L'Union Sportive des Anciens du Mont Duplan (USAM) a été fondée en 1960 par Jean Bonnal. Ce nom provient du collège du Mont Duplan, situé au nord de la ville. Créée par des professeurs d'éducation physique, l'Union Sportive des Anciens du Mont Duplan remporte son premier titre régional au milieu des années 1960. Très vite Champion du Gard, puis du Languedoc, l'USAM débordera du cadre régional pour accéder au Championnat de France Excellence (actuelle Division II) avant d'en devenir la même année Champion de France.
Une décennie après la création du club, l'USAM connaît deux montées successives et accède pour la première fois de son histoire à la première division en 1971. En 1982, la troisième fois devait être la bonne, huitième club français en 1983, l'USAM gagne au passage le Challenge de France.
Dès 1960, la salle Pablo-Neruda accueille dans Nîmes intra-muros les rencontres à domicile du club gardois jusqu'au début des années 1990.
L'Âge d'Or de l'USAM (1982-1990)
Après un retour dans l'élite en 1982, le club connaît la période la plus faste de son histoire jusqu'au milieu des années 1990. L'année suivante, après s'être qualifiée pour disputer la "poule des as", l'USAM se classe troisième club de l'hexagone et acquiert son premier "passeport" pour l'Europe. En effet, les Verts remportent trois coupes de France et quatre championnats de France durant cette ère.

En 1985, l'USAM termine deuxième du Championnat, derrière l'USM Gagny et remporte la première Coupe de France aux dépens de Gagny après avoir disputé quatre rencontres de Coupe d'Europe face aux Luxembourgeois de Berchem et aux Autrichiens de Vienne. En 1986, encore une place de dauphin en championnat, deux matchs de Coupe des Coupes contre les tenants du titre roumains de Baia Mare et une seconde Coupe de France, aux dépens cette fois de l'US Ivry.
En 1987, Jean-Paul Martinet, l'entraîneur de l'équipe de France féminine arrive au club. Après un rallye européen en Coupe de l'IHF qui baladera les "verts" en Italie (Imola), Yougoslavie (Bitola) puis en Lituanie (Granitas Kaunas), ponctués par une victoire historique sur Bitola et un nul mémorable contre les Champions d'Europe en titre (Coupe de l'IHF) de Kaunas, l'USAM est aux portes de la demi-finale. Parallèlement, l'USAM réalise un très bon parcours en championnat. Leader d'un bout à l'autre de l'épreuve, les Nîmois enlèvent le titre national à l'USM Gagny, son plus sérieux rival.
En 1989, l'USAM Nîmes est cette année-là le dauphin de l'US Créteil en championnat, le club de Mile Isaković qui atteindra cette même année la finale en Coupe des Coupes ! En 1990, au terme d'une saison difficile, l'USAM Nîmes remporte le titre de Champion de France lors de l'avant dernier match à Metz. La venue de Créteil lors de la dernière journée verra la passation de pouvoir se faire devant le public de "Pablo". En Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes, l'USAM est éliminé après un seul tour face aux redoutables allemands de TV Großwallstadt.
En 1991, troisième titre de Champion en 4 ans, après un début de saison difficile dû aux blessures -4 points de retard sur Vénissieux à l'issue des matches aller. L'USAM est sacré Champion de France lors de l'avant dernière journée à Dunkerque. Le parcours européen en Coupe des clubs champions s'achèvera face aux futurs vainqueurs, le FC Barcelone.
En 1992, le parcours en Coupe des clubs champions se termine une fois encore en quart de finale, où les Nîmois butent sur les Danois de Kolding. Ils ont auparavant éliminé les Roumains de Timisoara et les Hollandais d'Emmen. En championnat, à la fin des matches aller, l'USAM se classe troisième (deuxième ex æquo avec l'OM Vitrolles) à 3 points de Vénissieux. Cette saison est malheureusement une fois de plus marquée par les graves blessures de Volle, Stoecklin, Teoule, indisponibles une grosse partie du championnat.
