors oui, ce match de gala entre Nantes et Évreux (cf ci-dessous), deux équipes de l’élite féminine, tombe à pic. Son lieu aussi. « Sablé abrite le pôle espoirs féminin qui rassemble une bonne quinzaine de filles issues de toute la France. Une terre de volley avec un club qui marchait bien et qui fait des efforts pour redevenir sur le devant de la scène. »
Ce soir, à 18h30, la salle Georges-Mention de Sablé-sur-Sarthe accueille un match amical de Ligue Féminine entre le VB Nantes et Evreux (18h30).
Chaque année, le Volley continue sa progression et les performances des équipes de France aident. En Sarthe, il y a aujourd'hui "3 nouveaux clubs" qui viennent de se créer ou qui font leur retour. "Mais nous n'avons aucune structure dans le nord-ouest du département" regrette Christophe Luys, le président du comité départemental. Une structure vers Sillé le Guillaume ou Fresnay sur Sarthe est donc espérer. "Le souci reste les bénévoles, les dirigeants".
La pratique loisir se développe néanmoins et les jeunes viennent de plus en plus vers ce sport. "On en refuse aussi dans certains clubs en raison des créneaux. Mais aussi car la plupart des dirigeants et des entraîneurs sont des bénévoles. La prochaine étape, c'est d'embaucher un coach. Pourquoi pas se le partager dans plusieurs clubs. C'est une idée" poursuit Christophe Luys.
Le Volley, qu'on peut pratiquer à partir de 3-4 ans, est aussi connu pour des matchs endiablés sur le sable l'été. "On joue sur la plage et on apprécie. On peut s'amuser facilement. On va faire une tournée des plages l'été prochain, avec les bases de loisirs dans notre département. On va proposer des animations".
Peut être que les nouveaux adhérents vont permettre à un club de jouer au niveau national, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et qui manque également.
Le Volley en Sarthe en chiffres
| Donnée | Chiffre |
|---|---|
| Nombre de clubs | 13 |
| Nombre de licenciés | 930 |
L’Impact des Événements Nationaux et Internationaux
Mais l'Euro, qui se déroule en partie en France, ainsi que le joli parcours des Bleus retransmis à la télévision (L'Equipe TV), donnent une belle visibilité à leur sport. L'Euro se déroule aussi en Slovénie, en Belgique et aux Pays-Bas, mais c'est la première fois que la France accueille ue compétition internationale de volley est organisée en France depuis le mondial 1986.
Et en plus ça se passe bien pour l'équipe de France, qui affronte ce vendredi soir la Serbie en demi-finale de "son" Euro, à Paris. Un parcours formidable, retransmis à la télé sur L'Equipe TV. Et dont Cynderella ne perd pas une miette. Âgée de 22 ans, cette joueuse de l'équipe féminine de niveau départemental du CSSG en profite également pour partager sa passion : "On invite les amis à venir regarder les matchs à la maison, ça permet de leur faire découvrir. Beaucoup de gens pensent que ce n'est pas un vrai sport car ça ne court pas, il n'y a pas de contact... Alors on leur dit de venir voir un match de l'équipe de France pour se faire une idée !"
Ces dernières années, ce club du Mans, le plus gros du département, est passé de 150 à 170 licenciés. Et pour Mathieu, 17 ans, qui évolue avec l'équipe première en pré-national, c'est en partie lié aux résultats des Bleus, sacrés champions d'Europe en 2015 et vainqueurs de la ligue mondiale 2015 et 2017. Mais aussi à une médiatisation grandissante : "Je me souviens qu'en 2016, on a vu des jeunes arriver parce qu'ils avaient regardé la ligue mondiale à la télé. Ça donne un coup de pouce, c'est sûr."
Mardi soir, au plus fort de la soirée, le quart de finale France-Italie a rassemblé un million trois-cent mille téléspectateurs devant l'Equipe TV. De quoi attirer du monde sur les terrains ? "C'est peut-être un peu tard pour cette année car les jeunes sont pour la plupart déjà inscrits dans un club de sport ou un autre", estime le président du CSSG volley Le Mans, Emmanuel Corvaisier, pour qui il faudrait surtout pérenniser cette médiatisation : "Devant le succès du volley à la télé, je souhaiterais que l'Equipe TV puisse retransmettre toute l'année les matchs des championnats de pro A, masculin et féminin pour que les jeunes s'habituent à en voir et que ça leur donne envie d'essayer."