L'histoire du handball à Cherbourg et Tremblay : Parcours, Défis et Ambitions

Le monde du handball français a vu émerger de nombreux talents, tant sur le terrain qu'en dehors. Parmi les figures marquantes, les entraîneurs jouent un rôle crucial dans le développement des équipes et l'atteinte des objectifs. Cet article se penche sur le parcours et les réalisations d'un entraîneur emblématique du Tremblay Handball, ainsi que sur l'histoire et les performances de la JS Cherbourg.

Nikola Karabatic, une légende du handball français.

Parcours et Reconversion des "Barjots"

Pour comprendre l'importance des entraîneurs dans le handball, il est intéressant de noter que beaucoup d'anciens joueurs de l'équipe de France, surnommés les "Barjots", ont réussi leur reconversion sur les bancs de touche. Ces joueurs, qui ont marqué l'histoire du handball français en remportant le premier titre mondial en 1995, ont su transmettre leur passion et leur expérience aux générations suivantes.

Parmi eux, on retrouve des noms comme :

  • Patrick Cazal, ancien joueur de Dunkerque, devenu entraîneur de l'équipe et sacré meilleur entraîneur de D1.
  • Yohann Delattre, ancien gardien de but, entraîneur de l'équipe de France junior avec qui il remporte un nouveau mondial en 2015.
  • Philippe Gardent, qui a dirigé Chambéry et le Paris Saint-Germain Handball, remportant plusieurs titres de champion de France.
  • Denis Lathoud, entraîneur de Dijon et de l'Espérance sportive de Tunis, avec qui il remporte le championnat de Tunisie et la Supercoupe d'Afrique.

Tremblay-en-France Handball : Un Match Remarqué

L'équipe de Tremblay-en-France Handball s'est illustrée lors d'un match contre le "Grand Besançon Doubs Handball". Malgré une deuxième période plus combative des bisontins, les visiteurs de Tremblay l'emportent par 31 à 26. Une première période à la gloire du gardien de Tremblay-en-France Handball : 11 arrêts pour 20 tirs. Son équipe prend le large et devance les bisontins du GBDH.

Claude Onesta : Le Secret du Succès de L'Équipe de France Handball

L'entraîneur de Tremblay-en-France Handball, David Christmann, a su motiver son équipe pour remporter ce match important. Les propos de Christophe Viennet, entraîneur du GBDH, et d'Antoine Gros, joueur du GBDH, témoignent de l'impact de l'entraîneur sur la performance de l'équipe.

JS Cherbourg : Une Saison Prometteuse

Il est intéressant de noter que la JS Cherbourg a également connu une saison pleine sous la direction d'un nouvel entraîneur, Frédéric Bougeant. La JS Cherbourg réussit une saison pleine : elle termine 4e, son meilleur classement, et se qualifie, une première, pour les barrages d'accession à l'échelon suprême (Starligue). « L'histoire retiendra le parcours XXL de ces Mauves-là », commente Ouest-France.

Performances de la JS Cherbourg :

Classement Attaque Défense
4e 6e (755 buts) 3e (693 buts)

La JS Cherbourg accède, pour la première fois de son histoire, au championnat pro D2. Son ambition est, d'abord, d'assurer son maintien. Elle compte pour cela sur une équipe surmotivée, qui a gardé son ossature de la saison passée et qui bénéficie du renfort de six joueurs expérimentés.

La JSC entame le championnat par une défaite à Billère (Pyrénées-Atlantiques). Mais elle enchaîne par trois victoires, ce qui lui vaut une flatteuse deuxième place à l'issue de la quatrième journée. Cette brillante entrée en matière met la JSC sous les feux de la rampe. À la moitié du championnat, la JSC a retrouvé un rang (6e) plus conforme à son statut, mais elle continue d'impressionner ses adversaires et ne s'en laisse jamais compter. La fin du championnat est un peu plus difficile, avec notamment quatre défaites de suite le printemps venu, mais la JSC limite ensuite la casse et conserve une remarquable cinquième place.

La qualification de la JSC pour les matchs d'accession en première division fait rêver ses supporteurs. Les équipes classées entre la 2e et la 5e places participent aux play-offs. Avec une moyenne de 2 300 spectateurs, Cherbourg se classe comme première affluence du championnat pro D2 et la septième du handball français. Du coup, les recettes du club à domicile ont fait un bond cette saison, jusqu'à 165 000 €.

