On ne présente plus le désamour entre l'OM et le PSG. À l'occasion du Classico, découvrons les coulisses de cette rivalité à travers les déclarations les plus marquantes.

Source: Onze Mondial
Les 5 Déclarations Clash les Plus Marquantes
5 - Fabrizio Ravanelli (ancien attaquant de l'OM), 1997
«Au match aller, les Parisiens ont chanté des "hip, hip, hip, hourra" parce qu'ils avaient arraché un 0-0. Personne ne sort des problèmes avec une si petite ambition dans la vie.» Au retour, Marseille s'imposera 2-1 sur la pelouse du Parc des Princes. Ravanelli restera pour beaucoup de supporters parisiens un formidable comédien avant tout, mais pour les supporters marseillais, un véritable génie.
4 - Daniel Van Buyten (ancien défenseur de l'OM), 2003
«En effet, Paris me réussit bien en général. Mais au bout du compte, seule la victoire de l’équipe a de l’importance. On verra si Luis Fernandez dansera encore dimanche soir après le coup de sifflet final…» Van Buyten n'hésite pas à mentionner la danse de la victoire exécutée par Luis Fernandez au match aller (victoire 3-0 des parisiens). Le PSG l'emportera aussi au retour sur la pelouse du Vélodrome : 3-0.
3 - Bernard Mendy (ancien défenseur du PSG), 2004
«Vahid (Halilhodzic) nous a demandé de terminer le match à onze. Maintenant on ne va pas non plus se laisser marcher dessus (...) Il ne faut pas que la partie dérape, qu'il y ait de la bagarre car ils n'attendent que ça (...) Apparemment, José Anigo a été joueur avant, a rencontré le PSG et n'aime pas les joueurs parisiens (...). Attention, c'est d'abord un match de foot, mais parfois il change les gens. Quand on voit (Johnny) Ecker tout gentil à Lille, maintenant qu'il joue à Marseille, je ne dirais pas qu'il fait le "cake", mais il s'enflamme un peu".
José Anigo s'est permis de répondre : "Ces déclarations viennent d'un garçon qui, pour moi, n'est pas intelligent. Je n'ai pas de réponse à faire à quelqu'un qui dit tant de conneries. Je n'ai jamais dit du mal de Paris et il ne m'entendra jamais en dire". José Anigo ne dit peut-être pas du mal de Paris, mais loin de lui l'idée de supporter les joueurs de la capitale en Ligue des Champions.
2 - Marcel Dib (ancien défenseur de l'OM), 1994
«PSG-OM, c'est une question d'amour envers son club et de haine envers l'opposant de celui-ci.» Marcel Dib, poète.
1 - Florian Thauvin (Olympique de Marseille), 2014
«Quand on parle de Paris, on dit, c'est vrai, qu'ils ont de bon joueurs et une grande équipe.
Le Clash Récent entre Mbappé et Al-Khelaïfi
L’histoire entre Kylian Mbappé et le Paris Saint-Germain va prendre fin sur une note doux-amer. Malgré un immense tifo déployé par le CUP (Collectif Ultras Paris), aucune cérémonie n’a été officiellement organisée par le club. Comme un symbole, un dernier clash entre le joueur et Nasser Al-Khelaïfi se serait même déroulé quelques minutes avant la rencontre contre le TFC.
Kylian Mbappé a pris le Paris Saint-Germain de court. Il était à peine 20h vendredi dernier quand le numéro 7 du club de la capitale a officialisé son départ du club en fin de saison, à deux jours de son dernier match au Parc des Princes face à Toulouse. Libre de tout contrat, le Bondynois a confirmé qu’il n’allait pas prolonger son bail, sans préciser toutefois sa future destination (qui sera le Real Madrid).
«Bonjour à tous. Je voulais m’adresser à vous. Depuis le temps que j’avais prévenu que je voulais m’adresser à vous tous. Voilà, c’est ma dernière année au Paris Saint-Germain. Je ne vais pas prolonger et je vais terminer mon aventure dans quelques semaines. Mon dernier match au Parc des Princes sera dimanche», a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux.
Du côté du club, silence radio. Pas un message suite à la publication de Mbappé. Hier, l’ambiance était mitigée. Sifflé par une partie du public à l’annonce des compositions, le Bondynois a ensuite eu droit à un tifo à sa gloire par les CUP. Et puis, plus rien, pas un seul hommage de la part du PSG. Et pour cause.
