L'histoire du VBC Ermont 95 est marquée par des cycles de défis et de réalisations. Depuis le titre de champion de France de Nationale 2 remporté le 12 avril 1997, le club, sous la présidence de Patrice Gérard, a su réaliser des prouesses avec des moyens limités en Nationale 1B, puis en Pro B.

Image illustrative du volley-ball en France.
Les Défis et les Réalisations
La situation est parfois difficile, mais jamais désespérée. Patrice Gérard, le président, reconnaît que la relégation du VBC Ermont en Nationale 1 a été un coup dur après une saison de play-down difficiles. Le club était membre de la Ligue nationale de volley-ball depuis 1994. Selon le principal bâtisseur : « Il a fallu accuser, dans un premier temps, le coup de la relégation. En juin dernier, nous n'avions pas prévu que l'équipe que nous avions conçue même avec le plus petit budget de la division connaîtrait un tel destin. »
Ermont ne l'a peut-être pas mérité sportivement (sept victoires contre deux à Lyon en saison régulière), mais l'a un peu « cherché » par négligence du retour des Gones repris par Sacha Sorokolet, un des meilleurs joueurs mondiaux de l'histoire, et dopés par une rallonge budgétaire de 700 000 F. Un soutien financier dont Ermont ne peut évidemment pas se prévaloir, lui qui lutte depuis une demi-douzaine d'années contre des moulins à vent dans une indifférence presque totale.
« Aujourd'hui, la DNCG me demande de présenter un budget pour un éventuel repêchage en Pro B, mais je ne peux rien lui présenter avant la fin juin, lorsque le conseil général me donnera une indication. » Mais les élus politiques voient d'un mauvais oeil ce financement public trop prégnant. L'ennui, c'est que même en Nationale 1, il sera vital.
« Goelo Côte-d'Armor présentait un budget de 5 MF pour monter en Pro B. Si rebondir en N 1 est à ce prix, c'est inabordable pour une ville moyenne comme Ermont et un département qui ne souhaite peut-être pas d'équipes sportives de haut niveau »
Club formateur incontesté, le VBC Ermont (non titré cette saison) est dans une impasse. « On ne pourra prendre des engagements auprès des joueurs que très tardivement, avoue Patrice Gérard, et j'ai conseillé à Boban Lozancic de penser à lui. » Le 26 mai, l'assemblée générale de la ligue entérinera l'engagement ermontois en Nationale 1.
Les Joueurs et les Compétitions
Stabilisés à ce niveau par Slobodan Lozancic, les Ermontois viseront cette fois encore le maintien avec un budget du tiers de leurs rivaux. Mais le groupe jeune reconstruit par les dirigeants est pétri de talent. Alors...
Évidemment, Ermont n'a pas défrayé la chronique à l'intersaison. Le club a perdu Philippe Mora, les frères Beloeil, Didier Nack, Thomas Piton, Erwan Tanguy. Six départs compensés par la moitié d'arrivées : trois joueurs de qualité avec les expérimentés David Lemasle (le Narbonnais jouera en terrain connu ce soir) et les passeurs Benoît Daniel (Monaco) et le prometteur Florian Delaye (Franconville).
« Le meilleur maintien, ce sont les play-off de montée. Je suis relativement confiant, estime le technicien moustachu, qui compte sur le « papa » Christian Mora pour fédérer sa petite famille, construite en cinq semaines. Les joueurs sont positifs, il y a beaucoup d'envie. » Reste à ne pas laisser trop de plumes dans une entame de Championnat aux allures de marathon (huit rencontres en six semaines).
Le VBC Ermont 95 va vivre au mois de septembre un nouveau grand épisode de son histoire. Le club, présidé par Patrice Gérard, disposera en effet de deux équipes en Championnat de France, après l´accession de son équipe 2 en 3e Division.
« Ermont est connu pour sa formation après ses nombreux succès nationaux. Avec cette seconde équipe, nous disposerons ainsi d´un réservoir jeunes qui entre dans le cadre de notre politique », explique l´entraîneur, Nikola Matijasevic, qui a décidé de rempiler pour une saison malgré les sollicitations incessantes de grands clubs français et européens.