En 1993, au terme des matchs aller, l'USAM, après être allée triompher à l'OM Vitrolles et à Vénissieux, est sacrée Champion d'Automne. Lors du parcours retour, un sans faute - y compris lors de la venue de l'OM dans une salle Pablo-Neruda archi comble (victoire 20-19 à la dernière seconde) - permet aux Nîmois de jouer le titre dès la vingtième journée : l'ironie du sort a désigné comme adversaire Ivry, seule équipe à avoir battu Nîmes cette saison-là. Résultat net et sans bavure : 36-26 pour le dernier match dans la salle fétiche de Pablo-Neruda[2], une fois encore pleine ! L'USAM remporte son quatrième titre en six ans, et reçoit le Challenge de Champion de France lors de la dernière journée jouée dans sa nouvelle salle du Parnasse face à Vénissieux - le tenant du titre- et ce devant 3 300 spectateurs.
Lors de la saison 1993-1994, l'USAM dispute la première édition de la Ligue des champions, après avoir sorti les Slovaques de Tatran Prešov et les Biélorusse de SKA Minsk (vainqueur en 1987, 1989 et 1990), la poule finale de la Ligue des Champions était composée des Croates de Badel 1862 Zagreb, double tenant du titre 92 et 93 (match nul à Zagreb et victoire au Parnasse), des Portugais de l'ABC Braga (2 fois match nul) et des Norvégiens de Sandefjord (victoire à domicile et défaite en Norvège). L'USAM échoue à un point de la première place et laisse Braga disputer la finale. Sur le plan national, le match nul concédé à domicile face à l'OM Vitrolles lors de l'ultime journée du Championnat de France laisse le titre à leur adversaire du soir.

Le club termine néanmoins la saison de la plus belle des manières en remportant sa troisième Coupe de France et se qualifie pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes 1994/95.
Des Difficultés Financières à la Renaissance (1994-2019)
En mai 1994, l'USAM affiche 11 millions FRF de dettes et est placé en liquidation judiciaire. Cette sanction marque la fin de la période dorée du club qui évolue ensuite à ce niveau de compétition durant sept saisons. Ce dépôt de bilan entraîne une relégation administrative en Nationale 1 (D2). Racheté par le nouveau président Daniel Dodet, le club change de nom et devient le Nîmes Gard Handball (NGHB).
À l'intersaison 1994, les meilleurs joueurs de l'équipe s'en vont mais l'entraîneur, Jean-Paul Martinet, lui, reste et le groupe est alors composé de jeunes espoirs du club et de rares éléments expérimentés comme le capitaine Philippe Courbier. Lors de l'intersaison en 1996, Jean-Paul Martinet démissionne et la direction se tourne vers une solution interne avec Gilles Baron. En raison de nombreux mouvements de joueurs, le nouvel entraîneur vise en début d'exercice le maintien. L'équipe, toujours composée de titulaires formés au NGHB, termine finalement troisième et obtient sportivement sa montée en 1997. Cependant, la fédération sanctionne le club d'une pénalité de points à la suite de problèmes administratifs. La saison suivante, le club finit de nouveau quatrième.
En 1998, le club change de président et d'entraîneur. Ainsi, Jean-Marie Audran officialise le retour de Boro Golić comme coach. Au niveau des joueurs, le NGHB engage notamment Olivier Maurelli durant l'intersaison. La blessure grave de ce dernier compromet l'ambition de remontée et voit le club finir septième en 1999. À la fin de cette décennie, une génération de joueurs formée au club et née au début des années 1980 apparaît progressivement au sein de l'équipe première. Elle voit Jean-Philippe Haon, Grégoire Detrez et Arnaud Vielzeuf faire leurs débuts en professionnel.
