Le Canada, et plus particulièrement la ville de Montréal, est souvent associée au hockey sur glace. Plus qu’un sport, c’est là-bas toute une culture. Entre septembre et avril, une quarantaine de matches sont disputés par l’équipe des Canadiens de Montréal au Centre Bell en plein cœur de la ville. Dans son antre du Centre Bell, les Canadiens de Montréal attirent chaque année plus d’un million de spectateurs.
Surtout avec les Canadiens de Montréal, club emblématique de la ville, qui détient le record de 24 coupes Stanley, le trophée décerné chaque année depuis 1927 par la Ligue nationale de hockey (NHL) à l’équipe championne. On surnomme affectueusement l’équipe la Sainte-Flanelle, le Bleu-Blanc-Rouge, le Tricolore ou les Habs. « Les soirs de matches, l’atmosphère est électrisante » souligne Jamie O’Meara.
Situé sur la bien nommée Avenue des Canadiens-de-Montréal, cette immense salle de 21 000 places raconte à travers trophées, photos et programmes interactifs l’histoire et la tradition de cette grande équipe depuis plus d’un siècle. Les visiteurs peuvent également profiter d’expositions temporaires. Non loin de là, la place du Centenaire, qui célèbre le centième anniversaire de la création de la franchise en 1909, rend hommage aux légendes du club : Howie Morenz, Maurice «Rocket» Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur.
Les billets pour assister à un match de hockey à Montréal peuvent être difficiles à trouver. Mais ce n’est pas une mission impossible, précise le site de l’Office de Tourisme. Outre les billets individuels, il est possible d’acheter des billets de groupe à tarif préférentiel. Les mordus de hockey peuvent en outre profiter de forfaits avec place en loge, repas d’après-match, visite guidée… Bien que la majorité des billets de la saison régulière s’écoulent avant même la première rencontre, les Canadiens de Montréal mettent en vente quelques billets les jours de match (des billets réservés par la LNH ou l’équipe adverse non utilisés, par exemple). Il faut pour cela régulièrement consulter le site officiel de l’équipe.
Pour les spécialistes, on compte cette année des as de la rondelle comme Thomas Tatar et Max Domi (ex-dur à cuire des Maple Leafs de Toronto), le jeune phénomène finlandais Joel Armia, les Québécois chouchous des fans Phillip Danault et Jonathan Drouin, le tireur en série Brendan Gallagher, la superstar de la ligue qui garde le filet, Carey Price, et l’illustre défenseur et capitaine Shea Weber. Ces athlètes d’élite sont épaulés par de jeunes et prometteuses recrues : Nick Suzuki, qui fait preuve d’une grande intelligence de jeu; et le défenseur au tir canon Ben Chiarot. « Cette équipe à la composition équilibrée joue du bon hockey sur la glace pour le plus grand bonheur de ses admirateurs » ajoute encore le journaliste. Ne reste plus qu’à faire le voyage pour admirer toute cela.
Pour assister à un match des Canadiens, le minimum est de 100 dollars.
Après vous avoir présenté le CIS il y a quelques semaines, avec à la clé une interview de Réal Paiement, nous vous proposons cette semaine de mettre en lumière la CCHL, Central Canada Hockey League, une ligue junior canadienne. Suite à de récents changements de nom, vous avez peut-être entendu parler de cette ligue sous les acronymes CHL, Central Hockey League (à ne pas confondre avec la ligue professionnelle homonyme aux Etats-Unis), ou encore CJHL, Central Junior Hockey League. La CCHL est une ligue de calibre junior A, c’est-à-dire le calibre inférieur aux trois ligues junior majeur (LHJMQ, OHL, WHL).
Les joueurs évoluant dans cette catégorie d’âge ont entre seize et vingt ans. Le nombre de joueurs de vingt ans est généralement limité mais le quota est variable d’une ligue à l’autre. Les douze équipes qui s’alignent dans la CCHL sont issues de la région d’Ottawa, la capitale nationale, à l’est de l’Ontario. Elles sont réparties en deux divisions de six équipes.
La division Yzerman regroupe les équipes d’Ottawa et de sa proche banlieue tandis que la division Robinson est composée d’équipes en dehors de l’agglomération outaouaise. Les déplacements sont courts dans cette ligue. Ces deux divisions ont été nommées en l’honneur d’anciens joueurs de la ligue qui ont connu la gloire lors de leur carrière professionnelle.