Une équipe Pro B dont l´effectif sera bouleversé avec le départ de quatre éléments majeurs et l´arrivée de trois nouveaux. Ainsi, Johan Morel (Nanterre), Arnaud Beloeil (Saint-Cloud), Michel Metallo (Beauvais) et Dieudonné Lappé (?) s´en vont vers d´autres cieux, tandis que le groupe subira un coup de jeune avec les apports de Sébastien Baumgartner, qui revient au club après une saison passée au CNVB (Centre national du volley-ball), et Thanos Terzis, un passeur international grec qui évoluait à Harnes. Ces deux juniors seront accompagnés de Patrice Saha, un « pointu » du PUC.
Pour la reprise de l´entraînement, le 17 août, deux autres recrues devraient compléter l´effectif qui devra se priver momentanément d´Olivier Barthélemy qu´une opération de l´épaule rendra indisponible durant quelques mois. Durant son absence des parquets, le capitaine ermontois aura en charge l´équipe B avant qu´Olivier Ducroux ne reprenne ses fonctions.
Nikola Matijasevic reste ermontois. Il a entrepris la construction d´une équipe rajeunie pour aborder une nouvelle saison en Pro B.
NARBONNE - ERMONT VBC 95, ce soir (20 h 30). Ermont : B. Daniel, Delaye - Parpeix, C. Mora, Verscheure, Lemasle, Dojcilovic, Raicevic, Abouelkhiyam. Entr. : Lozancic.
Aux nouvelles des anciens narbonnais! Linley Fareedun, ancien attaquant de pointe de la MJC Narbonne, était annoncé à Lyon, club de pro B. Faute de visa international, le jeune mauricien se trouve encore bloqué sur l'île, ce qui ne va pas sans remettre en cause sa signature dans le club lyonnais. De son côté, Thierry Chancelier, ex réceptionneur attaquant évoluera à Carladez (N3) aux côtés de Bernard Mestre, Jeff Vernet et Nicolas Rigal, anciens volleyeurs narbonnais.
Les Cotteréziennes espèrent grimper dans le quart national. - F.B. Continuer à se prendre au jeu et rêver d’atteindre le 7e tour, équivalant à un quart de finale. Tel sera, sans aucun doute, le discours de Séverine Véniard et Gilberte Baudoux, dimanche, sur le parquet d’Ermont (Val-d’Oise). Un duo d’entraîneur qui s’attachera, dans une atmosphère emplie des effluves de la Coupe de France, à prodiguer les bons conseils à une troupe M13F de Villers-Cotterêts en passe de rejoindre de précédentes formations dans l’histoire du club.
« Atteindre ce stade de la compétition ne constituerait pas une première, certes. Cela récompenserait le désir de formation préconisée au sein de notre structure », mentionne la première nommée. Qui, à l’image de la seconde et de ses protégées, s’aventure dans l’inconnu. « Nous allons affronter deux adversaires dont nous ne connaissons que peu de choses. Ermont paraît s’appuyer sur un jeu très mobile et présente un effectif qui n’abdique jamais. S’agissant de Rennes, nous n’avons réussi à collecter aucune information », murmure la technicienne avec un petit sourire espiègle qui semblerait traduire l’actuel état d’esprit cotterézien, la décontraction.
« Toute relative, cependant ! », rectifie Séverine Véniard, déterminée, comme l’ensemble de cette délégation, à « poursuivre encore un peu cette belle épopée ».
Et, qui sait, pourquoi pas aller en finale, performance que le VCVB a réalisée en 2015 chez les féminines avec les M15.
Le NVB était en mini stage à Alès. Après avoir dominé Alès, 3 sets 0, mercredi dernier au palais du travail, les coéquipiers de Guillaume Curot se déplaçaient ce week end en terre gardoise à l'occasion du traditionnel mini stage d'avant saison... Après une première rencontre, le vendredi soir, soldée par une défaite 3 sets à 2, les narbonnais offraient ainsi une belle aux alésiens, le samedi après-midi. Au terme de quatre manches serrées et intéressantes, le NVB s'imposera finalement 3 sets à 1, face à une formation bien armée pour jouer les premièrs rôle dans son championnat de nationale 1. De son côté, Michel Mandrou se voulait satisfait sur l'ensemble des secteurs de jeu où il s'est surtout attaché à faire tourner la totalité de son effectif.