Avec l'arrivée de Daniel Rose en tant que président, le club se donne deux ans pour remonter dans l'élite. Pour cela, le NGHB acte le retour de Gilles Baron à la place de Boro Golić et celui du gardien Sorin Toacsen. Marquée par les blessures, la première partie de saison voit quand même les Verts jouer le haut de tableau. Animée d'une force collective importante, l'équipe possède de jeunes talents locaux encadrés par des joueurs comme le capitaine Yann Balmossière.
Pour son retour en première division, le club change d'appellation en USAM Nîmes Gard. Au début de la saison 2001-2002, les dirigeants annoncent ouvertement jouer le maintien. Manquant d'expérience, l'équipe est notamment renforcée par Benoît Chevalier et Bruno Basneville durant l'intersaison. Profitant de la dynamique de la montée, les Verts effectuent des performances notables et terminent à la dixième place. En parallèle, ils s'inclinent pour la deuxième fois de suite en demi-finale de Coupe de France.
À l'été 2002, Gilles Baron est mis à l'écart par le nouveau président Michel Vielzeuf. Ce dernier nomme Christophe Mazel, double champion de France avec Nîmes en tant que joueur, pour le remplacer. Cette saison enregistre les départs de cadres comme Franck Maurice et Jérôme Chauvet qui arrête sa carrière puis passe entraîneur adjoint. La saison suivante débute avec une interdiction de recrutement et la nécessité d'apurer un nouveau déficit. Cette instabilité débouche sur la nomination de Yann Gallouédec, troisième président en trois ans. L'USAM s'appuie alors sur un effectif majoritairement composé de joueurs formés au club et arrive à se maintenir de nouveau dans l'élite.
En 2004, le budget du club augmente et la situation financière se régularise. Malgré des ambitions plus élevées, les Usamistes luttent toute la saison pour rester en Division 1. En juin 2005, Nîmes accueille la Coupe de la Ligue et voit le club y participer pour la première fois. Durant l'été, l'USAM recrute des éléments de qualité avec Bruno Martini et Heykel Megannem. Élu meilleur joueur du championnat, il permet aux Nîmois de réaliser une excellente première partie de saison. Cependant, cette dynamique est stoppée avec huit défaites lors des dix derniers matchs. Engagé pour son expérience de technicien titré au niveau européen avec le HBC Nîmes, sa venue vise ainsi à retrouver les compétitions continentales.
Avec les renforts de Guillaume Saurina et Damien Scaccianoce, l'USAM entame idéalement la saison 2006-2007 en se classant second après une dizaine de journées. Marqué par une « identité nîmoise » et un esprit collectif fort, le groupe termine finalement cinquième et réalise la meilleure performance du club depuis sa remontée en première division. Malgré cela, le club est placé en redressement judiciaire en 2007. Bien que temporaire, cette situation fait planer une éventuelle relégation administrative. Contrarié dans son recrutement par ses difficultés financières, le club réduit ses ambitions et continue de miser sur des joueurs issus de la formation. Malgré la crainte d'un exercice « compliqué » et de nombreux blessés, l'équipe maintient son niveau et obtient un classement identique à celui de la saison précédente.
En août 2008, l'instabilité économique du club oblige le président Yann Gallouédec céder sa place à Jean-Pierre Vernier. Miné par un manque d'apport financier, l'USAM ne conserve pas ses meilleurs joueurs et frôle régulièrement avec la zone de relégation. En juillet 2009, l'USAM est même rétrogradé administrativement en Division 2 avant d'être repêché par le CNOSF. Lassé de la situation, Alain Portes quitte son poste et laisse place à Laurent Puigségur. À son arrivée, le nouveau coach ambitionne de terminer dans le ventre mou et atteint son objectif en finissant huitième en 2010. Lors de l'exercice suivant, l'équipe ne gagne aucun de ses quatorze premiers matchs et acquiert finalement son maintien lors de l'ultime journée.