Le premier est Larry Robinson, ancien défenseur vedette des Canadiens de Montréal, qui a évolué dans la ligue avec les Braves de Brockville lors de la saison 1969-1970. Le second est Steve Yzerman, ancien capitaine étoile des Red Wings de Detroit, qui passa une saison chez les Raiders de Nepean en 1980-1981 alors qu’il n’avait que quinze ans. La saison régulière comporte soixante-deux rencontres au total et s’étend de septembre à mars.
A l’issue de ces rencontres, les huit meilleures équipes de la ligue sont qualifiées pour les séries éliminatoires. Chaque ronde se dispute au meilleur de sept rencontres. L’équipe vainqueur des séries éliminatoires soulève la Coupe Bogart. Tandis que les ligues junior majeur ont la Coupe Mémorial, les ligues du junior A ont la Coupe RBC.
Cette compétition met aux prises quatre équipes lors d’un tournoi pour déterminer le champion national parmi les champions de l’est, de l’ouest et du centre du pays. La Coupe Fred Page permet de déterminer le champion de l’est du pays. Les équipes sont composées de joueurs de nationalités canadienne ou américaine.
Si quelques joueurs européens ont pu griffer les glaces de la ligue par le passé, comme le gardien franco-danois Niels-Erik Ravn, ce n’est désormais plus possible à moins d’être en possession d’un passeport canadien ou américain, à l’instar du franco-canadien Vincent Llorca. Tandis que certains joueurs sont affiliés à des équipes de l’OHL, d’autres font le choix de cette ligue, et du junior A plus généralement, car elle permet de garder son éligibilité pour jouer dans la NCAA, la prestigieuse ligue universitaire des Etats-Unis.
En effet, en raison d’un règlement très strict, un joueur perd cette éligibilité en s’alignant dans le circuit junior majeur. Plusieurs joueurs évoluant actuellement dans la NHL ont fait leurs armes dans la CCHL. On peut citer Claude Giroux de Philadelphie, Martin Saint-Louis de Tampa Bay ou encore Patrick Sharp de Chicago. On compte actuellement une vingtaine d’anciens joueurs de la CCHL dans le circuit Bettman. La Ligue Magnus a connu également quelques anciens de la ligue.
Après vous avoir présenté le CIS il y a quelques semaines, avec à la clé une interview de Réal Paiement, nous vous proposons cette semaine de mettre en lumière la CCHL, Central Canada Hockey League, une ligue junior canadienne. Suite à de récents changements de nom, vous avez peut-être entendu parler de cette ligue sous les acronymes CHL, Central Hockey League (à ne pas confondre avec la ligue professionnelle homonyme aux Etats-Unis), ou encore CJHL, Central Junior Hockey League. La CCHL est une ligue de calibre junior A, c’est-à-dire le calibre inférieur aux trois ligues junior majeur (LHJMQ, OHL, WHL).

Toutes vos questions concernant la LHJMQ et ses équipes trouveront une réponse ici !. Une seule de nos 26 franchises est demeurée dans la même ville depuis 1969: SHAWINIGAN. Trois autres franchises de la toute 1ère saison en 1969, toujours actives à: Rimouski, Cap-Breton, Terre-Neuve..
Coupe du Président à 7 reprises, un RECORD (1986 | 1988 | 1995 | 1997 | 2003 | 2004 | 2008): Hull/Gatineau. Une seule ville active fut championne de la Coupe Memorial 3 fois (1971 | 2006 | 2023): Québec.
De très grands noms prestigieux sont gravés à jamais sur les trophées de la LHJMQ. Vous avez besoin d'en savoir plus sur toute personne ayant évolué dans la LHJMQ, et ce peu importe le rôle?
La ville de Québec à cette époque comptait un club de hockey junior, les Citadelles et un club sénior, les AS. « Le petit Colisée a une capacité de 10,000 personnes. Il sert de quartier général pour deux équipes de hockey : les As de Québec et les Citadelles.
« Le 15 mars 1949, le premier Colisée de Québec, construit en 1930, est entièrement ravagé par un incendie. Alors qu'il y a encore de la fumée qui s'échappe du Colisée détruit par les flammes, le maire Lucien Borne annonce sur le champ que le Colisée sera reconstruit, un édifice moderne deux fois plus vaste que le premier, qui comptera 10 000 places.