En s'inclinant 29-19 face à Tremblay au terme d'une deuxième période calamiteuse, les Mauves de la JS Cherbourg handball ont montré leur fragilité et laissent les observateurs dans la perplexité. C'était annoncé, ce match de la 6e journée de Proligue face à Tremblay devait être un vrai test pour savoir où la JS Cherbourg handball en était après un début de championnat compliqué, lié notamment à la nécessité de construire un groupe avec de nombreux nouveaux joueurs.

Les Cherbourgeois ont été performants et ont fait jeu égal avec leurs visiteurs durant toute la première mi-temps conclue sur le score de 12-12. En attaque, Reida Rezzouki, Andry Goujon-Bellevue et Lucas Jametal "faisaient le job", tandis qu'une défense bien en place contrariait les plans offensifs de Sherif Hamani, l'ex cherbourgeois désormais entraîneur des Franciliens. On s'attendait à un mano à mano jusqu'à la sirène et on se prenait à se dire que la JS Cherbourg avait enfin acquis la rigueur, l'agressivité défensive et l'efficacité en attaque qui lui ont parfois fait défaut depuis le début de la saison.

Elle restera dans l'histoire du club en Proligue comme celle lors de laquelle les Mauves auront marqué le moins de buts : 7 au total. Surtout, les Cherbourgeois n'ont scoré que 2 fois durant les 20 premières minutes tandis que Tremblay marquait 16 buts dans le même temps! Un incroyable passage à vide marqué par des pertes de balles à répétition, des échecs nombreux sur le gardien (Cyril Dumoulin) et une défense qui se délite.

Les Défis et les Attentes

Les entraîneurs sont confrontés à de nombreux défis, notamment la gestion des joueurs, la mise en place de stratégies efficaces et la motivation de l'équipe. L'entraineur du PAUC, Jérôme Fernandez, souligne que "Le seul moyen de jouer l'Europe tous les ans était de performer en championnat.

Teddy Prat qui se définit lui-même comme « un mec du 93 » a tout connu à Tremblay. Revenu en 2004 après y avoir découvert le handball à l’âge de 8 ans, il est désormais un Conseiller Sportif et Conseiller du Président bien occupé. Il revient pour nous sur cette époque florissante... « A l’époque on était un vrai groupe de copains, on s’entendait tellement bien qu’on passait notre temps ensemble ! Parfois c’était même trop, au lieu de faire la sieste, on trainait ensemble ou on jouait à la console, mais c’est ce qui a fait notre force ! Le recrutement avait été assez fin, et pour nous encadrer, le staff avait fait venir des joueurs d’expérience qui avaient connu le haut niveau et les Coupes d’Europe.

Plus de 5 ans après cette défaite en finale de Coupe d’Europe perdue (28-26 au match retour face à Gummersbach) ça semble encore difficile pour l’ex arrière gauche tremblaysien aux 356 buts de revenir sur le sujet… « Je n’ai encore jamais revu les images de la finale, je n’y arrive pas » confie-t-il, « et je sais que je ne suis pas le seul. On menait largement, tout allait bien jusqu’à 20’ de la fin du match et puis… on a perdu, c’était fini ! La saison d’avant, c’était notre 1ère participation à une coupe d’Europe. On était un club jeune, on surprenait, on ne sentait pas la pression et on est arrivé jusqu’en quart de finale ! Alors on s’est pris au jeu… La saison suivante on a eu la chance de revenir en Coupe d’Europe, on avait encore fini 3ème en championnat et on était animé par cet esprit guerrier qui faisait aussi notre force.

Lucide, celui qui est désormais présent à la fois auprès du staff technique, du président, des équipes administratives, de l’association ou du centre de formation sait que le club a loupé une occasion à cette période-là. « Peut-être qu’à cette époque-là on n’a pas suffisamment pris conscience des répercussions d’une telle défaite. C’était la fin d’un cycle et au lieu de changer les choses, d’en profiter pour franchir une nouvelle étape, on n’a pas su soigner ce traumatisme, cibler nos faiblesses et repartir sur un nouveau cycle. On manquait d’expérience. Le handball évoluait, être une bande de copains avec la rage de vaincre c’était bien mais ça ne suffisait plus et nous, nous nous sommes embarqué dans une spirale négative. Aujourd’hui cet échec j’y pense et il m’aide.

Après l’avoir donc esquivée de justesse le club francilien ne peut éviter la descente en Proligue à l’été 2016. « En toute honnêteté, quand j’ai arrêté ma carrière il y a 3 ans, j’ai senti qu’on se dirigeait dangereusement vers la zone rouge. Bien sûr je ne pouvais pas croire qu’on serait relégué 3 ans plus tard mais il y avait des signes qui auraient dû nous alerter.

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