D’après des informations du Parisien, une altercation aurait eu lieu entre Kylian Mbappé et Nasser Al-Khelaïfi, ce dimanche, avant la rencontre opposant le Paris Saint-Germain à Toulouse pour le compte de la 33e journée de Ligue 1. Les relations entre Kylian Mbappé et son président se sont distendues tout au long de l’année.
Le Parisien nous apprend que Mbappé s’est clashé avec Nasser Al-Khelaïfi avant la rencontre. Une heure avant le match, NAK a demandé à rencontrer son joueur au Parc. Le Qatari voulait avoir une explication sur cette vidéo et savoir pourquoi le Français ne lui avait adressé aucun mot de remerciement. Selon un témoin d’une scène décrite comme violente, les « murs ont tremblé ». Une explication musclée qui aurait eu comme conséquence de retarder le début de l’échauffement de la bande de Luis Enrique. Un clash qui a définitivement scellé le divorce entre deux hommes devenus irréconciliables depuis cet hiver et l’annonce de Mbappé de vouloir quitter le club.
Désireux d’avoir des explications, il se serait isolé avec Mbappé dans une salle du Parc des Princes. Un geste qui serait mal passé auprès du dirigeant qatarien.
Contacté par RMC Sport , un porte-parole du club s’est empressé de démentir les informations : « Il est navrant de voir de fausses nouvelles circuler ce (lundi) soir. Il n’y a eu aucun différend entre le joueur et le président. Ils se sont régulièrement rencontrés avant les matches pour finaliser les modalités de départ en fin de saison.

Source: RMC Sport
L'histoire des Supporters : Kop de Boulogne vs Virage Auteuil
Le Kop de Boulogne, ou plutôt le « Kop of Boulogne » (KoB), est né le 2 août 1978 suite à une modification de tarification au Parc des Princes. Depuis le 18 septembre 1976, les jeunes supporters du PSG étaient massés en tribune K : le « Kop K ». Ce Kop K rassembla jusqu’à 500 jeunes supporters.
La localisation de ce Kop en tribune K puis dans la tribune Boulogne tient à l’existence d’une carte de « jeune supporter » très peu chère et donnant accès à cette tribune K, et aussi au fait que les joueurs s’échauffaient alors systématiquement devant la tribune Boulogne. Cette tradition était née le 10 novembre 1973 à l’occasion du premier match du PSG dans la nouvelle enceinte du Parc des Princes. Il faut attendre 1998 pour voir le PSG s’échauffer devant le virage Auteuil.
Les modèles du Kop K puis du Kop Of Boulogne sont, dès l’origine, britanniques. Le choix du terme « Kop », en référence au Kop d’Anfield, est très clair. Les finales de Coupes d’Europe des clubs champions au Parc en 1975 (Leeds United) et 1981 (Liverpool FC) offrent l’archétype du modèle britannique aux jeunes supporters du PSG : exubérance, anomie et violence.
Entre 1978 et 1985 (drame du Heysel), la tribune Boulogne reste largement ouverte aux supporters adverses, et les incidents sont très nombreux avec les forces de l’ordre et les supporters adverses. Ainsi, les supporters de la tribune Boulogne adoptent les habitudes des hooligans britanniques et défrayent rapidement la chronique ; les déplacements deviennent ingérables dès la saison 1981-82. C’est le début de la réputation de la tribune Boulogne comme une tribune dure.
La saison 1985-1986 voit l’émergence du premier groupe Ultras : les Boulogne Boys. Francis Borelli et l’ensemble du club, Luis Fernandez au premier chef, encouragent cette création.
Si le PSG a perdu la moitié de ses spectateurs en cinq ans, le KOB fait de la résistance avec un effectif qui se stabilise au millier de membres actifs. Avec l’arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Afin de casser le KOB, Canal+ propose aux Ultras de s’installer dans le virage Auteuil, subventions à la clé.
Supras, Lutece Falco et autres Dragons (futur Tigris Mystic) en profitent pour voir le jour. Les anciens groupes du virage Boulogne comme les Boys, les Rangers et les Gavroches restent dans le virage Boulogne. Cette scission réduit efficacement la violence dans le virage Boulogne, tandis qu’une rivalité s’instaure entre les deux tribunes. Les fouilles et contrôles désormais multiples sont mis en place pour limiter la violence.