Dès le 24 mai suivant, la première pelletée de terre est soulevée. Le 15 décembre, neuf mois jour pour jour après l'incendie, le nouveau Colisée est inauguré à l'occasion d'un match amical entre les As et les Citadelles de Québec. La cérémonie est présidée par l'archevêque de Québec, Mgr Maurice Roy, qui bénit les lieux. Dans les faits, les travaux ne sont pas encore complétés, avec notamment les sièges qui ne sont pas tous installés et les vestiaires qui ne sont pas encore en service.
Le 1er match officiel a lieu le 16 décembre, alors que les Citadelles de Québec affrontent les Reds de Trois-Rivières. A l'époque, le Colisée, avec ses 10 000 places, dépasse même le Forum de Montréal et ses 9600 places.
« Cette ligue a été formée à l'origine le 9 décembre 1887 en tant que section junior de l'Association de hockey amateur (AHA), qui était la première grande ligue de hockey. La JAHA était la première ligue junior au Québec. En 1944-1945, la ligue a admis son premier membre à l'extérieur de la région de Montréal. En 1947-1948, afin de renforcer la base de hockey junior de la province, la JAHA s'étendit à l'extérieur de Montréal.
Le nom de la ligue, cependant, était devenu un peu bizarre, surtout dans une province francophone. En 1949, la ligue change de nom et devient la Ligue de hockey junior du Québec.
« Une série éliminatoire en 1953 entre les Citadelles de Québec et le Canadien junior n'a jamais été terminée. Au cours de la saison 1953-54, les Citadelles fusionnèrent avec les Frontenacs.
Un uniforme bleu « Québec », un drapeau du Québec sur la manche, le T de Frontenac- plus gros que les autre lettres- en forme de croix, tout pour en faire l’équipe des canadiens-français de la ville de Québec. Rappelons que l’Union nationale régnait en maitre sur la province. Gérald Martineau, bras droit et homme de confiance de Maurice Duplessis, trésorier de l’Union nationale, était le propriétaire du club.
Le « T » en forme de croix rappelait l’union entre l’église catholique et le parti duplessiste. Le drapeau du Québec était la création du « dictateur » de Trois-Rivières, Maurice le Noblet Duplessis. Martineau en menait large à Québec, dans tous les domaines, incluant le monde sportif de la Vieille Capitale. Il fût aussi propriétaire des AS de Québec de 1959 à 1967.
Les Nordiques n’ont pas été les premiers à jouer la carte identitaire québécoise dans le monde du hockey. Les Frontenacs de Québec ont obtenu une franchise de la Ligue Junior A du Québec en 1953 quand les Citadelles ont laissé cette ligue pour joindre L’Ontario Hockey Association.
L'Amérique du Nord garde les yeux fixés sur le hockey de la Ligue Nationale depuis que cette organisation monopolise le hockey professionnel sur tout le continent par l'entremise des mass-médias et du milieu des affaires. Le hockey européen fait rarement les manchettes de nos journaux sauf à l'aube du tournoi "Coupe Canada" ou d'autres rencontres internationales d'envergure.
Peu de chercheurs ont étudié la diffusion du hockey sur glace à l'extérieur de l'Amérique du Nord. Pourtant l'internationalisation du hockey est le fruit d'un processus de diffusion qui a atteint des sommets au cours des dix dernières années : un sport d'origine canadienne maintenant pratiqué dans 36 pays sur tous les continents du globe (figure 1).
Les circuits professionnels et semi-professionnels nord-américains gardent toujours la suprématie des hauts salaires et attirent les meilleurs joueurs du monde. Les Canadiens y sont toujours majoritaires (environ 80 % des joueurs actifs de la Ligue Nationale de Hockey sont d'origine canadienne). Mais le nombre de joueurs en provenance de l'Europe et des États-Unis augmente chaque saison. Et la perestroïka a permis aux premiers soviétiques de rejoindre librement le hockey professionnel et l'Amérique de leur rêve.
La Ligue Nationale de Hockey ne compte que 21 équipes, ce qui représente moins de 600 jobs (si l'on considère que chaque équipe ne garde environ que 25 joueurs réguliers). Ce monopole sportif pousse plusieurs joueurs et entraîneurs à trouver du travail ailleurs. Et l'Europe représente alors une solution intéressante qui permet à plus de 1 000 canadiens de poursuivre leur carrière en Europe, ce qui dépasse largement le nombre de joueurs évoluant dans la L.N.H.