Manager du club, Jérôme Chauvet reprend le poste d'entraîneur à l'été 2011. En juin 2012, David Tebib remplace Jean-Pierre Venier à la présidence du club. Malgré la descente, il maintient sa confiance à l'entraîneur, garde la majorité de son effectif présent en D1 et affiche un objectif clair de remontée. À l'issue de la saison, les joueurs de Jérôme Chauvet finissent invaincus à domicile et champions de deuxième division en 2013. La saison suivante, l'équipe se classe dixième pour son retour dans l'élite.
En mal de résultats, l'USAM change de coach en novembre 2014. Son arrivée permet de relever progressivement l'équipe au classement et de la placer à la huitième position en 2015. Après ce sauvetage réussi, les Verts changent de statut dès la saison suivante en enchaînant les bons résultats notamment à domicile. En 2016, l'équipe ne confirme cependant pas sa cinquième place à l'issue de la phase aller et finit à la même position que la saison passée. Par la suite, l'USAM se stabilise dans le milieu de tableau du championnat et réussit quelques exploits contre les meilleurs clubs français. Malgré un budget limité, la saison 2018-2019 confirme cette progression.
Affichant ses ambitions européennes et désormais attendu par ses adversaires, l'USAM se hisse parmi les cinq meilleures équipes de D1. Cette place permet aux Usamistes de retrouver la coupe d'Europe pour la première fois depuis vingt-cinq ans.
Handball : défaite de l'USAM en Hongrie au 3 e tour de coupe d'Europe
Période Récente (2019-2023)
La saison suivante, l'équipe passe en phase de groupes de la coupe de l'EHF mais est stoppée dans son parcours après l'arrêt de la compétition causée par la pandémie de Covid-19. Ces performances offrent une attractivité supérieure au club. Durant cette période, plusieurs joueurs comme Elohim Prandi, Rémi Desbonnet, Jean-Jacques Acquevillo ou Luc Tobie sont sélectionnés pour la première fois en équipe de France. Élément majeur des Bleus depuis le début des années 2000, Michaël Guigou donne une nouvelle dimension à l'USAM lors de sa signature.
Ainsi, le club parvient à augmenter de manière conséquente son budget pour le faire passer parmi les cinq plus importants de la division à partir de la saison 2019-2020. Plombée par des blessures récurrentes. Un jeune japonais débarque il s'agit de Kosuke Yasuhira, pour aider la position de demi centre à la suite de la blessure de Ahmed Hesham, il est le deuxième joueur nippon à revêtir les couleurs nimoises, après Yuya Taba, la saison 2021-2022 ne permet pas de se qualifier pour une quatrième fois consécutive dans une compétition européenne.
En « fin de cycle » avec l'USAM, Franck Maurice est démis de ses fonctions en mars 2022. Il est remplacé temporairement par Yann Balmossière qui finit sixième de D1. Le club est présidé depuis juin 2012 par David Tebib. Il est entraîné depuis juin 2023 par Yann Balmossière.
Style de Jeu
Le style de jeu de l'USAM a longtemps été considéré comme défensif et rugueux. À la fin des années 1980, le jeu pratiqué par l'USAM est celui du panache en opposition au handball exact, conceptuel et programmé. Depuis le milieu des années 2010, et malgré des valeurs défensives toujours fortes...