Contrairement au Kop de Boulogne, le Virage Auteuil prend comme modèle l’Italie et ses ultras, avec des animations des tribunes à l’occasion de l’entrée des joueurs sur le terrain.

Source: Le Parisien
PSG vs Galatasaray : Un Passé Tendu
Le match de mardi à Istanbul nous rappelle un autre de triste mémoire, un soir frisquet de mars 2001 au Parc des Princes. Ce soir-là, alors que le PSG est déjà éliminé et Galatasaray qualifié pour le tour suivant, une bonne centaine de supporters français et turcs se livrent en plein match à une véritable bataille rangée dans les tribunes.
« C’est un peu flou dans mon esprit mais j’ai le souvenir de voir des supporters turcs débarquer sur la pelouse pendant le match, raconte aujourd’hui Guillaume, un fan parisien, 17 ans à l’époque. Sur le coup on ne comprend pas trop ce qui se passe, jusqu’à ce que ça parte complètement en vrille au niveau du virage Auteuil. »
En une fraction de secondes, des dizaines, bientôt une centaine, d’ultras du virage Auteuil et de supporters turcs se distribuent mandales sur mandales, et tout ce qui passe sous la main (ceinture, sièges et autres projectiles improvisés) se transforme alors en arme de poing pour réduire l’adversaire à néant.
« Dans mon souvenir, la baston part à gauche d’Auteuil. Très vite, Boulogne, juste à ma gauche, chante en boucle des “Auteuil, tuez-les ! Auteuil, tuez-les !”, rembobine Jérôme Reijasse, journaliste et « accroc total » au PSG comme il se définit lui-même.
Pour comprendre ces fameuses « choses à régler » entre supporters parisiens et stambouliotes, il faut revenir cinq ans en arrière, lors d’un PSG-Galatasaray en 1996 au Parc des Princes. Nicolas Hourcade, sociologue et spécialiste du monde des tribunes présent ce soir-là nous rafraîchit la mémoire : « Ce premier match a été marquant parce que particulièrement violent. En 96, le Kop of Boulogne (du nom de la tribune du même nom) représente la frange de supporters du PSG qui occupe la rue et se fait globalement respecter, si on reprend leurs termes, lors de tous les matchs européens. Mais ce soir-là, ils n’avaient pas anticipé que les supporters turcs auraient autant de répondant, seraient aussi nombreux et aussi agressifs. »
Elle aura donc lieu en 2001 et, contrairement à l’acte I, dans l’enceinte même du stade, devant les caméras de télévision et sous les yeux de millions de téléspectateurs.
A l’arrivée, après 20 minutes d’interruption et l’intervention des forces de l’ordre dans les gradins pour calmer tout ce beau monde, le match finit par reprendre dans un calme tout à fait relatif. Le PSG s’imposera finalement 2 buts à 0 mais le volet sportif est ce soir-là parfaitement anecdotique.
Le Départ de Marco Simone : Un Clash avec le Président Biétry
Bien avant le début de l'ère QSI au PSG, la gestion de l'effectif était déjà un sujet parfois épineux pour les dirigeants du club de la capitale. Et l'une des stars du club à la fin des années 90 était d'ailleurs partie en raison d'un clash avec le président de l'époque pour signer dans un club rival du PSG en Ligue 1. Explications.
Arrivé au PSG en 1997 après s'être révélé au plus haut niveau durant huit ans au Milan AC, l'ancien buteur italien disposait de cette étiquette de star au Parc des Princes, mais l'histoire s'est plutôt mal terminée après seulement deux saisons passées dans la capitale.
Interrogé dans les colonnes du Parisien, Marco Simone raconte tout d'abord les coulisses de sa signature au PSG : « Je venais de Milan. On a dominé l’Europe comme personne. On était un peu les Beatles. Autour de nous, il y avait la folie au quotidien. J’ai été accueilli comme une star en France : le premier Italien qui signe à Paris, ma belle gueule… J’ai bien vécu ce statut. On me demandait à l’époque : comment supportez-vous cette pression ? Ça m’amusait, car il fallait aller en Italie pour savoir ce qu’était véritablement la pression. En France, c’était un peu Disneyland. J’ai géré ça sans aucun problème », confie l'ancien buteur, qui a ensuite quitté le PSG pour l'AS Monaco en 1999, en froid avec son président de l'époque qui n'aurait pas tenu ses promesses selon lui.
