Le Paris Saint-Germain (PSG) poursuit son ascension et confirme sa puissance économique avec un chiffre d'affaires de 837 millions d’euros pour la saison 2024-2025. Sacré champion d’Europe au terme d’une saison historique, le club de la capitale a dévoilé mardi 28 octobre 2025 des résultats économiques historiques. Le club de la capitale enregistre un chiffre d’affaires record de 837 millions d’euros.
Ce résultat le hisse désormais à hauteur des cadors européens, malgré un Parc des Princes jugé trop petit pour accompagner sa croissance. Avec 837 millions d'euros de chiffre d'affaires sur l'exercice 2024-25, la trésorerie du PSG tutoie celle des mastodontes européens. Ce chiffre d'affaires record (sans compter les ventes de joueurs) s'élevait à 806 millions l'an passé, soit une hausse de 4%. Le club champion d'Europe enregistre un chiffre d'affaires record de 837 M€ - à titre de comparaison, il était de 99 M€ à l'arrivée de QSI en 2011 -, en hausse d'un peu moins de 4 % par rapport à l'année précédente (806 M€ en 2023-2024).
"C'est une saison historique sur le plan sportif et économique", se félicite dans un communiqué le club parisien, sacré champion d'Europe à l'issue d'une saison 2024-25 pleine.

Les Facteurs Clés de ce Succès Économique
Racheté par Qatar Sports Investments en 2011, le PSG récolte aujourd’hui les fruits d’une stratégie ambitieuse. Depuis l'arrivée de Qatar Sports Investments en 2011 (99 millions d’euros) rapporte un communiqué. Les succès sportifs du PSG lui ont permis de porter ses revenus commerciaux à 367 millions d'euros, notamment grâce à ses partenaires, de plus en plus nombreux (31) et une vente record de produits dérivés. Les revenus "matchday" - billetterie, hospitalité, restauration - ont quant à eux grimpé à 175 millions d'euros. Les revenus liés aux jours de match, incluant la billetterie, l’hospitalité et la restauration, ont également grimpé à 175 millions d’euros, un niveau inédit. Les ventes de produits dérivés et de collections exclusives ont, par ailleurs, atteint des niveaux historiques : les ventes sur la boutique en ligne ont progressé de + 210 % depuis le début de la saison, et celles des boutiques physiques de + 90 %.

Le PSG met également en avant une maîtrise renforcée de sa masse salariale, désormais ramenée à moins de 65% du chiffre d’affaires, contre plus de 111% il y a encore quelques saisons. Bien au-delà de ces résultats, l'enjeu immédiat pour le PSG, confronté à la surveillance de l'UEFA dans le cadre d'une fair-play financier (*), était de respecter la « règle relative aux frais liés à l'équipe » (les coûts de l'effectif, salaires, transferts, commissions...), qui oblige à ce que ces coûts d'effectifs restent sous la barre des 70 % des revenus du club. Après avoir écopé d’une amende de 65M€ (dont 10 à payer immédiatement) il y a trois ans, Paris a respecté la règle relative aux frais liés à l’équipe et les coûts d’effectif (salaires, transferts…) ont été sous la barre de 70 % des revenus du club. Celle-ci se traduit, notamment, par une baisse significative de la masse salariale : autrefois supérieure à 111 % de son chiffre d’affaires, elle est désormais inférieure à 65 %. De quoi lui permettre d’être en conformité avec l’UEFA et le fair-play financier, notamment grâce au départ des trois stars Neymar, Messi et Mbappé.
Comparaison avec les Autres Clubs Européens
Si le PSG reste encore derrière le Real Madrid, qui culmine à 1,05 milliard d’euros selon Deloitte, il rejoint désormais Manchester City, qui le devançait légèrement la saison passée. Loin, encore, du Real Madrid (1,05 milliard d'euros selon le classement Deloitte 2023-24) mais à hauteur de Manchester City qui le devançait la saison dernière (2e, 837,8M). À l’échelle européenne, de tels chiffres lui auraient permis, à titre de comparaison, d’être la saison passée le deuxième club ayant généré le plus gros chiffre d’affaires, derrière le Real Madrid.

Défis et Perspectives d'Avenir
Tout n’est pas parfait pour autant. Mais cet essor est en demi-teinte. Les gains engendrés par la Ligue des champions et par la Coupe du monde des clubs (96 millions pour le finaliste, divisé en deux sur les saisons 24-25 et 25-26) gonflent des chiffres plombés par des droits TV en chute libre (-30%) et des revenus billetterie au maximum de leur capacité. Les droits télévisés, en baisse de 30 %, et un Parc des Princes limité à 48.000 places freinent encore la dynamique. Pour continuer à croître, le club envisage de changer d’écrin, alors que les 48.000 places du Parc des Princes ne suffisent plus pour accueillir ses supporters. Une consultation a été lancée le 20 octobre auprès de plus de 90.000 abonnés afin d’évaluer deux options possibles, Massy en Essonne et Poissy dans les Yvelines, où se trouve déjà le centre d’entraînement. Le club parisien affiche sa volonté de devenir " la première franchise mondiale de sport et de divertissement ". À terme, les dirigeants espèrent faire du PSG la première franchise de sport au monde. Le PSG se rapproche ainsi de l’équilibre financier et annonce une perte nette inférieure aux 60 millions d’euros enregistrés l’an dernier. Après des années d'investissements conséquents, le club se rapproche de l'équilibre financier et relève une perte nette négative "inférieure aux 60 millions d'euros de l'an dernier".
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Avec une “communauté numérique” de 235 millions de fans sur ses réseaux sociaux, dont 40% ont moins de 24 ans, le club confirme par ailleurs sa stature de marque mondiale. A travers le monde, le Paris Saint-Germain compte 180 clubs de supporters dans 92 pays et 177 académies de football dans 21 territoires. Enfin, le club revendique un impact économique local estimé à 243 millions d’euros d’activité générée en Île-de-France et plus de 2 300 emplois soutenus en 2025.