Des Canadiens exportent et développent notre sport national à l'étranger et des retombées économiques énormes se cachent derrière ce phénomène. Le développement de la pratique du hockey sur glace nécessite des installations lourdes et coûteuses (patinoires, surfaceuses, etc.) et des équipements de plus en plus sophistiqués pour les joueurs (patins, casques, gants, etc.). Cette production en fait une industrie sportive de plusieurs milliards de dollars qui concerne, au premier plan, les sociétés canadiennes de réputation, mais aujourd'hui concurrencées par des entreprises des États-Unis et nord-européennes.

Ainsi chaque saison des transferts internationaux de joueurs se multiplient. Des flux migratoires bi-directionnels et non négligeables mettent en relation les deux continents. Des champs migratoires se sont créés et les interactions entre ces deux espaces sportifs témoignent du caractère international de l'organisation du hockey professionnel nord-américain.
Avant d'analyser l'état actuel des relations Amérique/Europe et de décrire les événements des vingt dernières années qui ont popularisé le hockey dans tous les pays développés, il convient de tracer sommairement l'évolution lente qu'a connue ce sport avant les années soixante.
Le hockey sur glace est né au Canada. Mais les hypothèses sur l'origine exacte de ce sport sont encore très partagées. Adopter une date et un lieu précis serait ignorer toute la complexité du processus de formation de ce phénomène socio-culturel. La naissance d'un sport ne s'effectue pas spontanément, mais correspond plutôt au résultat d'une série de pratiques dont révolution historique est marquée par les traits culturels des sociétés dans lesquelles il apparaît.
Bien avant 1875 les Canadiens s'adonnaient déjà à différents jeux traditionnels, tels : le bandy et le field hockey des Anglais, le shinty des Écossais, le hurling des Irlandais, et la crosse que certains considèrent d'ailleurs comme le sport national de l'époque. Ces différents jeux traditionnels associés à la volonté et au désir d'institutionnalisation d'une bourgeoisie anglophone de Montréal vont permettre l'émergence d'un nouveau sport.
Le hockey sur glace se distingue alors de plus en plus des autres pratiques corporelles similaires au point qu'il deviendra, dès la fin du xixe siècle le sport national de la majorité des communautés vivant au Canada.
Le premier match relaté dans la presse canadienne aurait eu lieu au Victoria Skating Rink de Montréal en mars 1875. Pour la première fois les journaux parlent de hockey et non pas de bandy ou de shinty. Sans doute y avait-il eu d'autres matchs semblables auparavant sans que la presse en fasse mention.
Le quotidien de l'époque parle des joueurs comme des "experts at the game" et le match se serait déroulé suivant des règles bien définies et dans un espace de jeu bien délimité. Quelques années plus tard, des étudiants de l'Université McGill de Montréal écriront les premières règles officielles. Cette époque marquerait donc les débuts de la pratique du hockey sur glace dans sa forme sportive.
À partir de 1885, on assiste à la formation de différentes ligues dans le but de contrôler le hockey amateur qui deviendra vite professionnel dès le début du xxe siècle. La direction des clubs, formée jusque-là par une bourgeoisie anglophone, cède graduellement sa place aux représentants du milieu des affaires.
Des associations se forment, fusionnent ou se scindent successivement jusqu'en 1917, date de la première saison officielle de la National Hockey League (N.H.L.)/ Ligue Nationale de Hockey (L.N.H.). Aujourd'hui encore cette organisation contrôle le hockey nord-américain grâce à ses politiques de recrutement, ses liens avec le milieu des affaires et les mass-médias.
Pendant que le hockey naît et se développe au Canada, la première patinoire européenne est construite à Londres en 1876. En France, des démonstrations de hockey sont effectuées à Paris en 1894. Ces deux pays seront parmi les membres fondateurs de la Fédération Internationale de Hockey sur Glace (F.I.H.).
En 1911, la F.I.H. adopte officiellement les règles canadiennes bien que ce pays ne soit pas encore membre actif de la Fédération. En effet le Canada et les États-Unis ne rejoindront la F.I.H. qu'en 1920 lors d'un premier tournoi olympique organisé à Anvers en Belgique.