Tableau des Arrivées et Départs (Pro B)
| Départs | Arrivées |
|---|---|
| Johan Morel (CASO Nanterre, Pro B) | Thanos Terzis (Harnes, Pro B) |
| Arnaud Beloeil (Saint-Cloud, 3e D) | Sébastien Baumgartner (CNVB, 2e D) |
| Michel Metallo (Beauvais, 2e D) | Patrice Saha (PUC 2, 2e D) |
| Dieudonné Lappé (?) |
Effectif : Guillaume Marion, Thomas Piton, Laurent Lecoup, Jean-Philippe Ali, Stéphane Beloeil, Valério Guagnelli, Thomas Terzis, Sébastien Baumgartner, Olivier Barthélemy.
3e DIVISION. Départs : Ludovic Traon (Saint-Leu, R 2), Fabien Geley (?). Arrivées : Olivier Kara (La Celle-Saint-Cloud, 2e D.), Igor Jérôme.
Effectif : Jean-Christophe Maisonneuve, Olivier Bracq, Fabrice Nodot, Sébastien Serayet, John Yack, Maxime Meny, Laurent Varengot, Abdoulaye Traore, Saïd Boudhane, Julien Berthelot, Kamel Khlouf.
Volley-ball Loisir et Engagement Communal
Volley de loisirs ouvert aux adultes. La municipalité souhaite s’engager dans cette dynamique et laisser un héritage social et sociétal des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 sur Ermont.
Le Club continue de se construire avec quelques étapes significatives ou décisives :
- L’installation du tournoi de juin sur 2 jours, (au lieu d’un seul) à partir de 1993 ;
- L’élection de Claude BONNIN à la présidence du Comité Départemental et à la Vice-Présidence de Ligue Poitou-Charentes de Volley (en 95) ;
- Le 1er salarié diplômé, à mi-temps d’abord (Greg ALEIX) en 1996 ;
- La création de la section Volley-Loisir en 96 ;
- L’élection de Jacques CHABOISSANT à la présidence en 2000 ;
- L’adjonction de NIORT à notre identité de Club, le VBP devenant VBP Niort en 2000 ;
- L’arrivée de Jocelyn BARRET, nouveau cadre technique salarié en 2002 ;
- L’implication du VBPN dans les structures régionales de formations des jeunes, avec la responsabilité et l’installation au Lycée de la Venise Verte, du Centre Régional d’Entraînement et de Formation Féminin (CREF) en 2005 ;
- Et mille autres petites et grandes actions que nous ne pouvons pas détailler ici.
Pour les féminines plus spécialement :
S’ouvre lors de cette période un processus d’évolution nouveau : le VBP Niort ne peut plus s’appuyer seulement sur les forces issues de sa propre formation. Il faut « s’ouvrir » à l’élite départementale ou régionale féminine ; ou encore, faire place à quelques joueuses lointaines ou étrangères, dont certaines sauront concilier complètement leur implication dans le haut niveau et l’esprit pexinois.
Croissance et bénévolat
Il faut aussi rappeler ce que cette « croissance historique » du club doit aux bénévoles : passionnés de Volley-ball, joueurs et dirigeants à la fois, porteurs de projets autant sportifs qu’humains, ils dessinent progressivement l’histoire du VBPN, son esprit, ses valeurs, sa politique…
Au fil des saisons sportives :
- L’organisation et la structuration gagnent en précision, en qualité, sans jamais se départir de l’amitié et de la convivialité ;
- Le Comité Directeur s’étoffe en nombre progressivement ;
- Les projets sportifs, éducatifs, humains, sociaux, se diversifient tout en étant toujours mis en débat ;
- Une gestion financière des plus rigoureuses (d’autant plus nécessaire que le club et ses besoins financiers ont considérablement grandit) s’installe ;
- Des commissions diverses se créèrent répartissant les compétences et les responsabilités pour plus d’efficacité ;
- Les partenariats avec les collectivités locales se confirment et le développement du partenariat privé s’amorce ;
Rappelons aussi que l’histoire du club, au moins depuis 1996, peut aussi se lire au travers des choix faits en matière d’emploi (des cadres techniques) et de recrutement (des joueuses pour assurer le haut niveau).