Tableau des Titres et Distinctions
| Compétition | Nombre de titres | Années |
|---|---|---|
| Championnat de France | 4 | 1987, 1990, 1991, 1993 |
| Championnat de France de Division 2 | 1 | 2013 |
| Coupe de France | 3 | 1985, 1986, 1994 |
| Challenge de France | 1 | 1983 |
Le HBC Nîmes : L'histoire du Handball Féminin à Nîmes
Le Handball Cercle Nîmes, couramment abrégé en HBCN ou en HBC Nîmes, est un ancien club féminin français de handball fondé le 23 novembre 1971 et ayant disparu en mars 2016 alors qu’il évoluait depuis 1997 en Division 1. Le club du Handball Cercle Nîmes est créé en 1971 sous l'impulsion du Dr Remezy et de douze joueuses. Le club va commencer son histoire dans un gymnase mal éclairé et sans compétition. Pendant cinq ans le HBCN participera aux championnats départementaux puis régionaux. En 1976 le HBCN accède pour la première fois de son histoire en Nationale II. Cette période voit se succéder trois présidents : Ms. En 1982 le HBCN est renommé le HBC Juvenel Nîmes en raison de la fusion des deux clubs. Un nouveau président prend la tête du club, M. Jean-Claude François. Après vingt années de travail le HBCN accède enfin à la Nationale 1B en 1991. En 1991-1992 le club du HBC Nîmes joue les barrages pour pouvoir accéder à la première division mais échoue malheureusement. Il faudra donc attendre encore pour voir le club féminin de la ville de Nîmes en première division. Entre 1992 et 1994 le club subit de gros ennuis financier qui auraient pu être fatidiques pour le HBCN. Cette catastrophe fut évitée grâce à l'abnégation des dirigeants nîmois.
En 1995-1996 le HBCN découvre la 1re Division avec son nouvel entraîneur Alain Portes venu en remplacement de Maurice Mandin. Mais après seulement une saison en division 1, le club nîmois rechute en seconde division après avoir terminé à la 9e place. La saison 1997-1998 est l'une des plus importantes de l'histoire du club, le HBCN termine à la 4e place du championnat et obtient la première qualification européenne de son histoire. En 1998-1999 le HBC Nîmes réalise une de ses plus grosses saisons en terminant 3e du championnat, en arrivant en demi-finale de la Coupe des Villes et en s'inclinant en finale de la Coupe de France. Cette même saison les Nîmoises disputent leur première rencontre européenne face aux lituaniennes de Panevezio. Cette saison 2000-2001 est marquée par la victoire du HBCN en finale de la Coupe Challenge face au club croate du Split Kaltenberg. Le club nîmois devient le premier club du handball féminin français à remporter une compétition européenne. En championnat, les Nîmoises termineront à la 5e place. La saison suivante le HBC Nîmes arrive en 1/8e de finale en Coupe d'Europe, butant sur le club de Bucarest. Les filles s'inclinent en 1/2 finale de la Coupe de France face à l'ES Besançon. Lors de la saison 2002-2003 le HBCN se trouve une bête noire. Elles s'inclinent en finale de la Coupe de France puis en demi-finale de la Coupe de la Ligue face à l'ES Besançon. Le championnat est quant à lui terminé en 6e position. À noter également, cette saison, la belle performance de l'équipe des moins de 18 ans qui termine 3e de son championnat.
Pendant la saison 2003-2004 une joueuse du HBCN, Joanne Dudziak, est sacrée championne du monde avec l'équipe de France. Cette même saison la réserve du club remporte le championnat de France de Nationale 2. L'équipe première termine 8e du championnat et se fait éliminer en 1/8e de finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes par le club hongrois du Váci NKSE. En 2004-2005 le club subit une hécatombe de blessures, ce qui va fortement handicaper le club en championnat où les filles du nouvel entraîneur, Jean-Luc Pagès, terminent à la 7e place. L'équipe de Nationale 1 a également subi des coups durs pendant la première partie de la saison, mais réussira une deuxième partie très satisfaisante avec finalement une 5e position.
Pour la saison 2005-2006, Manuela Ilie, joueuse emblématique du club, remplace Jean-Luc Pagès au poste d'entraîneur. Malgré ce changement d'entraîneur, le club nîmois termine 10e du championnat, 1/8e finaliste de Coupe de France et 1/4 finaliste de la Coupe de la Ligue. Ionela Stanca-Gâlcă, une des joueuses les plus fortes de l'histoire du HBCN, quitte le club pour retourner en Roumanie, son pays natal. Cette saison 2006-2007 est décevante pour le Handball Cercle Nîmes, avec seulement une 8e place en championnat et deux éliminations en Coupe de France et en Coupe de la Ligue en quarts-de-finale. La seule bonne nouvelle de cette saison moyenne est le résultat de la réserve qui décroche 4e de son championnat.
