L'Histoire du Volley-Ball à Rouen et en Normandie

Le volley-ball est un sport dynamique et passionnant qui a une riche histoire à Rouen et dans toute la Normandie. Cet article explore les moments clés, les clubs importants et les personnalités qui ont contribué à son développement dans la région.

Les Débuts du Volley-Ball au Havre

L'histoire du volley-ball au Havre est un parcours passionnant. En 1949, le premier club masculin de volley-ball au Havre, l’UCJG, voyait le jour. Mais c’est en 1960 que la section féminine se développe, évoluant en Régional et même en National 3 jusqu’en 2002. En 1955, le HAC Volley Ball est créé avec une section féminine, rejointe par les garçons dans les années 70. Entre 2007 et 2011, afin de renforcer les soutiens et partenaires, les deux clubs fusionnent pour donner naissance en 2011 au Le Havre Estuaire Volley Ball (LHEVB). Seul club de volley-ball du Havre et de son agglomération, le LHEVB devient une véritable référence sportive estuarienne !

Figures Emblématiques

Pascal Patry, président de l’AGD volley-ball, travaille à la mairie de Deauville comme concepteur de projets mais il est avant tout passionné de volley-ball et a emmené l’AGD au meilleur niveau. Son frère, Christophe, professeur de sport, a joué dès 15 ans à l’AGD : « C’est Pascal qui entraînait avec Alain Le Carpentie r , animateur, moniteur de sport au Coteau, l’école du quartier. J’ai vite gagné ma place en sélection régionale et je suis parti en sports études à Bayeux. J’ai fait l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) et j’ai atteint le Pole France. Tout naturellement, son fils Jean est lui aussi devenu fou de volley. Il est l’un des plus grands espoirs du volley-ball français. Il vient de passer professionnel à seulement 22 ans : « Je suis pro dans l’équipe de Montpellier et suis en Equipe de France. C’est ma deuxième saison et cela marche fort. Là, j’ai été titulaire face au Japon, à Caen et face à l’Iran à Rouen. A titre indicatif, le jeune garçon mesure 2, 08 m.

L'Arbitrage et le Volley Assis

J'ai commencé l'arbitrage à l'âge de 16 ans en UNSS, puis l'année suivante en club. Je viens de finir ma 13e année d'arbitrage en LNV, je vais bientôt entamer ma 7e année en Ligue A Masculine. Concernant l'arbitrage du volley assis, j'ai eu l'occasion d'arbitrer mon premier tournoi grâce à la Fédération Française de Volley qui m'a proposé de passer mon stage d'arbitre international de volley assis (organisé par la World Paravolley Federation), en septembre 2018 à Tourcoing, avec mes collègues Philippe Dauchel (Normandie) et Stefan Vanderbeeken (Hauts-de-France).

J'ai découvert le volley assis à l'occasion des Jeux Paralympiques 2012 à Londres, où je suis allé voir deux matchs de Volley assis ainsi que du judo mal-voyant et du tennis de table. Concernant les lois du jeu, l'une des grosses différences entre le volley assis et le volley debout est qu'on ne regarde pas les pieds des joueurs/joueuses mais on doit regarder si les fesses mordent la ligne du service ou la ligne d'attaque et c'est assez perturbant au début. Ensuite, la très grosse différence au volley assis est que les joueurs doivent toujours être en contact avec le sol pour jouer le ballon sinon, ils commettent une faute qui d'ailleurs n'existe pas au volley debout.

D'autre part, il y a trois petites différences de règlement : les joueurs/joueuses ont le droit de contrer le service, ils/elles peuvent toucher le bas du filet alors qu'au volley debout, on doit regarder tout le filet, et on peut dépasser la ligne centrale au volley assis à partir du moment où on ne gêne pas l'adversaire alors qu'au volley debout, à partir du moment où on met le pied entier dans le camp adverse, on commet une faute.

Effectivement, c'est ma première nomination internationale en volley assis. Malheureusement, je n'ai pas d'équipe ni de club de volley assis dans ma région et je n'ai pas pu me déplacer pour assister aux différentes compétitions qui se sont déroulées au cours de la saison sur toute la France après mon stage à Tourcoing en septembre dernier, car soit j'arbitrais déjà en volley debout, soit je ne pouvais pas me libérer professionnellement.

J'ai donc été obligé de m'entraîner uniquement sur la théorie en potassant le Casebook (livre des cas particuliers) et en regardant des vidéos de match de haut niveau afin de regarder comment agissaient les arbitres et les participant(e)s, de m'habituer à la vitesse de jeu, de repérer les fautes sifflées... C'est un sport qui est adapté à tous, qui réduit les inégalités entre les joueurs/joueuses et qui est apprécié par toutes les personnes qui ont essayé. C'est également un sport très physique, qui demande de la précision ainsi que de la technique. Je suis sûr qu'il va se développer et se démocratiser dans les années à venir.