Jusqu'au début des années soixante-dix, le hockey canadien ne jure que par la l.n.h. Le championnat de cette ligue et la conquête de la Coupe Stanley suscitent le plus grand intérêt. On considère le hockey européen comme de second ordre, pourtant la Tchécoslovaquie, l'U.R.S.S. et la Suède ont beaucoup de succès aux Jeux olympiques et aux championnats du monde.
Mais peu de professionnels canadiens sont engagés dans ces tournois. Leur participation est même complètement interdite à la fin des années soixante. De même, à cette époque peu d'européens évoluent dans la L.N.H.
Au milieu des années soixante-dix se développe un climat plus favorable aux relations. C'est le début d'une nouvelle ère, celle des communications. Le hockey, un sport-spectacle, n'échappe pas à ce phénomène.
La "Série du Siècle" de 1972 est télévisée sur les deux continents. La diffusion des championnats du monde, des Jeux olympiques, et en 1976 du premier tournoi Coupe Canada, vont populariser le hockey dans tous les pays développés.
À la fin des années soixante-dix, le développement du hockey en Europe s'accélère. On fait appel à plusieurs joueurs et entraîneurs canadiens, mais ils sont encore peu nombreux à se rendre en Europe pour évoluer dans les circuits semi-professionnels. En 1980-81, on enregistre une augmentation de 55 % du nombre de transferts par rapport à l'année précédente. Cette croissance soudaine entre 1980-1990 ne vient pas uniquement de l'intérêt grandissant des dirigeants européens pour le développement de ce sport. En effet, elle dépend également de révolution des structures du hockey professionnel nord-américain.
Pendant que la production de joueurs continue de s'accroître au Canada et aux États-Unis, le marché de l'emploi, qui s'était élargi en 1972 avec la création de L'Association Mondiale de Hockey, se rétrécit brutalement en 1979-80 suite à la fusion des deux ligues. Ceci permet à la L.N.H. rejoignent la l.n.h., les autres formations sont dissoutes).
La l.n.h. s'intéresse progressivement à la formation de hockeyeurs européens de haut niveau. Le nombre de ces joueurs recrutés annuellement est passé de 0 en 1970 à 38 en 1989, soit 15,1 % des joueurs sélectionnés cette année-là (tableau 1). En 1989-90, sur environ 550 joueurs réguliers de la l.n.h., environ 75 sont d'origine européenne, soit 13,6 %. Cette concurrence des hockeyeurs européens de haut niveau, associée au monopole de la l.n.h., oblige de nombreux Canadiens à se diriger vers un nouveau marché potentiel, l'Europe.
Un système d'échange s'est créé entre l'Europe et l'Amérique, un système formé par deux espaces sportifs constitués de composantes instables, politiques (barrières entre l'Est et l'Ouest) et institutionnelles (hockey amateur et professionnel, l.n.h.). Les interactions entre ces deux espaces se traduisent par des flux de pratiquants. Et l'instabilité historique des composantes est responsable de l'évolution quantitative et directionnelle des flux.
Par ses rejets et ses attractions, la l.n.h. s'avère le moteur principal de toute la dynamique spatiale du hockey international.
Si les années quatre-vingt ont permis l'intensification des échanges entre l'Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord, et par conséquent l'élargissement de la zone d'influence de la l.n.h., des changements importants s'annoncent déjà pour le début des années quatre-vingt-dix. D'abord l'ouverture partielle des pays de l'Est a permis à quelques soviétiques de rejoindre la l.n.h. en 1989 et de créer une nouvelle concurrence pour les joueurs canadiens sans que s'offrent des débouchés supplémentaires ; l'u.r.s.s. ne représente pas un marché compensatoire.
Pour la prochaine décennie, comment évoluera ce système d'échange, ses composantes, ses flux migratoires ? On parle déjà de la venue d'une nouvelle ligue professionnelle "The Global League" réunissant des clubs nord-américains et européens. Projet monstre pour une diffusion d'envergure mondiale. Des franchises ont déjà été attribuées à différentes villes du Canada et des États-Unis qui désiraient depuis longtemps l'implantation du hockey professionnel.
Après avoir évoqué l’histoire des Canadiens de Montréal et alors que les finales de la Ligue nationale de hockey viennent de débuter, voici le guide de survie du sport national du Canada, afin de bien en comprendre le fonctionnement et apprécier encore plus les m...