Pour cette saison 2007-2008 sous la conduite de Manuela Ilie, le HBCN réalise une de ses meilleures saisons en terminant à la 5e place après avoir été dans le trio de tête pendant les trois-quarts du championnat, en se hissant jusqu'au 1/4 de finale de la Coupe de la Ligue. Le club a la grande satisfaction de voir Camille Ayglon, pur produit de sa filière de formation, devenir internationale et terminer 5e des J.O de Pékin. La même année les moins de 18ans sont vice-championnes de France, tandis que le Pôle espoir (entraîné par Christophe Chagnard) avec de nombreuses nîmoises est Champion de France et médaillé de Bronze aux Championnats du monde scolaire.
Pour la saison 2008-2009, le HBCN grâce à ses efforts de structuration et l'aide de ses partenaires a pu intégrer la nouvelle Ligue professionnelle féminine (LFH). L'équipe fanion entrainée par Manuela Ilie réalise une très belle saison en terminant 3e du championnat et emporte la Coupe Challenge pour la deuxième fois de son histoire après avoir éliminé tour à tour Ferrara (Italie), Podatkova Istil (Ukraine), Dijon (France), Blomberg-Lippe (Allemagne) et Thuringer HC (Allemagne), subissant une seule défaite d'un but à Blomberg. La saison régulière en championnat est satisfaisante avec 3e place ex æquo. Blandine Dancette devient vice-championne du monde avec l'Équipe de France et Delphine Carrat obtient ses premières sélections. Les moins de 18ans (en fait des moins de 16) font le Challenge de France.
Pour la saison 2010-2011, avec un collectif très renouvelé (9 départs et les arrivées de : Bralo, Pierson, Kysučanová, Herbrecht plus le retour de Camille Ayglon que complètent les joueuses issues de la formation du club), l'équipe fait un début de saison remarquable, occupant la tête du championnat à l'automne. Individuellement, Camille Ayglon et Blandine Dancette reviennent du Brésil avec une belle médaille de vice-championnes du monde. Tandis que Johanna Lombardo, Fanny Chatellet, Camille Asperges et Jane Charbonnel sont appelées en France Juniors, Laurie Carretero leur succède en France Jeunes. La saison 2012-2013 se solde par une 5e place en championnat, une élimination en huitième de finale en Coupe de France et en quart de finale en Coupe Challenge.
Lors de la saison 2013/2014, la Ligue féminine de handball invalide le résultat du match de la 10e journée (Handball Cercle Nîmes / Le Havre AC Handball : 29 à 26) pour faute au règlement[2],[3]. En effet le certificat médical de Camille Ayglon, de retour de maternité, est arrivé deux jours après le match[4]. En 2014-2015, Nîmes recrute une joueuse majeure, la demi-centre internationale tunisienne, Mouna Chebbah, pour retrouver les sommets[7]. Les bonnes performances de sa nouvelle recrue permettent à Nîmes de disputer les demi-finales du championnat et valent à la demi-centre d'être élue meilleure joueuse du championnat pour la saison 2014-2015[8]. Nîmes atteint également la finale de la coupe de France en 2015, perdue aux tirs au but face au Metz Handball[9].
Prometteuse, avec une qualification en demi-finale du championnat de France à l'issue de la saison régulière, la saison 2015-2016 du HBC Nîmes s'achève brutalement au printemps 2016. Face à des graves difficultés financières, le club dépose le bilan le 8 mars 2016[10],[11], avant que la liquidation ne soit définitivement prononcée en avril[12].