D'autre part, l'équipe de France de volley assis n'existe pas depuis longtemps, mais elle se débrouille déjà bien pour ses débuts dans les compétitions internationales. Cela augure une belle progression dans les années à venir, qui pourrait réussir à performer à Paris en 2024, espérons-le.

Le Club Loisirs 76 (CL 76)

À l'occasion de l'assemblée générale élective de début avril dernier, Robert Moriot, comme il l'avait annoncé, n'a pas souhaité renouveler sa candidature au Club Loisirs 76 (CL 76) après trois mandats de 4 ans. Il avait succédé au fondateur du club, Pierre Leborgne, en 2001. Après plus de 20 années au service des adhérents de ce grand club de volley-ball, il fit procéder à l'élection d'un nouveau comité directeur constitué à présent de dix personnes.

Ce sont Gaëtan Brissot (Dieppe), Clotilde Maheu (La Vaupalière), Claire Geromino (Boos), Michaël Bouyer (Sotteville), Christophe Pierrain (Sotteville), Peggy Foucourt (Alizay), Alain Nicq (Houppeville), Hélène Malfilatre (Montville), Éric Bilyk (Le Buquet) et Robert Moriot (Montville) qui assureront conjointement la pérennité de l'association. Claire Geromino et Clotilde Maheu ont accepté une présidence conjointe. Conscientes que les dossiers sont nombreux, elles ont mis en place une importante délégation de tâches et de pouvoirs au sein du comité directeur.

Après avoir fait l'historique de la structure depuis 20 ans, Robert Moriot a souhaité longue vie au Club Loisirs 76. Le Club Loisirs 76 est né en 1985. Il comprend actuellement entre six et sept cents adhérents, répartis sur trente-deux espaces loisirs des départements de l'Eure et de Seine-Maritime.

Événements Marquants du CL 76

  • 1992: Le grand tournoi, organisé chaque année sur la vallée du Cailly, connaît un gigantesque essor avec plus de quarante-huit équipes.
  • 1996: C'est le début de l'aventure volley sur le sable avec le beach à Merville-Franceville (Calvados).
  • 2003: La Fédération Sportive de Gymnastique du Travail (FSGT) signe un accord avec le CL 76 pour organiser un tournoi intercomités.
  • 2007: Les volleyeurs loisirs prennent part aux journées Printemps Sports Nature (PSN) avec le Département de Seine-Maritime et de nouveaux tournois voient le jour : Green Galets à Dieppe, Ladies Cup à Bretteville-du-Grand-Caux et Alizay…

Les idées ne manquent pas et c'est fièrement que Robert Moriot quitte la présidence de cette formidable structure, certain que les nouvelles présidentes auront à cœur de gérer celle-ci avec sérieux, dans l'esprit toujours défendu par leurs prédécesseurs : mixité, plaisir, respect et convivialité.

Rendez-vous 2013

  • Grand tournoi, samedi 25 mai, à Montville, Le Houlme, Isneauville, Houppeville, Notre-Dame-de-Bondeville, soit quarante-huit équipes réparties dans six salles.
  • Green Galets, samedi 8 juin, à Dieppe, avec dix terrains sur herbe pour plus de trente équipes.
  • Beach Viking, dimanche 23 juin, à Quend-Plage, dix terrains sur le sable avec quarante équipes.

L'A.L. Canteleu-Maromme

En s'imposant, le 2 avril dernier face à Avignon, l'équipe de volley-ball de l'A.L. Canteleu-Maromme accédait à la Ligue A. Un exploit historique pour un jeune club né en 1991 de la fusion de l'Amicale Laïque de Maromme avec le club de Canteleu. Mais rentrer dans l'élite a un prix.

Autant dire qu'au lendemain de la victoire face à Avignon au palais des sports de Rouen, l'équipe dirigeante a vite réalisé que le budget actuel (de 600 000 euros) était bien insuffisant... Comment trouver au moins 400 000 euros supplémentaires ? Quel soutien concret attendre de la CREA (la communauté d'agglomération de Rouen) et des autres collectivités ? Quelle aide peut-elle être apportée par les grands sponsors de la région ? En filigrane, c'est la capacité de financement public (avec l'argent des contribuables) des grands clubs de sport de l'agglomération de Rouen qui est en question.

Histoire d'un club : le STADE LAVALLOIS

tags: #club #volley #ball #rouen