Pas de doute sur l’origine du Volley-ball Pexinois : ça a bien commencé dans les années 60. Marcel SOULLET, toujours fidèle au club, se souvient : "J’ai commencé vers mes 15 ans (1963). Avec mes deux frères et les copains du quartier, on jouait alors sur le stabilisé tout proche de la rue du Dixième, au bout du terrain de foot. C’était dans le cadre de la Maison des Jeunes, située alors dans le vieux bourg de Ste Pezenne.
Tout jeune à l’époque, Claude BONNIN (Vice-Président jusqu'en 2012), témoigne lui aussi : "Je suis arrivé sans doute en 1969. On jouait sur le stabilisé (en sable bien dur !) J’étais encore (ou déjà !) trop petit pour toucher le haut du filet et j'étais toléré sur les postes arrières ! En fait j'avais déjà inventé le poste de libéro.
En 1978, on retrouve Claude BONNIN aux manettes de l’entraînement : "Poussé par Bernard BRETAUDEAU, tiré par José FEBRERO (alors Conseiller Technique Volley en Deux Sèvres), je m’étais retrouvé à faire mes premiers stages de formation technique à la fin des années 60. A 18 ans, j’étais donc « promu entraîneur », jusqu’à une parenthèse sous les drapeaux et pour mes études. J’ai affiné mon boulot d’entraîneur avec le club de mon école de formation : le PAVE (Pont Achard Volley Educateur).
Mais il est temps de se différencier de l’USP, et nous devenons Volley Ball Pexinois en 1983, club autonome avec ses propres statuts. Claude BONNIN passe son Brevet d’Etat en 86 et c’est dans cette période qu’arrivent les Alain GUIMARD, Philippe LEGEREAU, puis Jacques CHABOISSANT (en 87), tous titulaires de BE ou en cours.
L’heure de la structuration, de la diversification, et de la croissance est donc arrivée : sous la houlette de Claude BONNIN, et des autres entraîneurs bénévoles, se crée une école de Volley tous les mercredis (1983). Dans le même temps, le club s’étoffe en effectif et développe toutes les occasions de faire grandir la convivialité. Par exemple avec la mise en place des week-ends de rentrées (8 années consécutives jusqu’en 94, avec une relance depuis 2002). Ou encore avec le développement de son tournoi annuel en plein air : moment tout autant sportif qu’amical, reliant les membres du VBPN et la grande communauté des volleyeurs de la région, il fut créé en mai 1987 par Jeff POIRAULT.
Parallèlement à cette évolution, le VBPN voit l’augmentation de ses effectifs, et par conséquent du nombre des équipes, aussi bien seniors que jeunes : de 50 à 60 licenciés au début des années 80, le VBPN passe progressivement la barre des 100, puis 150 licenciés en 2001, pour atteindre depuis 2004 un effectif de plus de 200. - et pour le Féminines, dans une véritable dynamique vers le haut niveau. La Nationale 3 est reconquise pour 2 ans en 98.
Depuis les années 2000 et pour les féminines plus spécialement, s’ouvre en effet un processus d’évolution nouveau dans lequel le VBPN ne peut plus s’appuyer seulement sur ses propres forces, issues de sa formation.
Rappelons aussi que l’histoire du club, au moins depuis 1996, peut aussi se lire au travers des choix faits en matière d’emploi (des cadres techniques) et de recrutement (des joueuses pour assurer le haut niveau).
L’équipe 1 féminine : l’accession à la Nationale 3 en 2004 s’est prolongée par une première montée en Nationale 2 en 2006. Redescendues en N3 pour 1 an, les filles retrouvent la N2 en 2008, puis la N1 en 2010. Toujours en N1 depuis cette date, et avec notamment un parcours exceptionnel en 2012-2013 (aucune défaite en championnat), l’équipe 1 féminine affronte son plus gros challenge depuis l’existence du club en 2013 : monter de 2 niveaux d’un coup (à cause de la refonte des championnats nationaux) et tenter de se maintenir à ce 2ème niveau national qu’est la Division Elite Feminine.
L’équipe 1 Masculine : longtemps maintenue au niveau de l’Accession Nationale, et après une expérience de 2 années sous forme d’UGSE (Union de Groupement Sportif Elite) avec le Niort Volley Ball, le VBPN accède pour la première fois de son histoire à la Nationale 3 en 2010.
Relevons enfin l’enthousiasme de plus en plus manifeste en direction de la section Loisir du Club.