« Je suis toujours fidèle à mes clubs. J’aurais voulu terminer ma carrière au PSG. C’était mon rêve, mais j’ai malheureusement eu un souci avec le président Charles Biétry. On avait un accord pour une prolongation de contrat. C’était presque signé. Mais le deal n’a pas été respecté. Quelque chose s’est cassé. Je me suis senti trahi et j’ai décidé de partir », poursuit Marco Simone, qui regrette donc la fin prématurée de son aventure au PSG.
Les Tensions entre le PSG et le Bayern Munich
Contrairement à ce qu’affirme aujourd’hui le président du Bayern Munich Karl-Heinz Rummenigge, les relations entre le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain n’ont pas toujours été "au beau fixe". Petit florilège des passes d’armes entre les deux clubs avant la finale qui va les opposer ce dimanche, en Ligue des champions.
L’histoire récente qui lie le Paris Saint-Germain au Bayern Munich, deux clubs qui s’apprêtent à se disputer le titre en finale de la Ligue des champions, ce dimanche à Lisbonne, n’est pas que celle d’une rivalité sportive, mais aussi d’une mésentente, sur fond de jalousie peut-être. Elle a débuté très tôt après l’arrivée du Qatar à la tête du club de la capitale.
Les petites piques adressées à ces nouveaux riches que les dirigeants du Bayern Munich ont exécré pour ce qu’ils représentaient de prime abord, à savoir une puissance financière aux moyens quasi illimités, susceptible de bousculer l’ordre établi, de déranger la hiérarchie des clubs durablement installés dans le gratin européen, n’ont pas tardé à fleurir.
Sur le thème du fair-play financier, le président du Paris Saint-Germain a rapidement essuyé les attaques à répétition de ces homologues, lesquels se sont relayés pour maintenir la pression. "Michel Platini devrait surveiller ce qu’il se passe chez ses amis français du PSG ou à Manchester City", suggérait Uli Hoeness sous la forme d’une menace.
Le patron du club de la capitale avait alors rapidement et gentiment suggéré aux Allemands de s’occuper de leurs affaires. Mais la bataille des mots a vite tourné à la surenchère verbale. En 2014, soit deux ans avant Zlatan Ibrahimovic, Karl-Heinz Rummenigge avait osé affirmer que le PSG était "depuis 20 ans dans l’obscurité, jusqu'à ce qu’il ait été repris par un cheikh".
Les Allemands du Bayern Munich ont toujours eu de la peine à masquer leur profonde aversion pour le modèle économique et de gestion du Paris Saint-Germain, aux antipodes du leur, présenté comme plus durable, plus rigoureux.
"Il va arriver un moment où tous les clubs qui dépensent avec fracas autant d’argent sur le marché des transferts ne pourront même plus se payer une baguette ! Car le succès sportif ne se programme pas contrairement à ce que pensent les pourvoyeurs de fonds", tançait Karl-Heinz Rummenigge après le transfert de Neymar pour 222 millions d’euros en 2017.
Bernat humilié : Revendu cinq millions d’euros au Paris Saint-Germain à l’été 2018, alors que le Bayern Munich avait investi dix millions d’euros sur sa personne, le pauvre Juan Bernat avait subi le terrible courroux de son ancien président, absolument impitoyable.
Leonardo contrarié : Le Bayern Munich, depuis quelques années, recrute des joueurs français, notamment en provenance du PSG. Une tradition qui commence à irriter au plus haut point la direction parisienne, vexée d’avoir perdu des joueurs comme Kingsley Coman voire plus récemment le jeune Tanguy Kouassi, qui n’a en plus jamais signé de contrat pro avec son club formateur.
"Les clubs allemands, principalement le Bayern Munich, Leipzig et le Borussia Dortmund, s'attaquent aux jeunes et menacent la formation française. C'est un grand problème", a fustigé Leonardo, le directeur sportif, cet été: "Ils appellent les parents, les amis, la famille, le joueur lui-même (...). À 15 ou 16 ans, ils font tourner la tête des jeunes."